Fabien Roussel est interrogé dans « Libération » de ce 11 juillet 2024.


Fabien Roussel est interrogé dans « Libération » de ce 11 juillet 2024.


5% pour la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, c’est 5 député·es en plus pour la gauche et 5 en moins pour la droite et l’extrême-droite !
Envoyez Léon à Bruxelles, et avec lui :
Sigrid Gérardin, enseignante en lycée professionnel et syndicaliste ; Emmanuel Maurel, député européen sortant, GRS ; Hélène Bidard, militante féministe, adjointe à Paris ; André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée !
Pour une Europe de la coopération, qui garantisse des services publics de qualité, qui relocalise nos usines et protège les salarié.es et les agriculteurs. trices, qui s’engage pour une écologie ambitieuse et populaire !





La fédération du PCF 95 organisait mardi soir à Argenteuil (95) un échange avec Hala ABOU HASSIRA, Ambassadrice de Palestine en France. Autour d’elle : Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité ; Francis WURTZ, ancien député PCF européen ; Pierre BARROS, sénateur du Val d’Oise ; Cécile DUMAS, conseillère régionale d’Île-de-France et secrétaire fédérale du PCF95.
Hala ABOU HASSIRA, Ambassadrice de Palestine en France :
Le traitement du conflit par les grandes puissances qui gouvernent les instances internationales, comme l’ONU, l’OMS, l’UNHCR… montre bien là une inégalité entre le nord et le sud.
Alors qu’elle était invisibilisée, la question palestinienne est revenue sur le devant de la scène. Mais à quel prix ?
Le problème ne se limite pas à Netanyahu. Les Palestiniens sont victimes de toute une politique d’état. Nous sommes victimes d’une oppression systémique. Avec l’objectif déclaré, dans la bouche de ministres israéliens d’exterminer le peuple palestinien[1].
Car qu’en est-il quand il s’agit de la démolition des maisons, du retournement de toutes les terres cultivées, de la confiscation des cartes d’identité, des emprisonnements administratifs en Israël de nos militants sans jugement ? La vie d’un Palestinien vaut-elle la vie d’un autre être humain sur terre ?
Ce conflit met en évidence une politique du deux poids deux mesures. Pourtant, nous sommes les Ukrainiens du Moyen Orient.
C’est une politique de vengeance de la part d’Israël : Ce matin (mardi 28 mai 2024) le dernier hôpital de la bande de Gaza a cessé de fonctionner. Les 80 000 blessés qui vivent sur le territoire de Gaza n’ont plus accès aux soins.
C’est le moment de la vérité concernant la valeur du droit international. Ce droit a été écrit par des mains européennes et françaises. Il a été écrit pour que ne se reproduisent plus les horreurs de la guerre. C’est le moment de voir l’applicabilité du droit international.
Or, les instances internationales sont bloquées par les États-Unis.
Alors que l’État de Palestine a choisi la diplomatie, la voie du pacifisme, avec l’affirmation d’appartenir à la communauté des nations. Malgré cela, on refuse de nous reconnaître. On nous dénie le droit d’exister et à être reconnus.
Un crime ne justifie pas un crime encore plus grand. C’est un deux poids deux mesures à l’échelle 1000… C’est une hypocrisie totale.
Il faut que la France soit au rendez-vous. Il faut mettre à l’ordre du jour du Sénat et de l’Assemblée nationale la question de la reconnaissance de l’État palestinien. Nous attendons ce moment. Que la France soit au rendez-vous de l’histoire.
Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité
Sans remonter à 1947 et la création de l’État d’Israël, nous avons fait des sacrifices pour arriver à la solution de deux États. Souvenons-nous des débats au Fatah en 1988, où à partir de là, Yasser Arafat va aller convaincre tous les représentants politiques palestiniens – et le spectre est large -, en disant : nous avons une opportunité pour créer un État. Certes sur 22 % de la Palestine. Mais on aura notre État.
