Bonne rentrée !

Article actualisé

Nous apprenons à 18h ce jeudi 2 septembre que l’inspection départementale de l’Éducation nationale a annoncé le maintien des 11 classes de l’école Jean Jaurès. La fermeture de classe qui menaçait ce matin est donc annulée. Bravo à tous ceux et toutes celles, parents, associations de parents d’élèves, élu.e.s, enseignant.e.s, qui se sont mobilisé.e.s pour cette victoire !  

Bonne rentrée à tous et toutes, enseignant.e.s et élèves !

À l’école Jean Jaurès, cette rentrée sera compliquée par l’annonce d’une fermeture de classe, sans aucune annonce préalable.

Inacceptable !

Si cela devait se confirmer, les conséquences ne pourraient qu’être néfastes pour le travail pédagogique des enseignant.e.s et les apprentissages des élèves.

En effet, cette mesure de fermeture n’a été précédée d’aucune alerte et de procédure de mise sous surveillance, comme cela est d’ordinaire le cas (et à ce titre, l’adjointe aux affaires scolaires n’a pas repris d’annonces de la DASEN au dernier conseil municipal).

  • Les chiffres des effectifs constatés en juin ne laissaient pas prévoir de fermeture. Les enseignant.e.s n’ont donc pas pu préparer deux scénarii d’organisation pédagogique. Une réorganisation, le jour même de la rentrée, serait très préjudiciable à la mise en route des élèves.
  • Une cascade de doubles niveaux, non choisis pour des critères pédagogiques mais imposés dans l’urgence, s’ensuivrait et compliquerait sérieusement les conditions d’apprentissage.

Cela nous apparaît inenvisageable, d’autant plus que ces élèves viennent de connaître deux années d’école durement compliquées par la crise sanitaire. Les mesures préconisées pour la lutte contre le Covid ne seraient d’ailleurs que plus difficiles à mettre en œuvre dans des classes surchargées.

Pour notre part, nous soutiendrons la mobilisation des parents d’élèves de l’école Jean Jaurès.

Nos deux élu.e.s se sont adressé.e.s au maire dès ce matin pour lui demander d’intervenir auprès des services départementaux de l’Éducation nationale pour que cette fermeture « sèche » n’ait pas lieu et que les élèves de Jean Jaurès puissent connaître une année scolaire satisfaisante.

Rentrée scolaire sous Covid-19

Il faut être abonné au Journal du Dimanche pour connaitre le protocole qui sera appliqué dans les écoles le 2 septembre prochain ! C’est en effet dans ce journal que J.M. Blanquer a choisi d’annoncer les dispositions sanitaires qui s’appliqueront à la rentrée. Un mode de communication assez étonnant, mais habituel chez le ministre, et qui est critiqué à juste titre par les enseignants.

Mais le principal est que ces règles destinées à lutter contre la propagation du virus suscitent bien des interrogations.

-Elles sont uniformes quel que soit les taux d’incidence, pourtant bien différents d’une région à l’autre.

-Pas de mesure spécifique pour les enfants de moins de 12 ans, qui ne peuvent être vaccinés, notamment rien pour empêcher le brassage des élèves à la cantine.. Or on sait à présent que le virus circule intensément chez les enfants et les adolescents.

-Rien sur le déroulement des sorties scolaires, dont ont déjà été privés les élèves depuis mars 2020. Le passe sanitaire est en effet exigé dans les lieux culturels : comment procéder avec des enfants de moins de 12 ans ?

-Rien n’avance pour les dispositifs permettant de lutter contre la propagation du virus dans les écoles, tels que purificateurs d’air et capteurs de CO2. À la charge des collectivités locales ? 

Tests salivaires vantés par le ministre : le même cafouillage que l’année scolaire dernière ?

La crise sanitaire a mis en lumière les faiblesses structurelles de l’école : locaux parfois difficilement aérables, manque de sanitaires en nombre suffisant, effectifs lourds dans les classes, manque de personnel d’encadrement lors de la restauration ou pour la désinfection des surfaces… Difficile dans ces conditions d’appliquer efficacement les consignes sanitaires propres à ralentir la propagation du virus. Or le lavage des mains, l’aération des salles et la désinfection des surfaces sont des mesures essentielles pour les écoliers comme pour le personnel d’encadrement.

Le tout sans oublier le problème récurrent et primordial des difficultés de l’enseignement à distance en cas de fermeture de classe, que ce soit en terme de formation des personnels ou d’équipement informatique des familles.

La vaccination des enseignants reste aussi un point noir, les syndicats dénonçant des mesures coercitives au lieu d’une véritable campagne d’information sur la vaccination, et des mesures la facilitant, comme par exemple la vaccination sur le temps de travail.               

