Salle des mariages, 21 décembre 2023 (3)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ? On vous raconte l’essentiel de la séance du Conseil municipal de Saint Gratien !

Après l’adoption du budget 2024, le Conseil vote les subventions aux associations. Comme annoncé en novembre, les subventions aux coopératives scolaires augmentent de +10%. C’est beaucoup ? Relativisons, cela représente +0,10€ par élève. La somme totale pour les 14 écoles s’élève à 2464€, ce qui est infime pour le budget de la ville. La dotation pour les projets des classes de CM2 connaît la même hausse et passe de 80€ par enfant à 88€. Pour mémoire, cette somme était inchangée depuis 2009. Cette année-là, la ville avait supprimé les classes de découverte. Les enseignant·es de CM2 pouvaient bénéficier, sur projet, d’une subvention de 80€ par élève. Or l’organisation de projets pédagogiques voire de mini-séjours coûte de plus en plus cher, la location de cars notamment. Cette hausse ne rattrapera pas les 15 ans de stagnation de ces crédits.

Débat sur la hausse de la subvention de + 40 000€ à l’ASSG. C’est un effet « JO » ! En effet, si la Région a pris en charge les salaires des sportifs de haut niveau (escrimeurs en ce qui nous concerne) en 2023, elle ne le fera plus en 2024 alors que ces derniers s’entraineront intensément à l’approche des JO et donc quitteront momentanément leur emploi. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Le Conseil fixe les tarifs des longs séjours d’été pour les enfants et jeunes Gratiennois·es. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Il s’agit ici d’un éternel débat. Seuls existent des longs séjours depuis la suppression en 2023 des courts séjours de printemps et d’été. Un très faible nombre de jeunes est concerné puisque la ville achète 30 places pour 3 séjours « clés en main » à l’UCPA…. Le coût pour la ville est de 14 700€, soit 0,05% du budget de fonctionnement.  

Les inscriptions ont lieu un vendredi de 17 à 19h : premier arrivé, premier servi ? Nous posons la question chaque année.

Pour ma part, je ne cesserai jamais de le répéter à chaque fois : aujourd’hui en France un enfant sur trois ne part pas en vacances. Les enfants des milieux les plus modestes évidemment sont les premiers concernés. Partir de chez soi, découvrir d’autres espaces, d’autres enfants, d’autres activités sportives, culturelles, éducatives, progresser en autonomie, apprendre la vie en collectivité, c’est essentiel. La ville rate quelque chose en se contentant de dire qu’il n’y a pas de demande de la part des familles. On rate quelque chose en se contentant de sous-traiter les séjours à une structure commerciale qui n’a aucun lien avec notre  territoire ni avec la population concernée. Partir en vacances, ce n’est pas un luxe, c’est un élément primordial pour se construire. Le maire vante les divers stages pour les enfants et jeunes type 100% sport… mais partir c’est autre chose. À St Gratien, il n’y a plus de classes de découverte, qui permettaient à tous les enfants de CM2 de quitter la ville pour quelques jours, et quasi plus de colos. Cette intervention suscite un tollé parmi les élus de la majorité, pour lesquels la ville n’a pas à « se substituer aux familles » pour permettre aux enfants de partir en vacances. Tout au contraire, j’estime que les collectivités ont un grand rôle à jouer dans l’organisation de ces séjours collectifs qui contribuent grandement à émanciper notre jeunesse.   

La ville acquiert une propriété boulevard Pasteur dans le cadre d’un projet immobilier. Il reste un bien à acquérir pour que l’opération, qui ne comptera aucun logement social, puisse débuter.  

Nous votons pour « l’identification des zones d’accélération pour les énergies renouvelables », l’énergie photovoltaïque étant celle retenue pour le territoire. C’est une obligation nationale qui ne préjuge en rien de projets spécifiques. Notre appréciation est qu’il était temps ! Depuis 2010 quand le cabinet d’études Solving mandaté par la ville alertait sur le manque d’installations de production d’énergies renouvelables et préconisait leur développement pour échapper en partie à l’envolée prévisible des énergies fossiles… Seulement deux structures communales sont équipées de panneaux, la salle d’armes et les vestiaires du stade Delaune, c’est peu. Y a-t-il d’autres projets sur les bâtiments communaux, notamment les écoles ? Dans le cadre de la révision du PLU, la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des particuliers sera-t-elle permise, alors que c’est interdit aujourd’hui quand ils sont visibles de la rue ? Ce qui dénote un sérieux retard dans la prise en compte de ces nouvelles énergies.. Faut-il d’ailleurs attendre le nouveau PLU ou cette identification permettait-elle déjà la pose de panneaux sur les toits des particuliers quelque que soit leur disposition ? « On en tolère certains » répond le maire…

Dès 2010, nous avions proposé d’engager la ville beaucoup plus fortement vers les énergies renouvelables. Que ce soit la géothermie, les chaudières à granulés de bois, comme le gymnase de la Coussaye à Enghien, ou encore des mini-éoliennes, au sommet des lampadaires pour produire de l’électricité, la chaleur des eaux usées… les pistes ne manquent pas. Cela aurait mérité au moins un débat en commission de développement durable mais ce dossier n’y a pas été examiné.

La ville passe une convention avec un éco-organisme pour la gestion des mégots dans l’espace public.

Peut-être aurons-nous été utiles sur ce sujet ? Depuis 2020, nous avons alerté sur la pollution importante due aux mégots très répandus, notamment aux alentours des cafés. En centre-ville, rue Berthie Albrecht et rue d’Argenteuil, nous avons collecté à deux reprises des quantités phénoménales de mégots disséminés dans les massifs, les grilles d’arbres… Nous les avions même apportés en Conseil municipal ! Depuis, à part le cendrier de poche de TchaoMégot offert aux élus par le maire… rien n’a évolué. Nous soulignons la nécessité d’une campagne d’info en direction des fumeurs pour réduire le nombre de jets de mégots par terre, y compris devant le lycée et les collèges. Collecter, c’est bien, éviter le dépôt au sol, c’est mieux.. Donc une information pédagogique en direction des fumeurs serait bienvenue : flyer, insertion dans le Mag, affichage ciblé, info sur les panneaux de la ville…

Le dernier rapport présenté au Conseil concerne le marché municipal : c’est la traditionnelle hausse des droits de place des commerçants, qui est incluse dans le contrat liant la ville au gestionnaire Mandon-Somarep. Rappelons que ce concessionnaire perçoit environ 100 000€ par an à ce titre. Ce sont 100 000€ taxés sur les  25 commerçantes, qui versent donc chacun 4000 € pour seulement s’installer sur environ 100 marchés dans l’année… 100 000€, c’est aussi 2000 paniers de courses à 50 € prélevés sur le marché. Voilà le premier manque à gagner ! On peut aussi se demander ce que fait la ville pour le marché des 45 000€ annuels qu’elle perçoit du délégataire…

Non seulement nous votons contre cette augmentation, mais nous demandons la création, comme cela s’est fait à Argenteuil et Cergy, d’une commission municipale d’enquête constituée à parité d’élus de la majorité et de l’opposition sur la gestion du marché communal par Mandon. Depuis des mois, nous dénonçons les facturations opaques de fluides, le non-respect du cahier des charges, tel le non-entretien du local poubelles, le non-recrutement de commerçants pour remplacer les départs. Les deux autres groupes minoritaires partagent notre opinion.

Pourquoi cette augmentation de +3,29% ? Cela participe à produire de l’inflation et au renchérissement du marché. Le maire rappelle que ce vote est inclus dans le contrat et que donc le Conseil ne peut pas voter contre, sinon la ville serait mise en défaut « dans le conflit qui l’oppose au délégataire ». La ville s’est donc livrée pieds et poings liés durant les 13 ans de la concession.  Aujourd’hui, le délégataire n’assure plus ses obligations, comme tout récemment illuminer le marché pour les fêtes, il n’y a plus de commission tripartite entre la ville, Mandon et les commerçants. « On est en fin de parcours » selon l’adjoint au commerce… espérons que cela ne sera pas aussi la fin du marché !

