Avec la Gauche communiste, écologiste et citoyenne du Conseil régional

Le groupe de la Gauche Communiste Écologiste et Citoyenne invitait à une journée de travail au siège du Conseil régional à Saint-Ouen le vendredi 10 février 2023.

L’ordre du jour était le suivant :

  • Situation dans les lycées (dotations, restauration, plan d’urgence, lycées professionnels…),
  • Formation professionnelle et insertion : le big bang régional (missions locales, EDI, agences…),
  • Financement, fonctionnement et privatisation des transports,
  • Sécurité (état des dispositifs, du droit et des recours),
  • Révision du SDRIFE (calendrier, objectifs connus),
  • Logement (état des dispositifs régionaux, suppression des aides)

Céline Malaisé, présidente du groupe

Concernant le financement, le fonctionnement et la privatisation des transports en Ile de France, voilà ce qui  a été présenté. Un sujet qui préoccupe nombre de nos concitoyens, confronté·e·s aux dysfonctionnements continuels des transports collectifs dans notre région.

Stéphane Bauer

Paris, 7 février 2023

Du monde, beaucoup de monde entre Opéra et Bastille ce mardi 7 février ! Il a fallu deux itinéraires pour écouler la foule des manifestant·e·s.

Quelques images de ce défilé, partagées dans le car du syndicat FSU au départ d’Argenteuil.

Rendez-vous samedi 11 février de République à Nation pour répéter au gouvernement, sur un air bien connu, « ne touchez pas au fruit de mon travail », « ma retraite, faut pas qu’elle s’en aille »!

Les rendez-vous de février

Retraites : on amplifie les 7 et 11 février !

La journée du 31 janvier a montré une détermination historique à refuser le projet de réforme des retraites. Avec le soutien de la population à plus de 70%, et 80% des actives et des actifs, les organisations syndicales prennent leurs responsabilités face à un gouvernement qui refuse d’écouter et impose le blocage. Elles appellent «la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme».

Prochains rendez-vous de mobilisation

Après les grandes manifestations des 19 et 31 janvier 2023 à Paris, les marches locales aux flambeaux des 27 janvier à Pontoise et 1er février à Argenteuil, retrouvons-nous pour manifester :

À Cergy !

– Le 7 février à 10h, parcours : maison des syndicats – les chênes – préfecture – université – maison des syndicats

Et à Paris :

– le 7 février à 14h à Opéra, direction Bastille

– le 11 février à 13h à République, direction Nation

De nombreux cars affrétés par les syndicats au départ du Val d’Oise !

Communiqué de l’intersyndicale

A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, ce 31 janvier a confirmé la très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement.

Plus de 2,5 millions travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité.e.s, se sont mobilisés, par la grève et/ou ont manifesté sur l’ensemble du territoire. Cette mobilisation d’ampleur fait suite à celle du 19 janvier qui avait rassemblé près de 2 millions de personnes. La jeunesse s’est particulièrement mobilisée aujourd’hui pour refuser la précarité grandissante que promet le gouvernement.

La population soutient les revendications des organisations syndicales qui s’opposent au recul de l’âge légal de départ à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisations. 9 travailleurs sur 10 rejettent la réforme, 2/3 de la population soutiennent les mobilisations.
Personne ne s’est laissé tromper par la propagande du gouvernement.

Les organisations syndicales dénoncent ainsi le mail du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, envoyé tant à des agents publics qu’à des salariés de droit privé, présentant une liste d’arguments en faveur de la réforme des retraites.
Les organisations syndicales n’acceptent pas les propos tenus par la Première ministre, ce dimanche, indiquant que, selon elle, « l’âge de départ à 64 ans n’est plus négociable ». Pour les organisations syndicales le recul de l’âge de départ n’a jamais été négociable ! Les propositions alternatives formulées par elles sont toutes restées lettre morte ! Cela démontre le jusqu’au-boutisme du gouvernement, sourd au rejet exprimé par la totalité des organisations syndicales et l’immense majorité des citoyens.

Rien ne justifie une réforme aussi injuste et brutale. Le gouvernement doit entendre le rejet massif de ce projet et le retirer.
L’intersyndicale appelle toute la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme. Elle appelle, d’ici là, à multiplier les actions, initiatives, réunions ou assemblées générales partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève.

L’intersyndicale se réunira le mardi 7 février au soir.

Paris le 31 janvier 2023

Ça flambe à Pontoise !

Certainement la plus grosse manif qu’ait connu Pontoise depuis des années ! À l’appel des syndicats rassemblés, un imposant cortège de Val d’Oisien·nes a défilé depuis la gare jusqu’au tribunal, en passant par les rues commerçantes de la ville.

Une belle « retraite aux flambeaux » pour dire non à la réforme des retraites !

Prochain rendez-vous à Paris mardi 31 janvier, à 14h place d’Italie ! De nombreux cars partiront du Val d’Oise.

