Houleux

Un Conseil municipal bien houleux hier soir encore en salle des mariages… Il est bien difficile de faire entendre des propositions alternatives sans provoquer l’agacement voire l’énervement des élus de la majorité, qui le manifestent bruyamment. On le regrette.

Notre compte-rendu commence par les réponses du maire à nos « questions orales ». Ce pourrait être l’occasion de débattre sur le fond de questions locales, mais hélas, les réponses sont schématiques et mettent fin à tout échange puisqu’après la réponse du maire, nous n’avons plus la parole.   

Inondations du 17 octobre 2024 – Stéphane Bauer

Les intempéries d’octobre, certes exceptionnelles, ont montré que nous pourrions être exposés dorénavant à de graves dégâts : inondations notamment à la salle d’armes, pourtant récemment rénovée. La salle elle-même a été totalement inondée et a renvoyé vers les propriétés voisines le surplus de sa cuve de rétention d’eau.

Qu’envisage la ville pour éviter que de tels dommages se reproduisent ?

Réponse du maire : ces événements étaient exceptionnels et les structures publiques ou maisons individuelles ne sont pas dimensionnées pour y faire face. Des aménagements complémentaires doivent souvent être prévus. Pour ce qui est des propriétés voisines à la salle d’armes, la provenance de l’eau qui les a frappées est sans lien avec la construction nouvelle, d’autant plus que celle-ci s’est accompagnée d’ajouts d’exutoires. La solution consiste plus probablement à créer une « noue végétale » sur la bande de terre voisine, qui va en cas de pluie centennale, collecter les masses d’eau et ainsi éviter des débordements éventuels.

Nos commentaires : il est bien étonnant d’entendre à nouveau affirmer que les inondations des pavillons voisins de la salle d’armes ne sont pas dues à la salle d’armes ! La ville a pourtant précédemment reconnu les débordements de la cuve de rétention d’eau, d’ailleurs filmés par les riverains.. Le maire est resté muet sur l’inondation de la salle elle-même, qui est tout de même inquiétante pour un équipement tout récemment rénové. Les travaux devaient justement prendre en compte la position de la salle en contrebas du collège et la prémunir de tout dégât des eaux. C’est raté. Attention, les événements dits exceptionnels risquent de devenir fréquents.  

Solidarité – Isabelle Volat

Les expulsions de locataires de bonne foi sont pour nous une pratique d’un autre âge qui enfonce des personnes déjà fragiles. Cela les isole de leur environnement et les condamne à une situation très précaire, sans résoudre aucun problème. Les enfants de ces familles sont particulièrement touchés quand ils se retrouvent à errer entre différents hébergements d’urgence.

Comment la ville peut-elle éviter en amont ces situations, qui sont toujours des catastrophes sur le plan humain ?  

Réponse du maire : il commence par rappeler que ce n’est pas la ville qui expulse les familles mais les propriétaires. Par ailleurs, la complexité et le temps des procédures font que ce ne sont pas des expulsions sans raisons, comme la question semble le dire, mais c’est souvent en raison d’impayés de loyers qui datent de plusieurs années, ou la reprise du logement par les propriétaires pour vente, ou leur propre relogement. Dans tous les cas, le CCAS intervient très en amont dès qu’il est informé de la situation. Une assistante sociale propose plusieurs rendez-vous aux locataires mais malheureusement il arrive parfois que ceux-ci ne se présentent pas.

Nos commentaires : l’art de noyer le poisson poussé à son paroxysme… Nous savons parfaitement que ce sont les propriétaires qui demandent l’expulsion, et les raisons qui peuvent la provoquer. Nous savons aussi que la réalité est parfois tout autre que le récit du maire, qu’un bailleur social peut expulser même quand le locataire a réglé sa dette, et que si les familles ne se présentent pas, ce n’est pas sans raison. Cela peut justifier un déplacement des  services sociaux avant d’arriver à la mise à la rue. Pas une once d’humanité dans cette réponse froide et administrative. Et en quoi le fait de mettre une famille dehors, y compris avec des enfants (rappelons que plus de 2 000 d’entre eux dorment dans la rue en France aujourd’hui), règle-t-il le problème ? Cela ne fait que l’aggraver.    