Le prochain Conseil municipal aura lieu le 21 mars 2024. Une date bien lointaine ! Souhaitons qu’il ne comporte pas 23 points à l’ordre du jour comme celui de décembre, ce qui ne permet pas d’avoir un débat sérieux sur chaque dossier.

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (2)

Vous n’étiez pas en salle des mariages lors du dernier Conseil municipal de Saint Gratien ? On vous en raconte les grandes lignes  !

Le vote du budget 2024 est l’un des dossiers les plus importants de cette séance du Conseil municipal. Rarement de surprises dans cet exercice, puisque ce vote est précédé au mois de novembre d’un débat sur les orientations budgétaires qui en trace les grandes lignes. Nous ne votons évidemment pas le budget, puisque c’est la transcription financière de choix que nous ne partageons pas. Pour autant, nous saisissons l’occasion de débattre et d’avancer nos critiques, mais aussi nos propositions. Propositions qui ne sont pas toujours simples à élaborer, car il nous faut souvent solliciter à plusieurs reprises des informations que la ville délivre au compte-gouttes…

Le budget de fonctionnement 2024 s’élève à quasi 31 millions d’euros, et le budget d’investissement à 7,4 millions. Ce dernier comprend les dépenses d’équipement mais aussi le remboursement du capital de la dette.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Une remarque : l’emprunt que la ville appelle pudiquement « structuré » (ou toxique quand la langue de l’adjoint aux finance fourche… ) connaîtra un taux de 9% et un surcoût de + 39 000€ « selon les prévisions »… ce que l’adjoint et le maire nous précisent à plusieurs reprises… Personne ne sait exactement ce que seront les parités monétaires entre le dollar et le franc suisse lors de la prochaine échéance et c’est justement le problème ! Rendez-vous au mois d’avril pour juger du surcoût qui est, heureusement pour la ville, pris en charge partiellement par le contribuable via un fond de soutien national.

Un regret. Nous demandons à connaître deux chiffres depuis des années : la masse globale de ce que représentent les différentes concessions et le poids des charges liées à l’énergie et aux fluides. C’est aussi conséquent en montant que les dépenses de personnel, entre 12 et 14 millions d’euros. La seule info obtenue concerne le chiffre de l’énergie : entre 2016 et 2023 le budget énergie de la ville a doublé. C’est pourquoi la ville s’était prononcée pour un bouclier tarifaire pour les collectivités (sauf la sénatrice qui a voté contre cette mesure au Sénat…)

S’agit-il bien comme la majorité le vante, d’un budget ambitieux et vertueux à fiscalité inchangée ? La fiscalité ne sera d’ailleurs pas inchangée puisque le contribuable aura à supporter une augmentation de +4% des bases locatives. Ni vertueux ni ambitieux si on regarde les priorités. L’enfouissement se taille toujours la part du  lion pour 1,1 million. Or il y a un an lorsque les inquiétudes étaient grandes sur les capacités financières de la ville face à l’envolée des prix de l’énergie, il avait été évoqué une pause sur ce poste… on en est loin !

D’autres priorités auraient pu être choisies : développement durable avec une accélération sur la végétalisation, notamment des cours d’école et les toilettes scolaires (30 000€ seulement sont budgétés pour la réfection des toilettes de l’école Grusse Dagneaux mais en même temps les toilettes filles à Jean Jaurès fuient…). Or il faudrait un véritable plan d’urgence pour les toilettes des écoles maternelles et élémentaires : rénovation, accès aux élèves en situation de handicap…  C’est un élément important qui participe à l’ambiance d’un établissement. Nous proposons de faire un état des lieux en faisant le tour des écoles avec des élu·es de la majorité et de l’opposition, en collaboration avec les directeur·trices d’école. Valérie Pécresse avait elle-même reconnu le problème lors de sa visite  du lycée en septembre dernier, et lancé des travaux.

Sur la végétalisation aussi, manque d’ambition avec une seule école concernée pour 60 000€. Or, on a battu en 2023 des records de température. L’ensemble des écoles est concerné.

Enfin, créer du liant entre les quartiers devrait être aussi une priorité au vu des événements de fin juin : élargissement des horaires de la bibliothèque Motordu et rénovation de la passerelle sont deux vrais sujets. Élargissement et couverture de cette passerelle devraient être envisagés. Ce serait un signe donné aux habitants des Raguenets que la ville se préoccupe aussi de leur quartier. Cela aurait été possible en décalant le budget enfouissement. C’est un sujet essentiel que nous avions déjà soulevé il y a plus d’un an en réunion de quartier aux Raguenets.   

L’adjoint aux finances réaffirme que l’enfouissement « promis aux habitants » est une « nécessité absolue ». Chacun sa politique et ses priorités ! La végétalisation ne fait visiblement pas partie de celles de la majorité…

Le maire revient sur le sujet de la passerelle qu’il n’est plus possible de réparer : il faudra la déposer et travailler avec la SNCF pour trouver la « meilleure solution » et faire que les gens qui ne sont pas utilisateurs des transports puissent passer d’un côté à l’autre. Ce point faisait l’objet d’une de nos questions orales.  

Nous sommes revenus sur le niveau de la taxe foncière, dont le taux a été augmenté de façon très importante l’an dernier. Or, une étude récente montre que la taxe foncière pèse davantage sur les propriétaires modestes. Les ménages les mieux dotés en patrimoine immobilier paient relativement moins de TF que les ménages les moins dotés.. un élément à garder en mémoire. Nous regrettons que le débat de 2023 ait été expédié : pourquoi une hausse de +14% du taux communal, pourquoi pas moins ? Et pourquoi justement l’année où les bases augmentaient de +7%, ce qui entraînait une hausse totale de +22% pour le contribuable ? On voit aujourd’hui que cette augmentation était peut-être excessive.  

En ce qui concerne le personnel communal, malgré les mesures d’augmentation décidées par l’État, nos dépenses restent très  en-deçà de la moyenne de la strate : 53,5% des dépenses à St Gratien contre 61,9% et même de l’ensemble des villes de France. Peut-on s’en féliciter ? Ou cela a-t-il des conséquences néfastes sur le services publics locaux, et les conditions de travail des agents ?

Sur le détail des dépenses d’équipement, quid des travaux du gymnase du Forum, dont la toiture fuit sur les terrains ? Picolo et Jean Zay sont cités puisqu’ils ont les mêmes problèmes mais pas celui du Forum. Il apparaît que les sommes sont inscrites au budget… 2023. Mais les sportif·ves attendent toujours les travaux…

Îlot de fraicheur pour la cour de Raymond Logeais pour 60 000€ : c’est peu ? À comparer avec la somme prévue pour la rénovation d’une salle au Forum de 50 000€…

Évidemment si on connaissait un peu le projet, on pourrait juger et nous répétons qu’il serait intéressant que la commission scolaire discute des projets en amont.

En novembre lors du débat d’orientations budgétaires, 150 000€ étaient prévus pour la cour de Raymond Logeais et les toilettes de Grusse Dagneaux. Au final, ce sera seulement 90 000 €.

Le budget travaux pour les écoles reste modeste : 189 000€, soit 4% des travaux listés dans le document. L’enfouissement et les travaux de voirie se taillent encore comme tous les ans la part du lion.  

Il y a quelques travaux dans les logements de la ville : est-ce pour le bâtiment de la rue Pierre Curie ? 47 000€ pour un bâtiment très vieillot qui en a grand besoin.

Le passage aux LED coûte cher : 500 000€. Nous suggérons d’économiser environ 100 000€ par an en éteignant l’éclairage public en milieu de nuit comme le font plusieurs villes du 95. Ce sont des économies non négligeables, et cette mesure apporte un impact positif sur la biodiversité et le sommeil humain, ainsi que la possibilité de voir les étoiles pour les enfants de la ville…

Centre du Parc : 150 000 € pour la maîtrise d’œuvre préalablement à la réhabilitation de ce bâtiment très dégradé. Les grandes lignes du projet ont été présentées en réunion de quartier avant de l’être en Conseil… curieux comme processus. On regrette d’avoir eu confirmation que les travaux se feraient sans agrandissement alors que le terrain le permet et que la concertation avec les associations a montré la nécessité de salles dédiées à des activités différentes qui cohabitent difficilement dans les mêmes salles.

