Nos questions au Conseil municipal

Voici les « questions orales » de notre groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen » au Conseil municipal du jeudi 4 avril 2019.

Ces questions sont traitées en fin de séance, c’est à dire que le maire y répond, souvent très brièvement,  sans même parfois les lire dans leur intégralité. Il n’y a ensuite pas de débat. Un exercice très limité, donc. Pourtant, nous n’y renonçons pas, avec un seul objectif : favoriser une meilleure information des Gratiennois.

À jeudi pour entendre les réponses !

saint gratien 2019-8Mise en accessibilité des arrêts de bus

Pouvez-vous nous indiquer combien d’arrêts de bus sont encore à mettre en conformité en ville ?

Projet efficacité énergétique du bâti communal

Une convention avait été votée lors du Conseil municipal du 28 septembre 2017 avec l’Arene Ile de France (Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies). Pouvez-vous nous indiquer les conclusions du diagnostic effectué et les actions entreprises ou à entreprendre  (rénovation du patrimoine, optimisation des consommations…) ?

Échéance prêt USD/CHF

Comme chaque année, la date du 1er avril est retenue pour arrêter la parité USD/CHF et déterminer le taux d’intérêt auquel est facturé un des emprunts toxiques auquel a eu recours la ville en 2007. En 2019, quelle est la parité et quel est taux du dit prêt « USD/CHF » ? Y a-t-il un surcoût et de combien ? Quelle est la prise en charge du fond de soutien ?

Festival 2020 

L’équipe culturelle ne travaille pas encore sur le thème 2020, non encore fixé. Pourquoi pas un festival 2020 autour des pays de langue allemande ? Enjeu : promouvoir la langue allemande auprès des Gratiennois, et notamment des plus jeunes en vue de maintenir un flux d’élèves dans les écoles élémentaires de la ville demandant à apprendre l’allemand. Faute d’un flux suffisant, il y a risque que tout l’édifice s’effondre y compris la classe « bi-langue » au collège et «l’abibac » au lycée. Pour la ville l’enjeu n’est pas nul concernant l’attractivité des établissements scolaires qui sont sur son territoire.

Dans le même esprit, ne pourrions-nous pas envisager un jumelage avec une ville allemande à l’image de Soisy, d’Enghien, etc. ? A titre d’information des jeunes Gratiennois ont été reçus à l’ambassade de France à Berlin en présence des deux présidents allemand et français dans le cadre de  « Youth for Peace – 100 ans après la Première Guerre mondiale, 100 idées pour la paix ». Par les contacts noués ici,  il existe une possibilité d’alliance culturelle, qu’un Festival 2020 sur le thème de la langue allemande pourrait amorcer.saint gratien 2019-9

Rampe d’accès handicapés sur les quais de la gare RER

La rampe d’accès pour personnes handicapées sur les quais de la gare RER est-elle en fonctionnement ? Notre groupe, suite à une information comme quoi la rampe n’était pas opérationnelle,  a saisi la SNCF par courrier mais n’a jamais eu de retour. La ville dispose- t-elle de plus d’informations ?

Documents de la médiathèque mis au rebut

Les documents de la médiathèque (journaux et revues) sont mis au rebut lorsqu’ils sont retirés des présentoirs. Pourquoi ne pas les distribuer dans les structures de type EPAHD en ville, comme le suggère une habitante et ainsi permettre aux personnes qui ne peuvent parfois pas se déplacer, de pouvoir bénéficier des documents de la médiathèque ?

Terrain municipal quartier des Marais

La ville possède un terrain à proximité de l’école maternelle des Marais. Y a-t-elle un projet d’aménagement ou de vente ? 

Ouverture d’une librairie au Forum

Après avoir espéré en découvrant quelques travaux dans le local de l’ancienne maison de la Presse au Forum, nous ne voyons plus rien venir… Des informations à ce sujet ?

Local commercial au Forumsaint gratien 2019-10

Des travaux sont en cours dans le local de l’ex-fromager dans le Forum, à côté de la nouvelle salle de sport. La ville peut-elle nous donner plus d’information ?

Travaux du lycée Gustave Monod

Le début des travaux du lycée sont annoncés pour juillet 2019, et dès début juin pour les travaux d’accès pour les camions du chantier par l’avenue de Ceinture (casse des rebords des terre-pleins ; rehaussement de chaussée ; ouverture côté jardin, etc.)

Cet aspect du chantier sera confié à la ville de St Gratien (information qui nous a été communiquée par le lycée le 19/02).

Quid de la contestation des travaux par les riverains ? Il y a eu un référé préventif, qui a été rappelé en commission Travaux de la Voirie/Gestion des Espaces publics en février, qui n’est pas suspensif.

Est-il possible qu’un point complet soit fait sur le démarrage de ce chantier : date début des travaux ; durée ; impact concernant la circulation dans St Gratien ; modalités de circulation des camions ; protections du chantier ; mise en protection des élèves, etc. ?

lycée 4Lors de la dernière commission « Travaux de voirie/gestion des espaces publics », lundi 1er avril, M. le maire a argué d’un début des travaux plutôt en juillet, selon lui. Or, le lycée a fait savoir dès décembre 2018 que les épreuves du bac ne se tiendront pas au mois de juin 2019 à G. Monod, mais seront délocalisées dans d’autres lycées, eu égard au début des dès début juin travaux pour préparer l’accès des camions du chantier sur l’avenue de Ceinture.

La ville dispose-t-elle de la même information ? Quelles sont les modalités d’échanges entre la ville, le lycée et la région concernant ce chantier, dont on parle régulièrement en CA du lycée depuis près de 2 ans, et dont les PV sont publics ?

Enfin, est-il prévu lors des toutes prochaines réunions de quartiers d’évoquer ce chantier qui impactera une partie de la ville pendant plusieurs années ? 

Travaux avenue de Ceinture  

Des travaux d’extension du réseau des eaux usées avenue de Ceinture au niveau de la jetée Tabarly ont démarré le lundi 18 février, nécessitant la neutralisation de l’avenue de Ceinture et la mise en place de déviations, y compris dans St Gratien. Les riverains (côté lycée et donc côté St Gratien) se sont étonnés  de la très tardive information concernant la neutralisation de cette portion de l’avenue de Ceinture.

Un affichage public au sol n’a ainsi été mis en place que très tôt le lundi matin 18 février.

Pourquoi une information aussi tardive ? Quelle est la politique de la ville en matière de communication à l’occasion de ce type de chantier ?

Conseil municipal à Saint Gratien

mairie 2018Le prochain Conseil municipal de Saint Gratien aura lieu le jeudi 4 avril 2019 à 20h30, salle des mariages de la mairie. La séance est publique et ouverte à tous, sans que le public y ait la parole.

