Notre réponse au maire de Saint Gratien

Élu·e·s du groupe « SaintGratien Solidaire Écologique et Citoyen », nous répondons à la lettre du maire aux habitants des Raguenets (StGratien 95).

« Laisser faire la policejustice ! » : c’est ce qu’avait préconisé le maire, il y a quelques mois lorsque des habitants des Raguenets se plaignaient en réunion de quartier, des trafics de drogue qui nuisaient fortement à leur vie quotidienne..

« Laisser faire la policejustice ! », c’est ce qu’avait répondu le maire quand des habitants étaient venus en réunion de quartier dénoncer des désordres et possibles trafics de drogue sur le parking Hémonnot…

« Laisser faire la policejustice ! » avaitil dit, lorsqu’on a attiré son attention en Conseil municipal sur des véhicules stationnés chaque soir, avec des passagers à bord, le long du centre Fossiez, certainement pas pour y faire du macramé...

.. Alors quelle mouche a donc piqué le maire, quand il pointe un quartier tout entier et met dans la balance la délivrance d’information sur l’identité des émeutiers en échange de la reconstruction du centre Camille Claudel ?

La Ligue des Droits de l’Homme a réagi et a trouvé « inadmissible d’inviter les habitants à la délation pure et simple ».
«  Que la police fasse son travail, on ne doit pas mélanger les genres »
« 
On ne doit pas forcer les habitants à désigner des coupables. Et on peut imaginer la situation difficile des parents visàvis des enfants. Là, ça ne peut qu’envenimer les tensions dans le quartier. Il faut un appel au calme, plutôt qu’une incitation à maintenir cette situation de violences. »

Autre contradiction dans la lettre du maire : comment les habitants pourraient faire mieux que lui, qui nous a avoué, alors qu’on s’enquerrait de la situation, qu’ « ils étaient tous habillés de noir et cagoulés » ?

Contrevérité dans la lettre du maire aux habitants du quartier des Raguenets, quand il écrit : « Nous avons même souvent dépensé plus d’argent et plus de temps pour ce quartier que pour les autres quartiers de la ville pour qu’il soit agréable d’y vivre »

Sauf que les chiffres des budgets sur les 10 dernières années disent l’inverse !

La ville de StGratien a investi sur les 10 dernières années, de 2014 à 2023 : 373 par habitant dans le quartier des Marais (4 000 habitants) ; 590 par habitant dans le quartier des Raguenets (6 000 habitants) ; et 1 512 par habitant dans l’ensemble du reste des quartiers de la ville (10 000 habitants) 

Et si une partie du problème était de ce côtéci ?

Au Conseil municipal nous avons suggéré, lors d’un échange sur les familles mono parentales et les besoins que nous identifions, que la ville de StGratien développe l’accompagnement des familles dans l’aide aux devoirs (mesure du Programme n°4 du Plan Borloo 2018) en s’inspirant de sa voisine Ermont qui organise dans des locaux municipaux, en plus de l’étude du soir, un encadrement à l’appui d’associations. Nous avons souligné les carences des conseils en orientation, à la fois au collège et au lycée.
Nous avions aussi relancé la ville sur la scolarisation des enfants de moins de 3 ans (un des points du programme n° 3 du plan Borloo 2018), facteur d’intégration.

Réponse du maire et de la sénatrice : « L’aide aux devoirs est déjà organisée par les enseignants [bah non !]. Il y aura bientôt un C.I.O à StGratien [quand ?]. En dessous de 3 ans les enfants ne sont pas propres [sic] »

De son côté, la sénatrice, de son côté, s’est lâchée au Sénat : « Ils sont français mais comment ? »

Quand avant même de prendre le temps de l’analyse, tout un camp désigne l’immigration comme seule et unique cause des émeutes...

« Jacques Chirac peut se retourner dans sa tombe, lui qui avait dit, en novembre 2005, que « les enfants des quartiers difficiles, quelles que soient leurs origines, sont tous les filles et les fils de la République. » (France Inter)

Il ne s’agit plus de déborder le FN sur sa droite : lundi dernier, parmi les conseillers municipaux de la majorité appelés à poser sur le perron de la Mairie de StGratien, figurait le conseiller régional IDF du FN 95

Stéphane Bauer, Isabelle Volat, élu·e·s à Saint Gratien

Annexe : Investissements de la ville de 2014 à 2023

 

 

Nahel

Communiqué de presse du Parti socialiste et du Parti communiste de Saint Gratien

Nous sommes profondément bouleversés et en colère suite à la tragique mort du jeune Nahel, âgé de 17 ans, abattu par un policier à Nanterre.

Toutes nos pensées vont au jeune Nahel et à sa famille.

Il est insupportable de constater cette longue série de décès dans des circonstances similaires. La tristesse et l’incompréhension nous submergent.

Le quartier des Raguenets, y compris le Centre Culturel Camille Claudel, qui accueille des associations pour adultes et enfants, a été pris pour cible. Cette étincelle a suffi à embraser les quartiers, soulignant ainsi les tensions qui y régnaient déjà.