Depuis, ils lui ont tourné le dos. En 1993/1994, ce sont les accords d’Oslo. Mais contrairement à ce qui a été prévu, il n’y a pas eu de création de l’État palestinien à compter de 1998. Sharon réoccupe alors le tiers des 22% dévolus aux Palestiniens.
… Dans les médias, c’est le deux poids deux mesures : on dit qu’Israël a le droit de faire des frappes préventives. Mais a-t-on entendu symétriquement que les Palestiniens ont le droit de se défendre ?
Examinons le sens des mots. Il est dit concernant le 7 octobre, qu’il s’agit de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Oui. Ce débat est connu en France et on qualifie le Hamas d’organisation terroriste[2]. On lui impute un crime de génocide.
Mais ce qu’on dit pour l’un, il faut aussi le dire pour l’autre…
Dans les médias français, il est dit qu’on ne peut pas comparer les crimes des uns et des autres. Je cite Caroline Fourest qui a dit que « ce n’est pas les mêmes morts ». D’autres ont dit, que « les civils palestiniens tués, c’étaient des dégâts collatéraux ».
Tout cela est intolérable : Le combat que nous avons à mener, c’est un combat pour la défense de l’humanité.
Personne dans la salle : Je reviens sur le terme d’anéantissement de toute une population[3]. Car le dynamitage de l’université de Gaza avec l’embrasement de tous ses livres, filmé de l’extérieur par des soldats israéliens, revient à dire sur les réseaux sociaux : vous n’aurez plus d’éducation. Le dynamitage des bureaux de l’état civil de l’équivalent de la préfecture de Gaza City, revient à dire : vous n’aurez plus d’endroit où faire reconnaître la naissance des vôtres. Le dynamitage du palais de justice revient à dire : vous n’avez plus d’endroit pour faire justice. Ce sont tous les symboles de ce qui fait société qui est détruit.
Francis Wurtz, ancien député PCF européen 
Que faut-il faire ? Faire pression sur Israël, en suspendant les accords d’association entre l’UE et Israël. Car ces accords disent que quand il y a des violations des droits de l’homme, on suspend les accords.
Il y a une responsabilité européenne. Bien qu’on dise qu’on soit pour deux États, on n’agit pas.
Chaque année, est rédigé un rapport européen qui prévoit la création d’un État palestinien. Chaque année il est republié. Il y a toute une série de recommandations pour qu’on y arrive. Mais chaque année le document est classé sans suite.
J’ai moi-même interpellé Javier Solana quand il était responsable des affaires étrangères pour l’UE, de la tribune du parlement européen, pour dénoncer l’attitude complice des États européens, qui va à l’encontre de la diplomatie européenne qui prévoyait malgré tout de petites avancées vers la reconnaissance de la Palestine. Mais c’est l’ensemble des États européens qui à l’époque étaient responsables.
Pierre BARROS
Le sénateur rappelle ses voyages en Cisjordanie et ce qu’il y a vu, notamment la patiente et méthodique avancée de la colonisation, mètre par mètre, maison par maison. Mais aussi la joie des Palestiniens lors des fêtes traditionnelles malgré le mur, malgré les obstructions à leur liberté de mouvement.
Personne dans la salle : Puisque la solution à deux États, presque plus personne n’y croit, est ce qu’un état binational ne serait pas la solution ?
Hala ABOU HASSIRA : J’entends la proposition. Au final, ce sont les Palestiniens qui choisiront. Deux États côte à côte ou un seul État binational ?
Pour ma part, je reste pour la solution à deux États. Pourquoi ? Pour pouvoir exercer notre droit à l’autodétermination. Exercer ce droit souverain. Mais, c’est vrai, l’espace se réduit du fait de la fragmentation, de l’isolement de Gaza et de la Cisjordanie.
