Au Conseil de septembre… (3)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le dossier suivant donne lieu à un long débat puisqu’il s’agit du rapport d’activité 2024 du délégataire Effia sur le stationnement payant au parking P1 du Forum et sur la voirie du centre-ville, dont le Conseil doit prendre acte. Pour rappel, la ville a délégué à la société Effia la gestion du stationnement payant pour 10 ans. Effia encaisse les recettes et doit en contrepartie, assurer certains travaux et verser une redevance à la ville.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Le rapport d’activité fourni par Effia est touffu, mais aussi confus. Il a donné lieu déjà à des échanges fournis lors de la commission espace public, commission qui n’a pas pu répondre à nos interrogations.

En septembre 2024, nous avions déjà fait remarquer que le rapport était difficilement compréhensible car des informations manquaient, notamment sur le « droit d’entrée » qui n’était pas spécifié. Il apparait cette année à hauteur de 27 000€, mais nous ne savons rien de son mode de calcul, ni s’il est perçu par la ville.

Le calcul de la redevance versé à la ville par Effia reste obscur.

La redevance du P1 est calculée sur le surplus entre les recettes et les seuils déterminés dans le contrat et non pas sur « la tranche », comme l’indique le rapport. La redevance sur la voirie elle, est bien calculée sur les écarts entre les tranches. Ces discussions peuvent paraître techniques et sans intérêt, mais nous aimerions comprendre le mécanisme. En tout cas, nous constatons que si la redevance 2023 était de 19 000€, elle s’élève à seulement 14 500€ pour 2024… En effet, la fréquentation est en baisse de -12% par rapport sur 2023 au P1. Il y a beaucoup d’entrées non payantes car inférieures à 30 minutes et ce n’est pas très étonnant au vu des difficultés de pouvoir d’achat de nombre de Français.. mais par contre il y a davantage d’abonnés. Le nombre abonnés est autour de 150. Or il y a 194 places au total. Le P1 va-t-il devenir un parking réservé aux abonnés et donc de moins en moins un parking public?

Voici notre appréciation générale sur cette délégation à Effia et les données pour 2024 ?

Le bénéfice réalisé par Effia est négatif de 800€. La redevance de la ville, en baisse, est d’un montant modeste : 14 500€ pour 734 places, ce qui représente moins de 20€ annuels par place.

Si l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville, elle coûte beaucoup aux Gratiennois : 209 000€. Autant qu’ils n’ont pas dépensé en 2024 dans les commerces de la ville.

Le maire nous dit que le but n’est pas de faire de l’argent mais de favoriser le commerce tout en évitant les coûts d’entretien et de travaux du P1.

Mais, alors que le rapport Effia spécifie qu’il n’a pas effectué de travaux en 2024, l’état du P1 était cette année-là problématique :  sale, avec les joints éclatés, la peinture écaillée, des portes cassées, des trous sans potelets dans le revêtement comme nous l’avions souligné. (NB : nous ferons l’état des lieux pour 2025 en temps et en heure, mais les travaux de peinture effectués cet été ne sont que cache-misère.) Les seuls travaux réalisés en 2024 portent essentiellement sur des dispositifs destinés à faire payer l’usager. C’est le serpent qui se mord la queue !

Les travaux prévus par le contrat à la charge de Effia sont de 476 000€ sur 10 ans, donc même pas 50 000€ par an, et ce sont principalement des travaux ou installation d’équipements liés au paiement du stationnement.

Or il est possible de faire autrement, comme d’autres villes qui choisissent la zone bleue réglementée et économisent donc tous ces travaux qui servent à faire payer l’usager, bornes, système de paiement, maison du stationnement, E-boutique..  Moins de dépenses et un stationnement néanmoins réglementé. Ça marche avec une zone bleue à Eaubonne et Sannois, par exemple.

Le maire fait état de réflexions sur des travaux d’étanchéité qui sont indispensables et complexes car ils concernent la copropriété du Forum. Il réfute les inquiétudes concernant le nombre d’abonnés, pour l’instant le parking n’est jamais complètement plein, et ne répond à aucune autre de nos questions.

Les photos de cet article ont été prises en 2024 au parking P1.

À suivre…

Au Conseil de septembre… (2)

Les principaux échanges de la séance du 25 septembre 2025 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil entend tout d’abord une information sur la rentrée scolaire. Exercice habituel en septembre.

Nous n’avons pas la parole à ce moment.. dommage ! Car je n’aurais pas manqué de rappeler que nous avons demandé par écrit auprès de l’adjointe aux affaires scolaires diverses informations, telles que les effectifs des écoles (détaillés par classe), les travaux d’été, l’état des dérogations, le nombre d’animateurs, le nombre de rationnaires par école dans les cantines… Nous n’entendrons le soir du Conseil que les effectifs par école, annoncés si rapidement qu’une prise de notes est ardue, et les travaux principaux. Nous n’avons aucune réponse du maire sur ce sujet. Nous lui avons en effet adressé un courrier, après le refus de l’adjointe de nous communiquer les infos élémentaires que nous demandons chaque année. D’ordinaire, la ville nous les communique lors de la commission scolaire de… novembre, ce qui est déjà un problème ! Mais cette année, l’adjointe nous répond que nous ne recevrons aucun renseignement car nous sommes… en période d’élection ! On en déduit que ces années-là, les effectifs des écoles ou le nombre d’enfants déjeunant à la cantine est top secret ! On en resterait sans voix si hélas, on ne connaissait bien les difficultés d’accès aux informations de base que rencontrent les élus minoritaires… une attitude contraire à l’exercice démocratique.

Les travaux dans les écoles comportent un important volet « festonnage » c’est à dire opacification des grilles, au motif de sécurité. Nous reviendrons sur cet aspect et ces aménagements, qui nous interdisent dorénavant de voir les enfants jouer dans les cours, tout en n’apportant guère de sécurité… Quant au gazon synthétique installé pour « végétaliser », on reste là encore assez stupéfait…  

Nous questionnons ensuite sur les décisions du maire, toujours en nombre important. Un échange incompréhensible pour le public, puisque ces décisions ne sont plus lues en séance comme auparavant…. Des sujets variés et parfois importants, comme les travaux du château Catinat, des demandes de précisions sur des dépenses nouvelles non négligeables ou des informations sur des opérations immobilières projetées. Les travaux de la cour de l’école élémentaire Jean Jaurès nous interpellent, puisque trois chiffres différents apparaissent pour cette opération, dans le budget, dans une  décision modificative… puis dans le Mag de la ville. Il apparait que le coût total est de 189 000€, mais ils ne concernent pas uniquement la « dés-imperméabilisation » de la cour, comme le titre de l’article du Mag le laisse faussement entendre. Je reviendrai d’ailleurs sur ce dossier, sur un sujet et une école qui me tiennent à cœur.

Nous nous opposons, comme à chaque fois que le sujet se présente, sur la vente d’un appartement possédé par la ville. Nous faisons remarquer qu’on manque cruellement de lieux d’accueil pour femmes victimes de violences.. Pourquoi ne pas mutualiser un stock de logements via la CAPV ? Le maire argue alors d’une impossibilité de louer le studio du fait de sa mauvaise performance énergétique. Étrange, car il a quelques mois, la ville a vendu un autre appartement au même endroit, et le maire niait alors ce problème…

Nous votons pour une délégation au maire lui donnant  le pouvoir de sanctionner en cas de non-respect du permis de louer, dispositif que la ville a instauré pour lutter contre l’habitat indigne.

À suivre…

Au Conseil de septembre… (1)

Voici les principaux moments du Conseil municipal de ce 25 septembre 2025.

Commençons par la fin de la séance… et les réponses du maire à nos questions orales, au nom de notre groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». À noter que nos « commentaires » n’ont pu être énoncés en séance, puisque nous n’avons plus la parole après que le maire se soit exprimé.

