8 mai 2023

En ce 8 mai 2023, nous avons participé à la cérémonie de commémoration du 78è anniversaire de la victoire sur la barbarie nazie.

Nous nous souvenons aussi de l’année 1943.

Il y a 80 ans, Jean Moulin mourut sous la torture, et Danielle Casanova succomba du typhus au camp d’Auschwitz.

À l‘heure où l’extrême-droite défile à Paris, n’oublions jamais qu’ils donnèrent leur vie en combattant une idéologie monstrueuse.

À Saint Gratien, un groupe scolaire et une grande avenue portent les noms de ces deux figures de la Résistance.

Quelques images de la cérémonie de ce matin devant le monument aux morts place de la mairie, puis au cimetière.

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Au Conseil municipal d’avril 2023….

Nous votons « pour » la tarification des longs séjours pour les jeunes pour l’été 2023.

Nous remarquons comme à l’accoutumée, un très faible nombre de séjours possibles par rapport au nombre de jeunes Gratiennois entre 6 et 17 ans.

La ville propose en effet pour cet été 30 places contre 50 en 2022.

L’offre est donc en nette baisse. Elle était de 546 jours en 2021; de 500 en 2022 ; de 340 en 2023.

Le coût pour la ville est de 14 340€, contre 20 000€ en 2022.

Ce sont des sommes infimes rapportées au budget de fonctionnement.

Nous interrogeons une nouvelle fois sur le fait que les inscriptions se réalisent un vendredi de 17 à 19h. Premier arrivé, premier servi ? Est-ce que ce sont toujours les mêmes enfants qui partent et quels seraient les critères d’attribution en cas de demandes non satisfaites ?  

Plus fondamentalement, nous regrettons que le débat ne soit jamais mené. La ville se satisfait de dire que les « colos » ne sont plus d’actualité. On accepte la disparition des colonies généralistes et accessibles à tous au profit de la consommation de loisirs spécialisés. Le maire vante bien évidemment à chaque fois que nous faisons cette remarque, les divers stages pour les enfants et jeunes du type « 100% sport »… Mais partir, c’est autre chose. Or, à St Gratien, il n’y a plus de classes de découverte suite à leur suppression par la ville en 2009. Les séjours de vacances sont réduits à leur plus simple expression.  

Aujourd’hui en France, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Les enfants des milieux les plus modestes sont évidemment les premiers concernés. On rate quelque chose en se contentant de dire qu’il n’y a pas de demande de la part des familles. On peut ensuite s’étonner naïvement, comme le fait le nouvel adjoint à la jeunesse, que des jeunes Gratiennois n’aient jamais vu la mer…  

Enfin, nous soulevons la disparition dans le plus grande discrétion des « courts séjours » de printemps et d’été en 2023. En effet, nous n’avons pas voté de tarifs depuis décembre 2021. L’adjointe aux affaires scolaires confirme, sans s’étendre sur le sujet..  

Il y a donc bien suppression de services à la population, alors que l’adjoint aux finances nous affirme toujours le contraire ! Dans ce cas précis, ce n’est pas n’importe quel service, puisque ce sont les enfants de la ville qui en font les frais..  

Mais finalement pourquoi soulever ces questions puisque tout est déjà bouclé ? Les séjours et leurs modalités sont déjà annoncés sur les sites de la ville, alors que le Conseil ne les a pas encore votés… Un nouveau signe s’il le fallait, que l’assemblée communale est devenue une simple chambre d’enregistrement où le débat n’a plus lieu d’être puisque les décisions sont déjà prises. Voilà pourquoi certain·e·s élu·e·s sont si pressé·e·s de voir finir la séance, voire prêtent davantage d’attention à leur téléphone qu’aux échanges ?

Un espoir

Comment caractériser la situation politique actuelle et quel horizon politique au-delà du retrait de la réforme ?

Ian Brossat, porte-parole du PCF, s’exprime sur le sujet dans le magazine « Regards ». C’est à lire ci-dessous. Les photos sont du blog (merci à S.B.).