Voici les points à l’ordre du jour.

odj CM avril 2019-1odj CM avril 2019-2

Ce n’est pas un scoop, et pas forcément une bonne nouvelle pour les Gratiennois, les taux d’imposition ne devraient pas augmenter en 2019.

Les tarifs des prestations périscolaires, si. Davantage que l’inflation. Forcément une mauvaise nouvelle pour les parents d’élèves. 

Et si, comme nous, vous êtes attachés au marché municipal, envoyez-nous vos avis et propositions éventuelles pour le sortir du marasme qu’il connaît depuis des mois !

marché travaux 21.jpeg bis

Les enfants malades de la pollution

« La pollution de l’air a des conséquences majeures sur la santé des enfants. Plus ils sont exposés jeunes, plus les conséquences seront importantes. » On constate « des asthmes de plus en plus sévères et qui surviennent de plus en plus tôt. »

Jocelyne Just, pédiatre, pneumologue et cheffe du service d’allergologie pédiatrique à l’hôpital Armand Trousseau, à Paris, est interrogée par Stéphane Mandard ; entretien publié sur le site du Monde

Quelles sont les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des enfants ?

La pollution de l’air a des conséquences majeures sur la santé des enfants. Je le constate tous les jours dans nos services. A la fois avec des nouveaux cas d’asthme et avec des enfants souffrant d’asthme sévère dont l’état est aggravé par la mauvaise qualité de l’air que nous respirons en Ile-de-France et en particulier à Paris. A chaque pic de pollution, les urgences se remplissent. Mais au-delà de ces épisodes, c’est la pollution de fond que nous connaissons à Paris qui a des effets néfastes sur la santé des enfants.

Outre l’asthme et les allergies respiratoires, la pollution de l’air va avoir des répercussions sur la croissance pulmonaire qui peut être altérée et peut entraîner des dysfonctionnements immunitaires. Elle augmente le risque d’avoir des maladies pulmonaires plus tard et des pathologies vasculaires aiguës comme les AVC ou les infarctus. Des études ont aussi établi un lien avec des pathologies neurologiques comme l’autisme.

En quoi les enfants sont-ils particulièrement sensibles ?

Les enfants sont plus fragiles. Leur appareil respiratoire est immature, c’est-à-dire qu’il n’est pas encore développé. Plus ils sont exposés jeunes, plus les conséquences seront importantes. Des études ont même montré que des mères exposées à la pollution pendant leur grossesse avaient davantage de risque d’avoir des bébés de petit poids, avec des poumons plus petits et avec des risques accrus de devenir asthmatiques.

Les enfants ventilent plus, et de par leur petite taille, ils sont plus proches des sources de pollution comme les pots d’échappements. A la crèche, dès qu’il fait beau, les enfants passent plus de temps dehors et sont donc plus exposés.

Possédez-vous des données épidémiologiques au niveau de l’Ile-de-France ?

Nous n’avons malheureusement pas de données épidémiologiques à l’échelle de l’Ile-de-France. Mais ce que nous constatons, au niveau de la région parisienne, ce sont des asthmes de plus en plus sévères et qui surviennent de plus en plus tôt. Au niveau national, les allergies respiratoires ont explosé. On estime aujourd’hui que 10 % de la population est asthmatique et 30 % sujette à des rhinites allergiques. Et elles s’accompagnent d’une hausse des allergies alimentaires. Si bien qu’aujourd’hui, il n’est pas rare que des enfants cumulent asthme, allergie respiratoire, alimentaire voire cutanée.

A Paris, le fait d’avoir planté des bouleaux, très allergènes, après la tempête de décembre 1999, a contribué à l’explosion des allergies respiratoires. On l’observe à partir de février : avec la conjonction de la pollinisation des arbres et des pics de pollution, on assiste à des crises encore plus sévères car les polluants vont à la fois rendre le pollen plus allergisant et avoir un effet irritant sur les voies respiratoires.

Quelle est la principale source de pollution ?

La première source à Paris et en Ile-de-France, c’est très clairement la voiture. Nos collègues britanniques utilisent d’ailleurs désormais la formule « traffic pollution » pour caractériser les effets de la pollution liée au trafic automobile qui est un cocktail de polluants mixant gaz et particules fines, les particules étant ce qu’il y a de pire sur le plan des dysfonctionnements immunitaires. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses et robustes études scientifiques et médicales qui font le lien avec la survenue de l’asthme et de l’autisme chez l’enfant et de maladies comme Alzheimer ou Parkinson chez l’adulte.

Et plus vous vivez proche d’un axe routier important (ce n’est pas la même chose d’être à 100 mètres ou à 300 mètres) plus ce risque augmente. A Paris, nous vivons tous, à des degrés d’exposition variables, à proximité d’un axe routier. C’est pourquoi il faut absolument trouver des alternatives à la voiture dans les grandes villes. Une étude menée en Californie du Sud a bien montré que lorsqu’on diminue le trafic automobile, on améliore la qualité de l’air et la santé respiratoire des enfants.

À notre échelle, que faire ? Réduire la circulation automobile dans notre ville, c’est possible : Saint Gratien est un petit territoire où nombre de déplacements peuvent se faire à pied, en vélo, à trottinette… Encore faut-il rendre faciliter ces déplacements alternatifs : aménagements cyclables, espace suffisant pour les trottoirs, navette communale, parcs pour vélos et trottinettes sécurisés et abrités, mise en place de pédibus pour accompagner les enfants à l’école à pied et ainsi désengorger les sorties des établissements scolaires d’une circulation très importante…. autant de pistes qu’il nous faut étudier rapidement. Il en va de la santé des enfants gratiennois.

Les beaux jours arrivent ? Hélas ! Pour les écoliers de la commune, cela signifie trop souvent interdiction du sport à l’extérieur, pour cause de pollution accrue en cas de belles journées sans vent… 

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Qui a peur du « Grand débat » ?