Bref, la nécessaire végétalisation des cours et leur équipement en parcs à vélos se réduit à un seul « ilot de fraicheur ». La rénovation des toilettes scolaires est a minima. Aux Raguenets, la reconstruction de Camille Claudel étant prise en charge totalement par l’État, le département et la région, qu’investit la ville ? Pas de surprise : nous ne voterons pas ce budget qui rate une nouvelle fois le virage écologique et manque grandement d’ambition pour nos écoles et nos enfants.  

À suivre… les autres dossiers du Conseil, entre séjours de vacances, collecte des mégots et marché municipal.. 

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (1)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ?  Voici les principaux points à retenir du Conseil municipal de Saint Gratien.

Nous votons le procès-verbal de la séance de novembre, ce qui est assez inhabituel. Cette fois-ci, nos interventions sont correctement retranscrites : c’est donc possible ! Si nous insistons tant sur le PV, c’est que c’est la seule façon pour les citoyen·nes qui n’ont pas assisté à la séance de connaître la teneur des échanges, puisque la ville ne retransmet pas les Conseils municipaux en ligne. On le regrette ! De nombreuses villes ont recours à ce procédé, qui permet à chacun·e de s’informer sur le travail de leurs élu·es.

Les premiers points à l’ordre du jour sont consacrés au personnel municipal. Nous nous félicitons notamment que soit versée la fameuse prime « inflation » qui bénéficie aux agents en fonction de leur rémunération. Cela représente une dépense de 170 000€ pour la ville. Une prime bien justifiée : nous nous sommes à plusieurs reprises inquiétés de savoir si la commune la verserait.  285 agents sont concernés à Saint Gratien et toucheront entre 300 et 800€. À noter qu’il s’agit d’une proposition de l’État, lequel ne compensera pas cette dépense.

Nous votons contre l’augmentation des tarifs de location des salles municipales : + 4,5% et + 15% en ce qui concerne la salle Georges Brassens et le théâtre Jean Marais, équipements récemment rénovés. Des hausses significatives avaient déjà eu lieu en 2023.

Nous demandons le nombre de locations pour cette année et le montant des sommes encaissées par la ville. 33 locations ont eu lieu en 2023 : 6 pour le théâtre Jean Marais, 9 fois la salle Jean Hulin, 6 fois le centre du Parc, 3 fois la salle Brassens, 7 fois la cantine de Jaurès réservée au personnel et 2 fois à Claudel, pour un total de recettes de 10 250 €.

L’occasion ici de relancer le débat sur l’occupation des salles municipales. J’ai interrogé la commission « culture » pour avoir connaissance d’un état des lieux sur cette question mais les réponses apportées n’ont pas été beaucoup plus loin que l’éternel « ça dépend »… Il nous semble notamment que la salle Brassens, dont la rénovation a été relativement coûteuse, n’est finalement pas très utilisée, alors que d’autres locaux sont surchargés. Les associations se bousculent dans le centre culturel du Parc. Des activités ne pourraient-elles pas être relocalisées ?    

Deux spectacles seulement de la saison culturelle se déroulent cette année à Georges Brassens. Le maire fait remarquer qu’une grande salle est difficile à remplir, que la politique culturelle de la ville  a un certain positionnement et fait face à la concurrence des villes voisines et de Paris, et que des spectacles importants ont un certain coût… de même que l’utilisation des salles a également un coût en terme de  personnel, de chauffage. Tout ira mieux nous promet le maire quand Claudel aura été reconstruit et le centre du Parc réhabilité. Certes ! Mais notre question reste entière sur la sous-utilisation de la salle Brassens…   

Nous votons pour l’attribution d’une subvention complémentaire au Centre Communal d’Action Sociale pour 2023. Il ne s’agit pas hélas d’une augmentation proprement dite du budget du CCAS, malgré le fait que l’inflation apporte des difficultés et une demande d’aide sociale accrue. La subvention passe de  701 960 € à 743 810 €, soit + 41 850 €. Les dépenses de personnel du CCAS  sont en effet impactées par les mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et l’augmentation de l’énergie. Le CCAS projette de plus l’installation d’une cabine de télémédecine au sein de la maison de santé, pour environ 37 000€ mais des subventions sont attendues.

À suivre : le vote du budget 2024

Quatre déceptions et une lueur d’espoir

Les réponses du maire à nos questions de décembre…

Jeux Olympiques – Stéphane Bauer

Quelles retombées concrètes peut-on attendre des Jeux Olympiques pour les Gratiennois, habitants et sportifs, et notamment de l’accueil des équipes colombienne et américaine : visite des scolaires ; séances de selfies avec habitants ; invitations de Gratiennois aux JO, eux qui prêteront leurs installations sportives… ?

Réponse du maire : le maire rappelle que la délégation américaine sera hébergée au CDFAS et sur le site du Sivom sous l’égide du CDFAS. Cette proximité aura un impact considérable pour les Gratiennois. Un partenariat est en cours pour l’accueil des scolaires, et les enfants du secteur jeunesse et du périscolaire. De nombreuses rencontres sont prévues pour permettre aux classes des écoles et collèges d’échanger avec des représentants du « Team USA ». Il y aura aussi le passage de la flamme le 19 juillet qui sera un grand moment avec de nombreuses animations. Lorsque la ville connaîtra le nom des qualifiés pour l’escrime, elle pourra engager des actions fortes entre les classes et les escrimeurs français et étrangers qui seront accueillis. Le partenariat avec le cercle d’escrime et ses champions est déjà largement engagé depuis des années.

Notre commentaire : rencontres entre sportifs et scolaires… le minimum ?

Transports – Isabelle Volat

Le tramway fait un retour dans de nombreuses villes. C’est un mode de transport moderne, efficace. Circulant sur une voie réservée, il est rapide, régulier et accessible à tous. Des lignes de tram se développent ou sont en projet dans notre département. Le tram existe dans des villes voisines, notamment Épinay. Des  réflexions ont été avancées à Argenteuil pour poursuivre la ligne qui dessert Bezons. Ce sont des projets qui pourraient permettre le désengorgement de la circulation automobile.

Pourquoi notre ville, (et vous en tant que Conseiller départemental), ne s’engage-t-elle pas pour que le tram arrive jusqu’à son territoire ?   

Réponse du maire : les transports ne sont pas une compétence du Conseil départemental. Par contre, le département du Val d’Oise s’est engagé pour la ligne 19 du métro. La présidente de la Région a reçu le 20 décembre des représentants du 95 pour travailler sur les études de plusieurs dizaines de millions  sur la faisabilité de la ligne 19. Ce qui est pressenti est un départ de Nanterre, un passage à Argenteuil soit à la gare, soit au Val d’Argent, ensuite soit Ermont-Eaubonne ou Saint Gratien, puis Champ-de-Courses à Soisy et Deuil-Montmagny jusqu’à Roissy. Le maire indique que sa priorité sera de défendre ce projet au plus proche des habitants. L’État ne mettant plus un euro en-dehors des gares du Grand Paris, le financement sera assuré par la Région et le département. Le préprojet estime le coût à 8 milliards d’euros, pour une réalisation en 2040. Pour ce qui concerne le tramway, il pourrait y avoir un prolongement, mais ce n’est pas du tout défendu par l’État. Le prolongement du T11 jusqu’à Argenteuil, pourtant promis, n’est d’ailleurs même plus à l’ordre du jour. Tous les élus du Val d’Oise soutiennent le projet du métro.          

Notre commentaire : le Conseil départemental n’a pas la compétence transports, mais cela ne l’empêche visiblement pas de donner son avis sur le projet de cette ligne 19… Le maire ne répond pas à notre question qui portait sur le prolongement du tramway d’Épinay jusqu’à Saint Gratien. La ligne de métro dans le 95 et ses 8 milliards d’euros nous semble bien lointaine. Le projet est loin d’être finalisé, le tracé pourrait même utiliser une partie de la si contestée ligne 17, et sa fameuse gare en plein champ.. La ville a raté le coche du tramway, quel dommage.        

