L’étoile Andromède

Retour sur l’inauguration de la statue rénovée d’Andromède et échos des allocutions des acteurs qui ont participé au transfert d’Andromède dans l’espace public. Notes de Stéphane Bauer 

Un peu d’histoire….

«Dans la mythologie grecque, Andromède est une princesse éthiopienne, fille du roi de Cephée et de la reine Cassiopée. Cette dernière avait vanté la beauté de sa fille, allant même jusqu’à prétendre qu’elle était plus belle que les nymphes de la mer, les Néreides. En colère devant cette arrogance, elles demandèrent à Poséidon de punir l’insolence de Cassiopée. Le roi de l’océan envoya un monstre aquatique du nom de Cétus, pour ravager le royaume éthiopien. Prévenant les parents d’Andromède, un oracle révéla que pour éviter ce désastre, il fallait sacrifier leur fille. Elle fut donc attachée nue sur un rocher dans l’attente d’être dévorée par le monstre. C’est à ce moment que Persée, montée sur son cheval ailé de Pégase, et revenant de son combat contre la Gorgone Méduse, l’aperçut. Tombant instantanément amoureux et chaussé des sandales d’Hermès, il plongea vers la mer sur un rocher et trancha la tête de sa créature marine. Plus tard, Persée épousa Andromède.»

Extrait de la page 14 du livret de François Paget : À St Gratien, Andromède Hier et Aujourd’hui, ASGVO –Aimons St-Gratien en Val d’Oise, comme les citations suivantes

Courts extraits des allocutions entendues jeudi 4 septembre lors de l’inauguration de la statue restaurée d’Andromède

Le maire de St Gratien

«Andromède est une étoile (en référence à la galaxie d’Andromède qui est un groupement de 4 000 étoiles situées dans le sud de Cassiopée (Ibid., p 14 du livret), et notre commune est un réseau d’étoiles, avec ses associations, ses commerçants, ses responsables organisations publiques (écoles, services publics ou municipaux..). Andromède est une femme qui a affronté l’injustice, l’inégalité…elle nous rappelle qu’il y a toujours dans l’adversité un chemin vers la lumière».

François Scellier, ancien député-maire, s’excuse d’abord, car il n’a rien préparé. Il improvise complètement son discours, et met en garde du fait qu’il pourrait divaguer. Il rappelle que l’Empereur voulait récupérer la statue offerte par Jules Francesci, son sculpteur, après le décès de la princesse Mathilde. Mais celle-ci de son vivant avait dit qu’elle voulait que la statue d’Andromède reste dans la propriété et que son personnel et ses domestiques restés à demeure profitent eux de la présence de la statue dans le parc de sa propriété… la statue resta donc dans la propriété. François Scellier rappelle que Jules Francesci, le sculpteur de la statue est né et a vécu à Troyes, dans l’Aube (région où F. Scellier a des attaches, ndlr)… et que le musée de Troyes s’était déclaré dans un premier temps intéressé par la récupération de la statue, au moment où elle est revenu dans le domaine public, mais cela ne s’est pas finalement fait… C’est l’association ASGVO – Aimons St Gratien en Val d’Oise de François Paget qui alors a à nouveau manifesté son vif intérêt pour sauver la statue et organiser son transfert sur le domaine public et sa restauration. François Scellier est pris ensuite d’une « divagation ». S’il félicite l’expertise et travail minutieux et de Dan Robert, il évoque aussi «les élu-e-s étoiles filantes qui siègent au conseil municipal et qui ne laissent pas de trace de l’honneur que leur ont fait les habitants en les élisant…»

François Paget souligne qu’« une œuvre d’art ne vaut rien tant qu’elle n’est pas partagée… En 1859, la statue a été offerte à la princesse Malthide. Il a fallu plus de 150 ans pour qu’elle soit visible par tou·tes ! Le patrimoine né vit que si on l’aime et on l’honore…Il souligne que Dan Robert, qui a enseigné comme professeur d’arts plastiques pendant près de 15 ans à Langevin Wallon, a participé à maintenir bon nombre d’œuvres du patrimoine de Saint Gratien en bon état, et le remercie pour tout le travail effectué dans un temps contraint».

Dan Robert, lui, insiste sur le fait que la statue était gravement endommagée… La pierre date du lutétien… La pierre dont est constituée la statue d’Andromède est posée en délits, ce qui veut dire que lorsqu’il pleut, la pierre absorbe d’autant plus l’eau. De plus, la statue était enterrée à 20 cm dans le sol, et par conséquent par capillarité elle absorbait également l’eau présente dans le sol. La statue de pierre s’est retrouvée très abîmée : «plus de jambes, des restes de chevilles et de pieds complètement usés, plus de doigts aux mains, un visage défiguré, Andromède ne pouvait rester dans cet état» (Ibid, p 39 du livret).

En mars 2025, une angoisse supplémentaire a saisi l’équipe en charge du transfert de la statue de la propriété privée où elle se trouvait vers la place Gambetta. Le grutier a déclaré que la statue avait dû être fêlée au moment de son levage… De son habitacle sur la grue, il avait entendu un net craquement au point où il s’était demandé si on n’arrêtait pas toutes les opérations de levage et de transfert… Or il s’agissait d’un craquement dans le dallage en pierre à la base qui parce qu’il était constitué de mortier, c’est lui qui avait craqué lors du levage et non pas la statue.

Des armatures en inox et des enroulements de fil de fer recouvrent la statue. Andromède a été protégée contre l’humidité par un hydrofuge et encore un vernis mat pour la protéger de l’humidité. (Ibid., p 39 du livret)

Dan Robert explique qu’il faudra la housser l’hiver, comme les statues du château de Versailles, pour la protéger du cycle hivernal. Dan Robert met en garde vis-à-vis de la pollution, qui attaque de façon encore plus virulente la pierre et ses protections naturelles: «Pour le nettoyage, il fallait préserver au maximum la couche de calcin tout en purgeant les parties altérées». (Ibid, p 39 du livret) Or cette couche de calcin peut être attaqué maintenant aussi par l’augmentation du Co² de l’air… À surveiller de près donc!

Un grand merci à François Paget, cité dans ce commentaire pour son engagement: «Andromède incarne un patrimoine retrouvé et un combat mené avec cœur»

«Elle a cette immense mérite d’être poétique, excitante et noble» Charles Baudelaire

 

La belle Andromède

Aujourd’hui, Andromède a retrouvé sa splendeur !

Inauguration ce 4 septembre 2025 de cette belle statue restaurée, en présence de l’artiste restaurateur, de François Scellier, dont l’association « l’art dans la ville » a financé la restauration et le déplacement de la statue, de François Paget dont l’association « « Aimons Saint Gratien en Val d’Oise » s’est fortement engagée pour sauver Andromède, du maire et de Gratiennois, dont nous étions !  