Nous l’avions déjà bien compris : notre maire n’aime pas le « Grand débat national ». Il nous le redit dans la tribune du groupe majoritaire, parue dans le tout dernier magazine municipal.

saint gratien 2019-7« Dans notre commune, nous avons mis à disposition des formulaires de doléances et proposé un débat », nous rappelle-t-il. Double erreur. Au Conseil municipal de décembre, interrogé par nos soins sur la forme que pourraient prendre dans notre ville les « cahiers de doléances », le maire répondait que rien de plus que les « feuillets en accès libre aux horaires d’ouverture de la mairie », déjà existants, ne serait mis en place. Il indiquait également n’avoir reçu aucun courrier du gouvernement pour organiser une « consultation citoyenne ». On sentait déjà une furieuse envie d’y participer. Fin janvier, nous avons fait savoir au maire que nous organiserions une soirée-débat si la ville ne prévoyait pas de le faire. Trois semaines ont passé pour qu’enfin le maire nous informe que ce « grand débat » aurait bien lieu, sous la houlette d’un animateur indépendant. C’est donc bel et bien poussé par son opposition que le maire s’est engagé dans la tenue d’un débat. Au passage, peut-être que l’ « animation » en question, c’est-à-dire le rappel de quelques règles élémentaires de débat en début de réunion, et la circulation du micro pendant la séance, aurait pu être à la portée d’un maire. Mais visiblement le nôtre n’avait pas du tout envie de se mouiller dans cette histoire. Alors que les villes voisines se prêtaient à l’exercice avec davantage de conviction et tenaient plusieurs séances d’échanges, ou des séances thématiques en direction d’un public ciblé (les jeunes, par exemple !), à Saint Gratien le « grand débat national » a été réduit à sa plus simple expression. Comment faire en sorte qu’une initiative que vous ne souhaitez pas, fasse « flop » ? C’est assez simple. Faites le minimum de publicité. Un onglet confidentiel sur le site de la ville, qui a déjà servi pour annoncer que les « feuillets en accès libre » à l’accueil de la mairie se sont miraculeusement transformés en « cahiers de doléances ». Peu probable donc que les personnes qui ont déjà cliqué là, le refassent pour voir si quelque chose a évolué… Faites placer, sur à peine un quart des panneaux de la ville, quelques affichettes au format le plus réduit possible. Choisissez la date la moins propice possible à la participation, par exemple un lundi soir de retour de vacances scolaires, et un horaire qui empêche tout salarié d’être présent, par exemple 19h30, terminez par une amplitude horaire minimale, c’est-à-dire deux heures. Lancez une consigne de boycott de la réunion parmi vos amis, ce qui fait qu’aucun élu de la majorité sur les 31 n’assistera à la séance, sauf un courageux qui a passé outre. Faites toutefois vous-même une courte apparition en début de séance pour qu’on ne vous reproche pas de vous être totalement désintéressé de l’affaire.

Si toutefois il s’avère que les Gratiennois se montrent motivés, et que 70 personnes se déplacent ce soir-là, minimisez l’évènement en annonçant dans votre tribune qu’elles n’étaient que 50… Ne parlez surtout pas du fond des échanges. Ainsi le « Grand débat » passera peut-être le plus inaperçu possible.   

Le maire nous indique la raison fondamentale de son désaccord avec la procédure du « Grand débat » : il serait en effet impossible de faire une « synthèse cohérente, issue d’avis antagonistes ». Ah mais bien sûr ! Si au moins nous avions un débat où tout le monde est d’accord ! Comme alors la synthèse serait aisée !

Et pour finir, il nous rappelle qu’à Saint Gratien la pratique de la démocratie est une réalité quotidienne, puisqu’y existent les réunions de quartier. Vous savez, les soirées soigneusement calées elles aussi entre 19h30 et 21h, puisqu’à cette heure, le maire décrète qu’on pose la dernière question. Oui, on ne peut poser que des questions et non pas émettre un avis. Et oui, lorsque la question est dérangeante, les élus de la majorité, qui ce soir-là ont eu la permission de sortir, le font savoir bruyamment. Quant aux « actions concrètes » mis en place avec les groupes de quartier, nous savons tous qu’elles sont rarissimes, vu le peu de latitude et l’absence de pouvoir et de budget que la ville leur accorde.

Alors sommes-nous des naïfs, béats devant le GDN du président Macron ? Que non. Nous nous faisons peu d’illusions sur les retombées possibles. Mais comment rater l’occasion d’organiser dans notre ville, pour une fois, une réunion où les Gratiennois se rencontrent, réfléchissent, échangent, confrontent des idées « antagonistes » sur des sujets nationaux ou locaux ? Des sujets d’importance, que ce soit pour leur vie quotidienne, ou pour la sauvegarde de la planète, ou pour la vie démocratique du pays. Comment un maire peut-il juger inutile de venir les écouter ? Les participants de ce soir-là nous donnent raison, eux qui déclarent en sortant, souhaiter voir se renouveler l’expérience. Avec ou sans le maire, finalement.

 

Des élus utiles !

Saint Gratien 2019-6Voici la tribune de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire et citoyen », à paraître dans le magazine de la ville de mars/avril 2019.

Loin de n’être que des élus « d’opposition », nous savons aussi être porteurs de propositions, qui parfois sont reprises par la majorité, ou aboutissent car elles rencontrent un fort écho auprès des Gratiennois..

Les élus minoritaires : des élus utiles aux Gratiennois !

Si nous nous opposons aux hausses régulières de 3% des tarifs municipaux, au bétonnage de la ville (+ 2 665 habitants en 2030), nous savons aussi être force de propositions.

Des exemples ?

Depuis 2011, nous bataillons pour un parc Véligo à la gare : en 2019, la ville s’y engage enfin ! Nous proposons son accès côté Raguenets.

Nous avons lancé l’idée de la collecte des déchets verts,  proposé d’introduire au menu des cantines des laitages bio produits dans le 95 ; face au manque de place, nous avons suggéré d’utiliser comme cantine pour les élèves de J. Jaurès un local dédié au personnel municipal.  

Nous avons suscité et testé l’installation de boîtes à livres.

Enquête sur le PLU : nous avons pointé le manque de places pour garer les vélos.

Après nous avoir d’abord dit « non », la ville a finalement adopté toutes ces suggestions.

Nous avons écrit 2 fois au maire pour qu’une session du Grand Débat National soit organisée : elle a eu lieu le 11 mars.

Nous avons été insistants sur tous ces sujets. Sans doute que le Maire s’en attribuera le mérite.

Nous continuerons à être utiles avec vous,  pour créer des pédibus pour accompagner les enfants à l’école, des pistes cyclables, un centre de santé,  plus de démocratie grâce à un budget participatif…

Contactez-nous !

Soirée citoyenne aux Raguenets

Modeste retour sur la session du « grand débat national » qui s’est déroulée ce lundi 11 mars 2019 à Saint Gratien, au centre culturel Camille Claudel du quartier des Raguenets.

J’ai déjà relaté ici notre forte implication dans la tenue de cette soirée. Dès janvier, les trois élus de notre groupe municipal « Saint Gratien solidaire et citoyen » avaient fait connaître au maire leur volonté d’organiser une réunion dans le cadre du grand débat. Il nous a fallu attendre fin février pour enfin apprendre que la ville s’engageait dans cette démarche et avait fait la demande d’un animateur indépendant pour animer les échanges.