Passerelle de la gare – Stéphane Bauer

Le sujet de la passerelle a rapidement été évoqué le 14/12/23 en réunion de quartier. Des échafaudages de soutien ont été installés sous la structure mais apparemment il n’y a pas de travaux engagés pour le moment. Il est à craindre que la passerelle reste condamnée pour une longue période. Pouvez-vous revenir sur le diagnostic et les perspectives de rénovation ?

Cet équipement étant très emprunté, nous suggérons de permettre l’accès au souterrain pour les personnes désirant relier le centre-ville aux Raguenets mais ne possédant pas de titre de transport. Cela pourrait être organisé avec l’accord de la SNCF pour un système de contremarque afin de franchir gratuitement les tourniquets.

Réponse du maire : la SNCF a refusé cette proposition par 3 fois. L’idée la plus simple était d’avoir une passerelle commune avec la SNCF et de ne pas avoir à refaire une passerelle si on arrivait à avoir un souterrain commun. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on n’est plus dans la réparation. Ce qui a été fait n’a pas servi à grand-chose puisqu’aujourd’hui l’état du soutien et de la charpente métallique est tel que la passerelle devra être déposée au plus vite. La ville s’est rapproché de la SNCF pour travailler à déposer la passerelle et mener des échanges avec la SNCF pour permettre le passage. La ville va redemander que le passage soit possible sans titre de transport mais il n’y  aucune garantie à ce stade.        

Notre commentaire : nous ne sommes visiblement pas sortis du problème… et les habitants du quartier vont devoir faire le détour encore pendant une longue période… Les travaux seront coûteux et complexes mais on peut se demander pourquoi la ville a laissé cet équipement se dégrader pendant aussi longtemps.

Centre Fossiez – Isabelle Volat

Des interventions ont lieu ces jours-ci sur les fenêtres du centre de loisirs. Cet équipement ancien et peu adapté à l’accueil de groupes d’enfants va-t-il faire l’objet d’une rénovation ? 

Réponse du maire : il y a effectivement un plan de rénovation. La ville a rencontré cette semaine les représentants du Département et de la Région pour financer cette rénovation dans le cadre d’un contrat d’aménagement régional, ce qui permettrait d’engager les études dès 2024, pour des travaux en 2025.   

Notre commentaire : c’est Noël ! Cette rénovation n’a jamais été évoquée et n’est pas prévue dans le programme de la majorité. Une question pertinente, donc, qui nous apporte une information que le maire s’est bien gardé de nous transmettre jusqu’ici. On a la prétention d’avoir souvent mis la question sur le tapis, et ainsi contribué à la faire prendre en compte… Une bonne nouvelle pour les enfants accueillis à Fossiez ! Un projet à suivre.    

Marché municipal – Stéphane Bauer

Divers articles de presse et de reportages télé (y compris sur TF1), ont récemment mis en cause la gestion par Mandon-Somarep de marchés dans le 78 et le 95. Encore plus récemment, après débats en conseil municipal, des villes avoisinantes ont amorcé des actions à l’encontre de Mandon : fin du règlement en espèces des places à Cergy ; désignation d’une commission d’enquête à Argenteuil ; questions diverses à Bezons. Des pratiques, recoupées au marché Hémmonot, nous interpellent, car elles font écho à ce qui est rapporté ailleurs.

Voici une liste non exhaustive des  engagements non tenus par le concessionnaire : outre le non-respect du taux de remplissement à 95%, état déplorable des poubelles du marché (il n’est reste plus que 5..), dont le modèle date du concessionnaire précédent (Guérin) ; poubelles non nettoyées (problème d’hygiène) ; non entretien du local poubelle (gonds cassés, portes condamnées, trous dans le sol, cf. photos jointes) ; facturation des commerçants volants à des niveaux de prix vus nulle part ailleurs dans le 95 (ce qui explique leur nombre en diminution à l’extérieur) ; animations non tenues  (pas de décoration de Noël cette année ; pas d’animation habituelle pour la fête des mères…) alors que SOMAREP prélève aux commerçants une ligne « animations » ; plusieurs dimanches où n’a pas été respectée l’interdiction de stationner devant le marché.. ; regard d’égout enfoncé dans les allées du marché..

La facturation des fluides n’est pas motivée par un relevé de compteur (alors que les commerçants ont tous un compteur électrique personnel)…cf article dans le Parisien ;

La commission tripartite avec l’ensemble des acteurs ne se tient plus ou bien il y a des engagements verbaux donnés par Mandon, mais infirmés par courrier de son avocat après la séance.. (comme il a été dit en réunion publique jeudi dernier)

Pour toutes ces raisons, il nous semble qu’une commission d’enquête devrait être constituée, pour porter un diagnostic factuel sur ces remontées (qui pourra être complété par l’obtention du rapport des commissaires aux comptes sur les derniers bilans comptables du marché, communiqués par Mandon).

La commission aurait pour objectif de retisser un lien entre les acteurs, ou à défaut pourrait proposer à la ville des arguments devant mener à une rupture de la concession avant son terme, pour tenter avec un autre concessionnaire (comme récemment à Enghien), de relancer le marché ou bien le reprendre en régie, comme cela est suggéré par plusieurs commerçants.

Approuvez-vous le principe d’une telle commission d’enquête ? 

Réponse du maire : on n’est pas à l’Assemblée nationale ou au Sénat, il n’y a pas de commission d’enquête possible ! S’agissant de la gestion du délégataire, le maire a confié une mission à un avocat. Il attend sa conclusion et sa stratégie pour répondre. 

Notre commentaire : une commission d’enquête municipale est tout à fait possible, Argenteuil l’a mise en place. Nous reviendrons sur cette question de l’avenir du marché, qui a aussi fait l’objet d’un assez long débat en séance, lors du vote de l’augmentation du droit de place des commerçants. On voit que le caractère « problématique » de la gestion de Mandon, que nous avons souvent évoquée suite à nos échanges avec les commerçants, est enfin reconnue par la ville. Il ne sera certes pas facile de sortir du contrat, qui court jusqu’en 2030. Une des erreurs n’a-t-elle pas été de signer pour une durée de 13 ans ? Le marché de Saint Gratien est en grande difficulté.  Pourtant, les marchés alentour peuvent rencontrer un grand succès. Grosse affluence ces jours-ci au marché d’Eaubonne, ou d’Enghien… Il se dit même que des élus gratiennois y feraient leurs courses…   

Nos questions au maire

Voici nos « questions orales » au maire lors du Conseil municipal du 21 décembre 2023, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Réponses du maire ce jeudi soir, en dernier point à l’ordre du jour du Conseil municipal. Venez assister à la séance !

Jeux Olympiques – Stéphane Bauer

Quelles retombées concrètes peut-on attendre des Jeux Olympiques pour les Gratiennois, habitants et sportifs, et notamment de l’accueil des équipes colombienne et américaine : visite des scolaires ; séances de selfies avec habitants ; invitations de Gratiennois aux JO, eux qui prêteront leurs installations sportives… ?

Transports – Isabelle Volat

Le tramway fait un retour dans de nombreuses villes. C’est un mode de transport moderne, efficace. Circulant sur une voie réservée, il est rapide, régulier et accessible à tous. Des lignes de tram se développent ou sont en projet dans notre département. Le tram existe dans des villes voisines, notamment Épinay. Des  réflexions ont été avancées à Argenteuil pour poursuivre la ligne qui dessert Bezons. Ce sont des projets qui pourraient permettre le désengorgement de la circulation automobile.

Pourquoi notre ville, (et vous en tant que Conseiller départemental), ne s’engage-t-elle pas pour que le tram arrive jusqu’à son territoire ?   

Passerelle de la gare – Stéphane Bauer

Le sujet de la passerelle a rapidement été évoqué le 14/12/23 en réunion de quartier. Des échafaudages de soutien ont été installés sous la structure mais apparemment il n’y a pas de travaux engagés pour le moment. Il est à craindre que la passerelle reste condamnée pour une longue période. Pouvez-vous revenir sur le diagnostic et les perspectives de rénovation ?

Cet équipement étant très emprunté, nous suggérons de permettre l’accès au souterrain pour les personnes désirant relier le centre-ville aux Raguenets mais ne possédant pas de titre de transport. Cela pourrait être organisé avec l’accord de la SNCF pour un système de contremarque afin de franchir gratuitement les tourniquets. 