Golf urbain    Stéphane Bauer

Nous souhaitons bien appréhender la fréquentation de cet équipement sportif. Dans la brochure disponible en mairie, il est indiqué que l’on peut acheter pour 2 € une balle de golf chez Carrefour Market, partenaire « officiel » par conséquent du golf urbain de St Gratien.

À combien s’élève depuis l’inauguration du golf urbain les recettes de la vente de balles de golf spécifiques à cet usage ?

Réponse du maire : il est difficile d’indiquer la recette récoltée par l’association des commerçants qui assure la vente des balles. Quelques éléments néanmoins… depuis la mise en place du golf urbain, plus de 200 participants ont pris part aux différentes actions proposées par la ville : 20 participants ont profité de l’initiation avec la fédération française de golf, 25 enfants du club des Raguenets, les membres du club de pétanque, et une vingtaine d’agents municipaux. De nouvelles actions sont programmées avec l’espace « Citoyennes de la République », avec les seniors via le CCAS, et les jeunes de l’espace jeunes. La ville réfléchit à l’organisation d’un tournoi intergénérationnel.  

Nos commentaires : on voit bien que cette initiative peine à démarrer et à trouver un public régulier. La ville se voit contrainte d’organiser des initiations, dont on ne connait pas les répercussions sur une pratique régulière par la suite. C’est à notre avis une dépense répondant davantage à une attirance personnelle d’un adjoint que d’une réelle demande des habitant· es. Trouvera-t-elle enfin un public régulier de pratiquant· es ? Rien aujourd’hui ne semble l’indiquer, et le fait que le maire ne se hasarde pas à donner un chiffre de vente de balles montre bien que le golf urbain reste aujourd’hui très peu fréquenté par les Gratiennois· es. À part sur les photos du magazine, bien peu de golfeurs et de golfeuses en ville..   

Projet boulevard Pasteur   Stéphane Bauer

Un projet d’aménagement urbain en lien avec les mobilités alternatives à la voiture pourrait prochainement sortir de terre boulevard Pasteur, derrière l’école Ferrandi, au niveau du marchand de cycles, propriété qui jouxte une maison inoccupée sur un grand terrain dont la ville a fait l’acquisition.

Qu’envisage la ville à cet endroit pour les mobilités alternatives à la voiture?

Réponse du maire : pas de projet clairement défini aujourd’hui. Le maire doit rencontrer prochainement la CCI du Val d’Oise, propriétaire de la parcelle voisine, pour envisager le devenir de cet endroit et aux différentes options possibles.    

Nos commentaires : Il nous faudra revenir à la chasse aux informations prochainement… avant de nous voir présenter un projet déjà finalisé sur lequel nous n’aurons plus rien à dire..

PLU     Isabelle Volat

Nous lisons dans la tribune de la majorité du dernier Mag municipal, sorti le 20/09/2025, que le « PLU entre dans une phase essentielle avec la rédaction de son projet d’aménagement et de développement durable ». Trois axes sont ensuite développés. Une réunion est évoquée à la date du 9 septembre 2025, à laquelle les élus de la minorité n’ont pas été conviés, et dont aucun compte-rendu ne nous a été transmis, ni diffusé sur les supports de communications de la ville (FB, etc).

Pourquoi le Conseil municipal dans son ensemble n’a-t-il pas été informé et associé à cette réflexion, qui paraît capitale pour notre ville dans les années à venir ?

Réponse du maire : tous les Gratiennois ont été informés de cette réunion, annoncée dans le magazine de juin, sur les panneaux administratifs et sur le site de la ville. Il y avait de nombreux élus et les questions des Gratiennois présents étaient particulièrement intéressantes. Il est regrettable que votre groupe n’ait pas été au rendez-vous pour cette présentation importante pour l’avenir de notre commune. Néanmoins, le diaporama présentant le diagnostic et les grands axes du PADD sont consultables sur le site internet de la ville.   

Nos commentaires : l’art de la non-réponse dans toute sa splendeur ! Outre que la publicité faite à ce type d’initiative reste toujours très discrète et peu efficace, que la date choisie la semaine de la rentrée limite encore la participation, notre question était claire : pourquoi n’avons-nous pas été associés à ce travail ? Parce que la majorité municipale travaille en toute opacité et se contente de nous donner, a postériori, les résultats de ses réflexions.

Cérémonie de la libération   Stéphane Bauer

Le 31 août dernier, la ville commémorait comme à l’accoutumée la libération de la ville en août 1944. Gabrielle Cathala, députée de notre circonscription, avait communiqué au cabinet du maire sa volonté de faire déposer une gerbe à cette occasion. Or, de façon incompréhensible, le déroulé de la cérémonie a ignoré la présence de cette gerbe que nous nous apprêtions à déposer au nom de la députée, retenue dans d’autres cérémonies du même type. Nous avons pu enfin procédé au dépôt de la gerbe, après un cafouillage inédit dans le déroulé de la cérémonie officielle, partiellement rattrapé par la responsable du protocole, davantage informée que les services chargés du pilotage opérationnel de la cérémonie. Le titre de la députée n’a au final pas été cité lors de l’appel des dépôts des gerbes.

Comment expliquez-vous cet incident dans un exercice pourtant bien rodé habituellement ?

Réponse du maire : le maire reconnaît une erreur de lecture dans le déroulé de la cérémonie. La ville fera à l’avenir tout pour éviter ce genre de dysfonctionnement.

Nos commentaires : dont acte… nous y serons attentifs.

Marché municipal   Stéphane Bauer

La ville en collaboration avec le concessionnaire SOMAREP-MANDON envisageait si on a bien compris les explications de M. Le Maire en Conseil municipal, ainsi que lors de la fête de la paroisse, le regroupement des étals des commerçants sur le pan gauche de la halle, et la construction d’un boulodrome ou d’une aire de jeu et/ou d’un parking à vélos sur le pan droit, pour « une meilleure convivialité du marché ».

Où en sont ces projets, en cette rentrée où notre marché, avec seulement 12 commerçants présents en tout sous la halle et en extérieur ce dernier dimanche, apparaît plus fragile que jamais ?

Réponse du maire : le maire estime avoir déjà répondu à cette question lors du débat sur le rapport d’activité présenté par le concessionnaire. Il finit sur notre insistance par apporter quelque précisions. Toute modification de l’organisation, puisque le marché est régi via une délégation de service public, doit faire l’objet d’un avenant à la DSP. La ville donc transmis au délégataire une demande de réagencement pour accroître la superficie dédiée à l’espace de convivialité, y adjoindre des activités ludiques et mieux répartir les commerçants. La ville a demandé qu’il n’y ait pas d’augmentation des tarifs en 2025, ce qui supposera une prise en charge par la ville. La buvette a changé de gérant. Le tout figurera dans un avenant qui sera présenté au Conseil municipal.  

Nos commentaires : nous avons donc bien fait d’insister pour obtenir ces informations. Heureusement que nous fréquentons régulièrement le marché et que nous savions déjà que la buvette avait repris son activité. Pour le reste, la commission commerce de la semaine dernière aurait pu faire état de cette demande de modification du contrat, et de la volonté de la ville d’enfin investir pour aider le marché dans cette période difficile. Opacité, quand tu nous tiens.. 

À suivre.. 

Au Conseil de juin (2)

Parmi les autres sujets du Conseil municipal du 26 juin 2025…

Le Conseil vote un budget supplémentaire conséquent (5,8M€) suite à l’excédent confortable constaté au compte administratif. Nous votons bien évidemment contre, puisqu’il comporte des dépenses que nous n’approuvons pas.

Nous remarquons que la dotation de solidarité urbaine et la DGF augmentent, contrairement aux annonces pessimistes de l’adjoint aux finances en 2023. Nous questionnons sur la provision foncière de 800 000€ : il s’agit du fond de parcelle d’une propriété rue d’Ermont qui s’ajouterait aux terrains déjà identifiés comme pouvant faire l’objet d’une opération immobilière dans la zone située entre la rue d’Ermont et la rue Henri Barbusse.