Demander l’égalité dans un seul État ? L’alternative avec un seul État, aujourd’hui, serait terrible : l’apartheid. À Gaza, les notions d’égalité et de liberté n’existent pas. 2,5 millions de Palestiniens ne sont pas sortis de Gaza (40 km de long, 10 km de large) depuis 17 ans.
Les Palestiniens avaient dans le passé fait la proposition d’un état binational laïque. Ce sont les Israéliens qui en n’ont pas voulu.
On reste engagé sur la solution à deux États. Car définie par des résolutions de l’ONU de 1967… nous sommes pour le respect du droit international.
Je souhaite remercier pour le soutien dont on bénéficie partout dans le monde et en France en particulier.
Prises de notes : Stéphane BAUER
Hala Abou Hassira dans quelques articles de médias français
[1] « J’en appelle au Premier ministre et au ministre des Affaires étrangères, c’est l’occasion de mettre au point un projet visant à encourager l’émigration des habitants de Gaza vers d’autres pays du monde » ministre de la Sécurité nationale https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/israel/guerre-israel-hamas-des-ministres-israeliens-veulent-chasser-les-palestiniens-de-gaza-et-le-retour-des-colons-17990072.php?csnt=18fc6526c90
« Tirez sur les femmes et les enfants pour la sécurité d’Israël », a déclaré le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. https://www.tf1info.fr/international/guerre-gaza-un-ministre-israelien-a-t-il-appele-a-tirer-sur-les-femmes-et-les-enfants-palestiniens-pour-garantir-la-securite-d-israel-2286056.html
[2] Si selon Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité, la notion de terrorisme n’existe pas en droit, l’Assemblée générale des Nations unies l’a cependant consacrée au niveau politique en affirmant la définition en janvier 2006 (résolution 60/43), définissant les actes de terrorisme comme des « actes criminels conçus ou calculés pour terroriser l’ensemble d’une population, un groupe de population ou certaines personnes à des fins politiques ».
[3] « Je pense que Houwara devrait être anéantie », a déclaré le ministre israélien des Finances https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2023-03-04/israel/un-ministre-regrette-avoir-appele-a-aneantir-une-ville-palestinienne.php
À lire d’autres infos sur cette soirée et la plantation d’un olivier à Argenteuil sur la page Facebook du Front de Gauche de Saint Gratien : https://www.facebook.com/frontdegauche.stgratien
En cette journée de mobilisation du monde éducatif, je partage cette pétition que je viens de signer, à l’appel de la Coopérative des élu·es républicain·es et citoyen·nes.
Contre les fermetures de classes et les réformes anti-démocratiques de l’école publique
Pour une école égalitaire et émancipatrice
Le gouvernement a décidé de sacrifier l’École, de la maternelle à l’université, au prétexte de logique austéritaire. Nous refusons que des générations de jeunes, celles-là même qui construiront la société de demain, soient sacrifiées sur l’autel de politiques libérales et budgétaires injustes, inégalitaires et dangereuses pour la cohésion sociale du pays.
C’est pourquoi, nous, élu·es, appelons la population dans nos villes, villages, départements et régions à soutenir l’appel intersyndical du 25 mai et rejoindre les mobilisations qui s’organisent sur l’ensemble du territoire et dans les outremers.
Avec vous, nous dénonçons l’instrumentalisation de la baisse démographique par le ministère de l’Éducation nationale pour justifier les fermetures massives de classes. Cet argument sert en réalité de prétexte pour « économiser » des postes alors que, selon nous, il devrait être au contraire une opportunité pour réduire les effectifs et améliorer les conditions de travail et d’apprentissage des élèves.
Nous exigeons que le gouvernement renonce à la labellisation des manuels scolaires et qu’il respecte la liberté pédagogique des enseignant·es.
Nous exigeons qu’il abandonne sa réforme « chocs des savoirs » au collège qui ne sert qu’à trier les jeunes dès 11 ans pour réduire leur parcours scolaire et qu’il abroge sa réforme des lycées pros, véritable outil de destruction de la voie professionnelle scolaire.