Rude exercice que celui qui consiste à dresser aujourd’hui le bilan des trois mois intenses qui viennent de s’écouler. Pour au moins deux raisons. D’abord, parce que la bataille des retraites n’est pas terminée, n’en déplaise au président de la République qui voudrait refermer cette « séquence » comme on termine la première saison d’une série. La mobilisation se poursuit, elle prend des formes nouvelles avec les « casserolades », les manifestations de colère qui accompagnent toutes les sorties publiques des figures de la Macronie…

Ensuite, la situation est difficile à résumer précisément parce qu’elle est traversée de contradictions multiples. D’une part, une intersyndicale unie, des mobilisations gigantesques rassemblant des millions des travailleurs, des grèves massives – malgré le sacrifice que représente une journée de salaire perdue dans cette période d’inflation galopante – et surtout le soutien constant et encore inentamé des Français. Tout cela est bel et bien réel. Nous ne l’avons pas rêvé. Nous l’avons fait. Collectivement.

D’autre part, un gouvernement qui a choisi jusqu’à présent de rester droit dans ses bottes, balayant d’un revers de main la colère populaire. Il a usé de tous les outils les plus autoritaires qui sont à sa disposition : du 49.3 à la répression policière sur les manifestants en passant par les maires mis à l’index par les préfets pour avoir osé afficher leur soutien à la grève sur le fronton de leur mairie. En conclure que la mobilisation a été un échec serait trop rapide. Parce que la France n’est plus tout à fait la même à l’issue de ces trois mois. Les idées de justice et de solidarité ont gagné du terrain. Pour le dire en quelques mots : ils ont d’ores et déjà perdu. Nous n’avons pas encore gagné.

C’est donc cette perspective de victoire qui doit nous occuper. Gagner sur les retraites et conquérir le pouvoir demain. La question est d’autant plus vive que nous ne sommes pas seuls dans ce combat face à la Macronie. L’extrême droite attend son heure. Et elle sait que la colère sans espoir, c’est de l’or en barre pour elle. C’est donc à nous – à la gauche dans sa diversité – qu’il revient de redonner de l’espoir.

De ce point de vue, l’intersyndicale a assurément beaucoup à nous apprendre. Sur trois points au moins.

  • Premièrement, par sa capacité à faire l’union sans écraser personne, à bâtir l’unité dans le respect de chacune de ses composante. Et pourtant, ce ne sont pas les différences qui manquent.
  • Deuxièmement, par sa capacité à mobiliser massivement dans les sous-préfectures autant que dans les grandes métropoles.
  • Troisièmement, en faisant la démonstration qu’il est possible de rassembler une très large majorité de notre peuple autour des enjeux du travail : sa place dans nos vies, sa rémunération, son sens…

Nous rassemblons aujourd’hui un Français sur quatre. C’est le score de la Nupes aux dernières législatives. C’est celui qu’on nous prête si des élections avaient lieu demain. L’intersyndicale, elle, rassemble trois Français sur quatre. C’est dire que nous avons une marge de progression conséquente.

J’ajouterais un élément. La victoire, cela suppose la capacité à rassembler une majorité. Les institutions actuelles font que les élections présidentielle et législatives sont des scrutins à deux tours. Chacun le sait – et cela peut relever de l’évidence – mais j’y insiste. Car l’enjeu n’est pas seulement d’arriver au second tour, mais de le gagner. Longtemps, les duels face à l’extrême droite étaient quasi systématiquement couronnés de victoire. Les dernières législatives l’ont prouvé : ce n’est plus le cas. La qualification au second tour est une condition nécessaire de la victoire, mais pas suffisante. Il nous faut donc montrer dès le premier tour un visage suffisamment rassembleur pour être capables de gagner au second.

De tout cela, parlons ensemble. Débattons. Sans caricatures ni faux semblants. C’est ainsi que nous avancerons ensemble et que nous créerons les conditions des victoires d’aujourd’hui et de demain.

Historique 1er mai

Un 1er mai bien rempli, un 1er mai qui marquera !

Vente à Saint Gratien du traditionnel muguet du PCF dès le début de la matinée, place du Forum et centre commercial des Raguenets.

Malgré les vacances scolaires et le pont de ces trois jours, nos belles petites fleurs, fraîches et de production française, ont trouvé preneur bien avant midi.