GDN 15Hélas ! C’est surtout le bouche à oreilles qui a fonctionné en ville pour faire connaître cette initiative car force est de constater que la communication municipale a été fort insuffisante : une affichette confidentielle sur quelques panneaux d’information en ville, deux lignes cachées derrière un modeste onglet sur le site de la ville, pas d’annonce sur la page Facebook de Saint Gratien. Est-ce là une réticence à s’engager dans le débat ? Hésitation à entrer dans un dispositif trop audacieux et trop éloigné des traditionnels jeux de questions/réponses des réunions de quartier ? La même frilosité, pour ne pas dire plus, qu’en Conseil municipal où les débats sont rapidement évacués ? Volonté affirmée de ne pas contribuer à un processus initié par la majorité présidentielle ? Le fait est que si les quatre élus minoritaires du Conseil étaient tous présents, un seul,  sur les 31 élus de la majorité, a participé au débat… Une telle absence massive ne peut être que délibérée. Pour ma part, je le regrette : les occasions d’échanger ne sont pas si fréquentes dans  notre ville, pour ne pas dire inexistantes. Et les participants à la réunion des Raguenets sont sortis plutôt satisfaits de leur soirée. Sans nous faire trop d’illusions sur les retombées nationales du grand débat, les possibilités de rencontres entre citoyens ne sont jamais à négliger. Notre participation visait à écouter, plus qu’à avancer nos propositions, car nous ne confondons pas grand débat et réunion du Front de Gauche. Cela ne nous a pas empêché d’intervenir, comme tout citoyen présent ce soir-là. GDN 2 

Rapide présentation du maire et de la députée en tout début de séance, qui ont ensuite quitté la salle sans vraiment rien apporter de plus, pour laisser la place à l’animateur. Merci à lui pour sa présence bienveillante et son organisation matérielle de remontées des opinions. Les participants, environ 70 personnes, se sont répartis en six tables, traitant chacune des quatre thèmes nationaux. Des Gratiennois de tous les quartiers, et de toutes opinions, qui ont d’emblée remarqué et regretté  le peu de présence de jeunes dans l’assemblée. Après une heure de débats et d’échanges, chaque table a procédé à une synthèse de ses discussions. La contrainte horaire, car deux heures cela est bien peu pour une réunion de ce type, a limité l’éventail des thèmes traités. Impossible d’aborder les quatre sujets « officiels » du Grand débat de façon approfondie.

Je ne veux pas faire ici une synthèse qui serait réductrice. Voici en vrac quelques-uns des sujets abordés : disparition des surfaces agricoles et forestières, avec l’évocation du projet néfaste d’Europacity (téléscopage avec l’actualité : le PLU de Gonesse est ce mardi retoqué, ce qui retarde peut-être définitivement ce « grand projet néfaste »…) ; les transports alternatifs ; les nuisances sonores, notamment celles de Roissy ; la pollution lumineuse des enseignes commerciales et de l’éclairage public ; les déchetteries et leurs trop grandes contraintes ; la nécessité de construire et de rénover thermiquement et phoniquement  les logements ; celle de l’équité face au fisc ;  la taxation des « GAFA » ; des services publics déshumanisés (là encore, ce mardi, le Défenseur des droits Jacques Toubon dresse, dans son rapport d’activité 2018, un tableau sombre des services publics français, de plus en plus réduits, éloignés des citoyens, complexes et difficiles d’accès….) ;  la ré-indexation des retraites sur les salaires ; la chasse à l’évasion fiscale ; la démocratie de proximité plutôt que des décisions prises très loin du terrain…. ; l’attachement à l’échelon communal, proche des citoyens ; la nécessité de dispositifs permettant la participation active des citoyens entre deux élections, conseil municipal de jeunes ou budgets participatifs ; un rôle pour le député suppléant, vrai relais du titulaire ; une vraie égalité hommes/femmes ; une loi sur l’euthanasie ; un débat sur le vote obligatoire… bref une grande richesse, pour cette « soirée citoyenne » inédite. GDN 14

Le souhait d’un grand nombre de participants à la sortie : que ce genre de réunions soit possible à Saint Gratien, en dehors des périodes électorales… Un nouveau projet à porter, pour les élus minoritaires que nous sommes ? Des élus de proposition, et pas seulement « d’opposition »…

Échos du Conseil (2)

Voici les réponses du maire à nos questions orales lors du Conseil municipal du 21 février 2019. Ces questions sont examinées en fin de séance et ne font pas l’objet de débat.

saint gratien 2019Questions orales du Groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Grand débat national

Alors que des réunions se tiennent dans de nombreuses villes du département dans le cadre du grand débat national, pourquoi est-ce si difficile de faire de même à Saint Gratien ? Si la ville compte finalement l’organiser, nous aimerions en connaître la date, le lieu, le rôle des élus, y compris des élus minoritaires, les thèmes retenus, le public invité, et l’organisation des échanges.

Réponse du maire : la ville attendait que l’État lui propose un animateur pour organiser ce débat. C’est chose faite et le « grand débat » aura lieu le lundi 11 mars de 19h30 à 21h30 au centre culturel Camille Claudel des Raguenets.

Voir les infos déjà données ici sur notre blog, avec les différents échanges que nous avons eus à ce sujet avec le maire.

Bornes enterrées rue du Général Leclercsaint gratien 2019-2

Suite à l’Assemblée Consultative du Quartier 1 de novembre dernier, où la question des poubelles débordant largement sur le trottoir avait donné lieu à un débat sur les actions possibles, la situation s’était améliorée. De nouveau (cas de dimanche 17 février), des sacs jonchaient le sol et même un meuble était entreposé. L’on peut noter par ailleurs que la situation se dégrade le weekend. Quelles mesures envisagez-vous afin que ce que l’on pourrait appeler “mini décharge” disparaisse ?

Réponse du maire : il indique que le service voirie et les policiers municipaux passent plus fréquemment à cet endroit depuis la réunion de quartier. La ville a adressé un courrier au gestionnaire du foyer devant lequel se trouvent les bornes, et une rencontre avec les services de la ville a été organisée. Il regrette le manque de civisme de certains habitants. Lundi matin, le maire a envoyé les policiers municipaux constater le dépôt d’ordures sur le trottoir ; ils ont ouvert les sacs, relevé les adresses et une verbalisation sera faite.

saint gratien 2019-3Assainissement

La ville n’est pas en séparation des eaux usées et des eaux pluviales (sauf rue du G. Leclerc), toutes les eaux sont donc retraitées de la même façon. Cela n’encourage sans doute pas les bonnes pratiques parmi nos concitoyens et enchérit le coût du retraitement  et donc du m3. Il s’agit certes d’un investissement lourd mais qui s’inscrit dans une politique de développement durable. Quels sont vos projets dans ce domaine ?