Nous exigeons la mixité sociale des établissements.
Nous exigeons qu’un plan ambitieux de revalorisation salariale de tous les personnels s’engage, qu’un pré-recrutement et qu’une formation solide aux métiers soit mis en œuvre pour enrayer la grave crise d’attractivité que traverse notre pays ainsi qu’un plan de résorption de la précarité.
À rebours de cette casse globale de l’École, nous exigeons des moyens ambitieux pour nos établissements scolaires afin que tous les jeunes, quelques soient leur lieu de vie et leur origine sociale, bénéficient d’un enseignement rigoureux et émancipateur. Nous ne laisserons pas les dirigeants de ce pays saccager l’école qui est la richesse de ceux qui n’en n’ont pas.
Celles et ceux qui tiennent nos écoles à bout de bras : professeur·es, AESH, AED, ATSEM, agent·es d’accueil et d’entretien, personnels administratifs, sociaux et de santé sont engagés pour faire réussir tous les jeunes. Le gouvernement et la ministre de l’Éducation nationale doivent impérativement améliorer leurs conditions salariales et de travail afin que tous les personnels puissent vivre dignement de leur travail.
Images d’un précédent mouvement de grève des écoles de Saint Gratien
Réservez votre week-end des 13, 14 et 15 septembre 2024 ! La fête de l’Humanité est de retour !
Grand rassemblement populaire, festif, musical, culturel, sportif et politique, la fête se fera comme chaque année l’écho des luttes sociales, environnementales, féministes… et portera l’espoir d’un monde meilleur. Cette année, elle sera un lieu de résistance à l’horreur de la guerre, à la montée de l’extrême-droite. On y fêtera bien sûr les 120 ans du journal.
Voici une partie de la programmation musicale. D’autres noms sont à suivre. 
Achetez dès maintenant votre bon de soutien donnant l’accès aux trois jours de la fête, sur la base 217, au Plessis-Pâté dans l’Essonne. Tarif imbattable de 40€, chaque dimanche au marché de Saint Gratien !
Cette année, les bons de soutien rendent hommage à huit figures militantes historiques ! Venez choisir la vôtre !

Impeccable interview sur LCP de Léon Deffontaines, tête de la seule liste de rassemblement à gauche qui réunit communistes, socialistes, radicaux, syndicalistes et militant·es féministes.
Situation internationale, économie, laïcité, immigration, RN, propositions européennes… Parions que Léon, 27 ans, sera bientôt reconnu comme une parole politique de premier plan. Originalité des propositions, parfaite connaissance des sujets, réponses franches et précises, élocution parfaite, c’est une image très positive de l’engagement communiste : on est fan !
C’est à écouter ici, et c’est passionnant !
https://www.youtube.com/live/Bn6EMjFLrLQ?si=WQF1oNiR0xNSgaKC
Comment agir pour mettre un terme au conflit en Ukraine ? Faut-il élargir l’Union européenne au risque d’une concurrence accrue des travailleurs ? Pourquoi ne faut-il surtout pas envoyer de troupes en Ukraine ? Comment éviter un conflit globalisé ? Comment la France peut-elle retrouver la voix indépendante qui fût la sienne sur la scène internationale ?
Léon Deffontaines plaide pour une défense autonome et non à la remorque des États-Unis via l’Otan. L’industrie de l’armement doit avoir pour objectif d’assurer notre défense et non d’être marchand d’armes. Pas d’armée européenne, ni de mutualisation de l’arme nucléaire, mais une coopération défensive à l’échelle de l’Europe, avec l’objectif de sortir de l’Otan.
Sur la Palestine, Léon Deffontaines réaffirme la nécessité urgente d’un plan de cessez-le-feu à Gaza, avec une perspective de paix juste et durable dans la région et la solution à deux États selon les frontières définies en 1967. La France doit agir en ce sens, et pour la libération des prisonniers politiques, dont notamment Marwan Barghouti. Le PCF condamne sans réserves les actions du Hamas, organisation terroriste islamiste et demande bien évidemment la libération des otages.