Merci à toutes celles et ceux qui ont ainsi aidé au financement de notre activité ! Le PCF est l’une des organisations politiques qui dépend le moins des subventions publiques, car il vit en grande partie du reversement des indemnités de ses élu·e·s, des cotisations de ses adhérent e.s et de ses propres initiatives financières. Merci de vos encouragements !

À peine notre stand éphémère replié, départ pour la manifestation parisienne. Entre République et Nation, ce 1er mai et 13è journée de mobilisation contre la pseudo réforme des retraites, ce fut une nouvelle démonstration de force avec deux impressionnants cortèges très fournis. Un 1er mai historique avec toutes les organisations syndicales réunies.

Oui, une autre réforme est possible ! Avec nos brins de muguet et  nos vœux de jours heureux, nous vous offrons un débouché politique pour contrer la « réforme » du gouvernement ! C’est à lire ci-dessous, avec nos photos du défilé.

Des prix pour les CM2

Suite de notre compte-rendu du Conseil municipal du 13 avril 2023 à Saint Gratien

Nous votons « pour » la remise de « prix » de fin d’année pour les élèves de CM2, toutefois sans conviction. « Prix » est d’ailleurs un terme peu adapté. Il s’agit d’un geste fait par la ville pour marquer la fin de la scolarité dans les écoles communales.

La ville offre depuis deux ans une calculatrice et un bon d’achat pour un livre ou une BD d’une valeur de 10€. Cela remplace le traditionnel dictionnaire que la ville remettait auparavant aux élèves quittant le cycle primaire.  

La calculatrice nous semble être plutôt une aide aux familles car cet achat est un peu obligatoire pour le collège. Le bon d’achat de 10€ à dépenser dans une librairie de la ville est un montant assez faible et permet peu de chose en dehors d’un livre de poche.

On est loin du dictionnaire qui pouvait être conservé et utilisé plusieurs années, et constituait donc un souvenir plus marquant des années de primaire, tout en étant utile durant le collège.

La ville nous indique qu’un choix similaire et un budget analogue sont déjà prévus pour les années à venir. Et bien cela nous évitera des débats en commission scolaire ! Pourtant la promesse nous avait été en avril 2022 de réexaminer le choix les années suivantes : « Néanmoins, un échange pourra avoir lieu dans le cadre de la commission afin d’envisager des propositions de dotations différentes pour les années suivantes ». Les promesses n’engagent que ceux et celles qui y croient, c’est bien connu.

Le budget alloué à cette initiative restera analogue dans les années à venir. Cela sera difficile à tenir avec l’inflation que l’on connaît actuellement. Je remarque surtout que la dépense reste tout à fait modeste : 7000€ pour les 270 élèves concernés cette année.

Les mauvais esprits que nous sommes diront que la remise de ce « prix » est aussi l’occasion de voir le maire dans les écoles… et que c’est assez rare pour être souligné.    

À suivre : la disparition des courts séjours de vacances

1er mai

1er mai 2023

Journée d’action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleuses et travailleurs, le progrès social, la paix et la solidarité.

Les communistes de Saint Gratien commenceront la journée par une initiative essentielle pour le financement de l’activité du PCF : la vente du muguet !

Retrouvez-nous lundi matin dès 9 heures place du Forum et au centre commercial des Raguenets à partir de 10 heures.

L’occasion bien sûr de discussions et d’échanges, dans cette période de colère sociale et de mobilisations partout dans le pays contre la « réforme » des retraites.

L’après-midi nous rejoindrons la manifestation parisienne et serons avec les syndicats pour un grand 1er mai ! Retrait de la « réforme » et retraite à 60 ans, augmentations des salaires, défense et développement des services publics, moyens pour la transition écologique, respect de la démocratie… les casseroles n’ont pas fini de retentir !    

Des surprises et un rêve

Réunion de quartier ce 17 avril dans la grande salle du centre Camille Claudel.