Cela nous amène à nous interroger sur la politique de la ville : Qu’est-ce qui a changé depuis les événements similaires de 2005/2007 ? Que sont devenues les mesures préconisées dans le rapport Borloo sur les banlieues en 2018 ?

Le gouvernement doit mettre en place une véritable politique urbaine, car trop souvent les quartiers sont laissés à eux-mêmes pour faire face à leurs difficultés. Cela soulève des questions d’aménagement du territoire et de relégation de populations, compte tenu de la réduction des financements de l’État et de la suppression de la taxe d’habitation.

Le refus d’obtempérer a été invoqué pour justifier le recours à son arme par le policier : une réaction totalement disproportionnée !
Cela pose également la question de la rédaction de l’article L435-1 du Code de la sécurité intérieure, qui permet désormais aux policiers de tirer « lorsqu’ils ne peuvent immobiliser, autrement que par l’usage des armes, des véhicules, embarcations ou autres moyens de transport, dont les conducteurs n’obtempèrent pas à l’ordre d’arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d’autrui ».

Toutefois, il est important de souligner que les actes de violence et les destructions de services publics, d’écoles ou de mairies ne font que servir de prétexte à une répression et à des discours sécuritaires excessifs et réactionnaires.

Nous demandons justice à travers une mobilisation massive, déterminée et pacifique. La violence n’est pas acceptable et ne résoudra rien. La désespérance d’une partie de la population alimente les tensions.

En cette période troublée, nous devons appeler au calme, rendre hommage à Nahel et exprimer notre soutien à sa famille. Seule la justice et des réformes structurelles pourront apporter une véritable amélioration de la situation de nos quartiers et au vivre ensemble.

Parti Socialiste Section Saint-Gratien/Sannois

Parti Communiste Français Saint-Gratien

Pour la vérité et la justice

Pour la vérité et la justice pour Nahel, contre toutes les violences, unissons-nous !

Déclaration du Conseil national du PCF

Mardi dernier, à Nanterre dans les Hauts-de-Seine, un contrôle routier opéré par deux policiers a débouché sur la mort de Nahel, tué par un tir au thorax de l’un d’eux.

Face à ce décès d’un jeune de 17 ans, l’émotion des communistes du pays est immense. Nous adressons nos condoléances à la famille et aux proches de la victime. Nous saluons la mobilisation massive, digne et sereine, de jeudi dernier à Nanterre et apportons notre soutien au maire, Patrick Jarry et à toute l’équipe municipale.

Après les premières auditions, le policier auteur du tir a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention préventive. Nous appelons à ce que toute la lumière soit faite sur le contrôle et le tir meurtrier du policier dans les meilleurs délais pour que la justice soit rendue.

Un refus d’obtempérer ne doit pas entraîner la mort ! La loi de 2017, qui élargit la possibilité d’utilisation de leur arme par les agents de police, doit être abrogée. Les parlementaires communistes avaient voté contre en dénonçant les dérives possibles. Les actes et propos racistes, pointés par le Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, à l’encontre de jeunes par certains policiers doivent être sévèrement sanctionnés. Le débat public doit s’ouvrir pour engager au plus vite une politique progressiste, de proximité, pour la tranquillité publique avec une police républicaine proche des citoyens, au service de leurs attentes et de leurs besoins.

Sur la sécurité, comme sur l’ensemble des politiques publiques, des millions d’habitantes et d’habitants, de jeunes, de salarié·es, sont abandonnés par la République et n’ont pas droit au respect, à la dignité, à la justice, à un logement décent, à une éducation, à la culture et aux loisirs, et un emploi de qualité.

Cette situation n’est plus supportable ! Elle est le résultat de décennies de politiques néolibérales, au service du capital et au détriment des travailleuses et travailleurs du pays, et de discriminations.

Le PCF soutient « l’appel pour la jeunesse populaire » porté par plusieurs syndicats et associations exigeant « un plan ambitieux » pour répondre à l’ensemble des problèmes auxquels elle est confronté.

Le PCF appelle à un Grenelle pour l’égalité des territoires et contre toutes les discriminations, rassemblant tous les acteurs et actrices des communes et quartiers concernés, pour qu’enfin une politique à la hauteur des enjeux soit décidée et mise en œuvre avec eux.

Nous présenterons mardi 4 juillet les premières propositions que nous mettons en débat, comprenant :

  • Une politique progressiste de proximité de tranquillité publique.
  • Un plan pour l’égalité républicaine pour tou·tes les habitant·es par le retour des services publics dans toutes nos communes.
  • Un pacte pour la jeunesse qui engage la nation sur des enjeux majeurs tels que l’éducation, le travail et l’emploi, les politiques sociales.

Nous partageons la colère de toutes celles et ceux qui ont vu les images terribles du contrôle et du tir diffusées sur les réseaux sociaux.