Initialement dans le parc de la princesse Mathilde, cette statue du sculpteur Jules Franceschi représentant la célèbre princesse éthiopienne, femme de Persée, était très dégradée par le temps. Grâce au travail de Dan Robert, artiste val d’oisien, Andromède a de nouveau ses jambes et ses mains, ainsi que sa blancheur immaculée. Elle se trouve dorénavant place Gambetta, après avoir traversé la rue Gabriel Péri de manière assez spectaculaire !

Si sur ce blog, nous avons souvent évoqué la statue d’Andromède, c’est bien parce que nous sommes sensibles à la conservation du patrimoine local, et à l’implantation dans l’espace public d’œuvres ainsi accessibles à tous.

Autant d’occasions pour les Gratiennois, pour les enfants des écoles, de déambulations pour découvrir l’histoire de notre ville. Fresques de Villeglé, de Érro, de Lolita Séchan, bustes de Catinat et de Truffaut, de Pedrosa sur le mur du marché.. la ville a choisi d’exposer aux yeux de tous des œuvres d’artistes qui sont habituellement enfermés dans des locaux culturels. Heureuse initiative ! Un seul regret : que les quartiers des Marais et des Raguenets soient les grands oubliés de l’affaire, les œuvres étant quasi toutes installées en centre-ville. Une bien mauvaise habitude municipale que d’oublier les quartiers périphériques, et hélas, pas seulement dans le domaine de la culture.

Ci-dessous, retrouvez les articles du blog consacrés à Andromède, son déplacement, le (faible) rôle de la ville dans cette initiative de sauvegarde, et nos interventions en Conseil municipal  sur le sujet.

https://isabellevolat.fr/2025/03/19/andromede-jules-et-cassiopee/

https://isabellevolat.fr/2024/07/23/salle-des-mariages-20-juin-2/

https://isabellevolat.fr/2021/10/18/conseil-municipal-de-septembre-4/

https://isabellevolat.fr/2021/09/21/andromede-en-peril/

Libération de Saint Gratien

Traditionnellement Saint Gratien commémore la libération de la ville en août 1944. Cette cérémonie se déroule le dernier dimanche du mois d’août. Saint Gratien a été libérée le 25 août 1944, peu de temps après Paris. Une journée malheureusement endeuillée par la mort de cinq jeunes Gratiennois qui s’étaient lancés à la poursuite des troupes nazies en déroute.

Cette année encore, nous étions présents au carré militaire du cimetière municipal pour le 81è anniversaire de cet événement.

Notre camarade Fabienne Launey a déposé une gerbe au nom de notre organisation politique, le PCF.

Stéphane Bauer, mon collègue conseiller municipal, a également représenté notre députée Gabrielle Cathala qui assistait à une cérémonie analogue dans une autre ville de la circonscription, et déposé une gerbe en son nom. Un double dépôt qui a semblé perturber le protocole, alors pourtant que les choses avaient été annoncées en amont auprès des organisateurs.

Il est pour nous primordial de participer à ces cérémonies pour perpétuer la mémoire de ceux et celles qui se sont battu·es contre la barbarie, souvent au sacrifice de leur vie.

Important aussi de ne pas oublier de quel côté étaient ceux qui aujourd’hui tentent de récrire l’histoire en occultant leur sinistre rôle. Le RN, ex-Front National, a été fondé par d’anciens Waffen-SS et des sympathisants néo-nazis. Ne l’oublions jamais, à l’heure où les tentatives sont nombreuses de brouiller les repères.

L’interview de Stéphane Bauer à la fin de la cérémonie  : 

https://www.facebook.com/share/v/1Gz3x2z4rW/

Rentrée 2025

C’est la rentrée ! Nous souhaitons bien évidemment une bonne année scolaire à tous les élèves gratiennois, à leurs enseignants, aux personnels des écoles ! Mais sans grandes illusions.. car nous connaissons la crise profonde de l’école publique. Difficultés de recrutement d’enseignants dues aux conditions de travail dégradées et trop faibles rémunérations, classes surchargées, manque criant de remplaçants, de maîtres formés, d’AESH pour accompagner les enfants en situation de handicap. Nombreux ont été les jours sans classe l’an dernier dans notre ville, faute de maîtres remplaçants.

Nous étions lundi et mardi devant les écoles gratiennoises pour échanger avec les enseignants et les parents. On salue aussi la présence de Gabrielle Cathala, députée très présente sur la circonscription, qui a passé la journée de lundi à Saint Gratien.

Les informations sur les effectifs qui nous remontent des écoles en ces premières journées d’école sont déjà inquiétantes. À Raymond Logeais et Jules Ferry, les classes de petite section débordent. À Jaurès, le nombre d’élèves explose et nécessiterait une ouverture de classe. Nous suivrons ces problèmes de près et demanderons à la municipalité pourquoi ils n’ont pas été anticipés. Des postes d’Aesh restent non pourvus, compliquant voire empêchant la scolarisation d’élèves en situation de handicap.

De la ville dépendent de nombreux autres aspects de la vie quotidienne des écoliers : nombre d’Atsem dans les maternelles, entretien des locaux et notamment des sanitaires, embouteillages automobiles aux entrées et sorties d’écoles, réelle végétalisation des cours des écoles, tarifs et qualité des repas de cantine, crédits  alloués aux écoles et vacations de cars pour les sorties scolaires… Pour toutes ces questions, un dialogue continu entre la ville, les enseignants et les parents est indispensable.  

Cette année encore, nous serons attentifs, aux côtés des enseignants et des parents,  aux conditions d’enseignement et de vie à l’école, et surtout porteurs de propositions pour les améliorer.  Certaines villes ont choisi d’aller au-delà des nombres minimums d’Atsem par exemple : une pour chaque classe de maternelle à Eaubonne.. contre une pour les petites sections et un demi-poste pour les moyens et les grands à Saint Gratien. Quand les classes sont surchargées, cela n’est pas anodin. Les toilettes scolaires nécessiteraient un plan de rénovation, tous les enseignants et parents nous font remonter le même constat. Des villes voisines ont implanté des « rues scolaires » c’est-à-dire interdites à la circulation automobile aux heures d’entrée et de sortie des élèves. Pourquoi ne pas le tenter rue Parmentier, qui compte une école maternelle, une école élémentaire et un collège ? Moins de pollution, moins de risques d’accidents, des enfants qui viennent à l’école à pied ou en vélo !