Réponse du maire : c’est la communauté d’agglomération CAPV qui a désormais la compétence « assainissement ». Mettre l’ensemble du territoire en réseau séparatif représenterait un coût considérable. Il n’est donc pas programmé ce type de travaux. En revanche, il est nécessaire de communiquer sur la valorisation des eaux de pluie pour une démarche environnementale pertinente.

Notre appréciation : bien évidemment, nous ne demandions pas à la ville de mettre l’ensemble de son réseau en séparatif. Mais il est pour le moins étonnant qu’à l’occasion de travaux de voirie, on ne profite pas de l’ouverture de la chaussée pour installer un réseau séparatif. D’autant plus que c’est une obligation pour les nouvelles constructions, entre le bâtiment et la rue. Tout à fait inutile si les eaux en séparatif se rejoignent ensuite dans le même tuyau !         

Mon avis citoyen

Cette plateforme permet à chacun de donner un avis sur sa commune, de la noter et de faire des propositions. Avez-vous le retour des avis laissés par les Gratiennois et si c’est le cas, pouvez-vous nous en faire une synthèse ? Utilisez- vous ces avis dans le cadre des actions menées dans notre ville ?saint gratien 2019-4

Réponse du maire : il s’agit d’un espace d’expression parmi d’autres que le maire consulte de temps en temps. Mais il préfère se fier aux avis des Gratiennois.e.s qu’il rencontre, plus pertinents.

Notre appréciation : pourquoi l’avis d’un citoyen qui a pris la peine de s’exprimer sur cet espace serait-il a priori moins pertinent que celui d’une personne croisée ? 

Organigramme des services

Suite à notre question sur sa non mise à jour (CM de septembre), l’organigramme avait été effectivement modifié et les noms des agents supprimés en attendant la validation du nouvel organigramme par le Comité Technique. Envisagez-vous, pour une meilleure lisibilité de repositionner les différents responsables de chaque entité ? 

Réponse du maire : l’organigramme permet à chaque habitant de mieux connaître l’organisation de la collectivité mais l’inscription des noms des agents n’est pas obligatoire. Certains ont indiqué ne pas souhaiter apparaître sur un site public.  

Collecte des déchets verts

La collecte démarre le 2 avril (date jugée tardive) et se termine le 17 décembre alors que l’an passé elle démarrait le 13 mars pour une fin le 27 novembre. Peut-on envisager une amplitude qui correspondra aux besoins des jardiniers qui taillent à l’automne et à ceux qui effectuent leurs tailles au printemps ? 

Réponse du maire : la collecte est décalée dans le temps parce que les habitants ont demandé au syndicat Émeraude de prolonger la collecte jusqu’à mi-décembre pour le ramassage des feuilles. Une étude budgétaire a conduit au maintien de 38 semaines de collecte. 

Notre appréciation : les habitants avaient effectivement fait connaître en réunion de quartier leur souhait de voir la collecte se poursuivre en décembre. De son côté, le syndicat Émeraude a pointé que les plus grosses collectes avaient lieu en fin de période et donc jugé utile de prolonger. La commune n’a pas souhaité investir davantage dans cette collecte de déchets verts, donc la collecte démarrera plus tardivement.

Passerelle des Marais

Des travaux sont en cours depuis plusieurs semaines sur la passerelle au-dessus de la voie SNCF, très empruntée par les piétons pour aller du centre-ville au quartier des Marais. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce si long ? L’affichage municipal sur les barrières condamnant l’accès donne très peu d’informations. De plus, il serait judicieux d’avertir les piétons plus en amont afin qu’ils puissent traverser, et non pas marcher sur la chaussée à la hauteur de la passerelle.  

saint gratien 2019-5Réponse du maire : une phase de diagnostic est en cours pour définir les motifs de la corrosion des plaques ; il n‘y a pas d’atteinte de la structure de la passerelle. Situation complexe au vu de l’implantation au-dessus des caténaires SNCF. Un dossier prioritaire pour la ville qui devra travailler en collaboration avec la SNCF. Une info avait été faite dans le « Mag ».     

Conseil citoyen des Raguenets

Nous aimerions avoir des informations sur la vie du Conseil citoyen des Raguenets, mis en place dans le cadre de la politique de la ville : fréquence des réunions, thèmes traités, actions éventuelles…  

Réponse du maire : il est composé de six habitants et de six membres associatifs, tirés au sort en 2016 par le délégué du Préfet, et est réuni au minimum deux fois par an, dans le cadre de la programmation annuelle du contrat de ville pour la validation des actions proposées par Osica. Les membres sont associés aux colloques organisés par l’État au plan départemental. Ils s’impliquent dans des actions menées localement par les partenaires : carré nature, des associations, autour de thématiques sur le lien social, la jeunesse, l’égalité hommes/femmes…

Notre appréciation : depuis deux ans, le Conseil municipal n’a jamais eu écho des actions menées et de leurs éventuelles déclinaisons concrètes… Cette réponse ne nous en apprend pas davantage.

Stationnement dans les Allées vertes

Des véhicules se font actuellement verbaliser s‘ils se garent dans cette rue. Un panneau d’interdiction est certes implanté depuis plusieurs années mais jamais jusqu’ici personne n’avait été verbalisé. Une information peut-elle être distribuée aux riverains ?

Réponse du maire : un arrêt d’interdiction de stationner existe depuis 2001. Les policiers municipaux verbalisent lorsque le stationnement est gênant, notamment pour le passage des camions de collecte des déchets. Aucune information ne sera  distribuée aux riverains puisqu’il n’y a pas d’élément nouveau.  

Librairie-presse du Forum

C’est une question récurrente… Faut-il espérer la réouverture de ce magasin essentiel pour la vie du Forum dans les prochaines semaines ? Un affichage informatif peut-il être effectué sur la vitrine ? 

Réponse du maire : cette librairie va rouvrir et la date sera communiquée à tous les Gratiennois dès qu’elle sera connue.

Information sur les réunions de quartier

Des Gratiennois se plaignent de ne pas être informés de la tenue des réunions de quartier : pas d’affichage, magazine reçu après la date de la réunion. Qui doit assurer l’affichage ?

