Pas d’étoiles dans le ciel gratiennois

Assez courte séance du Conseil municipal ce 16 février 2023. Seulement 9 points à l’ordre du jour, dont des décisions techniques mineures. Cela nous change du mois de décembre, où nous avions étudié 20 points, dont le budget 2023 !

En début de séance, nous demandons des corrections au procès-verbal. Des interventions d’autres élus nous sont en effet attribuées, et le PV nous fait dire l’inverse de ce que nous avons déclaré en séance ! Des éléments importants sont oubliés, comme la partie de l’intervention de Stéphane Bauer consacrée à la cuisine centrale du lycée d’Enghien, dont pourrait bien s’inspirer Saint Gratien…

Cette fois-ci, nous obtenons satisfaction et le PV sera donc modifié.  

Le document du PV fait certes 58 pages mais l’essentiel est consacré à la reprise des rapports, et très peu aux échanges. Pour éviter de lire dans les PV l’inverse des  propos que nous avons tenus, deux solutions : ou la diffusion de la séance en ligne, ce qui aurait l’avantage de mieux et plus facilement informer les Gratiennois·e·s, ou le PV « intégral » qui reprend les échanges en totalité. D’autres communes ont adopté ces pratiques. Nous insistons parce que le PV est la seule trace des débats au Conseil municipal.  

Nous questionnons ensuite sur les décisions du maire, et notamment celles qui portent sur le  remplacement des lampes de l’éclairage public par des LED. 222 points lumineux sont concernés et deux zones seront tout d’abord équipées : limite Épinay et côté Marais.  

Nous demandons s’il existe une estimation des économies générées par rapport à la dépense engagée. Le montant de 831 462 € n’est pas le coût total du passage en LED, mais seulement de la première phase. La totalité du coût s’élèverait selon le maire à « des millions d’euros ». Quel coût pour la ville après subventions ? Trois subventions ont été sollicitées, mais encore aucune réponse, notamment du « fonds vert » de l’État, qui annonce une enveloppe mais ne garantit pas que tous les projets seront subventionnés. Nous manquons donc d’informations financières sur ce dossier.

Nous relançons la question de l’extinction de l’éclairage public, au vu des montants excessivement importants de l’équipement en LED.

Pourquoi ne pas aller plus loin comme Ézanville, Domont… 7 villes de la CAPV, qui ont opté pour une extinction entre 1h et 5h ? N’oublions pas l’intérêt écologique de l’extinction, y compris avec LED.

« En France, le nombre de points lumineux liés à l’éclairage public est passé de 7,2 millions en 1990 à 9,5 millions en 2015, pour s’établir à 11 millions aujourd’hui, soit une augmentation de +53 % depuis 1990 ». C’est une note rédigée au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques du 26 janvier, par une sénatrice du Doubs, Annick Jacquemet qui dit : « la pollution lumineuse est un phénomène massif et en pleine extension au niveau mondial, notamment en raison du développement des LED. »

Le maire ne souhaite pas poursuivre le débat sur cette question, arguant de problèmes de sécurité qui pourraient selon lui se développer dans « la ville la plus dense du département. » Il y aurait donc de nombreuses personnes qui se déplaceraient la nuit dans nos rues. Pour notre part, après avoir circulé volontairement dans Saint Gratien à des heures avancées, nous n’avons pas du tout constaté ce phénomène. Il rappelle que la ville baisse l’intensité de l’éclairage au cours de la nuit, et que c’est le chauffage qui est le poste le plus coûteux en terme d’énergie. Le maire pense aussi que l’extinction gênerait la vidéosurveillance. Ce n’est pourtant pas le cas, les caméras fonctionnant en pleine obscurité. Et la délinquance a-t-elle explosé dans les communes avoisinantes qui éteignent leur éclairage une partie de la nuit ?

Nous soulignons que des dispositifs existent pour éclairer une rue « à la demande » comme à St Prix. Pourquoi Saint Gratien ne s’est pas lancé dans l’étude de l’adoption d’une application permettant aux habitants de gérer l’éclairage public ? Quelques infos ici.

L’application « J’allume ma rue » permet par exemple d’allumer les lampadaires de sa ville grâce à son téléphone. Une manière de réduire la pollution lumineuse et faire quelques économies la nuit. Une prise de conscience écologique visiblement absente dans la majorité municipale gratiennoise. « Nous conservons l’éclairage, la chose est dite », nous coupe le maire.. Les enfants gratiennois continueront donc d’ignorer que le ciel est peuplé d’étoiles..