Nous voyons aussi les cours des écoles se transformer partout… sauf chez nous où les réaménagements se font de manière cosmétique. Nous verrons ce que donneront les travaux dans la cour de Jean Jaurès, mais ils ne nous paraissent pas de nature à changer vraiment la vie des élèves en récréation, ni à réellement végétaliser l’espace. Quant à la cantine, dont les tarifs gratiennois sont parmi les plus chers du Val d’Oise, à tel point que la ville a dû renoncer à les augmenter ces deux dernières années… nous sommes pour ne pas renouveler le contrat avec une société privée pour aller vers une régie municipale. Bien meilleure qualité de repas, tarifs modérés dans l’objectif d’une gratuité qui pourrait être instaurée dans le cadre de la communauté d’agglomération.

Pour tous ces sujets, une vraie concertation et travail en commun est incontournable avec tous les acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants, personnel de service, animateurs, Atsem… et élus est incontournable. Un Conseil municipal des enfants devrait également y avoir toute sa place, avec des suggestions et des projets pris en compte et éventuellement budgétés. On en est loin à Saint Gratien, où la commission scolaire qui réunissait élus, parents et directeurs et directrices  d’école a été démantelée. Dans l’immédiat, nous demandons qu’une commission élargie se tienne en septembre pour faire un premier point sur la rentrée et les difficultés qui se présentent.

L’année électorale qui débute sera sans nul doute l’occasion de remettre tous ces sujets en débat.

Bonne rentrée à tous et toutes malgré tout !

Végétaliser les cours d’école

Je reviens sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : l’adaptation des écoles au réchauffement climatique.

L’aménagement de la cour de Jean Jaurès, projet qui n’en est plus un, puisque aujourd’hui finalisé et impossible à modifier, a été présenté en réunion de quartier le 30 juin.

Parents et enseignants se sont inquiétés ce soir-là des conditions de travail des élèves et des personnels des écoles durant les fortes chaleurs de juin. Le sujet a fait l’objet d’un échange entre le maire et des parents et enseignants présents. La ville a installé des dispositifs de « tuyaux « percés » dans les cours afin de rafraîchir les élèves, et a mis à disposition des classes la salle Georges Brassens et le théâtre, qui sont tous deux équipés d’un système de rafraîchissement. Sans grand succès, on comprend les enseignants qui voient difficilement quelles activités pédagogiques organiser au pied levé dans des lieux qui ne sont pas prévus pour l’accueil de groupes d’enfants. Des ventilateurs ont également été fournis aux classes, mais ces dispositifs ne sont pas suffisamment efficaces pour permettre la continuité des apprentissages dans les locaux.

Nul doute, il faisait tellement chaud dans nos écoles gratiennoises qu’il y était impossible d’y travailler ces jours de canicule. Saint Gratien a donc été confrontée comme de nombreuses communes à la difficulté d’assurer l’usage de bâtiments scolaires inadaptés aux fortes chaleurs.

La ville minimise la question. On a entendu les arguments de l’adjointe chargée du secteur scolaire, selon lesquels il s’agirait d’une période de chaleur exceptionnelle, que ce sont les derniers jours d’école. Donc les enfants pourraient rester chez eux ou se contenter de jouer à l’eau dans la cour. La responsabilité de la commune est quand même d’assurer des conditions d’apprentissage correctes à nos écoliers, et ceci même durant la dernière semaine de l’année scolaire. Pas seulement de leur permettre de se rafraîchir dans la cour. Malheureusement chacun sait que ces périodes de forte chaleur risquent fort de se reproduire, et pas seulement au mois de juin. Il importe donc de s’y préparer sans attendre, voire de façon plus ambitieuse, de lutter contre.

La plupart de nos cours sont bétonnées et peu arborées, à l’exception de Jaurès et Grusse Dagneaux où les platanes sont très anciens. La végétation est parfois présente sur le pourtour de la surface goudronnée des cours, et non accessible aux élèves. Pour notre part, dès 2020, et régulièrement depuis, nous avons alerté sur l’indispensable végétalisation des cours d’école et nous avons questionné la ville sur la possibilité de transformer les cours d’école, véritables « ilots de chaleur » en espaces désimperméabilisés et végétalisés. Nous avons été peu écoutés, le maire affirmant encore en 2022, alors que nous l’interrogions sur les aménagements possibles des cours pour lutter contre la chaleur, que nos cours étaient correctement aménagées puisque elles étaient pourvues de haies végétales, de suffisamment d’arbres, de sols souples, de préaux et même de… composts et poulaillers pédagogiques ! Ce qui n’était évidemment pas la question… La ville s’est depuis contentée de peu, bien peu. À Raymond Logeais maternelle, il a été planté 3 ou 4 arbres (il n’y en avait plus aucun) et installé un auvent qui protège de la pluie mais certainement pas de la chaleur. C’est la seule cour qui ait récemment fait l’objet d’un quelconque aménagement.

Que penser de l’aménagement de la cour de Jaurès, la plus grande de toutes les cours des écoles gratiennoises ? Nous avons découvert le projet, enfin tenté de le découvrir car les images projetées en réunion de quartier sont difficilement visibles de loin. Ce dossier n’a pas été présenté en Conseil municipal, ni en commission scolaire, ce qui nous apparaît déjà comme très problématique ! Il s’agit principalement de désimperméabiliser 400m2 sur les 3500 que compte l’espace, au moyen de copeaux de bois ou de gazon « hybride ». La végétalisation espérée des clôtures est devenue un « festonnage » des grilles, à savoir l’opacification par la pose de plaques métalliques, enfermant ainsi la cour à l’abri de tout regard. Comme on le regrette ! Encore un endroit qui se transforme en « tunnel » uniforme, à l’instar des rues pavillonnaires où le même procédé nous prive de toute vue sur les jardins pour une déambulation entre des clôtures opaques et monotones. Visuellement cette opacification des grilles risque d’être catastrophique, et on doute de l’intérêt de la chose quant au verdissement de la cour, et même pour une prétendue « sécurité » apportée aux enfants. Pour un meilleur bien-être des élèves de Jaurès, on aurait pu plutôt s’engager dans la rénovation des toilettes, réparer les fenêtres qui ouvrent et ferment difficilement, aménager le préau extérieur, améliorer l’accessibilité aux élèves en situation de handicap, installer des points d’eau à l’étage.. N’aurait-ce pas été plus utile ?

D’autres villes val d’oisiennes ont été autrement plus ambitieuses dans cette indispensable adaptation des locaux scolaires, notamment en matière de réaménagement des cours d’école, pour sortir du modèle obsolète du terrain de foot bétonné et en plein soleil.  Isolation des bâtiments, pose de stores réellement occultants, installation de ventilateurs au plafond… sont aussi des opérations à prévoir. La ville nous annonce une expérimentation d’un dispositif de rafraîchissement inédit à Raymond Logeais, ainsi qu’un « audit » thermique des différents écoles, afin d’envisager ensuite un plan de travaux pour les situations les plus critiques. Mais comme à l’accoutumée, les élus minoritaires n’en sont pas informés, et encore moins consultés ! Affaire à suivre dès la rentrée…

Illusion démocratique

Les réunions de quartier sont pleines de surprises et d’enseignements. C’est pourquoi je m’efforce de ne pas les rater. J’étais donc ce lundi 30 juin 2025 au théâtre Jean Marais pour les quartiers du centre-ville et du Parc.