Centre Fossiez – Isabelle Volat

Des interventions ont lieu ces jours-ci sur les fenêtres du centre de loisirs. Cet équipement ancien et peu adapté à l’accueil de groupes d’enfants va-t-il faire l’objet d’une rénovation ? 

Marché municipal – Stéphane Bauer

Divers articles de presse et de reportages télé (y compris sur TF1), ont récemment mis en cause la gestion par Mandon-Somarep de marchés dans le 78 et le 95. Encore plus récemment, après débats en conseil municipal, des villes avoisinantes ont amorcé des actions à l’encontre de Mandon : fin du règlement en espèces des places à Cergy ; désignation d’une commission d’enquête à Argenteuil ; questions diverses à Bezons. Des pratiques, recoupées au marché Hémmonot, nous interpellent, car elles font écho à ce qui est rapporté ailleurs.

Voici une liste non exhaustive des  engagements non tenus par le concessionnaire : outre le non-respect du taux de remplissement à 95%, état déplorable des poubelles du marché (il n’est reste plus que 5..), dont le modèle date du concessionnaire précédent (Guérin) ; poubelles non nettoyées (problème d’hygiène) ; non entretien du local poubelle (gonds cassés, portes condamnées, trous dans le sol, cf. photos jointes) ; facturation des commerçants volants à des niveaux de prix vus nulle part ailleurs dans le 95 (ce qui explique leur nombre en diminution à l’extérieur) ; animations non tenues  (pas de décoration de Noël cette année ; pas d’animation habituelle pour la fête des mères…) alors que SOMAREP prélève aux commerçants une ligne « animations » ; plusieurs dimanches où n’a pas été respectée l’interdiction de stationner devant le marché.. ; regard d’égout enfoncé dans les allées du marché..

La facturation des fluides n’est pas motivée par un relevé de compteur (alors que les commerçants ont tous un compteur électrique personnel)…cf article dans le Parisien ;

La commission tripartite avec l’ensemble des acteurs ne se tient plus ou bien il y a des engagements verbaux donnés par Mandon, mais infirmés par courrier de son avocat après la séance.. (comme il a été dit en réunion publique jeudi dernier)

Pour toutes ces raisons, il nous semble qu’une commission d’enquête devrait être constituée, pour porter un diagnostic factuel sur ces remontées (qui pourra être complété par l’obtention du rapport des commissaires aux comptes sur les derniers bilans comptables du marché, communiqués par Mandon).

La commission aurait pour objectif de retisser un lien entre les acteurs, ou à défaut pourrait proposer à la ville des arguments devant mener à une rupture de la concession avant son terme, pour tenter avec un autre concessionnaire (comme récemment à Enghien), de relancer le marché ou bien le reprendre en régie, comme cela est suggéré par plusieurs commerçants.

Approuvez-vous le principe d’une telle commission d’enquête ? 

Hélas

Réunion de quartier ce jeudi 14 décembre 2023 dans le quartier du Parc, avec comme à l’accoutumée une assistance assez nombreuse dans la salle principale du centre culturel.

C’est tout d’abord le traditionnel exposé sur la « marche exploratoire » précédant la rencontre. Je souris en imaginant le maire en explorateur d’un territoire inconnu et peut-être découvrant les dangers des trous dans les trottoirs ou d’une végétation débordante à élaguer… Plus sérieusement, rien à signaler de cette déambulation qui ne sert qu’à donner l’illusion que le groupe de quartier est associé aux réflexions municipales. Hélas.

Peu de présentations de projets cette année. En dehors d’un point sur la sécurité publique, thème à la mode s’il en est, seule la réhabilitation du centre du Parc fera l’objet d’une courte et incomplète présentation. Certes, le projet n’en est qu’à ses prémices, 50 000€ ont été budgétés pour les études et une « concertation » engagée avec les associations qui utilisent les locaux. Le bâtiment est en assez mauvais état, nous le déplorons depuis des années car il est très utilisé pour des activités variées, hélas dans des conditions relativement mauvaises. En effet, les salles sont partagées par les différentes associations ce qui peut occasionner des nuisances ou inconvénients pour les uns et les autres. Difficile en effet de dérouler son tapis de yoga dans une salle ouvrant directement sur l’extérieur et où circulent les adhérents d’autres activités… le sol est vite sali, pour ne donner que cet exemple. Les utilisateurs, premiers à savoir ce qui doit être amélioré, demandent donc des salles dédiées avec rangements adéquats, en plus de la nécessaire réhabilitation du bâtiment, qui doit être isolé et grandement rénové. Hélas… on s’aperçoit au fil des échanges que cette demande restera lettre morte puisqu’aucun agrandissement des locaux n’est envisagé. Pourtant le terrain sur lequel se trouve le centre le permettrait sans problème, et le centre est redisons-le, très utilisé : environ 400 personnes par semaine pour ses quatre salles. S’oriente-t-on vers une rénovation a minima au lieu de profiter de l’occasion pour donner aux associations des locaux plus spacieux et plus adaptés ? Ce serait dommage.

Concernant la sécurité publique, on apprend que 20 agents de police municipale et 3 ASVP travaillent sur Saint Gratien, pour pallier l’absence de police nationale sur notre territoire. Une effet pervers que nous avions dénoncé dès l’installation de la « PM » : voilà un très beau et très coûteux transfert de charges vers les collectivités, la CAPV en l’occurrence, pour des personnels qui n’ont pas les mêmes compétences que les policiers nationaux… Nous disposons également à présent de 45 caméras dont 3 nomades. Je sais qu’il est de bon ton de réclamer toujours plus de ces machines de surveillance mais je continue de regretter qu’aucune évaluation de leur efficacité ne nous soit jamais communiquée. La délinquance n’aurait-elle pas dû baisser en fonction du nombre des engins installés ? Leur coût est de plus, loin d’être anodin. Quant au dispositif « Voisins vigilants », j’ai déjà dit ici tout le mal que j’en pensais. À part une publicité à bon compte pour le maire, qui peut ainsi prétendre agir contre « l’insécurité », c’est au mieux inefficace, mais aucune évaluation n’en sera jamais possible, au pire cela instaure un climat de défiance malsain envers toute personne « suspecte » qui déambulerait dans le quartier…

Place ensuite aux questions de la salle, puisque le fonctionnement de ces assemblées réduit la participation des citoyens au simple questionnement au maire, lequel a imparablement la réponse…

La question du marché municipal revient sur la table. Marché en grande difficulté, géré par un concessionnaire qui ne répond pas à ses obligations et dont les pratiques envers les commerçants sont régulièrement pointées par la presse locale.. Notamment le local poubelles est dans un état déplorable et ne permet plus le dépôt et le tri des déchets dans des conditions convenables. Hélas, que faire ? La ville s’est engagée pour une concession de 13 ans, et jusqu’en 2030, il sera très difficile de revenir à une régie municipale, seule issue pour sauvegarder ce commerce de proximité et lieu majeur de lien social en ville. Je doute que notre marché, que la majorité municipale accuse volontiers de tous les maux, soit réellement deux fois plus cher que les marchés environnants, et je doute aussi que le maire soit le mieux placé pour une étude comparative des prix.. lui qui ne fréquente le marché que les veilles d’élections… et uniquement pour serrer les mains.

Les travaux de la passerelle de la gare, évoqués ensuite, laissent prévoir une réhabilitation plus longue, compliquée et coûteuse que prévu. L’autorisation de réouverture, annoncée initialement pour mi-novembre, a été repoussée de 15 jours et n’est toujours pas accordée à ce jour. Un problème important de déplacement pour les Gratiennois·es qui empruntent régulièrement cet équipement et qui doivent à présent faire le tour par la rue d’Argenteuil, sauf à posséder une carte de transports pour utiliser le souterrain de la gare… À la question de savoir si la ville ne pourrait pas profiter des travaux sur la passerelle pour l’équiper d’une rampe permettant le passage de vélos, poussettes d’enfants et cabas  à roulettes pour les courses, le maire rétorque que c’est techniquement impossible. Hélas, le coche a été manqué il y a des années lors de l’implantation du souterrain routier sur ce qui était alors la RN 14. Nous avions proposé à l’époque avec l’appui du conseiller général communiste, d’étudier un large passage souterrain reliant les Raguenets au centre-ville.. une coupure géographique bien regrettable pour l’unité de la ville.