Elle appelle une mobilisation puissante et pacifique pour obtenir la vérité et la justice pour Nahel.

Elle ne peut en aucun cas légitimer les violences de ces derniers jours !

Nous condamnons fermement toutes les violences contre les personnes et les biens, les tirs de mortiers et de cocktails Molotov, qui ont bouleversé la vie de milliers d’habitantes et d’habitants de quartiers populaires, et les pillages des commerces.

La dégradation des mairies et du mobilier urbain de nos communes, des écoles de nos enfants et d’autres services publics, des équipements associatifs (maison de quartier, centre social…), des commissariats de nos quartiers, des voitures personnelles de salarié·es, pénalisent gravement les familles directement touchées et l’ensemble de la population.

Les auteurs de ces délits doivent être arrêtés et traduits en justice.

Non seulement ces violences ne servent en rien la vérité et la justice, mais l’on voit comment aujourd’hui elles sont utilisées par les forces réactionnaires, au pouvoir, à droite et à l’extrême droite, pour stigmatiser des quartiers entiers qualifiés par certains « d’enclaves étrangères » alors qu’ils sont, comme tous les territoires, une part de la France, de ses richesses, de sa force ; considérer comme délinquants l’ensemble des jeunes quand seuls quelques-uns dégradent, saccagent, pillent au détriment de tous ; réduire la vie de ces quartiers à la seule manifestation de la violence ; ou encore semer les germes de la guerre civile, comme l’ont récemment fait deux syndicats de policiers, déclaration aux accents séditieux qui doit déboucher sur des sanctions. Nous sommes opposés aux interdictions de manifestations, qui ne visent pas la fin des violences, mais un coup d’arrêt au mouvement social, ainsi qu’au recours à l’État d’urgence qui loin de mettre fin aux tensions actuelles, les attisera.

Le PCF apporte son soutien et sa solidarité à l’ensemble des habitant·es touché·es par les violences, aux familles pénalisées par la destruction des services, aux secours, aux fonctionnaires de police et à tou·tes les bénévoles des associations, les agents publics et élu·es locaux mobilisés pour protéger et répondre aux demandes de la population.

L’heure est à garantir la sécurité de nos concitoyen·nes et à répondre aux besoins sociaux des habitantes et des habitants.

L’heure est à la République partout et pour toutes et tous. Une République avec un développement massif de ses services publics qui en garantissent l’effectivité de ses principes : Liberté, Égalité, Fraternité.

Pour la vérité et la justice pour Nahel, contre toutes les violences, unissons-nous !

Parti communiste français.

Paris, le 1er juillet 2023.

 

Le détail

Voici les réponses apportées par le maire lors de l’exercice des « questions orales » du Conseil municipal du 27 juin 2023. 

Nous y ajoutons ici nos « commentaires », qui n’ont pu être énoncés au Conseil, puisque le règlement stipule que les questions ne font pas l’objet de débats… Dommage !

Tribunes libres

Surprise à la lecture du dernier « Mag » de la ville : le texte de notre tribune libre a été modifié à trois endroits.

Ajout d’une faute d’orthographe : le taux communal sur lequel le maire à la main, alors que nous avions correctement écrit a la main.

Suppression de caractères gras pour les « emprunts toxiques Dexia ».

Suppression de majuscules s’agissant des votes de J. Eustache : « Pour » la réforme des retraites et « Contre » le bouclier énergétique.

Or le droit d’expression des élus de l’opposition est absolu selon l’article L2121-27 du Code général des collectivités territoriales, et les textes ne peuvent être ni censurés ni modifiés.

Comment est-il possible que notre texte ait été transformé ?

Réponse du maire : le texte a été envoyé sans la moindre retouche au prestataire chargé du « Mag ». Ce dernier n’a pas su nous expliquer d’où venaient ces trois coquilles et l’a confirmé par une attestation qui [nous] a été envoyée.   

Notre commentaire : décidément, nous n’avons pas de chance avec cette société, qui nous avait déjà privés de la moitié de notre dernière tribune avant les élections de mars 2020, rendant totalement incompréhensible nos propos… Notre texte est corrigé sur le site de la ville, mais évidemment pas dans le magazine papier et nous sommes donc bien pénalisés par ces erreurs.  

Plaques de rues

Nous célébrons cette année le 80è anniversaire de la mort de Danielle Casanova et les 80 ans de la mort de Jean Moulin, le 8 juillet 1943 des suites de ses tortures par la Gestapo. Une école et deux rues portent leurs noms à Saint Gratien.

Nous avions suggéré il y a déjà quelques années, d’indiquer sur les plaques de rues portant le nom de personnalités, les éléments marquants de leur action.

Cette idée, qui avait alors été jugée intéressante, sera-t-elle un jour mise en œuvre, comme cela se pratique d’ailleurs dans des villes voisines ?