Réponse du maire : la ville n’a reçu aucune plainte sur un manque d’information sur les dates des assemblées consultatives de quartier. Ces renseignements sont diffusés via le site Internet de la ville, Facebook, le magazine municipal, l’information directe par téléphone, les affiches dans les lieux publics, collées aussi sur les panneaux municipaux, posées dans tous les halls d’immeubles, et par les flyers dans les boîtes aux lettres des zones pavillonnaires.   

Le maire indique ensuite que ces questions orales doivent être déposées au minimum 48h avant la séance afin que les services puissent préparer les réponses. Cela n’est pas exact, puisque le règlement du Conseil voté en mai 2014 stipule que ce délai est de 24h.

Grand débat à Saint Gratien

Répondant à notre question, le maire a indiqué le 21 février en Conseil municipal que la ville organiserait un débat dans le cadre du « grand débat national » le 11 mars prochain.

Depuis fin janvier, nous avions annoncé à la ville vouloir organiser une telle rencontre, au cas où la ville ne s’y engagerait pas. Voici notre courrier du 24 janvier.

Monsieur le maire,

 À l’initiative du Président de la République, le Gouvernement engage un grand débat national, officiellement lancé le 15 janvier. Des débats locaux sont organisés sur l’ensemble du territoire.

 Les quatre thèmes retenus (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’état et des services publics) sont de nature à susciter l’intérêt et les idées de chaque citoyen.

 Pour mémoire l’objectif est  « Citoyens, élus et institutions, organisations à but lucratif ou non lucratif, le Gouvernement souhaite que le plus grand nombre participe et organise des débats. »

Nous souhaitons organiser à Saint Gratien, au nom de notre groupe, une réunion dans ce cadre sur le thème « Démocratie et citoyenneté »

Nous nous inscrirons dans le schéma des préconisations liées à l’organisation du grand débat national, communiquées sur le site officiel dédié (organisation, remontée des questions).

Nous inviterons largement les Gratiennois, les associations de la ville et les élus.

 Dans cette perspective et dans le strict respect du cadre proposé, nous vous sollicitons afin de disposer d’une salle samedi 16 février de 16h30 à 19h au Centre Culturel du Forum. Nous souhaiterions disposer de tables, chaises, d’un paper-board et d’un micro.

Il est entendu que si la ville a prévu d’organiser un tel débat, alors notre demande sera caduque.

Dans l’attente de votre réponse, nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.

 Avec nos meilleurs sentiments, les élus du groupe « Saint Gratien solidaire et citoyen »

Le 7 février, toujours sans réponse, nous nous manifestons auprès du cabinet du maire et celui-ci nous indique le lendemain que la ville souhaite organiser ce débat et est à la recherche d’un animateur. Plus de nouvelles jusqu’au 18 février, où nous récrivons au maire…

 Monsieur le maire,

          Le 24 janvier dernier, nous avions demandé à bénéficier du prêt d’une salle municipale afin d’organiser une réunion dans le cadre du grand débat national.

          Le 7 février, votre cabinet nous a fait savoir téléphoniquement que vous souhaitiez organiser une rencontre de ce type dans le courant du mois de mars, sans autre précision. Une lettre a confirmé cette information, dans laquelle vous indiquiez être à la recherche d’un animateur indépendant pour animer la rencontre et assurer son compte-rendu.

          Si nous nous réjouissons de vous avoir peut-être inspiré pour la tenue d’un débat, nous ne pouvons que regretter qu’il vous ait fallu quinze jours et un rappel téléphonique de notre part pour nous donner une réponse.

          Depuis que vous nous avez indiqué, il y a plus de 10 jours, vouloir organiser une réunion en mars à Saint Gratien, nous n’avons aucune information à ce sujet.

          Nous vous demandons donc de nous informer de façon détaillée

de la date retenue ainsi que de la façon dont nous serons associés à l’organisation.

         Notre courrier, envoyé juste après l’annonce par le Président de la République du lancement d’initiatives locales, mentionnait que nous participerions à une réunion organisée par la ville. Nous ne poursuivrons donc pas notre démarche de demande de salle de notre côté, sous réserve de l’assurance que vous tiendrez prochainement une réunion qui s’inscrira dans le grand débat, et de quelques précisions à ce sujet : date, lieu, rôle des élus, y compris des élus minoritaires, thèmes retenus, public invité, organisation des échanges.

            Mars nous semble bien tardif et peu adéquat en raison des congés scolaires, qui de fait, priveront nombre de des Gratiennois de débats.

           Si, néanmoins, vous avez décidé de renoncer, nous vous remercions de nous le faire savoir, et de nous accorder une salle afin que nous puissions organiser d’ici au 15 mars un débat.

 Le maire nous répond donc enfin ce 21 février, après donc presque un mois de réflexion…  Le débat aura lieu le  11 mars 2019, de 19h30 à 21h30, au centre culturel Camille Claudel des Raguenets. Il sera animé par le directeur du pôle « ressources  villes et développement du Val d’Oise ». L’animateur fixera le cadre des débats puis des groupes pourront se constituer autour des 4 thèmes du GDN : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et des collectivités territoriales, démocratie et citoyenneté. Un rapporteur sera choisi par les participants dans chaque groupe qui débattra pendant une heure. Une synthèse des débats sera écrite au sein de chaque groupe puis lue à l’ensemble des présents. Ces documents seront transmis à la mission du grand débat national. La publicité sera assurée via les canaux habituels de la ville : site et affichage.

Nous participerons à ce débat local et nous vous invitons à faire de même ! Ce n’est pas tous les jours qu’une telle soirée est organisée dans notre ville ! Nous avons la prétention de croire que nos courriers y ont été pour quelque chose !

GDN

Échos du Conseil

CM 2019-1Quelques échos du Conseil municipal de Saint Gratien, le 21 février 2019.

Voici nos interventions sur les sujets principaux. 