Des sujets précis concernant le quartier sont ensuite abordés. On souligne le fait que la signalisation sur la limitation de vitesse à 30 km/h qui concerne maintenant l’ensemble de la ville est insuffisante.  La traversée piétonne de la rue Danielle Casanova pose problème depuis l’installation du feu « récompense » :  puisque le dit feu reste au vert dès lors que les véhicules roulent bien à 30km/h… quand traverser alors ? Des questions sur le compostage qui sera mis en place en janvier : pas d’obligation pour les habitants, mais uniquement pour les collectivités qui doivent proposer une possibilité de dépôt des biodéchets. Des bornes expérimentales sont implantées aux Marais et Raguenets, alimentant ensuite une usine de méthanisation. Questionnement  aussi sur le projet de géothermie avec les villes de Soisy et d’Eaubonne. Un puits de forage de 3 000 m serait creusé à Soisy jusqu’à atteindre une eau à température suffisante pour alimenter les circuits de chauffage pour 6 000 habitants. Ce dispositif est opérationnel et performant depuis déjà des années dans d’autres communes voisines.

Enfin, le sujet du vélo s’invite dans le débat grâce à « Saint Gratien à vélo », association qui travaille à faciliter la circulation des bicyclettes dans notre ville. C’est la question des arceaux à vélos qui est abordée, avec le regret de voir malgré des demandes répétées, que le stationnement des vélos reste compliqué à Saint Gratien : manque de places devant la gare, devant la médiathèque et le cinéma, devant le magasin Carrefour où les arceaux sur le trottoir gênent le passage des piétons.. Les embouteillages récurrents à la sortie des écoles sont aussi pointés. Pourquoi pas de « pédibus » ou de « vélobus » pour accompagner les enfants ? Le maire se contente de vanter sa politique en matière de déplacements doux, affirmant que Saint Gratien est reconnu pour être à la pointe de l’innovation en matière de développement durable.. assertion péremptoire mais que, hélas, nous ne partageons pas. Soulignons quand même un moment de franche gaieté quand le maire explique que s’il n’y a pas d’arceaux devant la salle d’armes pourtant tout récemment rénovée, mais seulement un local fermé à clef réservé aux initiés, c’est parce qu’il s’est fait lui-même voler son vélo à cet endroit lorsqu’il était collégien ! Un traumatisme compréhensible mais devenu une aversion chronique au vélo ?     

Bien qu’étant moi aussi une habitante du quartier, j’attends prudemment la fin des questions des présents pour lever la main. Je sais que le maire est rapide à nous accuser de « profiter » de la réunion de quartier pour notre « propagande ». Loin de moi cette idée, je considère seulement que ces assemblées doivent dépasser les simples questions relatives aux problèmes de voirie et de stationnement et être l’occasion d’aborder des sujets plus fondamentaux de politique municipale.

J’ai choisi cette fois de revenir sur les énergies renouvelables. En 2010, la ville avait mandaté le cabinet Solving pour l’aider dans sa démarche de développement durable. Solving avait alors pointé le manque « de sites de production d’énergies renouvelables, ce qui à terme peut constituer une faiblesse au vu de l’évolution des prix des énergies fossiles ». Bien vu ! Or, presque 15 ans plus tard, et malgré la pertinence du propos, on constate peu d’évolutions : seuls la salle d’armes et les vestiaires du stade Auguste Delaune sont équipés de panneaux photovoltaïques… La ville a-t-elle raté le coche, alors que des villes voisines ont su installer ce genre de dispositifs sur leurs bâtiments ?

Hélas, bien que je n’ai pas tenu le micro plus de 30 secondes, le maire prend à témoin l’assemblée sur ce qu’il « doit supporter au Conseil municipal » de la part de sa méchante opposition, et se lance dans une longue tirade sans grand rapport avec ma question… Pas de réponse non plus sur le sujet du tramway, un transport efficace et qui se développe partout, jusqu’à Épinay.. mais pas jusqu’à Saint Gratien… Je reste avec mes questions.

Le maire ayant annoncé en début de réunion qu’il était un peu souffrant, nous mettrons sur le compte de son état fiévreux le fait qu’il ait encore raté l’occasion d’un échange démocratique fructueux.  

Ci-dessous quelques images, non projetées lors de l’assemblée de quartier, mais qui éclairent sur l’état de la passerelle de la gare, et sur celui du local poubelles du marché.

Promesse

Dernière partie de notre compte-rendu de la séance du 16 novembre 2023 du Conseil municipal de Saint Gratien

Nous votons contre les nouveaux tarifs d’occupation domaine public, taxe versée à la commune par les commerçants qui occupent une partie de l’espace public. En effet, cette taxe connaît une hausse importante : + 8,7% d’augmentation sur 2023 et +15% sur 2022. Nous faisons également remarquer que certains commerces empiètent un peu trop sur les trottoirs, gênant ainsi la circulation des piétons. Il serait bien que la commune les rappelle à l’ordre.

Nous votons également contre la traditionnelle dérogation au repos dominical pour certains commerces. Le maire peut en effet accorder une dérogation au repos du dimanche. Il s’agit de commerces alimentaires (9 dimanches), de concessions automobiles (5 dimanches), librairie (2 dimanches) et coiffure ( 5 dimanches). Nous faisons remarquer que la loi détermine déjà les activités pour lesquelles le travail du dimanche est nécessaire : santé, restauration, transports, culture, certains commerces ou industries..  Au-delà, aucune raison économique et sociale ne justifie un élargissement des dérogations déjà nombreuses sur le travail du dimanche.

Nous n’ignorons pas les pressions faites sur les salariés et salariées femmes en particulier dans le commerce, pour les obliger à travailler le dimanche.

Le travail du dimanche ne crée pas d’emplois car les consommateurs n’ont pas plus d’argent à dépenser, particulièrement en cette période de crise.

Le dimanche ne doit pas être dédié à toujours plus de consommation mais doit à notre avis, rester un temps pour le vivre-ensemble, l’éducation, le repos, les loisirs, les proches, le sport…

Enfin, dernier point à l’ordre du jour, nous trouvons sur notre table un vœu relatif « à la mise en œuvre de mesures de réduction des nuisances aériennes ».

Lors du Conseil de septembre, nous avions en effet proposé que la ville vote la motion de l’association « Advocnar », laquelle propose de limiter les vols de Roissy à 440 000 et d’établir un couvre-feu. Notre question était la suivante : « à quelles conditions la ville envisage-t-elle de voter une telle motion ? » Réponse du maire, reprise au PV : « Nous venons en effet de recevoir une proposition de vœu qui nous semble totalement justifiée. Je la proposerai donc à tous les groupes pour l’inscrire lors du prochain Conseil municipal ». Hélas, on dit souvent que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Le maire ne nous a pas proposé de texte en amont du Conseil, nous trouvons le soir-même un texte de deux pages sans avoir pu en prendre connaissance auparavant. Et surtout, ce texte n’est pas celui de l’Advocnar sur lequel portait notre question orale de septembre. Nous ne savons pas de qui il émane mais il est très en retrait des propositions de l’association puisqu’il ne reprend ni le plafonnement du nombre de vols, ni le couvre-feu, ni même le détournement des vols de fret sur l’aéroport de Vatry. Il se contente du minima, en insistant beaucoup sur l’activité économique liée aux aéroports franciliens, et demande simplement une limitation de l’activité de nuit, le renouvellement de la flotte pour des avions moins bruyants, la généralisation des approches dites « d’éco-pilotage » censées être moins bruyantes et l’insonorisation des logements les plus exposés. Bref, des mesures techniques dont nous doutons qu’elles suffisent à réduire le bruit et la pollution. Aucun débat sur la question n’a eu lieu au sein du Conseil, le maire étant pressé de clore la séance. Pourtant le sujet l’aurait mérité. Nous avons voté cette motion tout en la jugeant bien insuffisante pour lutter contre les nuisances aériennes. On revient prochainement ici sur les propositions de l’Advocnar.