 

 

Commune commune

Nous * étions hier dimanche après-midi au cinéma. À l’invitation de l’équipe des « Toiles », une des deux réalisatrices du film documentaire « Commune commune », sorti en décembre 2022, est venue échanger avec le public à l’issue de la projection.

Dans le mot « commune« , il y a « commun« . Comment fait-on du commun dans une gestion municipale ?

« Commune commune » traite de la fondamentale question des pratiques démocratiques. Aux élections municipales de 2014, dans la Drôme, les citoyens de Saillans confient la mairie à une liste proposant un partage du pouvoir entre élus et habitants. À l’heure d’un certain désenchantement politique, l’espoir suscité par cette victoire est immense. Cinq ans plus tard, alors que les élections municipales approchent, le village se réunit pour tirer un premier bilan de cette expérimentation politique. L’expérience sera-t-elle prolongée pour une nouvelle mandature ?

De choix qui peuvent paraître mineurs comme celui de la couleur des pots de fleurs, à ceux plus essentiels de la conception du PLU, de l’accueil de migrants ou de l’extinction de l’éclairage public… le film retrace les débats et les réunions, les instances mises en place, les nouvelles méthodes d’échange, les divergences, les avancées, la fatigue, les désillusions, les succès… de six années de pratiques originales et participatives. Un foisonnement d’idées et de rencontres, avec la participation de dizaines de personnes dans un petit village de 1 200 habitants… 

Il serait donc possible, pour une équipe municipale, de se nourrir et de s’enrichir tout au long de son mandat, de l’apport de sa population ? Qui participe et qui est absent ? Faut-il avoir au préalable une trame municipale ou avance-t-on au fur et à mesure ? Faut-il former les citoyen·nes pour qu’ils et elles deviennent des expert·e·s ? Au final, qui décide ?

Autant de questions passionnantes que se posent de nombreux·ses élu·e·s à l’heure où les scrutins municipaux se heurtent à une abstention massive. Il y a beaucoup à dire -et à faire- dans notre commune, où seuls 35% des électeurs et électrices se sont déplacé·e·s le 20 mars 2020. Comment associer les habitant·e·s le plus étroitement possible aux décisions qui les concernent, et sur lesquelles leurs avis sont pertinents : ne sont-ils/elles pas des « expert·e·s » du quotidien ? Peut-on se satisfaire de leur apporter une information parcellaire, et a posteriori des décisions ? Hélas, si ce sujet  est capital, nous étions deux seul.e.s élu·e·s ce dimanche après-midi pour en débattre…

Merci à l’équipe des « Toiles » qui a permis cette rencontre, après celle déjà passionnante de janvier dernier, autour du film « Municipales » qui relatait l’action d’une maire cherchant à faciliter l’accès au logement dans sa commune. Des thèmes qui nous concernent tous et toutes… pour une ville qui nous soit réellement « commune ».

 

 

Aller plus loin : lire les échanges entre le sociologue Séverin Muller, le politiste Mario Bilella et les deux réalisatrices du film, propos recueillis par François Sarfati.

 

* Stéphane Bauer et moi-même, élu·e·s de la liste  « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », accompagné·e·s de colistier·ères

Le 31, on continue !

Communiqué des organisations syndicales après la mobilisation du 19 janvier 2023

Une puissante mobilisation qui oblige au retrait

Ce 19 janvier, partout sur le territoire, plus de deux millions de travailleuses et travailleurs, et de jeunes se sont mobilisé-es mis en grève et/ou ont manifesté, dans le public comme dans le privé, contre la réforme des retraites de ce gouvernement.
Cette réforme est inacceptable et va à l’encontre des intérêts de la population. Elle ne s’y trompe pas, puisque même avant d’être dans la rue plus de 600 000 personnes ont déjà signé la pétition intersyndicale.

Les travailleuses et les travailleurs aspirent à partir à la retraite en bonne santé, et avec un niveau de retraite qui permette de vivre dignement. Le message est très clair : le gouvernement doit renoncer à la fois à l’âge de départ à la retraite à 64 ans et à l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. D’autres solutions existent, elles ont malheureusement été balayées d’un revers de main.

L’ensemble des organisations syndicales réaffirme son opposition à la réforme et sa détermination à avoir un système de retraite juste, financé aussi par un autre partage des richesses.

Afin de renforcer et d’inscrire dans la durée cette première mobilisation massive, les organisations syndicales appellent dès à présent à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle.

L’intersyndicale invite la population à signer massivement la pétition, et appelle à multiplier les actions et initiatives partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève, notamment autour du 23 janvier, jour de la présentation de la loi au conseil des ministres.

Elles appellent les salarié-e-s et les jeunes à préparer des assemblées générales pour discuter des poursuites de la mobilisation.

