La fête !

La Fête de l’Humanité fêtera sa 90e édition les 12, 13 et 14 septembre 2025 sur la Base 217 à Brétigny-sur-Orge.

Tout le programme est à retrouver ici : https://fete.humanite.fr/

C’est l’incontournable rendez-vous de la rentrée ! Depuis 1930, la fête de l’Humanité est un événement politique, culturel, populaire, festif, musical, fraternel, sportif… Multiples stands, concerts, expos, débats, village du livre, village international, espaces sportifs, activités pour les enfants, spécialités culinaires.. que ne trouve-t-on pas à la fête !

Si trois jours de musique, de débats politiques, de rencontres et de solidarité vous tentent… contactez-nous ! Le bon de soutien donnant droit à l’entrée est au prix imbattable de 45 € en vente militante, jusqu’au 10 septembre !

Pour une aide concrète à Gaza

En quelques jours, la pression sur le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou s’est accentuée comme jamais. Suite à l’engagement pris par la France de reconnaître l’État de Palestine, d’autres pays lui ont emboîté le pas, comme les quatorze États signataires de la déclaration issue de la conférence de New York. Le Royaume-Uni, ancienne puissance mandataire, a lui-même annoncé qu’il pourrait prendre la même décision.

Pour autant, les crimes de l’armée israélienne se poursuivent à Gaza, et la famine, suite au blocus total du territoire, y est si grave que le gouvernement Netanyahou a dû laisser entrer un peu d’aide humanitaire. Devant la réprobation internationale des opinions, l’administration Trump s’est elle-même vue contrainte de reconnaître que la vie de dizaines de milliers de civils palestiniens était menacée. Cinq présidents d’universités israéliennes exigent que Netanyahou « résolve la famine à Gaza ». Pour la première fois, deux ONG israéliennes considèrent que le gouvernement israélien « commet un génocide » et appellent à une intervention internationale. Les Pays-Bas ont déclaré les ministres suprémacistes Ben Gvir et Smotrich personæ non gratæ.

Pendant ce temps, les exactions et les assassinats se poursuivent en Cisjordanie. Le village palestinien de Taybeh a été violemment attaqué par des colons.

Il est urgent que la communauté internationale prenne des mesures d’urgence pour arrêter l’horreur en cours. Soit elle continue de se montrer complice des massacres de masse et de l’épuration ethnique, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par le gouvernement, l’armée et les colons israéliens. Soit elle impose à Netanyahou et à son protecteur états-unien un cessez-le-feu immédiat, l’expédition d’une aide humanitaire massive aux populations de Gaza, l’arrêt des exactions en Cisjordanie et la libération des otages encore détenus par le Hamas.

La France a une responsabilité primordiale en ce sens. L’annonce de la reconnaissance de l’État de Palestine a contribué à desserrer l’étau dans lequel est pris le peuple palestinien. Celui-ci, comme les forces de paix en Israël, a repris espoir en une solution politique qui mette fin à la guerre et permette aux deux peuples de vivre demain dans des États aux frontières sûres et reconnues.

Le Parti communiste français appelle donc le gouvernement français à prolonger sa démarche en agissant concrètement et immédiatement :

  • Pour qu’une aide humanitaire d’urgence entre au plus vite à Gaza sous contrôle de l’ONU, de l’UNWRA et des organisations humanitaires reconnues internationalement ; pour la libération immédiate des otages israéliens encore détenus à Gaza.
  • Pour que des sanctions soient prises à l’encontre de l’actuel pouvoir israélien tant qu’il bafouera le droit international. La France doit déclarer personæ non gratæ Ben Gvir et Smotrich, comme les Pays-Bas l’ont fait, et annoncer qu’elle  appliquera le mandat de la CPI contre Netanyahou et Gallant. Elle doit agir concrètement pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’État d’Israël et pour déclarer un embargo sur les armes. Sans attendre, notre pays doit prendre la tête d’une coalition de tous les États disposés à prendre des sanctions contre les dirigeants israéliens.
  • ⁠Pour aller au bout de la reconnaissance de l’État de Palestine, en lui permettant de bénéficier d’une pleine capacité juridique devant la justice internationale, CPI et CIJ et à rendre possible une solution politique.

Paris, le 31 juillet 2025

Parti communiste français.

 

Un État libre et en paix

« Nous voulons un État pacifique, un État libre qui vivrait en paix avec Israël » : entretien avec Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France

Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France, souligne que les Palestiniens veulent un État pacifique et souverain. Elle estime que Tel-Aviv doit choisir entre la paix et le nettoyage ethnique.