Réponse du maire : Il est prévu de compléter les plaques de rues par des indications sur la vie des personnalités auxquelles il est rendu hommage. Il souhaite aussi que l’on appose sur les plaques un « QR code » qui sera ainsi une façon innovante et interactive de fournir aux personnes intéressées des informations approfondies sur les personnalités commémorées et donc contribuer à la diffusion de l’histoire locale. Le calendrier nous sera communiqué, les QR codes seront collés partout. Pour ce qui est des plaques, ce sera réalisé à chaque changement de plaques, lorsque celles-ci sont dégradées… ou volées…  

Notre commentaire : tout arrive donc puisque il y a déjà quelques années que nous avions fait cette suggestion. Il nous avait été alors répondu que cette idée, a priori intéressante, serait étudiée. Espérons simplement que les informations qui seront données seront plus complètes que celles publiées sur la page Facebook de la ville à propos de Danielle Casanova… ce qui fait l’objet de notre question suivante… 

Danielle Casanova

Sur notre suggestion, la ville a rendu hommage à Danielle Casanova à l’occasion du 80è anniversaire de sa mort, le 9 mai 1943. Une artère importante de Saint Gratien porte son nom. Hélas, le post Facebook publié alors ne mentionne pas deux éléments essentiels de sa vie : Danielle Casanova est morte dans le camp de concentration d’Auschwitz où elle avait été déportée car responsable communiste engagée dans la Résistance.

À l’heure où l’action des communistes dans la Résistance est unanimement reconnue et célébrée, pourquoi cette « frilosité », effaçant ainsi l’engagement politique fondamental de Danielle Casanova, qui lui a coûté la vie ?

Réponse du maire : bon… je lui ai rendu hommage dans un post FB comme nous nous y étions engagés.. après voilà.. on n’a pas fait le détail parce que c’était assez court mais nous ne nions pas le fait qu’elle était… communiste et que malheureusement son… appartenance lui a coûté la vie.

Notre commentaire : je n’ai pas pu m’empêcher d’intervenir, sans avoir pourtant la parole, sur le fait que l’engagement de Danielle Casanova était tout… sauf un « détail » ! Un maire peut-être un peu gêné et bafouillant pour trouver des explications à ce si curieux « hommage » à Danielle Casanova qui passait sous silence son combat politique, si essentiel dans sa vie ?     

Hélas, pour nous l’exercice s’arrête là, puisque le maire prend alors prétexte de l’absence du deuxième élu de notre groupe, qui m’avait pourtant donné pouvoir, pour couper court à nos questions orales.

Ces questions seraient, depuis qu’elles sont posées en séance par les élus qui les ont émises, réduites à deux par élu, plus une pour le groupe… Assez incompréhensible, puisque de toute façon le maire avait préparé les 5 réponses, ignorant quelles questions je choisirais de poser parmi les 5 envoyées..

Mais à Saint Gratien, on est très à cheval sur les règlements, surtout quand ils permettent de réduire la place de l’opposition, déjà pourtant bien encadrée…

Nous ne saurons donc pas si la ville a prévu des mesures pour lutter contre le gaspillage de l’eau lors de ses arrosages, ni si nous verrons prochainement les poissons du lac d’Enghien retrouver de l’oxygène…    

Arrosage

Des habitants nous signalent que l’arrosage automatique des plantations entre les voies de la D14 inondent largement les chaussées au niveau du boulevard Pasteur.

À l’heure où nous savons tous que l’eau est devenue un bien précieux, que fait la ville pour éviter ces gaspillages, signalés aussi à d’autres endroits de la ville ?  

Lac d’Enghien

Une nouvelle fois, les poissons du lac d’Enghien ont subi les conséquences du dérèglement climatique : deux tonnes d’entre eux n’ont pas survécu à la hausse de température des eaux du lac. Une telle catastrophe s’était déjà produite il y a deux ans.

En quoi les travaux du Siare sur les rus alimentant le lac peuvent-ils éviter de telles calamités écologiques ?

Nos questions de juin

Nos questions orales au Conseil municipal du 27 juin 2023, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Le maire y répond en fin de séance. À lire ici prochainement..

1. Tribunes libres

Surprise à la lecture du dernier « Mag » de la ville : le texte de notre tribune libre a été modifié à trois endroits.

Ajout d’une faute d’orthographe : le taux communal sur lequel le maire à la main, alors que nous avions correctement écrit a la main.

Suppression de caractères gras pour les « emprunts toxiques Dexia ».

Suppression de majuscules s’agissant des votes de J. Eustache : « Pour » la réforme des retraites et « Contre » le bouclier énergétique.

Or le droit d’expression des élus de l’opposition est absolu selon l’article L2121-27 du Code général des collectivités territoriales, et les textes ne peuvent être ni censurés ni modifiés.

Comment est-il possible que notre texte ait été transformé ?

 2. Plaques de rues

Nous célébrons cette année le 80è anniversaire de la mort de Danielle Casanova et les 80 ans de la mort de Jean Moulin, le 8 juillet 1943 des suites de ses tortures par la Gestapo. Une école et deux rues portent leurs noms à Saint Gratien.