Était-ce une bonne idée que d’associer les deux ? De fait, les questions et doléances ont été assez nombreuses, mais le temps a certainement manqué pour aller au fond des sujets.

Sans exhaustivité, voici quelques-uns des thèmes évoqués.

Du côté municipal : interventions diverses de voirie et aménagement urbain suite à la traditionnelle « marche exploratoire »  qui précède la réunion (réalisée il y a six mois, celle de juin n’a pas eu lieu) ; présentation de la réhabilitation du centre culturel du Parc ; programme d’implantation de 70 nouvelles caméras, positivement dénommé « dispositif de vidéoprotection » ;  remplacement du mobilier urbain place François Truffaut et installation rue Berthie Albrecht et place des Cyclades de « bacs d’orangerie », comprenez des arbres en pots ; démarrage du projet de refuge « LPO » dans le jardin du petit lac ; aménagement de la cour de l’école Jean Jaurès.

Aucun de ces projets n’a suscité de questions particulières, sauf le dernier sur lequel je reviendrai en détail. Les habitants étaient visiblement venus avec leur propre stock de préoccupations.  Parmi celles-ci : l’état très dégradé des poteaux et fils électriques des avenues des Belles Feuilles et des Peupliers, réseaux dont l’enfouissement n’a pas été réalisé, de façon incompréhensible, lors des travaux de voirie de la rue Terré ; des problèmes de stationnement sur le parking de la résidence de l’allée des Commerces ; des rassemblements nocturnes entraînant certaines nuisances dans le même quartier ; l’action de la police municipale ; une demande d’info sur la réouverture de la librairie au Forum, qui apparaît plutôt être une maison de la presse ; les difficultés de traversée de la rue Berthie Albrecht notamment pour les écoliers et collégiens ; le mauvais état des allées du Forum ; la petitesse des poubelles de ville et le recyclage des mégots ; la circulation des vélos dans les rues à sens unique ; la température excessive dans les écoles de la ville, et les mesures prises par la ville pour tenter d’y rendre la situation supportable. Je reviendrai également sur ce dernier point dans un prochain billet.

Outre les questions liées à la canicule et ses effets dans les établissements scolaires et  l’aménagement de la cour de Jaurès, je suis intervenue sur la présence trop fréquente de véhicules place François Truffaut et le stationnement récurrent de voitures sur les places de livraison, voire sur le passage piéton, entre la place et la rue B. Albrecht. Suite à des plaintes  des riverains sur l’usage du parking du bowling, j’ai suggéré que la ville se rapproche de celui-ci pour envisager un aménagement végétal plus agréable de cet espace. Hélas, fin de non-recevoir du maire, alors qu’un échange en commission municipale avait laissé entrevoir un espoir…

Que penser de ces réunions de quartier ? Je reste dubitative sur leur intérêt pour plusieurs raisons.

Faute de permanence régulière du maire dans les quartiers, elles sont le lieu de demandes particulières, voire personnelles, qui n’intéressent pas forcément toute l’assistance. Le « groupe de quartier », censé animer la concertation, ne fait jamais état de son activité et n’est souvent représenté dans les réunions que par une ou deux personnes, alors qu’il est prévu pour en compter de 8 à 10. Aucun compte-rendu des réunions n’est plus établi. Les projets présentés ne peuvent faire l’objet d’aucune modification puisqu’ils sont déjà finalisés. D’ailleurs les images projetées des différents travaux sont invisibles au-delà du deuxième rang du public, et les commentaires qui en sont faits par les adjoints en charge du secteur concerné sont plus que succincts. Or, le diable comme on dit se cache souvent dans les détails et  il est impossible de se faire une idée précise de l’aménagement ou de la réhabilitation présenté avec si peu d’informations.

Les échanges se réduisent donc au jeu des questions au maire qui doit invariablement avoir la bonne et unique réponse.. Maire qui est entouré d’une bonne dizaine d’élus de sa majorité, qui peuvent soit manifester leur mécontentement si un opposant s’exprime, soit lancer des applaudissements si il y a besoin de le soutenir. Le maire, qui clame que ces rencontres ne sont pas politiques, profite toutefois des questions des élus minoritaires pour déformer leur position. C’est ainsi qu’il peut tranquillement nous accuser de ne pas voter des travaux de réhabilitation… certes, puisque nous ne votons pas le budget qui inclut des mesures que nous jugeons néfastes ! Trop tard pour répondre, le micro est parti plus loin…

C’est donc un exercice bien encadré, au mieux de l’information mais certainement pas un espace de « démocratie participative » comme nous le vante la majorité municipale. C’est pourquoi les groupes de quartier peinent à trouver des participants actifs, et que les réunions n’attirent finalement que peu de monde. La pratique démocratique est illusoire. Il nous faudra inventer autre chose.     

Au Conseil de juin (2)

Parmi les autres sujets du Conseil municipal du 26 juin 2025…

Le Conseil vote un budget supplémentaire conséquent (5,8M€) suite à l’excédent confortable constaté au compte administratif. Nous votons bien évidemment contre, puisqu’il comporte des dépenses que nous n’approuvons pas.

Nous remarquons que la dotation de solidarité urbaine et la DGF augmentent, contrairement aux annonces pessimistes de l’adjoint aux finances en 2023. Nous questionnons sur la provision foncière de 800 000€ : il s’agit du fond de parcelle d’une propriété rue d’Ermont qui s’ajouterait aux terrains déjà identifiés comme pouvant faire l’objet d’une opération immobilière dans la zone située entre la rue d’Ermont et la rue Henri Barbusse.

On pointe que la ville s’est fait retoquer dans sa demande de subvention au « fond vert » pour l’aménagement de la place François Truffaut. On le comprend, car l’espace reste très minéral et on n’y constate aucun « verdissement », même minime.

Une question sur des frais d’études concernant un talus SNCF à hauteur de  100 000€ nous permet de comprendre qu’il s’agit du projet d’aménagement de la voie ferrée désaffectée le long de la rue d’Orgemont.  

Enfin, nous ne comprenons pas pourquoi on ne retrouve pas dans ce BS les crédits alloués à la vidéosurveillance, soit les 2M€ découverts en avril dans une décision du maire, ni les sommes pour la rénovation de la mairie. 465 000€ apparaissent seulement alors que plus d’1M€ était évoqué en avril.  