Sur le plan économique, si on peut se féliciter de voir des investisseurs étrangers choisir la France, c’est bien parce qu’ils savent qu’ils vont y trouver des travailleurs qualifiés. Léon Deffontaines souligne le rôle des services publics pour assurer des formations de qualité, et réclame des investissements publics pour réindustrialiser le pays. Il insiste aussi sur le déficit de production d’électricité qui nous handicape et se déclare en faveur de nouveaux réacteurs nucléaires.
Non à l’Europe du nivellement par le bas, pour l’assurance-chômage comme ce fût le cas pour la réforme de retraites. Au lieu de stigmatiser les chômeurs, investissons au contraire pour leur permettre de se former et de trouver un emploi.
LCP fait ensuite un portrait de Léon Deffontaines, « député européen » en retraçant les grandes orientations de son programme (à 14 minutes de la vidéo) : paix, souveraineté, écologie rationnelle. Opposé à la PAC, qui favorise les grandes exploitations et l’élevage industriel intensif ; opposé aux accords de libre-échanges comme le Ceta ; contre le pacte asile et immigration ; pour remettre la question sociale au cœur des débats.
Léon Deffontaines est ensuite interrogé par Yves Thréard sur l’attitude à adopter pour contrer le RN. Comment la gauche peut-elle de nouveau parler aux « victimes de la mondialisation » ? La question sociale doit redevenir sa priorité. Bardella est un faussaire de la question sociale, lui qui a le même projet économique et social qu’Emmanuel Macron, comme le montrent les votes à l’Assemblée des députés RN. Léon Deffontaines s’accorde pour cela avec François Ruffin, mais n’épargne pas Jean-Luc Mélenchon. Il y a une gauche sociale, celle qui s’était mobilisée contre la constitution européenne en 2005, qui a sa place entre le radicalisme de Mélenchon et l’eurofédéralisme libéral de Glucksmann.
Une proposition phare ? Sortir du marché européen de l’électricité et ainsi redonner du pouvoir d’achat aux Français et faire baisser les charges des entreprises, alors qu’aujourd’hui le prix de l’électricité produite à bas coût grâce au nucléaire est indexé sur le prix du gaz allemand !
L’Europe est -elle « une chance » ? Les communistes sont-ils anti-européens ? Non, mais nous ne sommes pas pour cette Europe-là qui lèse de plus en plus de Français ! Qui délocalise, qui met à mal les services publics, qui organise une concurrence économique déloyale.
Enfin, Léon Deffontaines regrette la confiscation du débat politique entre Macron et le RN, transformant l’élection européenne en élection de mi-mandat. Mais la question est celle-ci : quel projet pour la France et pour l’Europe ? La question centrale étant celle du pouvoir d’achat.
La dernière partie de l’interview porte sur l’appréciation du RN : sans aucun doute un parti xénophobe, qui a le même projet économique que E. Macron, la xénophobie en plus. Le principe de « préférence nationale » porte atteinte à l’idée de « nation française ». Ce qui nous unit, c’est non pas d’avoir des « racines « communes, mais de partager un « destin commun ». Il faut accueillir ceux qui fuient les guerres et la misère, accueillir mieux et davantage. C’est la honte pour la France de voir se développer des camps indignes au lieu d’intégrer par le travail en donnant les mêmes droits pour tous. Ces travailleurs étrangers portent parfois nos services publics à bout de bras ! Il faut mettre les moyens pour une réelle politique d’intégration dans notre pays :accès à la formation, apprentissage du français, régularisation des travailleurs sans-papiers. Yves Thréard questionnant sur les menus hallal se verra rétorquer que cela ne concerne pas le sujet de l’immigration mais celui de la laïcité, bon nombre de musulmans étant français ! Léon Deffontaines terminera en réaffirmant sa conception de la laïcité : permettre à chacun de vivre en bonne intelligence quelles que soient ses croyances, en conservant à l’école sa place de « sanctuaire républicain ».