Nous avions suggéré il y a déjà quelques années, d’indiquer sur les plaques de rues portant le nom de personnalités, les éléments marquants de leur action.

Cette idée, qui avait alors été jugée intéressante, sera-t-elle un jour mise en œuvre, comme cela se pratique d’ailleurs dans des villes voisines ? 

3. Danielle Casanova

Sur notre suggestion, la ville a rendu hommage à Danielle Casanova à l’occasion du 80è anniversaire de sa mort, le 9 mai 1943. Une artère importante de Saint Gratien porte son nom. Hélas, le post Facebook publié alors ne mentionne pas deux éléments essentiels de sa vie : Danielle Casanova est morte dans le camp de concentration d’Auschwitz où elle avait été déportée car responsable communiste engagée dans la Résistance.

À l’heure où l’action des communistes dans la Résistance est unanimement reconnue et célébrée, pourquoi cette « frilosité », effaçant ainsi l’engagement politique fondamental de Danielle Casanova, qui lui a coûté la vie ?

Capture de la page Facebook de la ville, ci-dessous.

4. Arrosage

Des habitants nous signalent que l’arrosage automatique des plantations entre les voies de la D14 inondent largement les chaussées au niveau du boulevard Pasteur. Photo jointe.

À l’heure où nous savons tous que l’eau est devenue un bien précieux, que fait la ville pour éviter ces gaspillages, signalés aussi à d’autres endroits de la ville ?  

 5. Lac d’Enghien

Une nouvelle fois, les poissons du lac d’Enghien ont subi les conséquences du dérèglement climatique : deux tonnes d’entre eux n’ont pas survécu à la hausse de température des eaux du lac. Une telle catastrophe s’était déjà produite il y a deux ans.

En quoi les travaux du Siare sur les rus alimentant le lac peuvent-ils éviter de telles calamités écologiques ?

Notre tribune de juin

Voici le texte de notre tribune libre, écrite pour le groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », à paraître dans le magazine de la ville de juin 2023. Nous avons choisi de consacrer notre (court) espace à la hausse très conséquente du taux communal de la taxe foncière.

+ 22% : ce sera la hausse de la taxe foncière en 2023

Nous avons voté contre la hausse de + 14% du taux communal, sur lequel le maire a la main. D’autant que les bases augmentent aussi : +7,1%.

La ville subit l’envolée des prix de l’énergie. Or depuis 2011 et son agenda 21, elle a peu développé les énergies renouvelables, ni économisé (il existe un gymnase avec chaudière à granulés à Enghien, ailleurs dans l’agglo on éteint des lampadaires) et dépense beaucoup en voirie faute d’une volonté d’aménagements alternatifs à la voiture.

En se targuant durant 20 ans d’un bas taux de taxe d’habitation, elle s’est piégée avec la suppression de celle-ci, compensée par une dotation figée par l’État au niveau de 2017. Et on paye toujours les emprunts toxiques Dexia renégociés chèrement.

Conséquences ?

Des équipements dégradés : centre de loisirs, centre du Parc

Gymnases sur-occupés      

Tarifs de cantine parmi les plus chers du 95 : + 3%

Séjours de vacances réduits : 30 places cet été, courts séjours supprimés

Merci qui ? 

Sénatrice et maire sont LR, formation toujours favorable à la réduction des dotations aux collectivités.

J. Eustache après avoir voté au Sénat Pour la réforme des retraites a voté Contre le bouclier énergétique pour les villes.

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

Il y a 80 ans, le CNR

Depuis 2013, le 27 mai est la Journée nationale de la Résistance.

Il y a 80 ans, le 27 mai 1943, Jean Moulin présidait la première réunion du Conseil de la Résistance.

Sont alors présents les représentants des huit principaux mouvements de la Résistance, de deux syndicats et de six partis politiques, dont le PCF.   

« En métropole, avant le 27 mai il y avait des résistances ; après, il y a la Résistance », dira Robert Chambeiron, compagnon de Jean Moulin.

Dénommé par la suite Conseil national de la Résistance, le CNR élabora un « plan d’action immédiate » dans la perspective de la libération face au nazisme mais aussi des « mesures à appliquer dès la Libération du territoire ». Un programme de « démocratie économique et sociale » qui est  encore au cœur du système social français, qui a gardé toute sa modernité, et qui comprenait en autres, la nationalisation des banques et assurances, les comités d’entreprises, la Sécurité sociale avec la retraite par répartition…

Un programme pour des « Jours heureux » dans une période atrocement noire…

Aujourd’hui, les « conquis » issus du programme du CNR sont toujours à défendre !

À Saint Gratien, le souvenir de la Résistance nationale et locale est présent à travers le nom donné à de nombreuses places, rues, écoles : Jean Moulin, Jean Zay, Pierre Brossolette, Gabriel Péri, Danielle Casanova…  Suzanne Barroul, Maxime Hébert, Robert Joubel..