Au passage, nous nous félicitons de voir que des panneaux photovoltaïques vont être installés sur les toits de la mairie. Dès 2011, nous suggérions ces dispositifs. Tout arrive ! Tardivement, certes. 

Le maire à l’occasion de notre question, retrace les dépenses affectées à la vidéosurveillance. Lancement des études en juin 2024 au BS : 566 000€ ; en décembre 2024, 834 000€ au budget primitif ; 481 000 au BS de juin 2025 ; s’ajoutent des travaux de fibre pour 200 000€ et des frais de maitrise et de raccordement d’œuvre. Le coût total approche les 2M€.  L’État, la Région et le département subventionnent pour un total de 1, 3M€. Reste pour la ville 300 000€.

Des évolutions budgétaires incompréhensibles pour les élus de l’opposition, qui doivent quémander sans cesse des infos pour tenter de s’y retrouver entre montants HT et TTC, les travaux pour la fibre qui s’ajoutent aux montants initiaux, les subventions annoncées au compte-goutte… Au final, le coût total de ces 70 nouvelles caméras est très lourd, et arrive immanquablement de la poche du contribuable, que ce soit via la taxe foncière ou diverses subventions d’autres collectivités. Il s’agit toujours d’argent public, donc le nôtre ! Pour une efficacité de ce dispositif de caméras qui n’a jamais été démontrée…

Le Conseil vote ensuite un complément de subvention pour l’association de prévention spécialisée. L’occasion d’une information sur les actions menées par l’APS, le nombre de jeunes concernés… dont nous ne savons rien ? Quelle bonne idée, nous dit le maire, qui nous promet tout cela pour.. l’an prochain.

Nous entendons le sempiternel rapport un peu « fourre-tout » sur les actions de développement social urbain 2024 réalisées dans le cadre du Fonds de Solidarité des Communes de la Région Ile-de-France : travaux des écoles des Raguenets et du centre Camille Claudel, les subventions au CCAS, l’espace « Citoyennes de la République »… Cela concerne le quartier dit de « politique de la ville », c’est-à-dire une partie des Raguenets. Finalement c’est un coût très modeste pour la ville après les subventions reçues : environ 42 000€.

Enfin, nous votons pour une convention de partenariat entre la Ville de Saint Gratien, l’Éducation nationale et le Cercle d’escrime pour la promotion de l’escrime scolaire. Il s’agit de remplacer le maître d’armes qui part en retraite. Nous regrettons la disparition d’un emploi communal. Ce sont désormais les maitres d’armes du Cercle d’escrime qui assureront les séances destinées aux scolaires. L’adjoint au sport promet que cela se traduira par un renforcement du dispositif avec davantage de classes concernées et un meilleur remplacement en cas d’absence du maître d’armes. Nous insistons sur la nécessité de prévenir les écoles en amont de la rentrée de ce changement de fonctionnement et de la possibilité de créneaux supplémentaires. Et nous souhaitons une bonne et heureuse retraite à Maître Louisiade, qui a initié à l’escrime de très nombreux écoliers gratiennois durant de longues années !

Prochain Conseil municipal le 25 septembre 2025

Au Conseil de juin 2025 (1)

Vous n’étiez pas au Conseil municipal du 26 juin 2025 ?

On vous comprend un peu…

La pub faite aux séances du Conseil est minimale, les intitulés des rapports qui y sont votés sont souvent obscurs pour le non-élu, les chaises réservées au public sont inconfortables, la sonorisation est mauvaise, les discussions entre certains élus peu motivés eux-mêmes gênent encore l’écoute, aucun document n’est projeté ou communiqué ce qui rend la compréhension des débats encore plus difficile pour le public..  

La seule partie compréhensible plus facilement pour les citoyen·nes est peut-être celle des questions au maire. Mais elle n’arrive qu’en fin de séance pour celles et ceux qui ont déjà enduré deux heures d’échanges plus ou moins nébuleux.

La séance n’étant pas retransmise en ligne, impossible de la suivre en plusieurs fois. Le compte-rendu des débats n’arrive, sous forme de 50 ou 60 pages écrites, qu’à la séance suivante, deux ou trois mois plus tard.

On comprend donc bien que le travail du Conseil soit peu connu des Gratiennoises. Et pourtant, c’est bien de leurs affaires dont il s’agit et des villes ont su trouver des canaux d’information, voire de participation, efficaces.

Voilà l’essentiel de nos interventions pour cette séance de juin 2025.

Huit élu·es sur les 29 que compte la majorité sont absent·es et ont donné pouvoir. Les élu·es  minoritaires sont au complet.

La séance débute avec une minute de silence en hommage à notre camarade Jean-Marie Jouanjan, élu municipal de 2001 à 2014. Le maire annonce avoir appris avec tristesse son décès, le jour-même de ses 82 ans. Il souligne que Jean-Marie a servi les habitants avec dévouement et sincérité, toujours soucieux du bien commun et fidèle à ses valeurs. Il exprime à sa famille et ses proches, au nom du Conseil municipal et de l’ensemble des élus et des agents communaux, ses plus sincères condoléances et assure que tous garderont de lui le souvenir d’un homme engagé et respecté.

Nous avions salué la mémoire de Jean-Marie lors de ses obsèques au cimetière de Saint Gratien. Il s’est toujours beaucoup investi dans la vie municipale, dans la vie locale en général, militant au PCF avec un seul souci : celui de défendre des mesures qu’il jugeait utiles aux habitants. Il était également un militant fidèle de la CGT.

Nous questionnons en début de séance sur les décisions du maire : 49 pour cette séance ! Dont certaines méritent des précisions, montant de dépenses engagées ou subvention attendue. On s’aperçoit aussi à cette occasion que des sujets importants ne viennent pas en débat au Conseil et donc échappent quelque peu à la connaissance des élu·es, particulièrement ceux de la minorité. Un exemple, celui du marché de nettoyage de la voirie, confié à la société Val’Horizons pour un montant de 600 000€, et qui n’apparait que via une ligne d’une décision du maire… Nous questionnons aussi sur l’augmentation de marchés concernant l’éclairage public ou encore les travaux de voirie, dont les montants, là encore, ne sont pas minimes, et sur l’avancée du dossier de la géothermie.  

Le dossier principal de la soirée est celui du vote du Compte administratif 2024 : l’occasion de revenir sur sommes reçues et dépensées durant cette année, ainsi que sur les réalisations qui s’en sont suivies.

Force est de constater que ce compte administratif est très bon, puisque l’excédent de clôture est de quasi 7,5M€.