Marché municipal – Stéphane Bauer

On sait que les relations sont mauvaises depuis longtemps entre la ville et le concessionnaire du marché. Elles sont mêmes devenues rocambolesques, Mandon cassant unilatéralement le contrat en avril. La ville lui demandant finalement de rester mi-mai, alors qu’à ce moment-là le concessionnaire était devenu débiteur vis-à-vis de la ville de la concession restant à courir jusqu’en 2030. Nous avions l’opportunité de remettre tout à plat, en régie ou avec un nouveau concessionnaire, pour relancer le marché. Dans la convention qui  lie la ville et Mandon, il apparaît qu’il n’y aurait plus désormais de « taux d’engagement de remplissage du marché » (90 %) par Mandon-Somarep (cf. rapport n°12 du dernier CM, cet objectif a disparu), taux qui était l’élément central de la convention signée entre la ville et Mandon en 2017. Nous nous étonnons qu’on en soit arrivé là.

Quelles sont les obligations de Mandon en matière de remplissage du marché ?

Réponse du maire : la présentation des faits est inexacte. La ville a rappelé en mai à Mandon les conséquences juridiques d’une rupture unilatérale du contrat. Le délégataire en a tenu compte et la ville a évité une fermeture, même temporaire du marché. La passation d’un délégation de service public nécessite de 9 à 12 mois de procédure. S’agissant de l’objectif de remplissage du marché à 90%, nous en sommes loin. Mais qui peut reprocher à la ville d’avoir eu toujours de l’ambition pour le marché ? La ville a exprimé à plusieurs reprises son insatisfaction sur la situation. Le maire estime que le contexte économique, et aussi les usages de consommation actuels, sont de plus en plus difficiles pour les marchés.      

Nos commentaires : la question était pourtant claire mais la réponse est bien floue… L’objectif de remplir la halle à 90% est-elle toujours d’actualité ? Si oui, pourquoi a-t-elle disparu du rapport d’activité de Mandon ? Quant à l’ambition municipale pour le marché, hélas, on la sait fort modeste. Pas assez importante pour envisager une régie directe, par exemple. Trop facile d’incriminer les pratiques des consommateurs, car on sait aussi que des marchés dans des communes proches fonctionnent très bien : Enghien, mais aussi Ermont et Eaubonne, cette dernière ville avec 3 marchés par semaine…

Réglementation de l’éclairage nocturne – Isabelle Volat

À défaut de réduire une partie de la nuit l’éclairage public dans une partie de la ville, ce qui générerait des économies et serait également positif en matière écologique, serait-il possible de faire éteindre comme la réglementation l’impose : les enseignes lumineuses des commerces qui restent allumées pour certains ; les panneaux publicitaires Decaux ; la publicité du cinéma sous le porche du Forum ?    

Réponse du maire : la ville a répertorié précisément les commerçants qui ne respectent pas l’obligation d’éteindre ainsi que les panneaux qui restent allumés après 23h. Le service politique de la ville va directement intervenir auprès des intéressés pour leur rappeler le règlement et pour les quelques panneaux publicitaires allumés après 23h, la liste exhaustive a été communiquée à Decaux pour qu’il fasse le nécessaire. Quant aux panneaux du cinéma, ils sont bien éteints par le projectionniste après la dernière séance.

Nos commentaires : dont acte ! Un quiproquo toutefois sur les affichages du cinéma dont nous avions bien précisé l’emplacement. Si ceux dans l’allée du cinéma sont bien éteints, il n’en va pas de même pour ceux situés sous le porche entre la place du Forum et la rue B. Albrecht.  

Football – Stéphane Bauer

Nous avons été interrogés sur l’accueil récent de l’équipe nationale de football d’Israël au Sivom, et sur le territoire de St Gratien, pour s’entrainer du 12 au 14 novembre sur le Stade Michel Hidalgo, dans le cadre de la Ligue des nations, qui somme toute reste un tournoi de nature amicale. Mais le sport ne fait pas abstraction des conflits. La participation d’Israël aux JO a fait débat, car la Charte olympique promeut le respect d’une « trêve olympique » (période de paix qui invite à l’arrêt des conflits – cessez le feu, qui s’étend d’une semaine avant le début des jeux olympiques à une semaine après les jeux paralympiques). La Russie et La Biélorussie ont pour cette raison été autorisées à envoyer seulement ses sportifs sous bannière neutre aux JO de Paris. Leurs sportifs sont exclus de toutes les compétitions internationales. En ce qui concerne la Palestine, les infrastructures sportives y ont été détruites par l’armée Israélienne, plus de 400 athlètes, bénévoles et employés du monde sportif ont été tués ou blessés en 2024 (dont 71 footballeurs pro. ou amateurs tués). L’entraineur de l’équipe olympique de Palestine en football est mort dans un bombardement sur la bande de Gaza début 2024. Lundi dernier, une footballeuse internationale libanaise (de la Beirut Football Academy) , membre de la sélection nationale, a été gravement touchée à la tête lors d’une frappe israélienne sur la banlieue de Chiyah.