Réponse de la ville à la Chambre régionale des comptes

La CRC a étudié les comptes de la ville et rendu un rapport débattu en Conseil municipal en février 2017. Elle pointait entre autres, un manque de transparence dans les débats d’orientations budgétaires, en faisant une recommandation. La ville doit  « renseigner avec exhaustivité et précision les annexes budgétaires« . La Chambre soulignait que « les prévisions apparaissent réalistes (…), « sans toutefois que la stratégie de la commune en vue de maîtriser la charge salariale, la charge d’intérêts de la dette et d’optimiser les recettes tarifaires, soit parfaitement explicitée ». Nous continuons de regretter depuis l’étude de la CRC, une certaine non-transparence des informations  budgétaires qui nous sont données. Quelques exemples : la prise en charge d’une partie du coût du prêt USD/CHF, découverte dans le courrier de la CRC, sans que la commune ne nous en ait jamais informés ; le surcoût des deux prêts toxiques chaque année qui n’est pas communiqué si il n’y a pas d’interrogation de notre part (pour mémoire, le surcoût du prêt USD/EUR s’est élevé à + 30 000€ en avril dernier : ce n’est pas tout à fait anodin, surtout si on rapporte cette somme à celle qu’a dépensé la ville pour l’ensemble des séjours de vacances des enfants en 2018 ; 38 000€) ; le coût total du prêt EUR/CHF, aujourd’hui renégocié mais jamais communiqué en CM comme pourtant promis ; ou encore la capacité de désendettement jamais communiquée, sous prétexte d’attendre le vote du budget lors du débat d’orientations, ou le compte administratif lors du vote du budget… Sans surprise, le maire adjoint chargé des finances a juré donner toutes les informations possibles. Le maire, qui intervient rarement dès qu’il s’agit de finances, ne s’est exprimé que par une plaisanterie.CM 2019-2

Protection fonctionnelle pour le maire et un adjoint

Cette demande fait suite à l’affaire du marché de Noël sur laquelle nous nous sommes exprimés, en réunion de quartier, puis en Conseil municipal via une question orale. Bien évidemment, nous condamnons fermement et sans équivoque toute menace dont le maire pourrait être l’objet. Pour autant, nous n’avons pas voté cette protection fonctionnelle. (Rappelons l’histoire : marché de Noël, exposition de crèches organisée par la ville à proximité… c’est dans ce contexte fortement teinté de références chrétiennes que le maire choisit de brandir le glaive de la laïcité en excluant une commerçante installée en bonne et due forme dans un chalet, au prétexte qu’elle portait un foulard… ) Au fait, qui ce soir-là a pris la décision ? En en référant à qui ? Décision unilatérale du maire ? Impossible de voter cette protection sans en revenir au fond. Me Y. ne peut être assimilée à un agent communal, la neutralité qui s’impose à ceux-ci ne la concerne pas. L’argument selon lequel elle se trouvait dans un stand de la ville, donc était « occupante du domaine public », n’est pas recevable. Les personnes participant à l’organisation d’une manifestation communale ne deviennent pas pour autant des agents municipaux. Ou alors le même principe sera-t-il appliqué aux exposants de la prochaine brocante ? La commerçante n’est pas employée municipale ; il n’y a pas de trouble à l’ordre public ; son éviction sera fort difficile à justifier. (En début de séance le maire annonce sans autre précision, que la plainte est classée sans suite… nous n’avons pas d’information officielle sur la question et il y a eu dépôt de deux plaintes… à suivre. Cela ne change rien à notre appréciation.) Pour nous, il s’agit d’une discrimination et ce n’est hélas, pas la première fois que certains élus de St Gratien se livrent à cet exercice. Il s’agit d’une laïcité mal comprise, voire instrumentalisée. La loi de 1905 n’interdit pas l’expression religieuse dans la société, en public. La laïcité n’est pas une arme anti-religions, mais un principe de liberté : liberté de conscience, liberté d’exercer le culte qu’on préfère ou de s’en passer. La laïcité n’est pas une somme d’interdits mais assure des libertés pour les individus. Leur appartenance ou leur non-appartenance à des croyances ne doivent leur valoir ni discriminations, ni avantages particuliers.

C’est cela que la République garantit. Et c’est ce que le maire n’a pas respecté le jour du marché de Noël.  

Qui est astreint à la neutralité religieuse ? L’État, ses services, les services publics, les fonctionnaires… La commune de St Gratien ferait d’ailleurs bien de s’en souvenir quand elle invite officiellement à une cérémonie religieuse lors des commémorations des 11 novembre  et 8 mai ! Nous insistons pour finir sur le fait que cette désolante affaire met à mal le vivre ensemble dans notre ville. Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons voter la protection fonctionnelle.  

Le maire, qui a tenté de couper court à l’intervention d’un autre conseiller d’opposition sur cette question, n’a pas souhaité poursuivre le débat. Le Conseil a voté la protection fonctionnelle : 3 votes contre et une abstention.

CM 2019-3Projet de boîtes à livres

Une très bonne idée, tout le monde en convient. De nombreuses villes alentour l’ont déjà adoptée. La demande est remontée via les comités de quartier dès septembre 2018 (et a même été expérimentée sur le marché tous les dimanches depuis juin, par nos soins : un vrai succès !). Pourquoi attendre si longtemps, faire passer cette démarche des groupes de quartier en Conseil municipal ? Pourquoi un projet « conduit par le service politique de la ville » ? « Associer les membres des groupes de quartier » ? Un peu d’autonomie aux GQ ! Pourquoi la majorité veut-elle toujours tout encadrer ? Évidemment, nous votons cette décision.

Tarifs des séjours du service enfance printemps/été 2019

31 places au printemps + 36 places l’été  = 67 places pour 2019 contre 76 en 2018. Pour grosso modo 2 200 enfants potentiellement concernés. Donc 3% environ des enfants gratiennois entre 4 et 11 ans bénéficient de ces séjours. C’est peu !

Le coût total pour la ville est de 10 848€ et le quotient familial n’est ici pas appliqué, la ville prend en charge 50% des frais de séjour. La commission scolaire n’a pas été consultée, dommage.CM 2019-4

Tarifs séjours service jeunesse printemps/été 2019

60 places contre 41 en 2018, bravo. Le coût pour la ville est de 10 122€.

Donc le coût total pour la ville des courts séjours en 2019 s’élève à 20 970 € (contre 17 837 € en 2018). Longs séjours à venir dans un prochain Conseil.

Modification du PLU

Après 3 minutes 38 secondes d’échanges (un peu houleux, sur la place du vélo en ville), le maire juge que l’affaire assez duré et passe au vote. Je reste bêtement avec la main en l’air pour demander la parole… Bref, JAMAIS le Conseil n’aura débattu du PLU, ce qui est tout de même gravissime pour un sujet qui est loin d’être anodin ! Voici donc nos principales remarques, dont certaines ont pu être énoncées en séance, mais qui pour la plupart n’ont pu être entendues par l’assemblée.

Forme de la consultation sur le PLU : regret d’une pub, certes légale mais minimaliste ; c’est un sujet qui aurait mérité une réunion publique, un débat, des explications ; un sujet qui touche à notre vie quotidienne, qui bâtit la ville de demain mais qui est parfois présenté sous un abord très technique qui le rend parfois difficile à appréhender ; cela aurait été un beau sujet pour les réunions de quartier. A fortiori quand cela engage le devenir de la ville au moins jusqu’en 2030… via par exemple par la prévision de nombreux projets immobiliers : rue de Verdun, rue de la liberté, nouvelle zone UPM5 à la gare… Donc une modification qui n’est pas de détail..