En retard, je rate la page de publicité municipale sur le dispositif « Voisins vigilants », qui figure désormais en premier point des sujets traités. Pas de regrets, je ne crois pas du tout en cette plate-forme privée qui prospère sur le sentiment d’insécurité répandu dans nos banlieues. Outre que la « surveillance » est un vrai métier qui doit être pratiqué par les professionnels que sont les forces de police, je pense que c’est de « l’humain d’abord » qu’il faut remettre dans nos quartiers, enseignant·e·s, médecins et infirmières scolaires, éducateurs·trices, animateurs·trices… Je ne crois pas non plus en l’efficacité des caméras, qui sont implantées de plus en plus nombreuses, sans qu’un quelconque bilan en soit jamais tiré.

J’arrive donc au moment où sans surprise, c’est la question du stationnement qui est abordée. Comme dans tous les quartiers, le nombre de places semble tout à fait insuffisant par rapport à celui des véhicules. Problème insoluble, sauf à consacrer toujours plus d’espaces aux parkings ? C’est toute la question du réaménagement des villes, étouffées par la circulation et le stationnement qui se pose. Développement des transports doux, très adaptés dans notre ville au petit territoire, des transports en commun, ou navette municipale qui éviterait le recours à la voiture… des solutions de fond qui ne sont jamais évoquées en réunion de quartier.

Surprise par contre, lorsqu’une mère de famille interroge sur le tarif de la cantine ! Elle propose de mutualiser pour baisser le coût pour les familles. L’occasion de rappeler notre proposition de porter auprès de la communauté d’agglomération le principe d’une cuisine centrale (et ses avantages, entre meilleurs repas préparés sur place, la non-dépendance aux contrats liant la ville au privé et les potentielles aides de l’État…) Deuxième surprise ! Le maire qui jusqu’ici semblait imperméable à toute suggestion de ce genre, ne paraît pas ce soir hostile à cette réflexion ! Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.

Autre découverte, décidément la soirée est fertile en annonces, les travaux de la rue de Verdun verront l’implantation d’une « bande cyclable », marquage au sol indiquant la présence et la circulation possible de vélos sur la chaussée. Certes, ce n’est pas une « piste » cyclable sécurisée car séparée de la partie de la chaussée réservée aux voitures, mais c’est mieux que rien ! Certainement les retombées de l’obligation légale de prévoir un aménagement cyclable en cas de réfection de voirie. Nous l’avions rappelée au maire lors des demandes de subvention des travaux, sans succès. Tant mieux si les choses évoluent ! Il est important de faciliter la circulation cyclable depuis, ou vers la gare RER, et ce malgré l’étroitesse de la chaussée et le passage des bus.

Nouvel étonnement lorsque je pose la question de la ô combien nécessaire rénovation de la passerelle de la gare. Un équipement ancien et très vétuste, raide d’une trentaine de marches étroites et très abimées comme en témoignent nos photos. Vraiment un passage difficile pour nombre de gens souhaitant relier les Raguenets au centre-ville, et une véritable coupure physique entre les quartiers.

Le maire nous indique que la passerelle est municipale, alors que nous la croyions propriété SNCF. Des études seraient prévues, nous suivrons l’affaire car cela mériterait vraiment une réhabilitation profonde, à défaut d’un large passage souterrain comme il en existe dans certaines communes,  facilitant la circulation piétonne et cycliste… une occasion certainement manquée il y a des années lors de l’aménagement du souterrain pour voitures sur la D14.

Pas de surprise en revanche lorsque mon collègue du Conseil municipal Stéphane Bauer propose de tenir une brocante dans le quartier des Raguenets. Une animation qui serait bienvenue surtout si elle permettait la vente de vêtements, contrairement à la « brocante de rue » (mais aux Raguenets aussi, ce sont des rues ! ) invariablement localisée rue Terré, et sans vente, ni don possible de vêtements. Pourtant l’occasion en ces temps de forte inflation, de rendre service à de nombreuses familles avec enfants !