Nous demandons depuis longtemps à la ville que ces plaques dénominatives soient accompagnées d’une explication historique pour que l’action de ces résistant·e·s soit connue et reconnue.  

Sauvegarder le pluralisme au Conseil régional d’Île-de-France

J’ai signé l’appel ci-dessous et je vous invite à le signer également.
Appel des forces républicaines et citoyennes contre les dérives autoritaires de Valérie Pécresse et de sa majorité

Le 31 mai, Valérie Pécresse mettra au vote la suppression de deux groupes d’opposition du Conseil régional d’Île-de-France. En cours de mandat, la Présidente de Région veut changer les règles du débat démocratique et ainsi dissoudre les groupes formés par les élu.es insoumis et apparentés d’une part, les élu·es communistes et citoyen·nes d’autre part.

Il nous apparaît contraire à l’esprit républicain de venir retirer, du jour au lendemain, des droits à l’opposition et d’en supprimer une partie d’entre elles, en l’espèce deux groupes de gauche sur les quatre que compte le Conseil régional. Le seul motif invoqué par Valérie Pécresse et sa majorité n’est ni sérieux, ni responsable et se résume en un leitmotiv : réduire de quelques dizaines de minutes les rares séances du Conseil régional, convoquées une fois par trimestre en dehors du budget. Sans nul doute, une avancée majeure pour la vie quotidienne des Francilien.nes…

La  critique et le débat nourrissent la démocratie. Il est sain, en République, de permettre la juste représentation de l’opposition au sein des institutions locales. C’est en effet reconnaître et respecter l’ensemble du corps social, maintenir un contre-pouvoir et ouvrir la possibilité d’une alternative politique. L’opposition est nécessaire et utile. Elle ne doit pas être « choisie », comme bon lui semble, par la majorité et ses prérogatives doivent être élargies. Elle doit pouvoir, quand nécessaire, mettre en cause la responsabilité de l’exécutif. Sa parole ne doit pas être indument limitée par un temps programmé par l’exécutif. Elle doit avoir le droit de questionner et de proposer.

En fournissant un travail réel au service des Francilien·nes, les deux groupes politiques menacés de disparition contribuent au débat démocratique et à l’amélioration des politiques publiques. Ils formulent des propositions et relaient régulièrement la voix des Francilien·nes dans toutes les instances où ils siègent.

C’est dans cet état d’esprit qu’ils ont ensemble rencontré plusieurs dizaines de milliers de personnes avec la mobilisation STOP GALÈRE dans les transports franciliens. C’est avec cette volonté d’améliorer la vie quotidienne qu’ils dénoncent les conditions d’enseignement des jeunes lycéen·nes. C’est avec la même préoccupation qu’ils alertent sur les récents choix comptables de la droite régionale opérés au détriment de la formation et de l’enseignement professionnel.

En dépit de ce travail et agacée par celui-ci, Valérie Pécresse abuse de toutes les manœuvres possibles pour dissimuler ses erreurs à la tête de l’Île-de-France et faire taire les critiques, y compris au sein de son camp.

Nous ne pouvons accepter cette fuite en avant, symptomatique d’une époque où le pouvoir en place préfère l’autoritarisme au pluralisme.

Sans coup d’arrêt immédiat, ce qui se passe en Île-de-France annonce une remise en cause plus large des droits de l’opposition dans ce pays.

Celles et ceux qui, comme nous, sont attachés aux valeurs de la République sont invités à signer, partager et faire connaître cet appel.

Signez ici

Durablement inspiré·e·s

Nos impressions aux « Inspirations durables » de Saint-Gratien le 13 mai 2023

Pour la deuxième année, nous avons participé à l’événement relatif à la transition écologique, dénommé « Inspirations Durables », organisé par la ville devant le château Catinat samedi 13 mai après-midi, dans une formule raccourcie de 13h30 à 18h30. Nous y étions déjà pour la première édition en 2022, en compagnie de Gabrielle Cathala, qui était la candidate Nupes aux législatives 2022 dans notre circonscription.

Nous nous y sommes rendus à un triple titre : en tant que citoyen·nes soucieux·ses des enjeux en matière de transition ; en tant qu’élu·e·s, pour discuter avec les acteurs de la transition invités par la ville, pour voir ce qu’il pouvait être tiré des propositions avancées sur les stands pour les rendre concrétisables dans notre chère commune ; en tant qu’exposant·e·s, car à défaut d’avoir pu recevoir une invitation en bonne et due forme* nous avions décidé de donner un coup de main à « Saint Gratien à Vélo », l’antenne locale de « Mieux se Déplacer à Bicyclette » (MDB).