On pointe que la ville s’est fait retoquer dans sa demande de subvention au « fond vert » pour l’aménagement de la place François Truffaut. On le comprend, car l’espace reste très minéral et on n’y constate aucun « verdissement », même minime.

Une question sur des frais d’études concernant un talus SNCF à hauteur de  100 000€ nous permet de comprendre qu’il s’agit du projet d’aménagement de la voie ferrée désaffectée le long de la rue d’Orgemont.  

Enfin, nous ne comprenons pas pourquoi on ne retrouve pas dans ce BS les crédits alloués à la vidéosurveillance, soit les 2M€ découverts en avril dans une décision du maire, ni les sommes pour la rénovation de la mairie. 465 000€ apparaissent seulement alors que plus d’1M€ était évoqué en avril.  

Au passage, nous nous félicitons de voir que des panneaux photovoltaïques vont être installés sur les toits de la mairie. Dès 2011, nous suggérions ces dispositifs. Tout arrive ! Tardivement, certes. 

Le maire à l’occasion de notre question, retrace les dépenses affectées à la vidéosurveillance. Lancement des études en juin 2024 au BS : 566 000€ ; en décembre 2024, 834 000€ au budget primitif ; 481 000 au BS de juin 2025 ; s’ajoutent des travaux de fibre pour 200 000€ et des frais de maitrise et de raccordement d’œuvre. Le coût total approche les 2M€.  L’État, la Région et le département subventionnent pour un total de 1, 3M€. Reste pour la ville 300 000€.

Des évolutions budgétaires incompréhensibles pour les élus de l’opposition, qui doivent quémander sans cesse des infos pour tenter de s’y retrouver entre montants HT et TTC, les travaux pour la fibre qui s’ajoutent aux montants initiaux, les subventions annoncées au compte-goutte… Au final, le coût total de ces 70 nouvelles caméras est très lourd, et arrive immanquablement de la poche du contribuable, que ce soit via la taxe foncière ou diverses subventions d’autres collectivités. Il s’agit toujours d’argent public, donc le nôtre ! Pour une efficacité de ce dispositif de caméras qui n’a jamais été démontrée…

Le Conseil vote ensuite un complément de subvention pour l’association de prévention spécialisée. L’occasion d’une information sur les actions menées par l’APS, le nombre de jeunes concernés… dont nous ne savons rien ? Quelle bonne idée, nous dit le maire, qui nous promet tout cela pour.. l’an prochain.

Nous entendons le sempiternel rapport un peu « fourre-tout » sur les actions de développement social urbain 2024 réalisées dans le cadre du Fonds de Solidarité des Communes de la Région Ile-de-France : travaux des écoles des Raguenets et du centre Camille Claudel, les subventions au CCAS, l’espace « Citoyennes de la République »… Cela concerne le quartier dit de « politique de la ville », c’est-à-dire une partie des Raguenets. Finalement c’est un coût très modeste pour la ville après les subventions reçues : environ 42 000€.

Enfin, nous votons pour une convention de partenariat entre la Ville de Saint Gratien, l’Éducation nationale et le Cercle d’escrime pour la promotion de l’escrime scolaire. Il s’agit de remplacer le maître d’armes qui part en retraite. Nous regrettons la disparition d’un emploi communal. Ce sont désormais les maitres d’armes du Cercle d’escrime qui assureront les séances destinées aux scolaires. L’adjoint au sport promet que cela se traduira par un renforcement du dispositif avec davantage de classes concernées et un meilleur remplacement en cas d’absence du maître d’armes. Nous insistons sur la nécessité de prévenir les écoles en amont de la rentrée de ce changement de fonctionnement et de la possibilité de créneaux supplémentaires. Et nous souhaitons une bonne et heureuse retraite à Maître Louisiade, qui a initié à l’escrime de très nombreux écoliers gratiennois durant de longues années !

Prochain Conseil municipal le 25 septembre 2025

Au Conseil de juin 2025 (1)

Vous n’étiez pas au Conseil municipal du 26 juin 2025 ?

On vous comprend un peu…

La pub faite aux séances du Conseil est minimale, les intitulés des rapports qui y sont votés sont souvent obscurs pour le non-élu, les chaises réservées au public sont inconfortables, la sonorisation est mauvaise, les discussions entre certains élus peu motivés eux-mêmes gênent encore l’écoute, aucun document n’est projeté ou communiqué ce qui rend la compréhension des débats encore plus difficile pour le public..  

La seule partie compréhensible plus facilement pour les citoyen·nes est peut-être celle des questions au maire. Mais elle n’arrive qu’en fin de séance pour celles et ceux qui ont déjà enduré deux heures d’échanges plus ou moins nébuleux.

La séance n’étant pas retransmise en ligne, impossible de la suivre en plusieurs fois. Le compte-rendu des débats n’arrive, sous forme de 50 ou 60 pages écrites, qu’à la séance suivante, deux ou trois mois plus tard.

On comprend donc bien que le travail du Conseil soit peu connu des Gratiennoises. Et pourtant, c’est bien de leurs affaires dont il s’agit et des villes ont su trouver des canaux d’information, voire de participation, efficaces.

Voilà l’essentiel de nos interventions pour cette séance de juin 2025.

Huit élu·es sur les 29 que compte la majorité sont absent·es et ont donné pouvoir. Les élu·es  minoritaires sont au complet.

La séance débute avec une minute de silence en hommage à notre camarade Jean-Marie Jouanjan, élu municipal de 2001 à 2014. Le maire annonce avoir appris avec tristesse son décès, le jour-même de ses 82 ans. Il souligne que Jean-Marie a servi les habitants avec dévouement et sincérité, toujours soucieux du bien commun et fidèle à ses valeurs. Il exprime à sa famille et ses proches, au nom du Conseil municipal et de l’ensemble des élus et des agents communaux, ses plus sincères condoléances et assure que tous garderont de lui le souvenir d’un homme engagé et respecté.

Nous avions salué la mémoire de Jean-Marie lors de ses obsèques au cimetière de Saint Gratien. Il s’est toujours beaucoup investi dans la vie municipale, dans la vie locale en général, militant au PCF avec un seul souci : celui de défendre des mesures qu’il jugeait utiles aux habitants. Il était également un militant fidèle de la CGT.

Nous questionnons en début de séance sur les décisions du maire : 49 pour cette séance ! Dont certaines méritent des précisions, montant de dépenses engagées ou subvention attendue. On s’aperçoit aussi à cette occasion que des sujets importants ne viennent pas en débat au Conseil et donc échappent quelque peu à la connaissance des élu·es, particulièrement ceux de la minorité. Un exemple, celui du marché de nettoyage de la voirie, confié à la société Val’Horizons pour un montant de 600 000€, et qui n’apparait que via une ligne d’une décision du maire… Nous questionnons aussi sur l’augmentation de marchés concernant l’éclairage public ou encore les travaux de voirie, dont les montants, là encore, ne sont pas minimes, et sur l’avancée du dossier de la géothermie.  

Le dossier principal de la soirée est celui du vote du Compte administratif 2024 : l’occasion de revenir sur sommes reçues et dépensées durant cette année, ainsi que sur les réalisations qui s’en sont suivies.

Force est de constater que ce compte administratif est très bon, puisque l’excédent de clôture est de quasi 7,5M€.

Question récurrente : l’augmentation du taux de taxe foncière de +14% en 2022 n’a-t-elle pas été exagérée ? Année où de plus, les bases avaient fortement augmenté de +7%. Pour ne pas que notre position soit déformée, nous l’avons répété : nous ne sommes pas opposés à certaines augmentations d’impôts. Encore faut-il bien les mesurer, et bien sûr la question qui nous divise, c’est celle de l’utilisation qui est faite ensuite de ces recettes. Nul doute que nous n’aurions pas fait les mêmes choix de dépenses en 2024 que la majorité municipale actuelle.