Pourquoi notre collectivité n’a-t-elle pas utilisé cette occasion pour se prononcer pour l’arrêt des carnages (selon Joseph Borrel, chef de la diplomatie européenne en nov. 2023 et encore en mai 2024) et pour lancer un appel pour la paix dans cette région du monde, en écho du discours tenu devant le monument aux morts le 11 novembre ?

Réponse du maire : il rappelle que les questions en fin de Conseil doivent  avoir un lien direct avec notre commune. Il trouve regrettable que notre parti prenne en otages les malheureux qui meurent dans cette région. « Vous importez sur notre sol à des fins électoralistes un conflit venu du Proche-Orient », nous dit-il. Comme le maire l’a dit le 11 novembre, il est pour la paix dans le monde, que ce soit en Europe, au Proche-Orient, au Sahel, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen et dans d’autres régions du monde où sévissent encore des guerres dont nous n’entendons jamais parler.   

Nos commentaires : vilaine réponse très politicienne ! Notre « parti », j’imagine qu’il vise le PCF bien que nous intervenions au Conseil au nom de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » a effectivement depuis des mois pris position contre ce qui apparait non pas comme une guerre, mais comme une entreprise génocidaire. L’évoquer à l’occasion d’une présence de footballeurs israéliens sur le territoire de la ville n’est pas incongru. Demander qu’un appel à la paix soit lancé à ce moment n’est nullement une « prise d’otages ». Le maire devrait mesurer ce que ces mots recouvrent. Nous ne savons pas si Dominique de Villepin, qui fortement alerte sur le massacre en cours à Gaza, ou la Cour pénale internationale, qui vient de lancer un mandat d’arrêt contre B. Netanyahou pour crimes de guerre, sont aussi soupçonnés d’arrière-pensées machiavéliques. Pour notre part, nous sommes horrifiés de ce qui se passe à Gaza, où meurent dans des conditions atroces des centaines de milliers de civils, majoritairement des femmes et des enfants. À notre modeste niveau, il nous semble de notre devoir  d’agir pour que cesse le piétinement du droit international par des dirigeants, qui faut-il le rappeler, sont d’extrême-droite. Je trouve également regrettable que les élus de la majorité ne soient pas capables de faire preuve d’un peu de correction, et ne puissent se retenir d’exprimer bruyamment leur désaccord, essayant de couvrir la voix de celui qui pose la question, comme si celle-ci était scandaleuse. Je rappelle aussi que le PCF n’a pas de leçon à recevoir de quiconque en ce qui concerne sa lutte incessante partout dans le monde, et de tous temps, pour la paix. 

À suivre les dossiers examinés en Conseil… 

9 réflexions sur “Houleux

  1. Avatar de André Lajoinie André Lajoinie

    Décès d’André Lajoinie, ancien dirigeant du PCF

    L’ancien dirigeant du Parti communiste français et candidat à l’élection présidentielle de 1988, André Lajoinie, est mort, a annoncé mardi le secrétaire national actuel du PCF Fabien Roussel, sur X.

    « Immense tristesse à l’annonce du décès d’André Lajoinie (…) Nous perdons un homme de grande humanité », lui a rendu hommage Fabien Roussel, saluant « ses combats pour les classes populaires, pour son territoire, pour la France ».

    Né le 26 décembre 1929, André Lajoinie, fils de paysans corréziens, a incarné durant plus d’un demi-siècle l’homme d’appareil dévoué à son parti.

    Enfant d’une famille d’agriculteurs pauvres, forcé d’abandonner l’école après son certificat d’études pour aider aux champs, André Lajoinie défendait « une agriculture à dominante familiale, avec des structures à taille humaine ».