Qu’adviendra-t-il d’André Chassaigne, en cinquième position sur la liste conduite par Léon ? Le « monsieur agriculture » de l’Assemblée nationale, celui qui a mis en place les retraites agricoles ! S’il est élu au Parlement européen, ce dont ne doute pas Léon, il ira y défendre les agriculteurs et l’alimentation à la française ! Il faut seulement que sa liste fasse 5%.. et nous y travaillons !
Ce mercredi 15 mai, Léon Deffontaines sera en meeting au gymnase Japy à Paris.
Voici le programme : 18h30 ouverture des portes, buvette et petite restauration ; 19h30 début du meeting, discours de Fabien Roussel et Léon Deffontaines, jusqu’à 21h
On vous y attend !

Le dimanche 9 juin prochain, ce sont près de 360 millions de personnes qui seront appelées aux urnes pour élire leurs 705 représentant·es au Parlement européen pour les cinq ans à venir.
En France, nous élirons ce jour-là 81 député·es.
Nous ferons ici un modeste écho de la campagne, et notamment des propositions portées par la liste de la « Gauche unie pour le monde du travail », conduite par Léon Deffontaines et soutenue par Fabien Roussel. Cette liste rassemble des communistes, des socialistes, des radicaux, des syndicalistes, des militant·es féministes…

Vous ne pourrez pas vous déplacer le 9 juin et vous cherchez quelqu’un à qui donner procuration ? Contactez-nous !
Vous souhaitez participer à la tenue des bureaux de vote comme assesseur·se ? Contactez-nous !
Aujourd’hui, nous nous intéressons au programme si mensonger et trompeur du Rassemblement national, en totale contradiction avec les votes de ses député·es au Parlement européen. Démasquons-les !
Un article du « Hufftington Post » de Romain Herreros
Européennes 2024 : comment le RN s’aligne sur les intérêts des lobbies industriels au Parlement européen
Le cabinet Ecolobby a passé au crible les votes des eurodéputés du RN, que ce soit sur les superprofits, l’environnement ou l’agriculture.
Dans l’hexagone, le Rassemblement national aime se revendiquer antisystème, et se présenter comme le défenseur des petits contre les grands. Dans les couloirs du parlement européen en revanche, c’est une autre musique. Ses élus embrassent souvent les intérêts des multinationales ou des lobbies des géants de l’industrie.
C’est ce qui ressort d’une étude menée par le cabinet Ecolobby, qui a épluché les votes des eurodéputés RN depuis 2019. Rendue publique mardi 7 mai, celle-ci présente 10 histoires montrant comment les troupes de Jordan Bardella ont apporté leurs voix ou leur soutien à des mesures favorables à des géants de l’industrie. Ce que n’a pas manqué de souligner sur le réseau social X la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier.
Super-profits, emballage…
Une activité pro-business qui tranche avec le discours socialisant affiché en France par Marine Le Pen et ses députés. Exemple avec la taxe sur les superprofits : en février 2023, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale décrivait l’instauration de cet impôt exceptionnel comme « une urgence économique, mais surtout une urgence de justice sociale à l’égard des Français ». Au regard de cette position, on pourrait donc penser que les eurodéputés RN ont œuvré en ce sens au Parlement européen. Eh bien non.
Quelques mois auparavant, en octobre 2022, une résolution du Parlement européen visait à instaurer une « taxe sur les bénéfices exceptionnels à l’encontre des compagnies d’énergie », et ce pour aider « les ménages vulnérables et les petites et moyennes entreprises (PME), y compris grâce à des plafonds tarifaires ». Malgré les discours tenus en France, les élus RN se sont abstenus, comme on peut le voir sur le compte rendu du vote, et ce alors que leurs partenaires au sein du groupe Identité et démocratie (ID) ont eux voté pour cette résolution.
