Nos interventions lors du Conseil municipal du 13 février 2025 à Saint Gratien, la suite
Le Conseil prend acte d’un rapport intitulé « Rapport Social Unique » qui informe, comme cela est obligatoire, sur la gestion des « ressources humaines » de la collectivité pour l’année 2023. Comme il n’y a pas de commission dédiée aux questions de personnel, nous avons des questions assez nombreuses. Et comme nous n’avons pas eu toutes les réponses, nous irons consulter le rapport complet en mairie.
Tout d’abord nous constatons que les données concernant le personnel qui figuraient dans le rapport des orientations budgétaires, voté en novembre, sont différentes de celles qui nous sont présentées aujourd’hui : 387 agents ce soir contre 363 indiqués en novembre… Les explications du maire nous ont semblé assez… nébuleuses.
Ensuite quelques chiffres qui nous semblent inquiétants.
Nous constatons une baisse de 15 fonctionnaires et il y a par contre 9 contractuels permanents et 35 contractuels non permanents de plus qu’en 2022. C’est une précarisation du statut qui se dessine.
Quant aux agents qui quittent la ville, ils étaient 27 en 2021 ; 31 en 2022 ; 38 en 2023. 10% de départs par an… n’est-ce pas beaucoup ? Selon le maire, c’est un problème rencontré par toutes les collectivités et qui oblige la ville à être attentive aux rémunérations de ses agents et à son « attractivité ».
La formation professionnelle qui était mentionnée dans le rapport de l’année 2022 ne l’est plus en 2023. Un oubli selon le maire, qui signale pourtant qu’il s’agit d’un enjeu très important…
Il y a eu 13 accidents du travail en 2022 et 20 en 2023. « Une légère augmentation » note le rapport. C’est +50 % d’augmentation et cela concerne donc 6% des agents, ce qui paraît beaucoup. Le maire indique que ce sont surtout des accidents de trajet.
Le taux d’absentéisme est plus fort chez les contractuels que chez les fonctionnaires, inversement de ce qu’on entend dans les médias.. sans explication particulière apportée.
Quant aux jours de grève, ils sont passés de 9 jours en 2022 à 109 jours en 2023. Le mouvement contre la pseudo-réforme des retraites n’a visiblement pas laissé les agents municipaux indifférents.
Un rapport suivant nous donne l’occasion de soulever les questions relatives aux écoles. Il s’agit de la création d’emplois non permanents au titre « d’activités accessoires », à savoir 20 enseignants pour les études surveillées dans les écoles élémentaires. C’est une régularisation et non des créations de postes nouveaux.
Mais le problème est surtout que la ville ne rémunère que des études « surveillées » et non « dirigées ». Une différence qui peut paraître anodine, mais qui ne l’est pas… En effet, les études dirigées, mieux rémunérées, consistent à aider les écoliers·ères dans l’apprentissage de leurs leçons, et non seulement à assurer la « garderie » des élèves. Un petit investissement pour la ville, un grand pas pour les élèves qui bénéficieraient ainsi d’un soutien scolaire le temps de l’étude. Un soutien scolaire qui n’existe pas pour les élèves des écoles élémentaires, alors que les besoins sont grands dans le domaine.
À suivre… le dernier point à l’ordre du jour qui concerne aussi les conditions d’enseignement dans nos écoles primaires : le non-remplacement chronique des maîtres absents.