Question récurrente : l’augmentation du taux de taxe foncière de +14% en 2022 n’a-t-elle pas été exagérée ? Année où de plus, les bases avaient fortement augmenté de +7%. Pour ne pas que notre position soit déformée, nous l’avons répété : nous ne sommes pas opposés à certaines augmentations d’impôts. Encore faut-il bien les mesurer, et bien sûr la question qui nous divise, c’est celle de l’utilisation qui est faite ensuite de ces recettes. Nul doute que nous n’aurions pas fait les mêmes choix de dépenses en 2024 que la majorité municipale actuelle.

Nous avons rappelé que les augmentations d’impôt n’ont pas été anodines pour les habitants avec trois exemples.

Appartement en centre-ville : 1462€ en 2022 ; 1747€ en 2023  soit +285 €

Maison dans le parc : 2560 € en 2022 ; 3060€ en 2023 soit +500€

Appartement aux Raguenets : 1455€ en 2022 ; 1737€ en 2023 soit + 282€

En sachant que les augmentations des bases ne sont pas sans effet non plus, finalement les avantages de la suppression de la taxe d’habitation ont déjà été grignotés de moitié… Nous avions souligné à l’époque notre opposition à cette réforme qui prive les collectivités locales de ressources.

Il est dommage que ces chiffres très positifs ne nous aient pas été dévoilés en décembre 2024, car alors nos demandes en terme d’investissements auraient été tout autres, au regard de l’urgence climatique, de la nécessité de rénover certains locaux publics, et de végétaliser les cours d‘école. Il faisait le 25 juin, 41° dans les classes de Jules Ferry… Alors quand les excédents budgétaires sont exceptionnellement hauts, la question à se poser est de savoir comment les utiliser auprès des habitants.

Le sujet n’est pas aujourd’hui de baisser les impôts. La situation est un révélateur de l’absence de débat de fond en 2022 sur l’augmentation de la taxe foncière. Pour décider en toute connaissance de cause, nous avions proposé à l’époque, car la situation était certes complexe entre la guerre d’un côté et de l’autre les envolées des coûts de l’énergie, de « lisser » les augmentations sur deux années, avec une « clause de revoyure ». La majorité a préféré une augmentation unique mais forte. Trop ?      

À Saint Gratien, comme chaque année, les dépenses de personnel, même en augmentation, suite aux mesures gouvernementales, restent bien inférieures à celles de la strate : elles représentent chez nous 54,5% des dépenses contre 60,5% dans les villes de même importance. Elles n’ont augmenté que de +1,8% en 2024 c’est-à-dire même pas l’inflation, alors qu’il y a eu une augmentation nationale de 5 points d’indice et +1,5% d’augmentation du SMIC. Les dépenses de personnel ont augmenté en 2024 de + 250 000€, ce qui n’est pas énorme dans le budget ! Je ne crois pas que cette pression soit une bonne nouvelle pour les agents, ni pour les services rendus à la population. Quelles conséquences ? il serait intéressant de savoir si c’est par compression de postes, non-remplacement de départs  ou pression sur les rémunérations, primes etc..  L’adjoint aux finances ne s’étendra pas sur la question dans ses réponses, sauf à évoquer des postes restés vacants en 2024.

                    Cour de la maternelle Raymond Logeais au cours des travaux

Sur les travaux réalisés en 2024, notre principal reproche porte sur les cours d’école.  À Raymond Logeais, la ville a procédé à la plantation de 3 ou 4 arbres dans une cour qui n’en avait plus aucun.. et implanté un auvent qui protège de la pluie mais pas de la chaleur. Il reste 13 autres cours et on voit en ce mois de juin que le dérèglement climatique va plus vite que les  travaux de la commune. Rien non plus n’a été entrepris en 2024 pour favoriser les mobilités alternatives aux voitures, ce qui ne va pas non plus dans le sens de la lutte contre le réchauffement. Et avec le bon matelas financier annoncé, peut-être que la majorité aurait pu augmenter le nombre d’Atsem pour une par classe de maternelle, ou favoriser le départ en séjour de vacances de davantage de petits Gratiennois.. Hélas.

                                                Cour de Jean Zay élémentaire, 30 juin 2025

Nous nous étonnons d’une baisse de 20 000€ des recettes de stationnement.

Nous questionnons sur une baisse de 200 000€ des dépenses d’éclairage public : est-ce dû aux LED ? Mais les LED ont eu un coût important d’installation. Je rappelle que nous avons demandé d’ailleurs un état des dépenses d’éclairage après l’installation des LED, non fourni à ce jour… On imagine les économies si on éteignait en milieu de nuit.

Enfin, nous demandons des informations sur les acquisitions foncières boulevard Pasteur pour une opération immobilière qui reste opaque pour l’opposition.

Nous votons contre ce compte administratif 2024, afin de signifier nos désaccords sur les choix budgétaires et d’investissement de la ville.

À suivre… les autres rapports du Conseil

Questions de juin

Voici les questions que nous avons posées au maire en fin de séance du Conseil municipal du 26 juin, et les réponses apportées.

Pour rappel, nous avons droit à un maximum de 5 questions pour notre groupe, et la démocratie gratiennoise ayant des limites, nous n’avons plus la parole après la réponse du maire. Les « commentaires » que vous lirez ci-dessous n’ont donc pas été prononcés en séance.

Questions orales au Conseil municipal du 26 juin 2025, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Cérémonies – Stéphane Bauer

La ville ne participe pas jusqu’ici ni aux cérémonies de la journée nationale de la Résistance le 27 mai, ni à celles de la journée nationale des victimes de la déportation, le dernier dimanche d’avril. Nous ne comprenons pas pourquoi. Compte-tenu de la disparition progressive des témoins de cette période tragique de notre histoire, et de la résurgence des théories négationnistes qui la remettent en cause, n’est-il pas temps de revoir cette position et de s’associer aux événements qui contribuent au devoir de mémoire ? 

Réponse du maire : le maire se dit heureux de constater noter attachement au devoir de mémoire, comme la ville l’est elle-même ! La ville commémore chaque année la libération de Saint Gratien fin août, ainsi que les cérémonies nationales du 11 novembre, 8 mai et 18 juin. Lors de la cérémonie de la libération et du 8 mai, la ville rend un hommage appuyé aux déportés et aux résistants. Le maire rappelle qu’il cite d’ailleurs souvent les héros gratiennois dans ses discours. La ville a donc fait le choix de ne pas multiplier les cérémonies et de concentrer les hommages sur les dates les plus hautement symboliques afin de leur garantir une pleine visibilité, d’autant qu’il existe des cérémonies départementales auxquelles on peut assister.  