Enfin, nous nous interrogeons sur le « nouvel » aménagement de la promenade au-dessus du BIP, déjà utilisée par vélos depuis sa création. Seuls les panneaux sont nouveaux ! Il n’y a donc pas de « développement «  des infrastructures, 12 000€ devant être le coût des panneaux. Le maire indique que les subventions demandés n’ont d’ailleurs pas été obtenues.

À suivre… un échange sur le soutien scolaire et l’activité de l’APS, association de prévention

7 réflexions sur “Pas d’étoiles dans le ciel gratiennois

  1. correction non obtenue

    Je demandais en fin d’intervention, lors du CM de décembre, sur la base de l’exemple de la cantine du lycée G.Monod, dont le coût d’achat des denrées alimentaires n’explosent pas, s’il ne serait pas opportun que la communauté de commune se dote d’une cuisine centrale.

    Extrait :

    M. BAUER demande si au niveau de l’Agglomération il ne serait pas opportun de réfléchir à la mise en place d’une cuisine centrale qui permettrait d’approvisionner les cantines des villes de l’Agglomération. Il demande s’il ne s’agit pas d’une question pertinente afin de neutraliser l’inflation sur les denrées alimentaires. Il cite l’exemple du Lycée G.Monod.

    Comment le lycée G.MONOD absorbe-t-il l’augmentation du prix des denrées alimentaires ?

    Selon le budget prévisionnel, le budget denrées alimentaires évoluera peu en 2023 à 230 KEUR (dont 80 KEUR loi égalim) vs 225 KEUR en 2022 (dt 70 KEUR egalim) : Il s’en sort en achetant très peu de produits transformés, car les repas sont faits sur place ; en achetant des produits de saison (fruits et légumes) ; et en regardant les prix (quand le poulet a été très cher : pas de plats à base de viande de poulet) : il compose l’assiette selon ces paramètres-ci, tout en restant dans la qualité.

    M. BACHARD dit qu’il ne fait pas mention des coûts de la main-d’œuvre. Il ne va pas répondre pour l’Agglomération, il suggère à M. BAUER d’écrire à son Président.

    Toute cette partie des échanges en CM a disparu du PV…

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  2. La java
  3. Véronique Cohuet

    Bonjour,
    A Auvers, quand on se balade la nuit, tout est dans le noir. Mais à notre passage, ça s’allume.
    Avantage 1: si c’est éteint, c’est qu’il n’y a personne. Donc la sécurité est maintenue.
    Avantage 2: les oiseaux, ils s’y sentent bien mieux, car ce n’est pas lunapark la nuit.
    Avantage 3: ça coûte beaucoup moins cher en terme d’énergie
    Avantage 4: on voit les étoiles.

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    1. Merci de ce commentaire ! Effectivement des communes alentour éteignent leur éclairage, avec parfois différents systèmes d’éclairage à la demande. On n’y a pas entendu parler d’une explosion de la délinquance ! Et au-delà des économies d’énergie, cela permet de retrouver un peu de biodiversité, notamment des insectes à qui le lampadaire est fatal. On va donc insister, même si le maire déclare que le « sujet est clos ». Il serait bon qu’il sache que tous les habitants ne partagent pas son avis.

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  4. #Impôts • #Taxe foncière # Jean-Claude

    3h30 de débat sur le DOB à Eaubonne et au final on n’augmente pas le taux de la taxe foncière… mais comment font-ils, hein, Jean-Claude ?

    La municipalité d’Eaubonne ne touchera pas au taux d’imposition
    Le rapport d’orientations budgétaires a été adopté lors du conseil municipal du 8 février dernier.

    Malgré le contexte « extrêmement contraint », l’adjoint aux finances, Jean Aubin, a annoncé que la Ville va maintenir le taux de la taxe foncière en 2023 à 38,71%. (©Capture d’écran YouTube.)

    C’est Jean Aubin, l’adjoint aux finances, qui était chargé de présenter le rapport d’orientations budgétaires lors du conseil municipal d’Eaubonne (Val-d’Oise) du 8 février dernier.

    Comme le veut la loi, il a replacé ça dans le contexte économique général, avec une année 2022 « extrêmement compliquée » : la guerre en Ukraine succédant au Covid, entraînant une crise énergétique qui a pesé en 2022 et se poursuit en 2023.
    Préserver les politiques publiques
    « Le budget a été établi en absorbant des dépenses extrêmement fortes avec des recettes relativement contraintes », a noté l’élu.