Et alors que le gouvernement appelle les organisations syndicales à être responsables et à ne pas bloquer le pays, nous réaffirmons qu’il est et sera le seul responsable de cette situation puisque 9 travailleuses et travailleurs sur 10 rejettent cette réforme injuste et brutale.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites, c’est pourquoi l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier. L’intersyndicale se réunira le soir même.

Paris le 19 janvier 2023

Signez la pétition

La faute à Valérie

Le nouveau PDG de la RATP, Jean Castex, présente aujourd’hui un plan de sortie de crise pour un retour progressif à un niveau de service normal en avril prochain, après plusieurs mois de galère pour les usagers. Il annonce pour cela « recruter 4 500 personnes dont 2 500 conducteurs de bus et 400 conducteurs de métro, presque le double qu’en 2022″.

Personne n’ignore l’extrême dégradation des conditions de transport en Île-de-France. Mais à quoi est due cette situation qui exaspère, à juste titre, les usagers ?

Au Conseil municipal du 15 décembre, le maire a fait voter une motion concernant ce problème qui perdure depuis plusieurs mois.  Nous étions d’accord sur le constat, que chacun·e peut malheureusement constater tous les jours, notamment sur la ligne du RER C, mais aussi sur les lignes H et J, et sur les lignes de bus. Nous étions d’accord sur la demande du retour à une offre à 100%.

Mais, et le « mais » est de taille, les responsabilités de cette désorganisation des transports qui rend nos déplacements toujours plus compliqués, est-ce bien seulement la SNCF, ciblée dans la motion du maire comme unique comptable des trains supprimés ? Évidemment non ! Nous critiquons bien sûr les choix de la SNCF, qui résultent d’un manque d’investissement dans le ferroviaire. Mais il est trop facile de dédouaner la droite régionale en accusant SNCF et RATP.   

Car qui donc a demandé en octobre 2021 à la SNCF et à la RATP, de NE PAS rétablir l’intégralité de l’offre de transports telle qu’elle était avant la période Covid, dans le but de faire réaliser quelques économies budgétaires à IDF-Mobilités, organisateur des transports collectifs ? Une certaine Valérie Pécresse, présidente de la région IDF et à ce titre, présidente de IDF-Mobilités…

Le « Canard enchaîné » s’en fait l’écho… c’est à lire ci-dessous.

Les élu·e·s communistes au Conseil régional avaient dès octobre 2021 alerté sur cette réduction, dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir : moins de rames, de trains et de bus et aussi des formations de conducteurs ajournées, ce qui a entraîné la pagaille qu’on connaît à présent.

Céline Malaisé, présidente du groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au Conseil régional, le dénonçait dès octobre 2021 : Valérie Pécresse « baisse l’offre de transports sur 165 lignes de bus, 13 lignes de métro, RER C, D et E, les Transiliens H, N, U et 6 lignes de tram. Quand les Franciliens reviendront pleinement vers les transports ce sera le chaos… »

Tout le monde vote alors cette mesure sauf le PCF et LFI.

La pénurie de personnel aggrave la crise. Mais à quoi est-elle due ?

Les opérateurs de transport se sont adaptés aux ordres de baisser l’offre et le recrutement de chauffeurs, de machinistes…. a ralenti.

Mais de plus, cette baisse de l’offre réalisée pour faire faire quelques maigres économies à IDF-Mobilités, s’additionne à un autre choix politique de Valérie Pécresse. En février 2022, elle fait voter l’ouverture à la concurrence du réseau historique des bus de la RATP, a lors que rien ne l’y oblige.

Découpés en 12 lots, il est prévu que tous les bus soient basculés dans une gestion privée au 1er janvier 2025.

Céline Malaisé nous raconte la suite.  

« Alors pour préparer la privatisation, la RATP dégrade les conditions de travail de ses agents pour être compétitive dans les appels d’offre. Elle augmente leur temps de travail (près d’une heure en plus pour les chauffeurs de bus depuis le 1er août) et sans augmentation de salaire alors que l’inflation galope. Elle fait basculer ses agents d’un contrat de droit public à un contrat de droit privé.

Conséquence : les conditions de travail sont de pire en pire et les agents entrent dans la précarité ne sachant pas pour quelle entreprise ils travailleront en 2025 avec la bascule dans la concurrence.

Résultat : les démissions augmentent comme jamais et accélèrent la pénurie. »

Pour stopper cette spirale infernale, arrêter la privatisation des transports, revaloriser les salaires et les conditions de travail des agents et lancer un plan de recrutement en urgence, remettre l’offre à 100%, faites-vous entendre !

Signez comme 50 000 Francilien·nes la pétition « Stop Galère » !

 

64 ans, c’est non !

Retraites : non à cette réforme injuste et brutale !

Réforme des retraites : mobilisons-nous !

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Opposez-vous à cette réforme, soutenez la mobilisation intersyndicale.

Signez la pétition initiée par l’ensemble des organisations syndicales.