Enfin, le maire se lamentant sur la baisse des dotations d’État, l’absence de bouclier tarifaire pour les villes et la charge nouvelle de 2 millions d‘euros qui lui incombe, entre augmentation du SMIC, et hausse des prix de l’énergie, nous lui re-re-re-suggérons de réduire de façon partielle et ciblée l’éclairage public, par exemple entre minuit et 5 heures du matin dans certaines rues, ce qui permettrait l’économie pas tout à fait négligeable de 100 000€…  Mais là, pas de surprise, c’est toujours non ! L’électricité n’étant pas chère la nuit, ce n’est pas à ce moment qu’il faut l’économiser, nous dit-il, nous laissant quelque peu interloqués devant cet argument… Nous sommes la ville la plus dense du Val d’Oise, poursuit-il,  et ce serait une atteinte à la sécurité. Outre que c’est en grande partie aux amis politiques du maire, aux affaires depuis 1983, que nous devons cette densification excessive, cela ne signifie pas pour autant qu’il y a foule dans nos rues au milieu de la nuit, ni que l’extinction des lampadaires entraîne une hausse des actes de délinquance… C’est même le contraire, le voleur aussi ayant besoin d’éclairage. D’ailleurs les communes avoisinantes ayant éteint leur éclairage public ne sont pas victimes d’une hausse massive de la délinquance, ni les multiples villes de France où cette mesure est appliquée depuis longtemps. Nous y gagnerions un meilleur sommeil, une biodiversité mieux préservée, et nos enfants pourraient découvrir la présence des étoiles… Rêvons un peu.           

 

Très chère cantine

Suite du compte-rendu du Conseil municipal de Saint Gratien le 13 avril 2023

Nous votons contre les tarifs des prestations périscolaires pour la rentrée scolaire 2023-2024.

La cantine augmente de +3%, les autres tarifs (accueils, centre de loisirs) restent sans augmentation.

Surprise ! Nous n’avons pas la grille des tarifs dans notre dossier. Le Conseil va donc voter le principe d’une augmentation des tarifs de cantine de +3%, sans avoir sous les yeux les 14 tarifs (10 tarifs selon les tranches de quotient familial, les tarifs pour fréquentation exceptionnelle et les tarifs pour les enfants hors commune).

Nous avons donc fait les calculs nous-mêmes pour le tarif le plus bas et le plus élevé de la grille : le repas au tarif 1 passe de 2,25€ à 2,31€ et le repas au tarif 10 de 7,77 à 8€. Ce tarif concerne environ 32% des familles.

Des coûts loin d’être indolores lorsque deux enfants déjeunent chaque jour, par exemple.

Cette hausse est pourtant presque surprenante puisque c’est l’augmentation récurrente des années « ordinaires », sans l’inflation que nous connaissons cette année. Mais évidemment elle n’est pas anodine puisqu’elle intervient sur des tarifs déjà très élevés. En consultant les tarifs de nombreuses villes du Val d’Oise (environ 40 dont nous avons relevé les tarifs), on remarque que Saint Gratien est dans le « top 10 » pour le tarif le plus bas. Et nous n’avons pas trouvé de tarif maximum supérieur à 8€ dans le 95.

La ville est très liée par le contrat avec la société Sogérès qui prévoit des  augmentations annuelles : l’augmentation pour la ville est de +3,6% cette année.

Les villes qui ont une cuisine centrale et pas de délégataire s’en sortent mieux car elles ne sont pas soumises à ces contrats et de plus, bénéficient d’une aide de l’État. En effet, un « filet de sécurité » a été institué en faveur des communes pour 2022, qui concerne les dépenses liées à la restauration scolaire. Dans ce cadre, les communes bénéficieront d’une dotation de l’État à hauteur de 70 % de la hausse de leurs dépenses d’achats de produits alimentaires constatée en 2022. Mais cela ne couvre pas les dépenses alimentaires des communes lorsque celles-ci font appel à un prestataire de service. Donc Saint Gratien n’a droit à aucune aide.  

Au passage, on apprend dans le « Mag » municipal que l’énergie ne compte que pour 5% dans le prix d’un repas. Pourtant c’était un des arguments pour justifier les augmentations habituelles de +3% de la cantine.

D’une manière générale, la ville a très -trop- fréquemment recours au système de délégation : la cantine, le stationnement payant, à présent la restauration dans les crèches, et même la réservation de places dans des crèches privées, le marché municipal… Finalement que restera-t-il bientôt à la ville à part la passation de marchés au privé… pour se retrouver contrainte par leurs conditions ?

