Il y a 80 ans, le CNR

Depuis 2013, le 27 mai est la Journée nationale de la Résistance.

Il y a 80 ans, le 27 mai 1943, Jean Moulin présidait la première réunion du Conseil de la Résistance.

Sont alors présents les représentants des huit principaux mouvements de la Résistance, de deux syndicats et de six partis politiques, dont le PCF.   

« En métropole, avant le 27 mai il y avait des résistances ; après, il y a la Résistance », dira Robert Chambeiron, compagnon de Jean Moulin.

Dénommé par la suite Conseil national de la Résistance, le CNR élabora un « plan d’action immédiate » dans la perspective de la libération face au nazisme mais aussi des « mesures à appliquer dès la Libération du territoire ». Un programme de « démocratie économique et sociale » qui est  encore au cœur du système social français, qui a gardé toute sa modernité, et qui comprenait en autres, la nationalisation des banques et assurances, les comités d’entreprises, la Sécurité sociale avec la retraite par répartition…

Un programme pour des « Jours heureux » dans une période atrocement noire…

Aujourd’hui, les « conquis » issus du programme du CNR sont toujours à défendre !

À Saint Gratien, le souvenir de la Résistance nationale et locale est présent à travers le nom donné à de nombreuses places, rues, écoles : Jean Moulin, Jean Zay, Pierre Brossolette, Gabriel Péri, Danielle Casanova…  Suzanne Barroul, Maxime Hébert, Robert Joubel..

Nous demandons depuis longtemps à la ville que ces plaques dénominatives soient accompagnées d’une explication historique pour que l’action de ces résistant·e·s soit connue et reconnue.