Prochain Conseil municipal le jeudi 21 décembre 2023, avec le vote du budget communal.

Ne jamais désespérer

Conseil municipal de Saint Gratien : suite de notre compte-rendu de la séance du 16 novembre 2023

Deuxième volet de nos interventions sur la présentation des orientations budgétaires 2024J’ai évoqué en séance uniquement la partie « orientations » du document, la situation financière de la commune ayant déjà été abordée par Stéphane Bauer. Voici mon intervention.

En lisant cette partie du « ROB », je me suis dit que finalement il ne faut jamais désespérer.

1.Depuis des années, nous alertons sur le haut niveau des tarifs périscolaires, notamment ceux de la cantine, parmi les plus chers du 95, si ce n’est les plus chers pour la tranche 10. Satisfaction donc de voir que enfin ! la commune engage une réflexion sur une « stabilité de la plupart des tarifs des services ». C’est donc possible ! Le fait est que dans certains quartiers, les familles ne peuvent plus faire face à des tarifs si élevés. D’ailleurs on constate des écarts de fréquentation importants entre les différentes écoles : 80% des écoliers de Grusse Dagneaux déjeunent à la cantine, contre seulement 55% des élèves de Jean Sarrailh… Une pause bienvenue dans les augmentations de +2 ou 3% qui étaient la norme jusqu’ici. Ce qui n’empêche que les tarifs restent très lourds.

2.Depuis des années, nous alertons sur la non-revalorisation des crédits aux écoles, inchangés depuis….. trop longtemps. Je lis que ceux-ci vont être revalorisés de +10%. En effet, la forte inflation a beaucoup pesé sur le « panier de la maîtresse », notamment l’augmentation du prix du papier. Je pense que le domaine scolaire est l’un des plus essentiels de l’action municipale, et que cela passe par des moyens suffisants accordés pour ce secteur. L’augmentation ne rattrapera pas malheureusement toutes les années de stagnation, voire de recul en cas d’inflation. Le maire confirme que les crédits de 80€ par élève alloués pour les projets des classes de CM2 vont être revalorisés à la même hauteur.

3.Nouveau motif de satisfaction : nous alertons depuis que le dérèglement climatique est devenu évident aux yeux de tous, sur la nécessaire adaptation des cours d’école, îlots minéralisés de chaleur s’il en est. Je suis contente de voir que nous avons été entendus ! Pourtant le maire n’avait pas semblé très réceptif lors des deux « questions orales » que nous avions posées sur le sujet en juin 2022, puis en septembre 2022. Il nous répondait alors que ce n’était pas des questions de Conseil municipal… ou que les cours étaient toutes suffisamment arborées…notamment celle de Logeais, qui pourtant ouvre le bal des « ilots de fraîcheur »… Nous serons évidemment attentifs à ce que ces travaux ne soient pas que « cosmétiques », qu’ils concernent à terme l’ensemble des 14 cours et je souhaite que la commission scolaire y soit associée, ainsi que les enseignants, parents et… enfants !

Les travaux dans les cours ne doivent pas concerner d’ailleurs uniquement le volet « adaptation aux chaleurs de l’été » mais aussi prendre en compte la nécessité de réorganiser les espaces. Sortir de l’éternel terrain de foot qui occupe une grande partie de la cour pour un faible nombre de joueurs… implanter des aménagements plus ludiques, des coins calmes… pour un meilleur climat scolaire constaté partout où cette réflexion a été menée… et des parcs à vélos pour faire diminuer la circulation automobile constatée aux heures d’entrées et sorties d’école à proximité immédiate des établissements.

4.Je vois encore que la ville semble se pencher sur l’indispensable rénovation des toilettes scolaires, qui sont des lieux trop souvent tellement peu agréables que les enfants rechignent à les utiliser… nous avons soulevé cette question à plusieurs reprises depuis longtemps et ce n’est pas un sujet anecdotique. Une réfection est prévue dans l’école Grusse Dagneaux. Tant mieux mais ces travaux doivent aussi concerner la quasi-totalité des écoles (puisque très peu de toilettes ont déjà été rénovées ) et ce assez rapidement.

J’ai d’ailleurs une question sur l’allusion faite dans le document budgétaire aux travaux dans les écoles pour 2023, l’adjointe en charge du secteur m’ayant indiqué en commission scolaire qu’aucun n’avait été réalisé durant l’été 2023..

5.Comme un bonheur n’arrive jamais seul, je vois que la passerelle de la gare va faire l’objet de travaux. Nous avions soulevé cette question en réunion de quartier aux Raguenets et effectivement elle paraît très dégradée. La passerelle est condamnée durant le mois de novembre pour des travaux de sécurité. En aussi peu de temps, ce sont certainement des travaux a minima. Or il s’agit d’un équipement essentiel pour relier le centre-ville et les Raguenets et elle est difficile à franchir pour de nombreuses personnes. Ne faudrait-il pas prévoir des travaux plus importants qui rendraient cette passerelle très empruntée, enfin aisément praticable à tous ?  

6.Rénovation des toits des gymnases du Picolo et de Jean Zay : nous nous en étions inquiétés aussi à plusieurs reprises mais qu’en est-il du gymnase du Forum où les fuites sont importantes, à tel point que des terrains sont condamnés ?

Quelques travaux dans la mairie (fenêtres) : les bureaux des étages mériteraient aussi une bonne rénovation..    

En conclusion…

Comme nous voyons que la situation financière de la ville est meilleure qu’escomptée, les perspectives 2024-2026 devraient à notre sens, retenir trois priorités.

1- Transition énergétique / écologique

Végétalisation : une seule école ciblée, soyons plus ambitieux sur 2024-2026 au regard de l’urgence climatique. Toutes les écoles et aussi le centre de loisirs Fossiez doivent être concernés ; de même des parcs à vélos et trottinettes doivent voir le jour dans toutes les écoles et au centre Fossiez

2- Secteur scolaire et enfance

Réfection des toilettes : une seule école concernée, soyons plus ambitieux sur 2024-2026 au regard de l’état des toilettes. Toutes les écoles et Fossiez doivent être concernés.

Nous reposons la question du centre de loisirs, un lieu d’accueil très médiocre pour nos enfants : rénovation, réimplantation.. il nous semble essentiel que St Gratien dispose d’un centre plus vaste et plus moderne pour accueillir les enfants.

Nous insistons sur le besoin d’un soutien scolaire municipal, comme cela existe par exemple à Ermont.

3- Politique de la ville / Quartier des Raguenets

Reconstruction de Camille Claudel ? À l’identique ou en « profitant » pour des salles supplémentaires pour les associations ?  Le maire répond que cela est impossible, puisque les subventions ne sont accordées que pour des rénovations à l’identique, nous l’ignorions.                                                                         

Nous insistons sur l’importance des travaux de la passerelle, essentielle pour le lien inter-quartiers.

Il y a également besoin d’un service postal aux Raguenets : il faut réimplanter des services publics de proximité dans les quartiers.  

La bibliothèque Motordu (qui faisait l’objet d’une de nos questions orales) doit être accessible (problème de l’escalier en colimaçon) avec des horaires beaucoup plus larges :  vacances, mercredi, samedi..

Pourquoi ces demandes ? Parce que contrairement à la petite musique qui est diffusée par la ville dans ses communications, il y a eu depuis des années un sous- investissement aux Raguenets.. Revoir les chiffres cités par Stéphane Bauer dans son intervention précédente. La ville a beaucoup moins investi par habitant·e aux Marais et aux Raguenets que dans les autres quartiers.

La réponse du maire ? Sans surprise, après avoir vanté sa politique raisonnable dans l’intérêt des habitant·es, il nous accuse de vouloir « dilapider le trésor » ! Mais ce trésor, issu de la poche des habitant·es, n’est-il pas destiné à être utilisé dans leur intérêt ? Nos divergences, bien évidemment, portent sur ce que nous considérons comme l’intérêt des habitant·es…

À suivre : travail du dimanche et nuisances aériennes

Conseil de novembre (2)

Suite de notre compte-rendu de la séance du 16 novembre 2023 du Conseil municipal à Saint Gratien Après la présentation par l’adjoint aux finances du document qui retrace des orientations budgétaires pour 2024, voici l’essentiel de nos interventions sur ce sujet, primordial s’il en est ! Cette première partie a été développée par Stéphane Bauer.