    En dix ans la Ville a perdu 2,58 millions d’euros de dotations de l’État.
    Malgré ce contexte « extrêmement contraint », la Ville a décidé de ne pas toucher au taux de la taxe foncière en 2023 (38,71% sur le foncier bâti et 39,90% sur le foncier non bâti).

    L’adjoint au maire a rappelé que les bases, fixées par l’État, sont déjà en hausse de 7,1% (en raison de l’inflation), augmentant de fait les impôts. La revalorisation du point d’indice des agents de la fonction publique impacte aussi le budget.

    La Ville a aussi fait le choix de « préserver toutes les politiques publiques essentielles » et de maintenir l’enveloppe aux associations.

    La Ville entend ainsi maintenir le cap de son programme de 2020. En matière d’éducation avec la construction de l’école Sud, la mise en oeuvre de l’aire de glisse, la montée en puissance des actions Terre de Jeux en vue de Paris 2024, « l’amplification de l’écho de la fête des sports, couplée cette année avec Jeunesse en fête » et enfin l’amélioration des accueils de loisirs. Des travaux continueront à être menés pour favoriser les économies d’énergie dans les bâtiments publics.

    La Ville compte aussi poursuivre ses aménagements cyclables. En matière de tranquillité publique, ce sera le démarrage des travaux du nouveau commissariat de police, rue Jeanne-Robillon. La Ville travaille aussi sur l’ouverture d’une deuxième maison de santé sur le site de l’hôpital Simone-Veil.

    « Cettte année, l’élaboration du budget a été particulièrement complexe. Je tiens à remercier les services et les élus. L’équilibre s’est tenu semaine après semaine, le contexte étant toujours en partie incertain. Il y a toujours des combats menés par des maires. Là, on est sur un exercice plutôt réaliste ».
    Marie-José Beaulande, maire (Ps) d’Eaubonne.

    « Jai trouvé un peu de mauvaise foi votre phrase sur l’absence de réponse gouvernementale à la hauteur des attentes des collectivités territoriales, qui sous-entendrait que, quelque part, le gouvernement serait responsable de la dégradation de votre section de fonctionnement et de l’effet ciseau qui s’accentue (+5,37% en recettes, près de +8% en dépenses). J’ai souvenir d’une époque, 2014-2017, la gauche était au pouvoir, elle a été la principale responsable de la ponction massive des dotations. Je vous ai moins entendu à l’époque sur le rôle de l’exécutif dans la dégradation des finances publiques locales ». Corentin Le Fur, conseiller d’opposition (Horizons).

    « Je suis surpris que vous défendiez le gouvernement. Je vous ai connu plus combatif et plus critique à une époque, sur les dotations et le fait que ça ne suive pas l’inflation ».
    Jean Aubin.

    « Je suis désolé mais vous avez soutenu le gouvernement le plus calamiteux en ce qui concerne les finances publiques, qui a taillé en pièces la dotation globale de fonctionnement et, par dogmatisme, a revu tous les mécanismes de péréquation, une logique très socialiste de nivellement par le bas. Donc, ne venez pas donner des leçons sur la politique du gouvernement actuel ».

    « La Ville d’Eaubonne ne bénéficie pas de filet de sécurité (ndlr, sur les prix de l’énergie) mais quand on regarde la dotation globale de fonctionnement, non seulement elle ne baisse pas, mais elle augmente de 430 millions (ndlr, au niveau national) ».

    Selon Grégoire Dublineau, « on est sur des orientations extrêmement floues ». L’ancien maire (Lr) d’Eaubonne, aujourd’hui élu d’opposition, s’est notamment interrogé sur la terminologie employée, à savoir le développement « de nouveaux équipements cyclables et non plus de pistes cyclables ».

    « Comme d’habitude M. Dublineau vous faites de l’opposition pour de l’opposition », a taclé Jean Aubin.

    Le débat d’orientations budgétaire a été approuvé par l’ensemble du conseil municipal et après 3h30 de débat, il était temps de faire une pause.
    Prochaines passes d’armes lors du vote du budget.

    • #Impôts
    • #Taxe foncière

    Par Daniel CholletPublié le 27 Fév 23 à 11:00 mis à jour le 27 Fév 23 à 11:07
    La Gazette du Val d’Oise
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    https://actu.fr/ile-de-france/eaubonne_95203/la-municipalite-d-eaunbonne-ne-touchera-pas-au-taux-d-imposition_57672610.html?utm_source=newsletter&mgo_eu=fc91a7b60d06557109e11d729547f894&mgo_l=kqaTUl31S8WOC-IpEDX3NA.9.0&utm_campaign=mediego_gazette_val_doise&utm_medium=email

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