Nous avons rappelé que les augmentations d’impôt n’ont pas été anodines pour les habitants avec trois exemples.

Appartement en centre-ville : 1462€ en 2022 ; 1747€ en 2023  soit +285 €

Maison dans le parc : 2560 € en 2022 ; 3060€ en 2023 soit +500€

Appartement aux Raguenets : 1455€ en 2022 ; 1737€ en 2023 soit + 282€

En sachant que les augmentations des bases ne sont pas sans effet non plus, finalement les avantages de la suppression de la taxe d’habitation ont déjà été grignotés de moitié… Nous avions souligné à l’époque notre opposition à cette réforme qui prive les collectivités locales de ressources.

Il est dommage que ces chiffres très positifs ne nous aient pas été dévoilés en décembre 2024, car alors nos demandes en terme d’investissements auraient été tout autres, au regard de l’urgence climatique, de la nécessité de rénover certains locaux publics, et de végétaliser les cours d‘école. Il faisait le 25 juin, 41° dans les classes de Jules Ferry… Alors quand les excédents budgétaires sont exceptionnellement hauts, la question à se poser est de savoir comment les utiliser auprès des habitants.

Le sujet n’est pas aujourd’hui de baisser les impôts. La situation est un révélateur de l’absence de débat de fond en 2022 sur l’augmentation de la taxe foncière. Pour décider en toute connaissance de cause, nous avions proposé à l’époque, car la situation était certes complexe entre la guerre d’un côté et de l’autre les envolées des coûts de l’énergie, de « lisser » les augmentations sur deux années, avec une « clause de revoyure ». La majorité a préféré une augmentation unique mais forte. Trop ?      

À Saint Gratien, comme chaque année, les dépenses de personnel, même en augmentation, suite aux mesures gouvernementales, restent bien inférieures à celles de la strate : elles représentent chez nous 54,5% des dépenses contre 60,5% dans les villes de même importance. Elles n’ont augmenté que de +1,8% en 2024 c’est-à-dire même pas l’inflation, alors qu’il y a eu une augmentation nationale de 5 points d’indice et +1,5% d’augmentation du SMIC. Les dépenses de personnel ont augmenté en 2024 de + 250 000€, ce qui n’est pas énorme dans le budget ! Je ne crois pas que cette pression soit une bonne nouvelle pour les agents, ni pour les services rendus à la population. Quelles conséquences ? il serait intéressant de savoir si c’est par compression de postes, non-remplacement de départs  ou pression sur les rémunérations, primes etc..  L’adjoint aux finances ne s’étendra pas sur la question dans ses réponses, sauf à évoquer des postes restés vacants en 2024.

                    Cour de la maternelle Raymond Logeais au cours des travaux

Sur les travaux réalisés en 2024, notre principal reproche porte sur les cours d’école.  À Raymond Logeais, la ville a procédé à la plantation de 3 ou 4 arbres dans une cour qui n’en avait plus aucun.. et implanté un auvent qui protège de la pluie mais pas de la chaleur. Il reste 13 autres cours et on voit en ce mois de juin que le dérèglement climatique va plus vite que les  travaux de la commune. Rien non plus n’a été entrepris en 2024 pour favoriser les mobilités alternatives aux voitures, ce qui ne va pas non plus dans le sens de la lutte contre le réchauffement. Et avec le bon matelas financier annoncé, peut-être que la majorité aurait pu augmenter le nombre d’Atsem pour une par classe de maternelle, ou favoriser le départ en séjour de vacances de davantage de petits Gratiennois.. Hélas.

                                                Cour de Jean Zay élémentaire, 30 juin 2025

Nous nous étonnons d’une baisse de 20 000€ des recettes de stationnement.

Nous questionnons sur une baisse de 200 000€ des dépenses d’éclairage public : est-ce dû aux LED ? Mais les LED ont eu un coût important d’installation. Je rappelle que nous avons demandé d’ailleurs un état des dépenses d’éclairage après l’installation des LED, non fourni à ce jour… On imagine les économies si on éteignait en milieu de nuit.

Enfin, nous demandons des informations sur les acquisitions foncières boulevard Pasteur pour une opération immobilière qui reste opaque pour l’opposition.

Nous votons contre ce compte administratif 2024, afin de signifier nos désaccords sur les choix budgétaires et d’investissement de la ville.

À suivre… les autres rapports du Conseil

Questions de juin

Voici les questions que nous avons posées au maire en fin de séance du Conseil municipal du 26 juin, et les réponses apportées.

Pour rappel, nous avons droit à un maximum de 5 questions pour notre groupe, et la démocratie gratiennoise ayant des limites, nous n’avons plus la parole après la réponse du maire. Les « commentaires » que vous lirez ci-dessous n’ont donc pas été prononcés en séance.

Questions orales au Conseil municipal du 26 juin 2025, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Cérémonies – Stéphane Bauer

La ville ne participe pas jusqu’ici ni aux cérémonies de la journée nationale de la Résistance le 27 mai, ni à celles de la journée nationale des victimes de la déportation, le dernier dimanche d’avril. Nous ne comprenons pas pourquoi. Compte-tenu de la disparition progressive des témoins de cette période tragique de notre histoire, et de la résurgence des théories négationnistes qui la remettent en cause, n’est-il pas temps de revoir cette position et de s’associer aux événements qui contribuent au devoir de mémoire ? 

Réponse du maire : le maire se dit heureux de constater noter attachement au devoir de mémoire, comme la ville l’est elle-même ! La ville commémore chaque année la libération de Saint Gratien fin août, ainsi que les cérémonies nationales du 11 novembre, 8 mai et 18 juin. Lors de la cérémonie de la libération et du 8 mai, la ville rend un hommage appuyé aux déportés et aux résistants. Le maire rappelle qu’il cite d’ailleurs souvent les héros gratiennois dans ses discours. La ville a donc fait le choix de ne pas multiplier les cérémonies et de concentrer les hommages sur les dates les plus hautement symboliques afin de leur garantir une pleine visibilité, d’autant qu’il existe des cérémonies départementales auxquelles on peut assister.  

Nos commentaires : une réponse hélas attendue, puisque la ville n’a jamais répondu à nos invitations lors des hommages que nous avons  nous-mêmes organisé devant le monument aux morts, soit le 27 mai en mémoire de la résistance, soit le dernier dimanche d’avril comme en 2025 avec la présence de la députée Gabrielle Cathala. Les autres communes de la circonscription se montrent moins frileuses, puisque toutes ont organisé une cérémonie en 2025 pour le 80è anniversaire de la libération des camps de concentration nazis. Nous estimons pour notre part que toute cérémonie qui participe au souvenir et à l’enseignement de cette période de notre histoire est positive, et que malheureusement les sujets de la déportation et de la résistance, pourtant si riches en enseignements sur les idéologies d’extrême-droite, ne sont pas suffisamment mis en avant. Ces nouveaux moments commémoratifs pourraient être organisés de manière moins traditionnelle, associant par exemple davantage le travail des collégiens et de leurs professeurs d’histoire,comme cela a pu se faire dans le cadre du concours national de la Résistance. Ce pourrait être l’occasion d’associer autrement que par le simple chant de la Marseillaise, le Conseil municipal des enfants… Les pistes ne manquent pas si on a la volonté de travailler efficacement au « devoir de mémoire » que nous vante régulièrement la municipalité.

Mesures de carte scolaire – Isabelle Volat

Après les dernières réunions du comité départemental sur les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025, il apparait que deux écoles maternelles des Raguenets sont sous la menace d’une fermeture de classe : Jean Zay et Sarrailh. Quelles sont les informations dont dispose la ville à ce sujet et quelle est sa position si ces fermetures se confirment en septembre prochain ?