L’ambassadrice de Palestine en France se réjouit des récentes déclarations d’Emmanuel Macron concernant la reconnaissance d’un État de Palestine et met l’accent sur un nécessaire cessez-le-feu immédiat pour mettre fin au génocide à Gaza.

Entretien avec Pierre Barbancey pour l’Humanité

Comment considérez-vous l’annonce d’Emmanuel Macron ?

Nous saluons cette annonce par le président Macron de reconnaître l’État de Palestine. Cette reconnaissance intervient dans un moment crucial pour le peuple palestinien qui subit un génocide et se trouve soumis à des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, les pires jamais perpétrés par Israël.

Cette reconnaissance représente un acte courageux, conforme au droit international et, surtout, au droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination. Cela montre également que la France est fidèle à son histoire, aux valeurs républicaines et universelles, d’égalité et de liberté des peuples.

Qu’est-ce que cette annonce pourrait changer dans les faits ?

Malheureusement, elle ne mettra pas un terme au génocide en cours, c’est clair, ni à la politique de nettoyage ethnique d’Israël contre le peuple palestinien ni à la colonisation israélienne qui représente la négation de la solution à deux États.

Mais elle envoie un message politique très fort à Israël : il ne peut pas violer gravement le droit international. C’est aussi un message au peuple palestinien : vous avez le droit d’exister, vous avez le droit de disposer de vous-même, de réaliser votre destin en toute liberté et en toute indépendance. Ce n’est pas tout.

C’est également un message à destination de la communauté internationale qui ne peut pas rester passive face aux tentatives israéliennes de saper la solution à deux États. C’est donc une adresse au monde pour passer à l’action en même temps qu’une invitation aux pays qui ne l’ont pas encore fait à accompagner la France dans cette démarche juste et légitime et à reconnaître à leur tour l’État de Palestine.

Cette missive d’Emmanuel Macron et son annonce font suite à un premier courrier de Mahmoud Abbas, daté du 9 juin. En quoi cette lettre était importante ?

La lettre du président Abbas fait partie d’une politique et d’une démarche palestinienne constantes et anciennes, un attachement et un engagement à la paix, à la solution à deux États.

Le président Abbas a redit son engagement pour des réformes au sein du gouvernement palestinien afin d’assurer ses responsabilités pleines et entières dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés. Ce qui inclut la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées.

C’est cette lettre, mais aussi les violations graves des droits humains perpétrées par Israël qui ont mené la France à prendre cette position historique dans un moment crucial et catastrophique pour l’existence du peuple palestinien.

C’est également le fruit d’une mobilisation extraordinaire, ici en France, du peuple français, des partis politiques, des parlementaires, du mouvement de solidarité, qui n’ont pas cessé de dénoncer les violations graves envers le peuple palestinien et de vouloir rendre justice à ce peuple, conformément au droit international.

L’une de ces actions, c’est la reconnaissance de l’État de Palestine. Mais permettez-moi de rappeler que l’urgence aujourd’hui est à un cessez-le-feu, à œuvrer concrètement pour imposer et acter un arrêt immédiat de la guerre dans la bande de Gaza, pour secourir la population palestinienne qui souffre depuis trop longtemps.

Cela passe par la fin de l’occupation militaire israélienne et de la colonisation pour permettre au peuple palestinien de vivre digne et libre dans son État. Israël doit maintenant choisir. Soit il prend le chemin de la paix, soit il s’enfonce dans l’apartheid, l’oppression et le nettoyage ethnique.

Les déclarations d’Emmanuel Macron comportent tout de même une sorte de condition puisqu’il évoque un État palestinien démilitarisé tandis qu’aucune condition n’est posée à l’État d’Israël. Qu’est-ce que cela signifie selon vous ?

Cette lettre est adressée au président Abbas en sa qualité de président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine – NDLR), qui est le seul et légitime représentant du peuple palestinien. Dans sa lettre adressée au président Macron, il a exprimé l’engagement palestinien.

Nous voulons un État pacifique, un État libre qui vivrait en paix avec Israël. Nous cherchons la sécurité ainsi que la protection du peuple palestinien.

Nous sommes clairs sur ces engagements qui sont constants. Il est temps d’arrêter l’occupation, il est temps de permettre la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine, dans laquelle nous avons investi depuis trente ans dans la construction des institutions et de l’ordre dans le territoire palestinien. Nous allons honorer nos engagements.