    Au-delà du Parti communiste français, plusieurs personnalités de gauche ont également salué sa mémoire.

    « André Lajoinie est né dans une famille de modestes paysans, et il a grandi dans l’esprit de la Résistance. Toute sa vie, fidèle à son engagement communiste, il a combattu pour la justice sociale et pour l’agriculture familiale », a salué sur X l’ancien président socialiste François Hollande.

    Le leader de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a évoqué « un porte-voix efficace et puissant » des luttes populaires « notamment dans les milieux ruraux et paysans » ainsi que son « dévouement absolu » au communisme.

    « Fils d’agriculteurs, il avait l’amour des gens chevillé au cœur. Député, dirigeant du PCF, André était un défenseur acharné de la classe ouvrière », a écrit sur X le porte-parole du parti Ian Brossat.

    M. Lajoinie était « une figure de la gauche engagée, celle des militants qui donnent tout pour ce à quoi ils croient. Pensées respectueuses pour sa famille et ses camarades », a renchéri le député PS Emmanuel Grégoire.

    André Lajoinie a adhéré aux Jeunesses communistes (JC), au lendemain de la guerre, en 1946.

    Militant pur et dur, grièvement blessé en 1958 lors d’une manifestation contre la guerre d’Algérie, il a mené un parcours des plus classiques: école centrale du parti (1964), école des cadres de Moscou (1967), entrée au Comité central en 1972 et au Bureau politique en 1976.

    La consécration arrive en 1982, avec son entrée au secrétariat du parti, alors dirigé par Georges Marchais.

    A la présidentielle de 1988, André Lajoinie mène la difficile bataille contre le président-candidat François Mitterrand et décroche un petit 6,76%, qui assure à son parti le remboursement des frais de campagne.

    Ce spécialiste des questions agricoles fut député de l’Allier de 1978 à 1993, puis réélu en 1997. Il avait jeté l’éponge en 2002, à 72 ans, et décidé de ne pas se représenter.

    publié le 26 novembre à 13h59, AFP

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  2. Avatar de projet de budget projet de budget

    Le Sénat s’est saisi lundi du projet de budget du gouvernement pour 2025, prêt à soutenir l’essentiel des mesures de ce texte à haut risque pour Michel Barnier, toujours menacé de censure par le Rassemblement national.

    En quête de 60 milliards d’euros d’économies pour redresser des finances publiques en berne et ramener le déficit à 5% du PIB en 2025, le Premier ministre compte sur la chambre haute, dominée par sa famille politique des Républicains.

    Celle-ci peut en effet lui donner davantage d’assise en approuvant ce projet de loi de finances pour 2025, l’épreuve parlementaire la plus difficile pour le gouvernement, privé de majorité à l’Assemblée nationale.

    Et la pression sur le Premier ministre reste forte: après un rendez-vous à Matignon lundi, Marine Le Pen lui a promis la censure si le budget restait « en l’état ».

    L’examen du texte par le Sénat, où le RN ne dispose que de trois élus, lui donnera-t-il des garanties supplémentaires? Les prochains jours le diront. Les sénateurs ont entamé lundi l’examen du volet « recettes » et se pencheront dès la semaine prochaine sur les dépenses. Un vote solennel est prévu le 12 décembre.

    – « Sans complaisance » –

    Rejeté en première lecture à l’Assemblée, le budget arrive au Sénat dans sa version initiale, celle soumise par le gouvernement.

    Il faut donc repartir de zéro, mais ce n’est pas plus mal pour la coalition gouvernementale, représentée au Palais du Luxembourg par près de 250 sénateurs sur 348, du puissant groupe LR au petit groupe radical RDSE, en passant par l’Union centriste et ses 60 élus, incontournables dans cette chambre.

    « Pour la première fois depuis au moins sept ans et sans doute une dizaine d’années, il y a une claire majorité au Sénat pour accompagner et pour soutenir – sans complaisance mais de manière positive -, l’action du gouvernement », a insisté ces derniers jours Michel Barnier.

    Ce budget « est perfectible et nous comptons évidemment, plus que sur toutes autres, sur les discussions qui vont avoir lieu dans cet hémicycle pour en améliorer le contenu », a lancé le ministre de l’Economie Antoine Armand, en ouverture des débats à la chambre haute.