Sur le fond, plusieurs points

-de « nouvelles règles plus adaptées » pour les clôtures sur rues ; ce n’est pas anodin car il s’agit de la configuration de la ville de demain. Traduction = c’est la possibilité à présent d’avoir une clôture de 2 m totalement opaque. Il y a risque de transformer progressivement nos rues en « tunnels » bordés de hauts murs, sans végétation et vue sur les jardins. Nos quartiers prendront un aspect « barricadé » ce qui sera dommageable pour le lien social mais restera fort illusoire en matière de sécurité car on sait qu’il faut mieux voir à qui on ouvre la porte, et voir de la rue un éventuel cambrioleur qui aurait escaladé la clôture.

CM 2019-5Pourquoi ce changement ? On nous dit que la règle précédente qui prévoyait 1/3 de partie pleine et 2/3 de grilles ou plantations n’était pas respectée (c’est vrai, et malheureusement y compris par des élus…). Pourtant, cette règlementation devait bien avoir un fondement. Et la ville envoie là un drôle de message : une règle ne vous convient pas ? Ne la respectez pas, elle sera changée… Au final on légalise la pratique des gens qui ne se sont pas pliés à la règle. Et alors pourquoi ne pas appliquer la même position à la règle sur l’implantation des abris de jardin, non respectée elle non plus ?  

Mixité sociale ? On construit du logement social.. Parfait ! Mais toujours dans le même quartier, à côté de la gare.

– Que faut-il penser de la règlementation visant à « mieux encadrer l’installation de panneaux solaires » ?  En interdisant le dépassement, on interdit l’installation de panneaux solaires sur les toits plats, puisque ces panneaux devant être inclinés (pour des raisons d’angle avec le soleil), s’ils ne peuvent plus dépasser la hauteur max autorisée, leur installation ne sera possible qu’en réduisant la hauteur max du bâtiment les supportant. On voit mal un promoteur supprimer un étage de logement pour installer des panneaux solaires ! Donc il n’y aura plus de panneaux solaires sur les immeubles à toit plat, architecture fréquente dans le collectif. Cela ne va pas dans le bon sens. Clairement la ville ne veut plus voir de panneaux solaires dépassant des toitures. C’est donc le plaisir visuel du maire versus la lutte contre le changement climatique.

Il y a densification d’une ville déjà la plus dense du 95, avec davantage de circulation, de problèmes de stationnement (unique sujet des réunions de quartier !) ; quid des équipements sportifs par exemple qui sont déjà occupés à leur maximum ?  « Les prescriptions du SDRIF en matière de construction de logement dans le périmètre défini est de 1162 logements à l’horizon 2030 »… Augmentation de 15%, c’est aussi davantage de voitures, et ce n’est pas sans conséquence sur notre vie quotidienne.

CM 2019-6-Étions-nous « hors sujet » comme on nous l’a reproché, sur la place à donner aux déplacements doux ? Ce n’est pourtant pas l’avis du préfet qui rappelle les prescriptions du PDUIF (cf. son courrier à la ville) Le PDUIF vise à développer l’usage du vélo (de 1,5% à 5%) par des aménagements (accès cyclables aux lycées…) et des normes de stationnement voitures et vélos. Le courrier du Préfet demande la création de davantage de places de parkings pour les vélos, et demande la création de places de parking vélo dans les nouvelles constructions.

Ça confirme ce que nous disions à propos du PLU : il n’y a pas de prise en compte des déplacements alternatifs, ou de façon très insuffisante par rapport au schéma de la Région. Donc, il y avait bien un raté dans le projet de PLU, contrairement aux affirmations : « notre PLU est super ! » 

Il faut donc prendre des arrêtés municipaux pour transformer des places de stationnement en places pour vélos. Le PDUIF impose de transformer 1 place de stationnement voiture sur 40 sur voirie en stationnement vélos, indépendamment du nombre de places vélo déjà existantes, dans un rayon de 800 m autour des gares.

Le maire a d’abord affirmé qu’il ne le ferait pas (réunion de quartier  du centre-ville) avant de dire en Conseil qu’il suivrait les préconisations du PDUIF. Alors, que devons-nous croire ? Cette mesure prescriptive vise bien à implanter les places vélo sur des emplacements actuellement occupés par des voitures, de façon à limiter l’implantation du stationnement vélo sur les trottoirs, où il entraîne souvent un conflit d’usage avec les piétons. A Saint Gratien, les places de stationnement vélo sont quasiment toutes implantées sur les trottoirs, occupant un espace piéton déjà limité, et présentant dans beaucoup de cas une gêne réelle puisque lorsque des vélos y sont stationnés ils empiètent largement sur la circulation des piétons.

Le futur PLU devra donc intégrer cette mesure à l’article 12 ou dans son annexe stationnement. Pourquoi alors écrire que cette norme ne figurera pas dans le document du PLU ?

En outre, qu’est-il prévu pour la partie du lycée sur St Gratien en matière de stationnement vélo ? 2 200 élèves… 400 places ?

Quid de la création de stationnement vélos dans les écoles selon normes PDUIF ?

-On peut s’étonner enfin qu’il soit souligné que ce sont sur des « remarques hors sujet qui concernent des questions d’ordre privé », que « la commune va engager dès que possible un réel dialogue »…

Et quid des doléances à caractère général ? Elles sont balayées rapidement dans le rapport : « celles, concernant des aspects généraux, notamment du règlement du PLU actuel, objet de la modification actuelle ou non : 14 obs. »

-Enfin, l’Agence régionale de santé (ARS) souligne dans son observation la nécessité de prendre en compte « les besoins à venir en équipements de santé et médico-sociaux » Remarque à ne pas oublier dans une ville où l’accès aux soins n’est déjà pas si facile pour toute une partie de la population.

Parc Veligo à la gare   

Enfin cette réalisation ! Nous la réclamions depuis des années (seuls, pendant longtemps…) et nous estimons que la ville aurait pu se montrer plus volontariste vis-à-vis de la SNCF et d’IDF-Mobilités. Un regret : et de l’autre côté de la gare ? Rien pour les Raguenets ? Pourtant, les arceaux à vélos implantés là sont très utilisés, ce qui infirme le propos selon lequel les habitants du quartier sont tous trop près de la gare pour y venir en vélo. Nous ne doutons pas du succès à venir du parc Veligo et nous saurons demander son agrandissement si nécessaire.

À suivre : les questions orales

CM 2019-7