« Plus intéressant encore : ils se sont opposés à la proposition (amendement 45) visant à élargir la taxe sur les superprofits à l’ensemble des secteurs d’activité », note encore Ecolobby. Pourtant, le 2 mai dernier, Jordan Bardella répétait sa volonté de voir instaurée une taxe sur les superprofits. Comprendra qui pourra.
Autre exemple : l’interdiction des emballages jetables à usage unique. Alors que cette mesure a fait son apparition en France (notamment dans les McDonald’s), le Parlement européen planchait sur une proposition similaire. Or, cette mesure a été combattue avec vigueur par les lobbies du secteur, au point que l’échec de cette interdiction a été perçu comme une victoire de leur part. Là encore, le RN a voté contre la mesure, en prenant le parti des industriels. Ce qui se retrouve par ailleurs dans l’avis rendu par l’eurodéputée RN Virginie Joron, qui a repris une bonne part des éléments de langage du secteur.
Comme le souligne Le Monde, la position du parti d’extrême droite à ce sujet interroge d’autant plus que la mesure vise à harmoniser à l’échelle de l’UE une réglementation qui est déjà en vigueur en France.
« Contradiction »
Sur un autre sujet, les eurodéputés RN ont également voté contre une mesure (l’article 15 de la proposition sur la « lutte contre le changement climatique ») visant à obliger les entreprises comptant plus de 500 employés et réalisant un chiffre d’affaires mondial supérieur à 150 millions d’euros à rendre leurs objectifs de résultats compatibles avec la transition écologique.
« Les députés Gilles Lebreton et Virginie Joron du groupe Rassemblement national ont porté un amendement, le 3 947, pour demander… la suppression de l’article 15 de la proposition et ainsi l’obligation pour les entreprises de respecter un devoir de vigilance en lien avec les enjeux climatiques », souligne Ecolobby, précisant que cet article avait fait l’objet d’une intense campagne de la part du « Medef européen » (à laquelle le RN a été sensible).
Cité par Le Monde, le socialiste luxembourgeois Marc Angel, vice-président du Parlement européen, s’étonne du parti pris de la formation lepéniste. « L’extrême droite m’étonne par sa contradiction entre son discours de défense des petits et ses votes. Lorsqu’on propose de renforcer les droits des salariés, des consommateurs, de la planète, ils se rangent toujours du côté du “big business”, avec les lobbyistes », observe-t-il.
Auprès de StreetPress, Jordan Allouche, fondateur d’Ecolobby et pilote de cette étude, fait une analyse similaire : « Nous avons pu voir l’alignement du RN sur certains lobbies industriels. Même s’ils ne se rencontrent pas forcément, cela montre un alignement entre leurs intérêts et les collusions entre ces deux entités. Ça rappelle surtout que dans l’extrême droite, il y a droite. Et c’est une droite libérale qui ne défend pas les plus démunis mais au contraire les intérêts économiques des grandes corporations ».
Un positionnement qui concerne également l’agriculture ou le privilège accordé aux voitures de luxe en marge de l’interdiction des moteurs thermiques, pour le moment peu abordé dans cette campagne pour les élections européennes.
Voir la totalité de l’enquête : https://jevotelobby.fr/
Merci à tous les Gratiennois et toutes les Gratiennoises qui sont venu·es nombreux·ses acheter notre muguet ce mercredi 1er mai ! Dès 11 heures, nous n’avions plus ni pots ni brins, au grand dam de quelques retardataires.
Pourquoi un tel succès ? Certes, notre muguet est beau, frais et français. Il est particulier, puisque vendu au profit de notre organisation politique, et donc il n’est pas anodin de nous l’acheter. Certes, nous le vendons à des prix raisonnables, même si la recette nous importe puisqu’elle constitue pour le PCF une ressource importante de son financement.