Tour des principaux stands :

Stand du Jardin partagé

Forte affluence au stand ; mis en avant beaucoup de conseils, pour débuter un petit potager aux dimensions de l’habitation du quidam qui pose des questions ; en vente des plans de fleurs et de légumes (tomates, courgettes…). Avec échanges avec sa présidente qui nous dit que le jardin partagé, cela marche bien ! Afflux de scolaires entre autres. Il y a même maintenant un soutien de la ville en eau et en compost. Des rapports maintenant « normalisés »… qu’on retrouve partout dans les autres villes… Et surtout un lieu où poussent des fleurs et des légumes et où se crée du lien, du liant social…

Stand de la Biodiversité : en 40 ans, on note une baisse de 25 % du nombre d’oiseaux en Île-de- France

  • Sa responsable n’était pas au courant de la tenue il y a un an d’un atelier Transition écologique à Camille Claudel dans le cadre du PEDT, sur le thème du maintien de la Biodiversité en milieu urbain ; prend note de ma demande du compte rendu de la séance…
  • Retour sur l’épisode caniculaire qui a causé la mort de près de 17 tonnes poissons dans le lac d’Enghien il y a 2 ans : trop de poissons apportés dans le lac par les pêcheurs du club ; lac peu profond et très mal oxygéné… en même temps très fortes chaleurs, et surtout pluies avant le coup de chaleur qui se sont traduites par le ruissellement dans le lac de poussière de caoutchouc, fruits du roulage des pneus sur le bitume… Un événement qui hélas pourrait se reproduire, quelle que soit la masse de poissons présents dans le lac… puisque l’action la plus concrète qui a suivi cet épisode a été de demander au club de pêche de respecter un quota de rejet de poissons dans le lac…
  • Effet palpable de la densification de la ville et donc de la poursuite de l’artificialisation des sols : moins d’espaces verts donc moins de lieux pour la nidification des oiseaux. Et avec les pesticides utilisés dans les jardins privés, moins d’insectes et petits parasites dont se nourrissent les oiseaux, qui de plus par temps de fortes chaleur ont plus de mal à trouver des points d’eau en ville.. Résultats : en 40 ans, on note une baisse de 25 % du nombre d’oiseaux en Île-de-France …

Huit cents millions d’oiseaux disparus

Stand du syndicat Émeraude – Compostage – Consigne bouteille en verre

Discussion autour du compostage des déchets alimentaires, bientôt obligatoire…

  • La loi qui va imposer à chacun fin 2023 / début 2024 de trier les déchets biodégradables ;
  • Pour les maisons : il sera donné par Émeraude un composteur personnel
  • Pour les immeubles : comme vu à Münster en Allemagne, des conteneurs collectifs pour déposer les déchets alimentaires seront installés devant les immeubles ; avec un double enjeu : neutralisation des odeurs ; et ramassages hyper réguliers des ordures…
  • Le verre pour remplacer le plastique : les clients seront invités à ramener dans les grandes surfaces les bouteilles consignées… Pour inciter au retour des bouteilles, il faudra ajouter au prix de vente des boissons en bouteille de verre, une somme qui sera récupérée par le client s’il ramène sa bouteille consignée ; avec le même objectif à terme avec le même principe pour les bouteilles en plastique…
  • Il y a là un défi en matière de sensibilisation et de formation des clients…

Stand du SIARE : le retraitement des eaux usées

Un enjeu majeur selon Marie-Elisabeth Carminati, chargée d’affaires assainissement pour le compte du Siare (Syndicat Intégré Assainissement et Rivière de la région d’Enghien-les-Bains)

– Les eaux usées des habitants de Saint-Gratien partent, une fois collectées, au centre de traitement des eaux d’Achères.

Dans notre communauté d’agglo Plaine Vallée, seules deux villes n’ont pas de circuit de collecte de leurs eaux usées : Chauvry et Béthemont-la-Forêt.  Leurs eaux usées se déversent dans la nature. Est en projet un retraitement écologique des eaux par les roseaux : les eaux seraient filtrées en passant dans des champs de roseaux.

Des roseaux pour nettoyer les eaux

– Déperdition des eaux usées : dans certains secteurs en IDF, comme dans la plupart des rues à St Gratien, les circuits d’eaux pluviales et d’eaux usées ne sont pas séparés : « Il faudrait travailler pendant près de 300 ans en IDF pour mettre aux normes les circuits de collecte… »

– Le projet de construction d’une Maison de l’eau qui ouvrira au Siare en 2025 : Il s’agit de sensibiliser le grand public aux enjeux liés à l’eau. De faire de la pédagogie sur : la récupération des eaux de pluie ; le retraitement des eaux usées ; la sobriété énergétique ; la présentation de métiers d’avenir dans le secteur de l’eau auprès des scolaires : des primaires (des temps d’activités périscolaires pas idiots ! ) jusqu’au collège, puisque le Siare prend des stagiaires de 3ième) mais aussi des master en communication. Le Siare s’est dit intéressé aussi par les Journées Portes Ouvertes du lycée Monod auquel il ne s’est jamais rendu. Réciproquement, nous estimons que les métiers de la filière de l’eau doivent être connus par le lycée, notamment sa filière pro ainsi que par le Greta hébergé par le lycée Monod, pour qui sait, monter des modules de formation…