La ville a augmenté le taux de la taxe foncière en 2023 de façon importante : 14%, à quoi s’est ajouté la hausse des bases de 7%. Au final les impôts locaux ont augmenté de +22%. Certes, les dépenses communales progressent plus vite que les recettes sur les six dernières années mais la ville terminera tout de même l’exercice 2023 avec un autofinancement « confortable ».

Or, il y un an, on nous annonçait que les courbes des dépenses et des recettes allaient se croiser. Aujourd’hui, on voit que la ville poursuit son désendettement, malgré qu’elle investit de façon assez conséquente (attention toutefois aux effets reports qui font que les travaux 2023 par exemple ne seront pas au niveau des 11 millions annoncés par le document, loin de là. Il faut aussi prendre en compte des différentes subventions reçues, tout n’est pas porté par la ville, et il reste des travaux en cours.)

La situation étant donc meilleure qu’escomptée, la ville n’aurait-elle pas dû augmenter de façon moins importante son taux de TF ? Ou aurait-elle pu actionner d’autres leviers fiscaux ? Taxe sur les logements vacants, taxe sur les résidences secondaires ou encore la taxe sur les grandes enseignes commerciales ? L’adjoint répond que la hausse a été décidée il y a un an en période de grande incertitude, qu’il fallait anticiper au-delà de 2023, que la masse salariale va augmenter suite aux hausses du SMIC décidées par le gouvernement, et que les différentes possibilités alternatives ont toutes été actionnées.

Il se pose toutefois la question de savoir si « la ville a anticipé trop fort », terme utilisé par l’adjoint aux finances lui-même. À voir quand nous ferons les comptes de l’exercice 2023.

Les dépenses de personnel croissent sur les 6 ans étudiés de + 8,5% ce qui est relativement peu. Mais on nous donne peu d’infos par contre sur deux autres postes : les autres « charges de gestion » qui croissent de + 30% et + 600 000€ et les autres « charges générales « qui croissent elles de +40% et de + 2,8 millions. Ces deux points ajoutés représentent 12,5 millions et sont quasi égales aux dépenses de personnel (14 ou 15 millions). Nous aimerions davantage d’informations sur ces deux postes.

Le maire nous fait alors un mauvais procès en répondant que les « autres charges de gestion » sont les subventions aux associations, au CCAS et au SDIS et que nous devrions nous féliciter de leur augmentation ! Or, nous faisons justement remarquer depuis des années que la subvention au CCAS notamment est restée inchangée malgré l’augmentation des besoins en matière d’aide sociale, et que la dernière hausse était due uniquement à un transfert de personnel entre la ville et le CCAS. 

En ce qui concerne le personnel, deux sources d’inquiétude pour nous.

Inquiétude en ce qui concerne les agents de la ville sur l’objectif de « contenir la masse salariale en poursuivant nos réflexions organisationnelles » nous dit le ROB… lesquelles réflexions ont abouti à la réduction de 19 postes de titulaires par rapport à 2022 et de 30 sur 2021… sauf à considérer qu’il y avait gabegie auparavant, nous estimons qu’avec moins de moyens humains, le travail est plus lourd pour ceux qui restent et/ou le service réduit pour les habitants…

Dans quels services, ces baisses des effectifs ? : – 19 sur 1 an, et surtout – 30 titulaires depuis 2021 dont 4 assistantes maternelles et 2 personnels de crèche.

Or, selon nos remontées, il y a un manque d’ATSEM, notamment sur Sarrailh. Question : puisque des efforts en matière de postes ont été fait dans certains services au regard des besoins, ne peut-on pas adapter à la hausse certains effectifs, notamment des ATSEM, au regard des besoins de la population ? Et ce d’autant plus  qu’il est très difficile d’obtenir des AESH, ce qui pose d’autres problèmes.

C’est cela aussi optimiser les effectifs : rectifier, corriger, bonifier… y compris à la hausse ! pour les faire correspondre aux besoins de la population. Le maire évoque alors les difficultés de recrutement qui font que la masse salariale peut paraître amoindrie.

Autre question sur les aspects « charges de personnel » : quid de l’attribution de la prime inflation dont on a parlé au dernier Conseil, puisque la ville dégagera un « autofinancement confortable ». Quelle décision prise finalement ? Le maire annonce que la ville versera cette prime « inflation »  qui bénéficie plutôt aux agents aux petites rémunérations, les plus impactés par l’inflation. La ville s’oriente vers un versement en deux fois de cette prime, qui sera effectivement bienvenue pour les agents.  

Autre point, dans le ROB, le poste « concessions » n’est pas détaillé.    

Quid du poids des concessions ? Combien cela nous coûte par an et quel a été la progression sur les 6 ans ? Pourquoi concède- t-on tant ? À quel prix ? Pour quelle qualité de service ? Voilà ce qu’on souhaiterait avoir aussi comme données.. après les débats sur Effia, Somarep… lors des Conseils précédents. L’adjoint aux finances dans sa présentation a d’ailleurs un peu vendu la mèche en déclarant que la ville risquait de « passer à la moulinette » des différents concessionnaires… mais nous n’aurons pas plus de précisions.

Quid du poids du coût des fluides, ce qui permettrait d’avoir une vraie réflexion en Conseil municipal sur l’évolution de la facture d’énergie et les économies d’énergie encore possibles. On nous promet ces informations lors du vote du Compte administratif..

Voilà notre dernière question avant d’aborder le volet « perspectives » : nous questionnons sur l’annonce de la baisse en 2024 de la DSU (dotation de solidarité urbaine, = 829 000€ en 2023). La baisse n’est pas chiffrée à ce stade, mais pourrait être significative,  notamment parce que deux zones d’habitats des Raguenets sortent de la qualification « quartier prioritaire de la ville ». La ville présente cette décision comme « d’ordre purement administrative », les critères d’attribution de la DSU n’étant plus respectés au regard du potentiel fiscal. Il y a pourtant un télescopage avec ce que rapporte la Gazette tout récemment où il est écrit que le quartier a été maintenu en quartier prioritaire (QPV) : « on a obtenu le maintien du quartier des Raguenets en quartier prioritaire de la ville », se réjouit le maire LR de St Gratien… On n’y comprend plus rien ! La ville s’est-elle battue pour conserver les Raguenets en QPV ou pas car il s’agit d’une décision administrative ? Le maire reconnaît qu’il y aura une baisse de la DSU suite à la sortie de la classification QPV d’une partie des Raguenets.

Nous en tirons la conclusion, avec les perspectives présentées dans le ROB, qu’il va falloir accélérer en matière d’investissement et en matière de dépenses de fonctionnement sur les Raguenets, a fortiori si la DSU diminue ! L’information donnée sur la baisse de la DSU nous semble paradoxale au vu notamment des événements malheureux de fin juin 2023, mais aussi des enjeux en matière de politique éducative, des enjeux de transition écologique, ou tout simplement en matière d’accessibilité aux services publics dans le quartier.

Rappelons qu’il y a un sous-investissement réalisé aux Raguenets au regard des autres quartiers (sauf les Marais.. encore moins bien lotis)…

La ville a investi, de 2014 à 2023, sur 10 ans :

498 € par habitant dans le quartier des Marais – 3 000 habitants

643 € par habitant dans le quartier des Raguenets – 5 500 habitants

1 210 € par habitant dans l’ensemble du reste des quartiers de la ville – 12 500 habitants.

Par habitant la ville a investi deux fois moins aux Raguenets que dans le centre (Forum), Logeais, et le Parc.

La ville a investi 2,5 fois moins aux Marais que dans le centre (Forum), Logeais, et le Parc.

Si un effort doit être porté, il doit être là.

Courbe orange : investissements dans le quartier des Marais

Courbe bleue : investissements dans le quartier des Raguenets

Courbe grise : investissements dans le reste de la ville

À suivre : nos propositions en matière budgétaire