Réponse du maire : ni ouverture ni fermeture de classe à Saint Gratien pour la rentrée prochaine. Les menaces de fermeture ont été levées le 20 juin, notamment grâce à des dérogations de secteur. 

Nos commentaires : Dont acte. Ces informations auraient pu être données à la commission scolaire, qui aurait pu être saisie, et associée à la réflexion… pas d’ouverture, pourtant espérée, pour l’école Jean Jaurès.

EHPAD les Jardins d’Iroise – Stéphane Bauer

Depuis le Conseil municipal d’avril 2025, l’établissement « les Jardins d’Iroise » de Saint Gratien a fait une nouvelle fois l’objet d’articles de presse, après déjà une grève du personnel dénonçant le manque de soignants pour une prise en charge correcte des résidents. Il s’agit cette fois d’une fermeture de la cuisine de l’établissement, sur ordre du Préfet pour « danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire » : non-respect de la traçabilité, de l’hygiène et des températures, saleté des équipements. Cette situation désastreuse ne peut que nous interpeller, puisque nous sommes soucieux de la qualité de l’accueil des personnes âgées hébergées dans ces structures, et que d’autre part, la commune a eu recours précédemment aux Jardins d’Iroise pour la livraison des repas des personnes âgés à domicile. De quelles informations dispose la ville sur la suite de ces événements et quelle est sa position ?    

Réponse du maire : la ville participe activement au Conseil de la vie sociale de l’établissement. Il y a environ 6 réunions par an. Nous restons en lien régulier via le CCAS avec les familles et les services départementaux. Nous avons rencontré la direction du groupe Iroise le 26 mai afin d’obtenir des explications sur les dysfonctionnements graves constatés et le plan d’action mis en place. Les analyses de la DDPP n’ont pas confirmé de cas d’intoxication alimentaire. L’établissement a toutefois reconnu un manque de vigilance sur la partie restauration et a engagé rapidement des travaux de remise aux normes pour 30 000€ : rénovation de la cuisine, réparation et nouveaux équipements. Un nouveau chef cuisinier est en cours de formation pour une prise de poste en juillet et un audit externe par Optima Pro est prévu. Une inspection de l’ARS a récemment eu lieu sur les volets administratifs et soins. Aucune injonction immédiate à ce stade. Un rapport est attendu d’ici deux mois. Deux postes de soignants en CDI restent à pourvoir avec un recours temporaire à des vacataires. Nous suivons ce dossier avec une particulière attention.   

Nos commentaires : effectivement un dossier à suivre de près puisque les échos que nous avons de la part de familles de résidents font état de problèmes récurrents, notamment en ce qui concerne les effectifs du personnel et la formation de ce dernier.

Adaptation des locaux scolaires – Isabelle Volat

Nous connaissons depuis quelques jours un épisode de chaleur intense, phénomène qui malheureusement se répètera de plus en plus fréquemment dans les années futures. Or, nos écoles sont peu adaptées à ces températures excessives et il devient très difficile d’y travailler dans de bonnes conditions quand les classes sont surchauffées. Pose de stores occultants, installation de ventilateurs, classe à l’extérieur…. sont parfois envisagés dans l’immédiat. Des aménagements plus conséquents comme l’isolation des bâtiments et la végétalisation des cours d’école peuvent être prévus à plus long terme. Quelle est l’action de la commune sur ce sujet, outre la fourniture ponctuelle de ventilateurs ?      

Réponse du maire : les écoles ont été pourvues de ventilateurs fixes ou mobiles mais c’est une réponse à très court terme. À moyen terme, nous travaillons sur un PPI (plan pluriannuel d’investissement, ndlr ) dédié. Des relevés de température sont effectués dans toutes les classes. Un programme de travaux priorisera les écoles et les classes les plus concernées. IL faut aussi certainement qu’à l’avenir les rythmes scolaires s’adaptent aussi à cette problématique.

Nos commentaires : on voit difficilement comment les horaires des écoliers peuvent être profondément modifiés pour échapper aux journées de forte chaleur. Si les ventilateurs sont certes indispensables dans l’immédiat, on voit bien que la ville est à présent rattrapée par son inaction face au changement climatique. Si certains bâtiments scolaires ont bien été réhabilités (il sera intéressant de voir si ces travaux ont été efficaces en terme de protection thermique), il n’en reste pas moins certains points noirs ( Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Jean Moulin, Jean Zay au moins…) et qu’au vu du nombre de ventilateurs fournis, l’ensemble des classes semble concerné. Et surtout, comme nous l’avons encore fait remarquer lors du débat sur le Compte administratif 2024 (le blog y revient très prochainement), rien ne se passe pour la végétalisation des cours d’école, véritables ilots de chaleur. Même si certaines sont arborées, leur revêtement bitumé et imperméable emmagasine et renvoie la chaleur. Un plan sur plusieurs années est là aussi indispensable ! Quant au « PPI » (plan pluriannuel d’investissement) annoncé par le maire, nous sommes heureux d’apprendre son existence, puisque, comme à l’accoutumée, nous n’avons pas été consultés, ni même informés, de cette démarche !  

Expression libre par voie d’affichage – Stéphane Bauer

Le petit espace vert à l’angle des rues Hémonnot et sœur Angèle a récemment été réaménagé. Mais à cette occasion, le panneau d’affichage libre et associatif a été démonté. Or, la réglementation impose une surface minimum dédiée à l’affichage libre selon les normes suivantes pour les villes de plus de 20 000 habitants : 12m2 , augmentés de 5m2 par tranche de 10 000 habitants. Ce qui pour Saint Gratien reviendrait à une surface de 12 + 5 + 5 m2, donc 22m2. Les panneaux Decaux actuels mesurant 2m2, il apparait que nous sommes loin du compte puisque la ville ne compte désormais que 6 panneaux.

Que compte faire la ville pour respecter la liberté d’expression par voie d’affichage, reconnue par la loi ?

Réponse du maire : le maire relève dans notre question une affirmation exacte et une inexacte. Il est en effet nécessaire, en vue d’assurer la liberté d’opinion et de répondre aux besoins des associations, selon le code de l’environnement, que les communes mettent à disposition des citoyens des surfaces d’affichage dites d’affichage libre. Par ailleurs, la surface minimale est précisée en fonction du nombre d’habitants. La ville comptant plus de 10 000 habitants, elle se trouve dans  l’obligation de fournir 12 m2, plus 5 m2 par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants. Le maire considère qu’il faut donc pour Saint Gratien au moins 17 m2 d’affichage, et non pas 22 m2 comme nous le pensons. C’est selon lui le cas, puisque chaque panneau mesure 3,47 m2 par face, ce qui représente 20,82 m2. Ce serait donc tout à fait conforme à la règlementation.  

Nos commentaires : le contrat passé avec Decaux mentionnait une surface de 2m2 par face de panneau et c’est sur cette base que nous avons fait nos calculs. Outre les calculs d’apothicaires de m2, c’est une liberté fondamentale d’expression dont il est ici question ! Le maire reconnaît en commission qu’il n’a aucun intérêt pour cette pratique dont il estime qu’elle dégrade visuellement notre environnement ! Nous pensons bien au contraire que la parole donnée aux murs reste essentielle, même en ces temps de communication numérique. Certains quartiers sont à Saint Gratien totalement dépourvus de panneaux. Quant au calcul des m2 nécessaires, nous le contestons : Saint Gratien comptant 21 000 habitants, ne doit-on pas prendre en compte la tranche entamée entre 20 000 et 21 000 ? Et plus fondamentalement, la surface réglementaire est minimale… rien n’empêche d’aller au-delà en implantant les panneaux de façon plus uniforme dans l’ensemble de la ville, pour une vie démocratique bien pensée. Sans oublier que pour les associations aussi, ces espaces sont indispensables pour faire connaître largement leurs activités.        