Notre stand MDB-Saint Gratien à vélo

Hormis l’atelier éphémère de réparations rapides pour les vélos… la ville n’avait rien prévu place Catinat pour promouvoir les déplacements doux… Un paradoxe ? Car une fois que le vélo est réparé, comment le fait-on rouler en ville ? C’est l’objectif de MDB et de son antenne locale à Saint Gratien : promouvoir les mobilités douces par l’aménagement d’équipements ad hoc en ville …

Nous décidâmes de combler ce vide et de nous installer devant le château Catinat. Rien de plus légitime alors qu’il est acquis que la pollution tue jusqu’à 48 000 personnes par an ; qu’aux alentours des écoles le taux de CO² est élevé. Les médecins expliquent ainsi la recrudescence des crises d’asthme et autres problèmes pulmonaires qui touchent entre 6 à 10 enfants par classe et pour lesquels les parents opposent un certificat médical pour les exempter de partir en classe de neige – mer ou découverte…

La légitimité de notre stand découle aussi de l’actualité et du Plan national Vélo de 2 milliards d’euros  annoncé il y a 15 jours et de sa déclinaison départementale de 18 millions d’euros.

Au fait, la ville de St Gratien, si prompte habituellement à solliciter des subventions s’est-elle manifestée pour profiter du plan Vélo départemental ? On a la liste des communes…

Nous nous sommes donc installé·e·s devant le stand de Vélo services pour promouvoir les ateliers d’auto réparation, qui existent par exemple à Fosses… et la toute prochaine Balade Champêtre que « St Gratien à Vélo » organisait le dimanche 21 mai sur la boucle d’Auvers Sur Oise.

Rapidement des échanges fructueux se sont noués avec les habitant·e·s interpelé·e·s par le kakémodo de MBD, nos affichettes, nos trois vélos et notre floppée de flyers et d’exposés pro domo..

Cela ne pouvait qu’éveiller la maréchaussée locale qui, après la venue de deux fonctionnaires qui nous ont demandé de quitter illico presto les lieux et/ou ne pas dégrader avec notre scotch double face les toilettes sèches portables louées… se pointa.

Il nous était reproché de ne pas avoir d’autorisation. Or, si ! MDB a bien demandé à être invité si la manifestation avait lieu : il lui  a été répondu « peut-être ». Puis que « c’était complet »..

Nous avons donné nos pièces d’identité que relevait la maréchaussée, qui tout de go nous opposait dans l’ordre : qu’il était « Interdit de distribuer quoi que ce soit ! ». « D’être là avec un kakémono !». Pourquoi ? Parce que « C’est la procédure ! ». « Laquelle ? » « Ne sait pas »…

Un dialogue de sourds s’instaura. Sans que les élu·e·s de la majorité municipale qui pouffaient dans leur coude ne viennent nous saluer, trop contents de piloter à distance une scène kafkaïenne…

Nous occupions debout tout au plus 2 m²… pour promouvoir une alternative à la voiture en ville, premier facteur de pollution, de bruit, d’accidents, d’érosion de la chaussée, objet de 80% des questions en réunions de quartier et la cause de 60% du budget consacré chaque année aux équipements, dans sa quote-part rénovation de voirie…

Nous n’étions pas les bienvenus… Mais en même temps, les fonctionnaires de police étaient d’accord avec les enjeux que notre présence sur le site incarnait… Puis finalement gênés. Au point de ne pas trop savoir quoi faire…

Nous décidâmes devant eux d’appeler Le Parisien et La Gazette… et à l’écoute de nos échanges,  ordre du Château a été donné de laisser tomber… Fini le transport au poste et tutti quanti…

Épilogue 

En fin d’après-midi, un enfant dont les parents étaient venus nous dire leur désappointement quant à la pauvreté des équipements cyclables en ville, nous a tiré·e·s par la manche pour nous dire qu’un chien « tout fou » tournait sans laisse sur le site et mangeait les goûters des enfants… Il procédait à ses prises de pains au chocolat et autres viennoiseries en leur mordant les doigts… il fallait agir… et vite car plusieurs goûters avaient déjà été engloutis…

Pour le chien, sans laisse dans un site interdit aux chiens,  que faisait donc la police municipale ?

1 – Elle relisait la procédure ?

2 – Appelait le Parisien ?

3 – La maréchaussée, vue chez le boulanger, commandait un Paris-Brest (à vélo) pour tester les dires de l’enfant ?

Par Pif le chien

* La demande d’invitation a été faite en deux temps : lors de l’avant dernière réunion de la commission développement durable, où il nous a été répondu qu’Inspirations Durables devrait normalement se produire en mai… et que la candidature de MDB serait peut- être étudiée, si la manifestation se tenait.

La présidente de l’association a saisi la ville par écrit. Qui lui a fait savoir que l’espace devant le château Catinat était déjà complet… il ne s’agissait pas d’un refus net… l’enjeu était donc le jour J de s’assurer s’il restait un peu de place… « peut-être »…