À Saint Gratien, bien que nous soyons membres de la commission scolaire, aucune information à ce jour ne nous est parvenue sur les conditions de la rentrée. On ne peut que regretter que la seule instance qui réunissait parents, enseignants et élus, et permettait donc des échanges si ce n’est une concertation, ait été supprimée dès mars 2020 : la commission scolaire élargie n’existe en effet plus. Quel dommage ! En ces temps compliqués, nous avons besoin des remarques et idées de tous. Les décisions efficaces ne peuvent se prendre en petit comité de manière opaque.

La cerise sur le gâteau ? Nous apprenons le remplacement de l’adjointe aux affaires scolaires, à quelques jours de la rentrée. Une décision inédite et révélatrice des difficultés de la municipalité.

Vive la rentrée !

2 septembre

rag 2015 11C’est la rentrée scolaire pour plus de 12 millions d’élèves, dont environ 2 230 jeunes Gratiennois.es entre 3 et 11 ans qui fréquentent les écoles maternelles et élémentaires de la ville. Bonne rentrée à elles toutes et eux tous et à leurs enseignant.e.s !

C’est aussi le retour de notre blog après une longue pause estivale !

Les sujets ne manquent pas en cette rentrée scolaire 2019. Le ministre Blanquer, après avoir mécontenté les professeurs avec ses « réformes » du système scolaire, autoritaires et régressives, ne fait plus l’unanimité auprès des Français.e.s : 54% soutiendraient une grève dans l’Éducation nationale… : attaque contre le statut de la fonction publique, suppression des comités d’hygiène, santé et conditions de travail, accentuation de la précarité avec des contrats à durée déterminée non renouvelables, réforme des retraites qui risque de pénaliser gravement les enseignant.e.s… autant de sujets de mécontentement. Si les dédoublements de classes dans les zones prioritaires sont jugés positivement, force est de constater que cela se fait au détriment des écoles rurales, des dispositifs d’innovation pédagogique, et des effectifs dans les classes ordinaires. À Saint Gratien, nombreuses sont les classes, y compris à double niveau, où les effectifs dépassent allègrement les 25 élèves. Des conditions d’apprentissage qui ne sont pas satisfaisantes, particulièrement pour les élèves fragiles. Médecine scolaire en déshérence, rythmes scolaires inadaptés à ceux des enfants, accueil chaotique des élèves en situation de handicap, formation initiale et continue des enseignant.e.s déficiente… autant de points noirs qui font que l’école française reste très inégalitaire, avec un échec scolaire qui frappe de nombreux élèves. saint gratien 2018       

Ah si ! De la maternelle au lycée, il y a bien du changement dans les salles de classe : elles seront désormais obligatoirement ornées de drapeaux français et européen, de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » et des paroles de l’hymne national. Ce qui change tout pour la formation de nos futurs citoyen.ne.s, non ?  

Le coût financier de la rentrée pèse aussi lourdement sur les familles modestes. En ces temps où il est de bon ton de vanter les réussites scandinaves, rappelons donc que ce problème n’existe pas en Suède. Dans ce pays, c’est la collectivité qui paie intégralement l’équipement nécessaire à tous les élèves, voyages scolaires compris, ainsi que la cantine. 

saint gratien 2019-8Cantine : un sujet qui va revenir sur la table en cette rentrée gratiennoise. Une soixantaine de familles étaient l’an passé interdites de restauration scolaire dans notre commune, faute de place dans certains restaurants communaux. Des travaux d’agrandissement du réfectoire réalisés cet été ont dû régler le problème pour l’école Raymond Logeais. À Jean Jaurès, tous les enfants peuvent déjeuner à la cantine depuis que le réfectoire a été agrandi de la salle autrefois réservée au personnel communal. Reste Grusse Dagneaux où la configuration des lieux ne permet pas d’extension. Nous avons donc proposé à la ville de mettre en place un système d’utilisation d’un car municipal pour emmener déjeuner les élèves de cette école dans une autre dont le réfectoire n’est pas surchargé. Un investissement minime, qui permettrait ainsi d’accueillir tou.tes les petit.e.s Gratiennois.e.s à ce service public essentiel pour le lien social qu’est la restauration scolaire.

Un autre sujet de mécontentement pour les familles : ce sont évidemment les tarifs de la cantine, particulièrement élevés dans notre commune, où la municipalité considère que la restauration scolaire est une « charge », à réduire au maximum.

Plus généralement, nous considérons que l’investissement communal en matière d’éducation reste insuffisant : crédits alloués aux écoles inchangés depuis des années, suppression des classes de découverte au profit de « séjours CM2 » à la modeste subvention immuable elle aussi depuis dix ans, équipements informatiques et accès à Internet bien en-deçà des besoins… sans oublier des séjours de vacances qui ne bénéficient qu’à à peine 6% des jeunes Gratiennois.e.s… Et si dans le domaine du sport, l’offre aux scolaires est alléchante et dynamique grâce à deux éducateurs sportifs très impliqués, n’y aurait-il pas à développer davantage les propositions culturelles aux écoles ?

La rentrée gratiennoise, on en reparle très prochainement !