À suivre : les dossiers du Conseil, et notamment le vote du Compte administratif 2024

Conseil de juin

Dernier Conseil municipal avant les congés d’été ce jeudi 26 juin 2025.

Séance publique à 20h30 en salle des mariages : unique moyen de s’informer de l’actualité municipale et du travail des élu·es, car contrairement à la plupart des villes, Saint Gratien ne retransmet pas la séance en ligne. 

À lire ci-dessous l’ordre du jour, suivi de nos « questions orales au maire ».

Le compte-rendu de nos interventions et les réponses à nos interrogations seront bientôt retranscrites ici !  

 

Questions orales au Conseil municipal du 26 juin 2025 pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Cérémonies – Stéphane Bauer

La ville ne participe pas jusqu’ici ni aux cérémonies de la journée nationale de la Résistance le 27 mai, ni à celles de la journée nationale des victimes de la déportation, le dernier dimanche d’avril. Nous ne comprenons pas pourquoi. Compte-tenu de la disparition progressive des témoins de cette période tragique de notre histoire, et de la résurgence des théories négationnistes qui la remettent en cause, n’est-il pas temps de revoir cette position et de s’associer aux événements qui contribuent au devoir de mémoire ?  

Mesures de carte scolaire – Isabelle Volat

Après les dernières réunions du comité départemental sur les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025, il apparait que deux écoles maternelles des Raguenets sont sous la menace d’une fermeture de classe : Jean Zay et Sarrailh. Quelles sont les informations dont dispose la ville à ce sujet et quelle est sa position si ces fermetures se confirment en septembre prochain ?

EHPAD les Jardins d’Iroise – Stéphane Bauer

Depuis le Conseil municipal d’avril 2025, l’établissement « les Jardins d’Iroise » de Saint Gratien a fait une nouvelle fois l’objet d’articles de presse, après déjà une grève du personnel dénonçant le manque de soignants pour une prise en charge correcte des résidents. Il s’agit cette fois d’une fermeture de la cuisine de l’établissement, sur ordre du Préfet pour « danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire » : non-respect de la traçabilité, de l’hygiène et des températures, saleté des équipements. Cette situation désastreuse ne peut que nous interpeller, puisque nous sommes soucieux de la qualité de l’accueil des personnes âgées hébergées dans ces structures, et que d’autre part, la commune a eu recours précédemment aux Jardins d’Iroise pour la livraison des repas des personnes âgés à domicile. De quelles informations dispose la ville sur la suite de ces événements et quelle est sa position ?    

Adaptation des locaux scolaires – Isabelle Volat

Nous connaissons depuis quelques jours un épisode de chaleur intense, phénomène qui malheureusement se répètera de plus en plus fréquemment dans les années futures. Or, nos écoles sont peu adaptées à ces températures excessives et il devient très difficile d’y travailler dans de bonnes conditions quand les classes sont surchauffées. Pose de stores occultants, installation de ventilateurs, classe à l’extérieur…. sont parfois envisagés dans l’immédiat. Des aménagements plus conséquents comme l’isolation des bâtiments et la végétalisation des cours d’école peuvent être prévus à plus long terme. Quelle est l’action de la commune sur ce sujet, outre la fourniture ponctuelle de ventilateurs ?        

Expression libre par voie d’affichage – Stéphane Bauer

Le petit espace vert à l’angle des rues Hémonnot et sœur Angèle a récemment été réaménagé. Mais à cette occasion, le panneau d’affichage libre et associatif a été démonté. Or, la réglementation impose une surface minimum dédiée à l’affichage libre selon les normes suivantes pour les villes de plus de 20 000 habitants : 12m2 , augmentés de 5m2 par tranche de 10 000 habitants. Ce qui pour Saint Gratien reviendrait à une surface de 12 + 5 + 5 m2, donc 22m2. Les panneaux Decaux actuels mesurant 2m2, il apparait que nous sommes loin du compte puisque la ville ne compte désormais que 6 panneaux.

Que compte faire la ville pour respecter la liberté d’expression par voie d’affichage, reconnue par la loi ?

Démocratie gratiennoise

Vous avez raté la séance du Conseil municipal du 10 avril 2025 ? Vous ne pouvez pas la regarder en ligne puisque ce dispositif n’est pas mis en place à Saint Gratien, contrairement à de nombreuses villes alentour ? On vous en raconte les principaux moments.

Le Conseil vote les taux de la taxe foncière pour 2025. Sans surprise, ces taux d’imposition resteront inchangés, après la très lourde augmentation de +14% il y a deux ans. Ajoutée à l’augmentation importante des bases cette année-là, la hausse avait atteint +22% sur nos feuilles d’impôt. Les élections municipales approchant, il est prudent pour la majorité de ne pas récidiver cette année. Nous demandons que nous soient communiqués comme auparavant les taux des différentes collectivités auxquelles Saint Gratien peut se comparer. Nous interrogeons le maire sur les taux applicables aux résidence secondaires et aux logements vacants. Il ne s’agit pas seulement de recettes supplémentaires pour les finances locales, mais aussi d’inciter à la remise en vente de ces logements inoccupés, dans un contexte où nombre de nos concitoyens peinent à se loger.  Selon l’INSEE, il y  a 9880 logements à St Gratien, dont 6,7% de logements vacants en 2021, soit 662 logements vacants en ville ! C’est beaucoup. L’adjoint aux finances indique que la ville ne souhaite pas « aller plus loin en matière de taux » sur les résidences secondaires.

Le Conseil vote le plan de formation pour les agents municipaux, un document présenté sous un jour très idyllique pour les concernés. Nous nous demandons toutefois si les 1181 journées de formation prévues sur 2 ans sont suffisantes, et là encore, la place de la ville par rapport à d’autres de même importance. Nous questionnons sur le budget total qui n’est pas indiqué, seul l’est celui alloué au centre de formation national (CNFPT)pour 84 000€. Nous nous interrogeons sur la formation pour les agents intervenant auprès des enfants dans le cadre de l’accompagnement éducatif pendant la pause méridienne. On applaudit mais en remarquant toutefois que c’est plus difficile avec 25 enfants pour un animateur (nouvelle norme d’encadrement) qu’auparavant avec 18.. Enfin, le passage sur la santé et la sécurité au travail nous donne l’occasion de rappeler les 20 accidents du travail de 2023, bel et bien des accidents de travail et non de trajet comme il nous avait été indiqué lors du précédent Conseil.. Et comme le maire n’a répondu à aucune de ces interrogations, nous estimons que peut-être que l’attention portée à la formation des personnels n’est pas si parfaite que cela..

Le Conseil vote… pour la dernière fois ? l’organisation de l’immuable  brocante de rue. Comme c’est stipulé « à compter de l’année 2025 », on pense que c’est dorénavant ad vitam aeternam que cette manifestation municipale se déroulera avenue Terré, sans vente (ni don !) possible de vêtements ou chaussures. Problème pour les riverains, qui pour certains sont peut-être lassés, problème pour les autres quartiers qui auraient pu, eux aussi, accueillir la brocante et son animation, problème pour les commerçants des Raguenets ou du centre-ville qui auraient pu profiter de cette journée, problème pour les familles gratiennoises qui se voient priver de l’occasion d’acheter à faible coût des vêtements d’enfants…   

Le Conseil vote enfin l’actualisation de mesures budgétaires : c’est réglementaire et donc sans grand intérêt, tout comme le vote sur la vente, déjà réalisée, de deux véhicules municipaux… On s’étonne de voir de tels sujets soumis au vote des élus, alors que par exemple, la faramineuse dépense de près de 2 millions d’équipement de vidéosurveillance n’est jamais venue en débat… Ainsi va la démocratie municipale gratiennoise !

Pause de deux mois et demi après cette séance : prochain Conseil le 26 juin, avec, n’en doutons pas, de nombreuses décisions du maire à découvrir. Ainsi, va la … je ne me répète pas !   

