8 mai 2024 : 79è anniversaire de la défaite nazie
Nous étions, comme chaque année, présents à la cérémonie gratiennoise pour commémorer cette date qui nous tient à cœur. Voici quelques images de la place Gambetta puis du cimetière.
Une fois n’est pas coutume, nous avons apprécié une partie du discours du maire. Julien Bachard a en effet assez longuement évoqué la mémoire de Jean Moulin, rappelant l’unité mais aussi la diversité des mouvements de résistance, citant les communistes et Gabriel Péri. Il a rendu hommage à « tous ces combattants qui surent faire fi de leurs divergences », nous rappelant en quelque sorte la rose et le réséda *. C’est assez rare pour être souligné ! Pas assez d’audace cependant pour aller jusqu’à évoquer Manouchian, tout récemment entré au Panthéon, ni la place des étrangers dans la Résistance. La fin de l’allocution fut plus banale avec un appel à défendre la paix qui nous a paru rester trop formel.
Il y avait peu de monde ce matin devant le monument aux morts, fraîchement nettoyé. Heureusement que les jeunes élus du Conseil municipal des enfants, et leurs parents, étaient là pour faire nombre, ainsi que des jeunes des collèges de la ville. Convier la jeune génération à divers moments officiels de commémorations, c’est bien évidemment utile. Attention toutefois, en ce qui concerne le Conseil municipal des enfants, à ne pas les confiner à un simple rôle d‘accompagnement des cérémonies, ce qui semble être le cas jusqu’à maintenant.
* La rose et le réséda, poème de Louis Aragon, extraits
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas













1902 – 1941
Journaliste – Resistant
Fusillé par les nazis
Combien de rues, de places, d’avenues Gabriel Péri ? Plusieurs centaines du Midi jusqu’au Nord : « 1902-1941, fusillé par les nazis », au choix « député », « résistant », quelquefois « communiste », rarement « journaliste ».
Tant d’hommages, d’appels au souvenir ne nous disent donc que peu de chose sur la vie du héros éponyme de ces petites plaques d’émail bleu.
Héros de la Résistance, modèle de fidélité à son parti, référence de l’esprit critique, journaliste engagé, député dandy, porte-drapeau des antimunichois silencieux face au pacte germano-soviétique : beaucoup de questions naissent à l’exposé de cette vie et du mythe qui sen est suivi.
L’historien Alexandre Courban en fait venir au jour d’autres encore : intellectuel sans le bac, membre de la direction du PCF à éclipses, amoureux de son Midi, entre Toulon et Marseille, élu en Seine-et-Oise…
Ce livre est la première biographie de Gabriel Péri. Fruit d’une longue recherche puisque l’auteur consacra ses travaux universitaires, notamment sa thèse, à l’Humanité, journal pour lequel Gabriel Péri écrivit de 1924 à 1939 des milliers d’articles et dont il dirigea la rubrique de politique étrangère.
La complexité de cet homme est prise comme matière même, elle organise le récit qui nous découvre l’embrouillement des temps qu’il a vécus et tenté de changer. On y saisit la singularité du personnage en même temps que son immersion profonde dans l’époque.
Gabriel Péri : un homme politique, un député, un journaliste – Détail (paris.fr)
J’aimeJ’aime
À Saint Gratien il y a bien une rue « Gabriel Péri » mais sans aucune autre mention. Ni «fusillé par les nazis », ni « député », ni « résistant », ni « communiste », ni « journaliste ». Quel dommage !
J’aimeJ’aime
Je pense qu’il faudra le demander au maire au prochain CM, lui qui nous a dit mercredi « aimer les communistes »..
J’aimeJ’aime
Ah ? C’est de l’amour vache, alors !
J’aimeJ’aime
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/reconnaitre-maintenant-letat-de-palestine-lettre-ouverte-de-17-personnalites-israeliennes-20240509_U6GRNJR55NDN3EWXWOJFBQSVXM/
J’aimeJ’aime