Nos commentaires : une réponse hélas attendue, puisque la ville n’a jamais répondu à nos invitations lors des hommages que nous avons  nous-mêmes organisé devant le monument aux morts, soit le 27 mai en mémoire de la résistance, soit le dernier dimanche d’avril comme en 2025 avec la présence de la députée Gabrielle Cathala. Les autres communes de la circonscription se montrent moins frileuses, puisque toutes ont organisé une cérémonie en 2025 pour le 80è anniversaire de la libération des camps de concentration nazis. Nous estimons pour notre part que toute cérémonie qui participe au souvenir et à l’enseignement de cette période de notre histoire est positive, et que malheureusement les sujets de la déportation et de la résistance, pourtant si riches en enseignements sur les idéologies d’extrême-droite, ne sont pas suffisamment mis en avant. Ces nouveaux moments commémoratifs pourraient être organisés de manière moins traditionnelle, associant par exemple davantage le travail des collégiens et de leurs professeurs d’histoire,comme cela a pu se faire dans le cadre du concours national de la Résistance. Ce pourrait être l’occasion d’associer autrement que par le simple chant de la Marseillaise, le Conseil municipal des enfants… Les pistes ne manquent pas si on a la volonté de travailler efficacement au « devoir de mémoire » que nous vante régulièrement la municipalité.

Mesures de carte scolaire – Isabelle Volat

Après les dernières réunions du comité départemental sur les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025, il apparait que deux écoles maternelles des Raguenets sont sous la menace d’une fermeture de classe : Jean Zay et Sarrailh. Quelles sont les informations dont dispose la ville à ce sujet et quelle est sa position si ces fermetures se confirment en septembre prochain ?

Réponse du maire : ni ouverture ni fermeture de classe à Saint Gratien pour la rentrée prochaine. Les menaces de fermeture ont été levées le 20 juin, notamment grâce à des dérogations de secteur. 

Nos commentaires : Dont acte. Ces informations auraient pu être données à la commission scolaire, qui aurait pu être saisie, et associée à la réflexion… pas d’ouverture, pourtant espérée, pour l’école Jean Jaurès.

EHPAD les Jardins d’Iroise – Stéphane Bauer

Depuis le Conseil municipal d’avril 2025, l’établissement « les Jardins d’Iroise » de Saint Gratien a fait une nouvelle fois l’objet d’articles de presse, après déjà une grève du personnel dénonçant le manque de soignants pour une prise en charge correcte des résidents. Il s’agit cette fois d’une fermeture de la cuisine de l’établissement, sur ordre du Préfet pour « danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire » : non-respect de la traçabilité, de l’hygiène et des températures, saleté des équipements. Cette situation désastreuse ne peut que nous interpeller, puisque nous sommes soucieux de la qualité de l’accueil des personnes âgées hébergées dans ces structures, et que d’autre part, la commune a eu recours précédemment aux Jardins d’Iroise pour la livraison des repas des personnes âgés à domicile. De quelles informations dispose la ville sur la suite de ces événements et quelle est sa position ?    

Réponse du maire : la ville participe activement au Conseil de la vie sociale de l’établissement. Il y a environ 6 réunions par an. Nous restons en lien régulier via le CCAS avec les familles et les services départementaux. Nous avons rencontré la direction du groupe Iroise le 26 mai afin d’obtenir des explications sur les dysfonctionnements graves constatés et le plan d’action mis en place. Les analyses de la DDPP n’ont pas confirmé de cas d’intoxication alimentaire. L’établissement a toutefois reconnu un manque de vigilance sur la partie restauration et a engagé rapidement des travaux de remise aux normes pour 30 000€ : rénovation de la cuisine, réparation et nouveaux équipements. Un nouveau chef cuisinier est en cours de formation pour une prise de poste en juillet et un audit externe par Optima Pro est prévu. Une inspection de l’ARS a récemment eu lieu sur les volets administratifs et soins. Aucune injonction immédiate à ce stade. Un rapport est attendu d’ici deux mois. Deux postes de soignants en CDI restent à pourvoir avec un recours temporaire à des vacataires. Nous suivons ce dossier avec une particulière attention.   

Nos commentaires : effectivement un dossier à suivre de près puisque les échos que nous avons de la part de familles de résidents font état de problèmes récurrents, notamment en ce qui concerne les effectifs du personnel et la formation de ce dernier.

Adaptation des locaux scolaires – Isabelle Volat

Nous connaissons depuis quelques jours un épisode de chaleur intense, phénomène qui malheureusement se répètera de plus en plus fréquemment dans les années futures. Or, nos écoles sont peu adaptées à ces températures excessives et il devient très difficile d’y travailler dans de bonnes conditions quand les classes sont surchauffées. Pose de stores occultants, installation de ventilateurs, classe à l’extérieur…. sont parfois envisagés dans l’immédiat. Des aménagements plus conséquents comme l’isolation des bâtiments et la végétalisation des cours d’école peuvent être prévus à plus long terme. Quelle est l’action de la commune sur ce sujet, outre la fourniture ponctuelle de ventilateurs ?      

Réponse du maire : les écoles ont été pourvues de ventilateurs fixes ou mobiles mais c’est une réponse à très court terme. À moyen terme, nous travaillons sur un PPI (plan pluriannuel d’investissement, ndlr ) dédié. Des relevés de température sont effectués dans toutes les classes. Un programme de travaux priorisera les écoles et les classes les plus concernées. IL faut aussi certainement qu’à l’avenir les rythmes scolaires s’adaptent aussi à cette problématique.

Nos commentaires : on voit difficilement comment les horaires des écoliers peuvent être profondément modifiés pour échapper aux journées de forte chaleur. Si les ventilateurs sont certes indispensables dans l’immédiat, on voit bien que la ville est à présent rattrapée par son inaction face au changement climatique. Si certains bâtiments scolaires ont bien été réhabilités (il sera intéressant de voir si ces travaux ont été efficaces en terme de protection thermique), il n’en reste pas moins certains points noirs ( Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Jean Moulin, Jean Zay au moins…) et qu’au vu du nombre de ventilateurs fournis, l’ensemble des classes semble concerné. Et surtout, comme nous l’avons encore fait remarquer lors du débat sur le Compte administratif 2024 (le blog y revient très prochainement), rien ne se passe pour la végétalisation des cours d’école, véritables ilots de chaleur. Même si certaines sont arborées, leur revêtement bitumé et imperméable emmagasine et renvoie la chaleur. Un plan sur plusieurs années est là aussi indispensable ! Quant au « PPI » (plan pluriannuel d’investissement) annoncé par le maire, nous sommes heureux d’apprendre son existence, puisque, comme à l’accoutumée, nous n’avons pas été consultés, ni même informés, de cette démarche !  