Surprenantes décisions

Vous avez raté la séance du Conseil municipal du 10 avril 2025 ? Vous ne pouvez pas la regarder en ligne puisque ce dispositif n’est pas mis en place à Saint Gratien, contrairement à de nombreuses villes alentour ?

On vous en raconte les principaux moments.

Ordre du jour léger pour cette séance d’avril. Force est de constater que le nombre de conseils est réduit au minimum (6 par an), que le nombre de rapports soumis au vote diminue également, au profit des décisions du maire. De plus, sur les neuf dossiers présentés ce 10 avril, deux portaient sur des sujets mineurs : ventes de véhicules municipaux, déjà réalisées qui plus est, et une modification comptable réglementaire, donc obligatoire…  

La séance commence avec les décisions du maire : 33 depuis le Conseil de février ! Et elles sont loin d’être toutes anodines, comme nous allons le voir. La nouveauté est que, pour raccourcir la durée de la séance, elles ne sont plus lues par le premier adjoint, et on passe directement aux questions. Pour nous, cela ne change pas grand-chose, mais le public n’y comprend goutte, qui entend des remarques ou interrogations sur une décision qui ne lui a pas été communiquée… De quoi décourager encore davantage les déjà rares Gratiennois à se risquer en salle des mariages…  

33 décisions donc contre 9 rapports soumis à débat et vote de l’assemblée municipale. La démocratie locale est ici un peu oubliée. Et ce d’autant plus, que plusieurs décisions du maire sont sources d’interrogations. Elles portent toutes sur des dépenses que nous découvrons à l’occasion de demandes de subventions, ou qui sont très nettement supérieures à celles votées en décembre lors du vote du budget. Nous n’avons pas besoin que le maire nous rappelle qu’un budget est « prévisionnel » !  Mais de tels écarts en trois mois de temps sont plus que surprenants.

Voici ce que nous avons pointé.   

Fenêtres et volets du château Catinat : 102 000€ alors qu’au budget figuraient 75 000€ pour peintures et toiture

Déplacement du relais de la petite enfance au Forum : 530 000€ ; aucune ligne au budget 2025

Nouvelles caméras : 1,9 M€ ! Rien en novembre lors des orientations budgétaires. Ensuite 834 000€ en décembre au budget, puis 1,4 M€ dans le dernier Mag. Voilà un sujet qui aurait mérité une présentation et un débat au Conseil municipal ! C’est une dépense qui double ! Le prix de la caméra (69 nouvelles) serait passé entre décembre et avril de 12 000€ à 27 000€ ?

Les travaux d’étanchéité des toits de l’école Jean Moulin passent de 124 000€ à 190 000€. On s’en félicite pour les écoliers et les enseignants mais cela représente 53% d’augmentation.

Plus fort encore, les travaux de réhabilitation de la mairie passent de 35 000€ de menuiserie à 1,3 M€ ! Là aussi, c’est peut-être une bonne nouvelle pour les agents qui y travaillent mais comment comprendre que cette dépense qui avoisine le million ne nous a pas été présentée au budget ?

Les travaux d’extension du local de la police municipale apparaissent pour 140 000€ mais n’ont jamais été évoquées au budget.

La ville achète et rénove pour 442 000 € un local pour de nouveaux médecins… non encore arrivés bien que le maire nous les annonce comme déjà là ! Par contre, un des praticiens du centre Casanova le quittera en juin…

Le delta est donc particulièrement important entre le budget des investissements débattu et voté en décembre et ces nouvelles dépenses !

Il n’y a que deux chiffres corrects dans ces demandes de subventions via les décisions du maire par rapport aux dépenses votées au budget : le mur d’escalade au gymnase du Picolo pour 230 000€ et les 720 000€ de rénovation de l’éclairage public et le passage aux Led.

D’où nos interrogations, auxquelles le maire n’a pas répondu, se contentant de dire que les subventions seront importantes et qu’il faut les solliciter avant que les règles en la matière ne changent. Sauf que les subventions ne sont jamais que de l’argent public, qu’on n’a jamais vu déposer une demande de subvention avant toute préparation du projet, et que l’information des élus est un minima !

D’où sort cet argent ? Ces nouvelles opérations se réaliseront-elles au détriment de quelles autres ? Pourquoi n’avons-nous jamais eu communication du PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement ?

Comment expliquer qu’il y a 2 ans, la ville était dans une situation financière présentée comme critique par l’adjoint aux finances, avec des courbes de recettes et dépenses qui allaient se croiser, et qu’à présent il peu des dépenses imprévues ?

Nous reposons pour la x-ième fois, la question de la justification de l’augmentation du taux de l’impôt foncier de 2023 : + 14 % de taux, ajoutés aux + 7 % d’augmentation des bases pour un total de + 21 %… Tout cela pour au final investir 2 M€ dans des caméras et 1,3M€ dans la rénovation thermique et phonique de la mairie ?

N’y avait-il pas d’autres urgences au regard des impacts du changement climatique ? Quid de la rénovation thermique et phonique des écoles ? De la végétalisation des cours d’écoles ? La ville prévoit généreusement 56 000€ pour la plus grande des 14 cours…

Enfin, à l’heure où toutes les collectivités s’inquiètent des coupes budgétaires à venir, où l’association des maires de France refuse de participer aux réunions gouvernementales en signe de protestation, il est étonnant de voir qu’à Saint Gratien, on dépense comme si de rien n’était…

À suivre….

Questions d’avril

Vous n’avez pas assisté au Conseil municipal de Saint Gratien le 10 avril 2025 ? On vous en raconte les principaux moments.

Voici les réponses apportées par le maire à nos questions orales, en fin de séance. Nous y ajoutons ici nos commentaires, hélas impossibles à émettre en salle des mariages, puisqu’après la réponse du maire, le débat est clos et nous n’avons plus la parole. 

1 – Parking P1 – Isabelle Volat

Autant le parking nous avait semblé entretenu et nettoyé correctement en septembre 2024, autant à l’heure actuelle, ce n’est plus le cas. Nous avons constaté (visite le 28 mars 2025) un manque de nettoyage évident (sol maculé de taches d’huile, de graisse, déchets, saleté générale…) et une dégradation visible de l’équipement : joints de dilatation éclatés, porte F toujours pas réparée, sortie sur la rue B. Albrecht condamnée, embase sans potelet représentant un obstacle au sol non visible pour les piétons, revêtement de sol très écaillé à de nombreux endroits…

Pourtant la ville a investi pour remettre à niveau le parking P1 lors du départ de Vinci, qui n’avait pas respecté ses engagements. Il faudrait en tirer des enseignements concernant les engagements qui lient Effia dans sa convention avec la ville en matière de maintenance du parking. Un rappel à l’ordre du concessionnaire Effia ne serait-il pas nécessaire ?

Réponse du maire : le concessionnaire indique avoir renforcé les équipes chargées du nettoyage du parking afin d’améliorer sa propreté. Concernant le revêtement de sol écaillé, et bien que cela soit antérieur et hors périmètre contractuel, de travaux de peinture seront réalisés cet été selon la demande municipale. L’embase sans potelet est située en zone technique sans accès au public ne présente aucun risque et ne nécessite pas d’intervention. La sortie sur la rue Berthie Albrecht est condamnée suite à une dégradation et sera remise en service très prochainement avec une nouvelle barrière. La porte F, difficilement réparable du fait de son ancienneté, fera l’objet d’un remplacement complet. Les joints de dilatation détériorés, suite à l’usure naturelle et hors champ contractuel, font  l’objet d’un suivi. 

Nos commentaires : une contrevérité évidente sur la présence d’une embase dépourvue de potelet et qui représente bien un danger car située, comme notre photo le montre, juste devant la porte d’accès B ! D’autre part, nous nous étonnons d’entendre que les travaux de peinture ne seraient pas à la charge d’Effia car le rapport voté lors de la délégation de service public nous indiquait l’inverse… Pour le reste, on voit qu’il y a bien un problème de nettoyage et d’entretien dans ce parking. Effia ne fera-t-il pas mieux que Vinci, délégataire précédent, qui avait laissé à la charge de la commune des travaux qui lui incombaient selon le contrat ?