Nous avons demandé la répartition des élèves dans les différents réfectoires des écoles puisque la ville annonce une augmentation de la fréquentation de la cantine mais nous n’avons pas obtenu cette information. Une fréquentation plus importante signifierait, selon le maire et l’adjoint aux finances, une satisfaction des usagers. C’est oublier que les parents qui travaillent sont évidemment contraints d’inscrire les enfants à la cantine ! Un service qui fait d’ailleurs de plus en plus partie intégrante de la journée scolaire, et représente un moment important de socialisation et de convivialité. La cantine doit être de qualité et accessible à tou·tes. Cela passe selon nous par une régie municipale, qui pourrait être soutenue par la communauté d’agglomération.

À suivre les autres dossiers du Conseil… et particulièrement l’augmentation de la taxe foncière : + 22% minimum…

Vivent les marchés !

Quatre marchés dans une ville de 30 000 habitant·e·s ! Ce serait donc possible de développer ce type de commerce de proximité dans nos villes ?

Pour notre part, nous y croyons ! C’est pourquoi nous défendons notre marché municipal et plaidons pour son développement.  

Questions d’avril

Voici nos questions orales au maire lors du Conseil municipal du 13 avril 2023, et les réponses obtenues.

Groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

1 – Buvette du marché   Isabelle Volat

Depuis quelques mois, la buvette du marché, soutenue par la ville qui prend en charge les droits de place (voir PV du CM de juin 2022), apporte un lieu convivial sous la halle et contribue à l’attractivité du marché. Suite à nos questions répétées sur le sort du marché, il a été dit qu’il était envisagé une extension de son activité via une restauration rapide à partir des produits d’autres commerçants du marché. Or, la buvette a reçu récemment de Mandon-Somarep un cumul de factures d’eau et d’électricité sans justificatifs, incohérentes et disproportionnées (plus de 1900 € sur 18 mois cumulés). Bien que les ayant réglées, la gérante s’est vu signifier son congé par Mandon, exclusion qui finalement n’a pas eu lieu, bien que Mandon-Somarep lui ait coupé l’eau et l’électricité juste après le marché du 2 dimanche avril.

Comment comprendre cette affaire, ces pratiques et quelle est la position de la ville ?

Réponse du maire : le maire nous remercie de soutenir l’initiative de la municipalité visant à dynamiser le marché par l’animation d’une buvette. Il regrette que le gestionnaire du marché ait pu menacer de couper les fluides pour obtenir le règlement d’un arriéré de charges de 18 mois, sachant que la ville prend déjà sa part en prenant en charge le loyer. Il ne doute pas que la gérante de la buvette se consacrera pleinement à l’animation de l’espace de convivialité, y compris le mercredi, en pleine collaboration avec le service commerce. La gérante aurait refusé selon lui, de rencontrer la ville pour évoquer ce litige, et elle ne voudrait pas proposer les produits des autres commerçants. Il n’y a « pas de sujet ». On en discutera en commission commerce, conclut-il.

Notre commentaire : difficile de régler des factures avant qu’elles ne soient présentées.. La gérante reçoit au bout de 18 mois des factures de 1900€, qui ne sont justifiées par aucun relevé puisque la buvette ne dispose d’aucun compteur d’eau ni d’électricité, et qui paraissent bien élevées pour l’activité modeste d’une buvette limitée à deux demi-journées par semaine… Des pratiques récurrentes chez Mandon-Somarep mais qui ne semblent pas émouvoir le maire. Quant à nous renvoyer à une commission « commerce » qui se tiendra au mieux dans deux mois.. une pratique là aussi habituelle mais toujours détestable. Nous restons pour notre part en contact avec la gérante de la buvette, car nous sommes effectivement, comme le souligne bien ironiquement le maire dans sa réponse, très attachés à l’activité du marché municipal, et très souvent en désaccord avec lui sur cette question  !

2 – Inspirations durables   Stéphane Bauer

La ville a répondu négativement à l’association « Mieux se déplacer à bicyclette » qui souhaitait participer à l’édition du 13 mai prochain d’Inspirations durables.

Quels sont les critères de sélection pour le choix des associations partenaires pour cette initiative et in fine, qui décide de la participation ou pas d’une association à la journée Inspirations durables ?

Réponse du maire : « Inspirations durables » n’est pas la journée des associations. C’est une manifestation municipale avec une programmation présentée par le service du développement durable, validée par l’adjoint en charge du secteur et le maire.    