Expression libre par voie d’affichage – Stéphane Bauer

Le petit espace vert à l’angle des rues Hémonnot et sœur Angèle a récemment été réaménagé. Mais à cette occasion, le panneau d’affichage libre et associatif a été démonté. Or, la réglementation impose une surface minimum dédiée à l’affichage libre selon les normes suivantes pour les villes de plus de 20 000 habitants : 12m2 , augmentés de 5m2 par tranche de 10 000 habitants. Ce qui pour Saint Gratien reviendrait à une surface de 12 + 5 + 5 m2, donc 22m2. Les panneaux Decaux actuels mesurant 2m2, il apparait que nous sommes loin du compte puisque la ville ne compte désormais que 6 panneaux.

Que compte faire la ville pour respecter la liberté d’expression par voie d’affichage, reconnue par la loi ?

Réponse du maire : le maire relève dans notre question une affirmation exacte et une inexacte. Il est en effet nécessaire, en vue d’assurer la liberté d’opinion et de répondre aux besoins des associations, selon le code de l’environnement, que les communes mettent à disposition des citoyens des surfaces d’affichage dites d’affichage libre. Par ailleurs, la surface minimale est précisée en fonction du nombre d’habitants. La ville comptant plus de 10 000 habitants, elle se trouve dans  l’obligation de fournir 12 m2, plus 5 m2 par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants. Le maire considère qu’il faut donc pour Saint Gratien au moins 17 m2 d’affichage, et non pas 22 m2 comme nous le pensons. C’est selon lui le cas, puisque chaque panneau mesure 3,47 m2 par face, ce qui représente 20,82 m2. Ce serait donc tout à fait conforme à la règlementation.  

Nos commentaires : le contrat passé avec Decaux mentionnait une surface de 2m2 par face de panneau et c’est sur cette base que nous avons fait nos calculs. Outre les calculs d’apothicaires de m2, c’est une liberté fondamentale d’expression dont il est ici question ! Le maire reconnaît en commission qu’il n’a aucun intérêt pour cette pratique dont il estime qu’elle dégrade visuellement notre environnement ! Nous pensons bien au contraire que la parole donnée aux murs reste essentielle, même en ces temps de communication numérique. Certains quartiers sont à Saint Gratien totalement dépourvus de panneaux. Quant au calcul des m2 nécessaires, nous le contestons : Saint Gratien comptant 21 000 habitants, ne doit-on pas prendre en compte la tranche entamée entre 20 000 et 21 000 ? Et plus fondamentalement, la surface réglementaire est minimale… rien n’empêche d’aller au-delà en implantant les panneaux de façon plus uniforme dans l’ensemble de la ville, pour une vie démocratique bien pensée. Sans oublier que pour les associations aussi, ces espaces sont indispensables pour faire connaître largement leurs activités.        

À suivre : les dossiers du Conseil, et notamment le vote du Compte administratif 2024

Conseil de juin

Dernier Conseil municipal avant les congés d’été ce jeudi 26 juin 2025.

Séance publique à 20h30 en salle des mariages : unique moyen de s’informer de l’actualité municipale et du travail des élu·es, car contrairement à la plupart des villes, Saint Gratien ne retransmet pas la séance en ligne. 

À lire ci-dessous l’ordre du jour, suivi de nos « questions orales au maire ».

Le compte-rendu de nos interventions et les réponses à nos interrogations seront bientôt retranscrites ici !  

 

Questions orales au Conseil municipal du 26 juin 2025 pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Cérémonies – Stéphane Bauer

La ville ne participe pas jusqu’ici ni aux cérémonies de la journée nationale de la Résistance le 27 mai, ni à celles de la journée nationale des victimes de la déportation, le dernier dimanche d’avril. Nous ne comprenons pas pourquoi. Compte-tenu de la disparition progressive des témoins de cette période tragique de notre histoire, et de la résurgence des théories négationnistes qui la remettent en cause, n’est-il pas temps de revoir cette position et de s’associer aux événements qui contribuent au devoir de mémoire ?  

Mesures de carte scolaire – Isabelle Volat

Après les dernières réunions du comité départemental sur les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025, il apparait que deux écoles maternelles des Raguenets sont sous la menace d’une fermeture de classe : Jean Zay et Sarrailh. Quelles sont les informations dont dispose la ville à ce sujet et quelle est sa position si ces fermetures se confirment en septembre prochain ?

EHPAD les Jardins d’Iroise – Stéphane Bauer

Depuis le Conseil municipal d’avril 2025, l’établissement « les Jardins d’Iroise » de Saint Gratien a fait une nouvelle fois l’objet d’articles de presse, après déjà une grève du personnel dénonçant le manque de soignants pour une prise en charge correcte des résidents. Il s’agit cette fois d’une fermeture de la cuisine de l’établissement, sur ordre du Préfet pour « danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire » : non-respect de la traçabilité, de l’hygiène et des températures, saleté des équipements. Cette situation désastreuse ne peut que nous interpeller, puisque nous sommes soucieux de la qualité de l’accueil des personnes âgées hébergées dans ces structures, et que d’autre part, la commune a eu recours précédemment aux Jardins d’Iroise pour la livraison des repas des personnes âgés à domicile. De quelles informations dispose la ville sur la suite de ces événements et quelle est sa position ?    

Adaptation des locaux scolaires – Isabelle Volat

Nous connaissons depuis quelques jours un épisode de chaleur intense, phénomène qui malheureusement se répètera de plus en plus fréquemment dans les années futures. Or, nos écoles sont peu adaptées à ces températures excessives et il devient très difficile d’y travailler dans de bonnes conditions quand les classes sont surchauffées. Pose de stores occultants, installation de ventilateurs, classe à l’extérieur…. sont parfois envisagés dans l’immédiat. Des aménagements plus conséquents comme l’isolation des bâtiments et la végétalisation des cours d’école peuvent être prévus à plus long terme. Quelle est l’action de la commune sur ce sujet, outre la fourniture ponctuelle de ventilateurs ?        

Expression libre par voie d’affichage – Stéphane Bauer

Le petit espace vert à l’angle des rues Hémonnot et sœur Angèle a récemment été réaménagé. Mais à cette occasion, le panneau d’affichage libre et associatif a été démonté. Or, la réglementation impose une surface minimum dédiée à l’affichage libre selon les normes suivantes pour les villes de plus de 20 000 habitants : 12m2 , augmentés de 5m2 par tranche de 10 000 habitants. Ce qui pour Saint Gratien reviendrait à une surface de 12 + 5 + 5 m2, donc 22m2. Les panneaux Decaux actuels mesurant 2m2, il apparait que nous sommes loin du compte puisque la ville ne compte désormais que 6 panneaux.

Que compte faire la ville pour respecter la liberté d’expression par voie d’affichage, reconnue par la loi ?