    C’est dans cette optique que les sénateurs du « socle commun » – issus de cinq groupes de l’hémicycle – ont abordé l’examen de ce texte, en tentant dès que possible de se coordonner.

    – Censure? –

    Si le Sénat donne son aval à la « contribution exceptionnelle » sur les bénéfices des grandes entreprises ou sur l’imposition minimale demandée aux ménages les plus aisés pendant trois ans, il s’agira en effet d’un premier signal fort en faveur du gouvernement.

    La chambre haute risque tout de même de poser quelques marqueurs en disant non à l’augmentation de la taxe sur l’électricité, et surtout en réduisant la contribution demandée aux collectivités territoriales, toujours choyées dans cet hémicycle.

    « L’effort de 5 milliards d’euros n’est pas envisageable. Nous souhaitons le limiter à 2 milliards et réaliser les 3 milliards d’économies ailleurs », a promis le président du Sénat Gérard Larcher devant le Congrès des maires de France.

    La gauche, minoritaire, ne manquera pas, de son côté, de s’indigner face à ce qu’elle qualifie de « renoncement ».

    Sur Public Sénat, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin a dit toujours espérer aboutir à un effort budgétaire « autour de 60 milliards ». Mais « si c’est un petit peu moins, ce n’est pas très grave », quitte à ce que le déficit atteigne « un petit peu plus » que les 5% du PIB visés.

    Après le Sénat, sept députés et sept sénateurs tenteront de trouver un compromis sur le budget lors d’une commission mixte paritaire (CMP). S’ils y parviennent, la version finale du texte semble promise au 49.3 à son retour devant les députés. Et donc à une motion de censure examinée autour du 20 décembre.

    « Collectivement (…) le pays s’est mis dans la tête que le Rassemblement national avait (…) +les clés+ de l’avenir de ce gouvernement. Pardon, mais c’est faux », a souligné Laurent Saint-Martin, appelant les socialistes à « se rapprocher d’une grande coalition responsable au service pays ».

    publié le 25 novembre à 10h58, AFP

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  3. Questionné par la députée Elsa Faucillon sur les naufrages des migrants en mer, le gouvernement a choisi d’envoyer le ministre chargé de la Mer et de la Pêche, Fabrice Loher, plutôt que le ministre de l’Intérieur pour répondre à sa question. Un choix qui n’a pas manqué de faire réagir les députés de gauche.

    « Les années passent, les naufrages se multiplient ». Par ces mots, la députée communiste Elsa Faucillon a interpellé le gouvernement sur les naufrages des migrants en mer souhaitant atteindre la France, rapporte BFMTV. « 72 personnes sont mortes en 2024, c’est plus que le total des cinq dernières années réunies. Alors, à l’indifférence quasi-générale, faisons entendre leur nom », a-t-elle déclaré avant de citer les victimes.

    La députée des Hauts-de-Seine poursuit : « Ce ne sont pas des accidents, pas non plus, monsieur le ministre de l’Intérieur, de vulgaires conséquences néfastes, mais le résultat de dizaines d’années de politiques migratoires répressives. » Mais alors qu’Elsa Faucillon interpellait le ministre de l’Intérieur, responsable des politiques d’immigration et d’asile, la présidente de l’Assemblée nationale a choisi de donner la parole au ministre de la Mer et de la Pêche, Fabrice Loher. À peine celui-ci commence-t-il sa réponse qu’un brouhaha se fait entendre du côté des bancs de gauche.

    « C’est une honte ! »

    André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée, dénonce alors ce choix d’interlocuteur. « C’est une honte que ce soit le ministre de la Mer et de la Pêche qui réponde sur les drames des naufragés de migrants. Honte à vous ! », s’insurge-t-il. Le Premier ministre Michel Barnier a ensuite pris la parole en défendant le choix de la présidente de l’Assemblée.

    « On peut toujours faire des polémiques », a-t-il déclaré. « Nous avons pensé à l’intitulé de la question, c’est parfois assez sommaire, qu’il s’agissait de sauvetages en mer, voilà pourquoi c’est le ministre en charge de la Mer et des secours en mer qui a répondu à cette question. »

    « Honte à vous » : le ministre de la Mer et de la Pêche répond à une question sur les naufrages de migrants, tollé à gauche : Actualités – Orange

    publié le 27 novembre à 09h26, Gabriel Gadré, 6Médias

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