Vous avez souligné qu’arrêter le massacre à Gaza constituait l’urgence du moment. Que devraient faire les gouvernements, notamment le gouvernement français ?

Il faut mettre en œuvre les recommandations énoncées par la Cour internationale de justice dans son avis consultatif, qu’elle a rendu il y a plus d’un an déjà. Des sanctions doivent être prises contre Israël. Il s’agit de l’un des leviers en même temps qu’un outil juridique et pacifique.

Il convient également d’imposer un embargo sur la vente et la livraison d’armes à Israël, ces armes qui sont utilisées pour massacrer le peuple palestinien. Il faut rompre les relations politiques et diplomatiques, suspendre l’accord d’association qui lie l’Union européenne et Israël, afin d’envoyer un message clair : Tel-Aviv ne peut pas rester dans l’impunité totale pour les crimes les plus atroces qu’il est en train de perpétrer contre le peuple palestinien, en violation de tous les articles du droit international.

Les sanctions sont d’ailleurs conformes au droit international. Israël doit l’entendre. La France devrait encourager davantage les pays qui n’ont pas reconnu l’État de Palestine à le faire car ce n’est que rendre justice à un peuple qui se bat pour son existence sur cette terre.

Ci-dessous, photos prises lors de la venue de Hala Abou Hassira à Argenteuil en mai 2024, aux côtés de Francis Wurtz, député européen honoraire, et lors de la plantation d’un olivier dans les locaux de la fédération du PCF 95.  

Avant qu’il ne soit trop tard..

Fabien Roussel, Olivier Faure et Marine Tondelier demandent des sanctions contre Israël.

Dans un courrier à Emmanuel Macron, ils estiment que doit être suspendu « l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’État d’Israël tant que le droit international n’est pas respecté ».

Ils exigent également que la France œuvre « pour qu’une aide humanitaire massive soit apportée à la population gazaouie martyrisée ». Il revient à Paris « de prendre la tête d’une coalition d’États prêts à agir en ce sens. »

Leur lettre est à lire ci-dessous.

Monsieur le Président,

Vous vous êtes engagé le 24 juillet à reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine réunion de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain.

Il s’agit d’un pas en avant important pour notre pays, dans l’application du droit international, 37 ans après la proclamation de l’État de Palestine par Yasser Arafat, et 32 ans après les accords d’Oslo au terme desquels l’Organisation de libération de la Palestine avait reconnu l’État d’Israël.

Nos forces politiques portent elles-mêmes cette exigence. Cette décision doit toutefois n’être qu’une première étape.

Nous vous appelons solennellement, Monsieur le Président de la République, à aller jusqu’au bout de la démarche que vous avez annoncée. C’est ce qu’attendent nos compatriotes, toujours plus nombreux à vouloir que s’arrête le bain de sang au Proche-Orient. C’est aussi ce qu’attendent les peuples du monde du pays qui, le premier, a proclamé l’universalité des droits humains.

Dans un appel rendu public le 23 juillet, une centaine d’ONG, soulignent qu’une grande partie de la population de Gaza est à court terme menacée dans son existence par une famine de masse, du fait de la politique de blocus du gouvernement israélien. Gaza meurt de faim. De plus, la Knesset a appelé à annexer la Cisjordanie, en violation du droit international et des résolutions de l’ONU.

Aujourd’hui, après des bombardements qui ont fait d’innombrables victimes civiles, ce sont des milliers de Palestiniens qui sont menacés d’une mort certaine par une famine cyniquement organisée, et c’est tout un peuple que l’on cherche à expulser des territoires où il vit.

L’extrême gravité de la situation pour le peuple palestinien rend nécessaire une action concrète et immédiate face à la politique délibérée du gouvernement de Benjamin Netanyahou, qui entend rendre impossible la solution à deux États, ce qui plonge l’ensemble de la région du Proche et du Moyen Orient dans le chaos. L’urgence est aussi à la libération des otages israéliens encore détenus à Gaza.

Nous vous demandons d’agir dès à présent pour que l’État de Palestine, désormais reconnu par notre pays en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, dispose de tous les droits reconnus aux États membres de l’ONU, et pour qu’il dispose d’une capacité juridique internationale et d’une protection juridique internationale.