2 – Fermeture de la librairie – Stéphane Bauer

Cette question n’a pas été posée dans son intégralité puisqu’en début de séance, le maire a informé le Conseil de la reprise de la librairie du Forum par les gérants de la maison de la presse des Raguenets. La ville avait appris que le Grand Cercle-city allait fermer suite à de grandes difficultés financières du groupe. « Après des semaines de recherche intensive » (mais sans penser à nous en informer), la ville a trouvé des repreneurs. Le bail a été signé avec la Saiem  et après quelque travaux de peinture, la réouverture aura fin juin début juillet avec la presse, des jouets, des produits artisanaux et une offre de livres qui se développera progressivement. Le maire encourage les Gratiennois à fréquenter ce commerce.  

La disparition de ce commerce essentiel en centre-ville nous a tous surpris et déçus comme de très nombreux Gratiennois. Nous ne contestons pas le principe du rachat du local par la SAIEM et les aides apportées pour créer les conditions d’une reprise. Mais nous aurions certainement été plus attentifs que vous au projet présenté en 2019 par deux ex-salariés de la librairie du Forum.

Si le passé est le passé, la question complexe du devenir du commerce de proximité mérite une gestion qui ne soit pas isolée et concentrée au niveau du seul maire.

Vous disposiez de cette information (la fermeture de la librairie) dès début janvier, vous n’en n’avez pas fait part au Conseil municipal ni saisi la commission commerce, qui, de fait, ne sert à rien.

Depuis janvier, on aurait pu s’appuyer sur la présence de l’équipe encore en place, pour élaborer un projet de création d’entreprise avec les candidats potentiels.

Un financement participatif, dans l’optique d’une reprise de l’activité, aurait pu être envisagé, avec par exemple un appel en réunion de quartiers aux Gratiennois soucieux du maintien d’un commerce en centre-ville, pour mettre chacun au pot 20 ou 25€, qui seraient un avoir sur l’achat d’un livre dans l’année. Avec les fonds collectés, on garantirait là à un potentiel nouveau gérant un co-financement du stock de livres nécessaire pour amorcer le démarrage de son activité.

Si chaque jour une librairie ferme, chaque jour une librairie ouvre. Notre courrier du 5 mars présentait quelques concepts de librairies-maisons de la presse indépendantes Encore très récemment, dans des communes du 95, et notamment à Gonesse, des projets d’ouverture de librairie indépendante se sont concrétisés.

Nous réitérons notre demande d’être informés et associés à cette réflexion. La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour élaborer l’offre que la ville pourrait faire à un éventuel repreneur de l’activité.

Où en est la ville sur ce dossier ? 

Nos commentaires : Si la réponse a été donnée en début de séance, on n’en regrette pas moins que l’ensemble des élus n’ait été ni informé ni associé à la recherche d’une solution. Un appel à financement participatif aurait pu par exemple permettre de constituer et financer plus rapidement un stock de livres, puisque c’est le principal problème auquel vont se heurter les repreneurs.    

3 – Marché municipal – Stéphane Bauer

Là aussi, les choses semblent évoluer avec une réflexion engagée avec le concessionnaire sur le regroupement des commerçants, réaménagement que nous avions nous aussi évoqué, il y a plusieurs années, dans nos publications, après discussion avec les intéressés. Mais là encore, la commission commerce n’a abordé ce sujet qu’en réponse à une question de notre part. La réponse est restée très évasive. Nous souhaitons davantage de détails sur le déménagement des étals, à quelles conditions, prise en charge des frais, aménagement de l’espace libéré.

À notre question en réunion de quartier à Jean Sarrailh, vous avez laissé entendre que le côté du marché qui ne serait plus dédié aux étals, deviendrait un boulodrome.

Des commerçants proposent plutôt d’y installer plutôt des jeux pour enfants, et pourquoi pas un mini-golf ! Ce qui, d’une part, serait moins couteux que la mise à niveau de l’espace pour le transformer en boulodrome ; et d’autre part, permettrait à une clientèle de jeunes parents de fréquenter le marché tout en laissant leur enfant jouer à côté dans un espace sécurisé.  

La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour réfléchir au devenir du marché Hémonnot. Au regard des enjeux, nous demandons qu’elle puisse  s’ouvrir dans ce cas particulier aux représentants des commerçants et à celui de Mandon-Somarep.

Où en est la ville sur ce dossier ?

Réponse du maire : Le regroupement des étals émane des commerçants. L’espace de convivialité (la buvette !) sera agrandi. Pour l’installation d’activités ludiques, la ville étudie les possibilités les plus adaptées et compatibles avec le lieu.  

Nos commentaires : le brouhaha et les rires de la majorité à l’annonce du sujet de la question sont assez révélateurs de l’intérêt porté au marché ! Visiblement, le conseil du maire de fréquenter les commerces de proximité ne concerne pas la halle Hémonnot.  Pour le reste, le maire ne nous en pas dit davantage que nous ne sachions déjà. Notamment le projet de boulodrome qui apparaît à tous comme fantaisiste, verra-t-il le jour, mystère ! Encore un projet qui sera concocté en toute opacité.  

4 – Raguenets – Façades –  Isabelle Volat

Suite à une visite du quartier et à des rencontres avec les habitants, nous avons constaté des dégradations importantes sur les façades des immeubles pourtant rénovés relativement récemment : cloquage du revêtement, traces noirâtres, éclatement de fers à béton au niveau des balcons. Un affichage de CDC habitat indiquait des sondages et prélèvements sur ces façades. Nous sommes surpris d’une dégradation aussi rapide. Quels travaux vont être menés et à quelle échéance ? 

Réponse du maire : La rénovation des immeubles des Raguenets et particulièrement l’isolation extérieure présente de graves malfaçons et désordres, cloques et fissures de façades. Le bailleur a engagé une procédure contre l’entreprise ayant réalisé les travaux d’isolation, et des investigations toujours en cours. Le but est d’obtenir la prise en charge des malfaçons. La procédure judiciaire sera longue et n’est qu’à son début. Des mesures conservatoires sont mises en place, surveillance et sécurisation quand nécessaire. Concernant les balcons, un audit structurel complet a été mené. De nombreux désordres sont sans danger mais une vingtaine pose problème et nécessite des travaux pour stopper la dégradation. Les réparations sont prévues cette année en priorité.  

Nos commentaires : un sujet loin d’être anodin mais dont nous n’aurions pas entendu parler au Conseil sans notre question.

5 – Raguenets – Fils téléphoniques et fibre rue d’Argenteuil – Stéphane Bauer

Des habitants du 51 rue d’Argenteuil nous ont saisi concernant des branchements téléphoniques anarchiques et dangereux. Ils se sont manifestés plusieurs fois auprès de leur bailleur (CDC Habitat) en vain. Ces branchements ont déjà pris feu au niveau des caves. Outre la dangerosité de l’installation, le côté anarchique des branchements permet à quiconque de pirater une ligne.

Vous nous aviez dit à l’occasion d’un précédent rapport municipal, que des « tours de quartier » étaient faits par des habitants avec le représentant du bailleur.

Visiblement ces branchements n’ont pas été identifiés lors de ces « rondes ».

Dans le cadre de la convention qui lie la ville avec CDC Habitat vous est-il possible d’intervenir assez urgemment avec cet acteur du logement social ? 

Réponse du maire : l’incendie en 2021 dans les caves était dû à un acte de malveillance et non à une défaillance des installations. Il est prévu en 2025 de refaire le chemin de câbles pour limiter les branchements illicites.

Nos commentaires : une question pertinente puisque des travaux sont prévus.

À suivre : les autres dossiers de la séance