Notre commentaire : le fait du prince.

3 – Récupérateurs d‘eau   Isabelle Volat

La gestion de l’eau devient un problème important en ces temps de dérèglement climatique et de sécheresses récurrentes. Particuliers et collectivités s’équipent de récupérateurs d’eau de pluie pour limiter leur consommation d’eau potable. Des communes favorisent ces pratiques en proposant à leurs administrés des achats groupés de récupérateurs d’eau, dans l’objectif de développer la récupération tout en limitant le coût des équipements.

La ville a-t-elle réfléchi à cette possibilité, déjà évoquée en réunion de quartier, et en Conseil municipal par nous-mêmes lors de précédentes séances ?

Réponse du maire : la ville est déjà équipée de deux dispositifs de récupération d’eau de pluie sur deux sites : Cressonnières et crèche des Coccinelles pour 30m3 qui permettent l’arrosage des bacs et jardinières l’été. Un autre dispositif sera créé au jardin pédagogique Jean Zay récoltant les eaux de pluie de 320m2 de toiture du gymnase pour alimenter une cuve de 6m3. La réflexion pour des achats groupés doit être portée auprès la CAPV qui est en charge de la gestion de l’eau et de l’assainissement. Une prochaine révision du PLU examinera la question du ruissellement des eaux de pluie à la parcelle.

Notre commentaire : notre question portait sur les achats groupés, le maire nous renvoie à la communauté d’agglomération. Nous n’y siégeons pas et doutons que le maire y fasse part de notre proposition.. Il reste que c’est une initiative qui pourrait très bien être menée au niveau municipal… à condition que la municipalité souhaite s’y engager, ce qui visiblement n’est pas le cas.

 4 – Motions de la ville   Stéphane Bauer

Le Conseil municipal a récemment voté deux motions :

-en décembre 2022, une motion adressée à la SNCF et à IDF-Mobilités sur la dégradation des transports dans notre région

-en novembre 2022, une motion adressée au gouvernement et reprenant diverses mesures destinées à accompagner les collectivités face aux conséquences de la crise économique et financière.

Quelles retombées ou réponses ont reçu ces motions ? Qu’en a fait le Préfet ?

Réponse du maire : le maire n’a reçu de réponse ni de IDF-Mobilités, ni de la SNCF, ni même du Préfet.

Notre commentaire : ces motions n’ont donc que peu d’intérêt, si elles ne sont pas soutenues par une campagne d’information et de pétition de la population, comme nous le proposions dès novembre 2022. La ville se donne bonne conscience en laissant croire qu’elle mène une action sur ces sujets essentiels, mais ce n’est que poudre aux yeux des citoyen·nes.   

 5 – Maison de l’eau   Stéphane Bauer

« L’ambitieux projet de construction de la Maison de l’eau du Siare, à proximité du bassin des Cressonnières, à Saint-Gratien, a été officiellement lancé le 22 mars 2023. » peut-on lire tout récemment dans un journal local. « Ce projet traitera de différentes thématiques liées à l’eau, telles que la biodiversité des milieux aquatiques et des zones humides, les conséquences de la pollution, les gestions des eaux de pluie, etc. » nous apprend la Gazette. Car jamais ce projet n’a été évoqué ou présenté, ni en Conseil municipal, ni en commission de développement durable, ni en réponse à notre question en février 2023 sur les travaux du bassin des Cressonnières. Pourquoi ?

Réponse du maire : la « maison de l’eau » est un projet du Siare, qui a actualisé son site Internet sur le sujet. Le Siare a ses propres instances de gouvernance et décide de sa communication. La ville communiquera sur ce lieu unique dans le Val d’Oise en fonction de l’avancée du projet et en partenariat avec le Siare. Les services « développement durable « et « scolaire » participent activement à l’élaboration du projet pédagogique et aux animations.   

Notre commentaire : une question utile donc puisque nous apprenons que ce projet concerne bien la ville dont les services sont impliqués… mais sans info vis-à-vis des élus minoritaires, comme d’habitude, aucune des deux commissions développement durable ou scolaire n’ayant jamais abordé ce sujet. 

À suivre les autres points étudiés au Conseil