Mais cette année, grosse surprise à Saint Gratien, nous n’avions aucun concurrent vendeur occasionnel comme les autres années. Et pour cause : la police municipale a dès le début de la matinée, fait une sérieuse chasse à tout étal, que ce soit au Forum, rue Berthie Albrecht et aux alentours du marché ! Aucun n’a échappé à leur vigilance. Nous sommes restés les seuls… même si nous avons reçu la visite des policiers de la ville à trois reprises, pour s’informer de notre autorisation municipale, de nos noms… ou de notre droit d’affichage sur les poteaux des allées du Forum… Heureusement, autorisation en bonne et due forme il y avait, car demandée chaque année auprès du cabinet du maire très en amont de la date de vente. Pour l’affichage, il a fallu argumenter et rappeler que nous laissions toujours les lieux propres et sans trace aucune de notre passage.
Alors, je m’interroge, même si nous avons indirectement profité de ce « grand ménage ». Dans quelle ville vivons-nous pour que rien, même la vente de muguet ce jour particulier qu’est le 1er mai, n’échappe à l’encadrement et à la réglementation municipale ? En quoi les vendeurs de muguet sont-ils gênants ? Portent-ils atteinte à l’ordre public ? Je sais que la vente de muguet n’est pas totalement libre le 1er mai, que nous sommes censés ne vendre que du muguet « des bois » (dont la récolte est toutefois interdite..), sans autre fleur, ni emballage.
Mais je regrette, comme beaucoup de Gratiennois·es qui nous l’ont dit le 1er mai, l’animation des années précédentes, avec de petits étals improvisés pour cette vente éphémère. Toutes les villes voisines les ont tolérés. Il n’y a qu’à Saint Gratien que l’achat de muguet devait obligatoirement cette année avoir lieu chez le fleuriste… ou au stand du PCF, seul à avoir résisté à un bien excessif contrôle !
1er mai 2024, journée d’action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleuses et travailleurs, le progrès social, la paix et la solidarité.
Avant d’aller défiler à Paris, retrouvez-nous aux points de vente du muguet le plus rouge de tout Saint Gratien !
Nous vous attendons au marché municipal ou au Forum en cas de pluie dès 9 heures, au centre commercial des Raguenets dès 10h.
Nous proposons notre muguet à des prix accessibles au plus grand nombre. Le bénéfice réalisé finance nos activités tout au long de l’année. Mais au-delà d’un simple intérêt financier, c’est bien sûr pour nous l’occasion de rencontres, d’échanges et de discussions, tant sur les sujets nationaux que locaux !
À mercredi, nous vous attendons !

Bon anniversaire, l’Humanité !
Fondé par Jean Jaurès le 18 avril 1904, le journal fête ses 120 ans.
Une exception remarquable dans un paysage médiatique où neuf milliardaires se partagent l’essentiel de la presse française.
Soutenez cette presse indépendante et engagée ! Faites un don, abonnez-vous ou venez acheter l’Humanité au numéro, chaque dimanche matin au marché de Saint Gratien !
Pour marquer le 120e anniversaire du journal, les équipes de l’Humanité ont organisé une opération inédite : une conférence de rédaction en public, suivie d’une visite des différents services, qui ont permis aux 120 lectrices et lecteurs présents de poser leurs questions et s’approprier le fonctionnement de leur journal.
Voici quelques photos, prises sur place (ou volées sur le Facebook du directeur!), pour revivre cet événement. On y reconnaît Fabien Gay, Maud Vergnol, Sébastien Crépel, Maurice Ulrich, figures bien connues du journal… et une tête gratiennoise ! La trouverez-vous ?
On en reparle très bientôt ici même !
Pour tout savoir de cette matinée portes ouvertes dans les locaux de l’Huma :
https://www.humanite.fr/medias/120-ans-de-lhumanite/en-images-loperation-redaction-ouverte-a-lhumanite-pour-les-120-ans-du-journal