La conférence interministérielle sur la mise en œuvre de la solution à deux États, les 28 et 29 juillet prochains à New York, avec l’Arabie Saoudite, doit permettre d’aller dans ce sens.

Pour arrêter l’entreprise de massacres de masse et d’épuration ethnique en cours à Gaza, nous vous demandons de concrétiser votre annonce pour répondre aux deux urgences du moment.

La France doit en premier lieu œuvrer pour qu’une aide humanitaire massive soit apportée à la population gazaouie martyrisée. Et elle doit porter, auprès de ses partenaires, l’exigence de sanctions contre le gouvernement israélien, en particulier la suspension de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’État d’Israël tant que le droit international n’est pas respecté. Sur ces deux urgences, il lui revient de prendre la tête d’une coalition d’États prêts à agir immédiatement en ce sens.

Ne laissez pas les mains libres à l’actuel gouvernement israélien pour enterrer définitivement l’espoir d’une paix juste et durable entre les peuples israélien et palestinien, dans des États aux frontières sûres et reconnues. Et ce, au moment où des dizaines de milliers de citoyens d’Israël se dressent contre les entreprises criminelles de leur gouvernement.

Monsieur le Président, prolongez votre déclaration du 24 juillet, et agissez avant qu’il ne soit trop tard !

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à ces demandes, soyez assurés de notre haute considération.

Olivier Faure 
Premier Secrétaire du Parti socialiste

Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF

Marine Tondelier
Secrétaire nationale Les Ecologistes

 

Gabrielle à bord du Handala

La députée de notre circonscription, Gabrielle Cathala, embarque ce vendredi 18 juillet à bord du Handala en direction de Gaza. Nous ne la quittons pas des yeux !  Elle est interviewée ce matin même sur Franceinfo. À lire ci-dessous. 

Avant de larguer les amarres des côtes italiennes pour délivrer de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, la députée La France insoumise, Gabrielle Cathala, explique dans « La Matinale » de Franceinfo du 18 juillet sa mission à bord du « Handala », navire de la Flotille de la liberté, qui succède au « Madleen », intercepté mi-juin par Israël.

Députée La France insoumise du Val-d’Oise, Gabrielle Cathala se dirige vers Gaza avec sa collègue insoumise, l’élue européenne Emma Fourreau, à bord du « Handala« , un navire de la Flottille de la liberté partant d’Italie, vendredi 18 juillet, pour l’enclave palestinienne. Une nouvelle traversée dans le but de délivrer de l’aide humanitaire aux Gazaouis, qui fait suite au périple de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan et de la militante écologiste Greta Thunberg à bord du « Madleen », intercepté par Israël en juin. Gabrielle Cathala répond aux questions de Brigitte Boucher avant son départ, dans « La Matinale » du 18 juillet.

Ce texte correspond à la retranscription d’une partie de l’interview. Cliquez ici pour regarder l’entretien en intégralité : 

Brigitte Boucher : Vous partez d’Italie après l’échec de Rima Hassan. C’est quoi le but de cette traversée ?

Gabrielle Cathala : Le but de cette traversée, il est comme les précédentes flottilles, puisqu’on a beaucoup parlé du « Madleen », mais le « Handala » est le 37e bateau de la Flottille de la liberté. Le but est de briser le blocus humanitaire illégal qui est mis en place par Israël depuis 2007 à Gaza. On en parle beaucoup depuis le génocide commencé en octobre 2023, mais ce blocus est là depuis près de 20 ans. Le but est donc de le briser, et de briser le silence sur le génocide pendant l’été, de continuer à le visibiliser. Et, preuve que ça marche, puisque s’il n’y avait pas cette flottille, je n’aurais pas été votre invitée ce matin et nous n’aurions pas parlé du génocide à Gaza. Nous faisons cette mission aussi pour visibiliser le sort des enfants Gazaouis, puisque je crois qu’il n’y a rien de pire au monde qu’être un enfant à Gaza, et d’apporter une aide qui est certes symbolique vu la taille de notre bateau, mais qui est quand même nécessaire, puisqu’à la frontière égyptienne, il y a plus de quatre mois d’aide alimentaire qui est bloquée par Israël. Notre but est de montrer qu’on peut aller jusqu’à Gaza.

C’est la preuve aussi que ça ne marche pas, puisque c’est la 37e flottille de la liberté qui part et ce blocus humanitaire, il est toujours en cours. Est-ce que ce n’est pas vain, cette ultime traversée ?

Non, ce n’est pas vain, puisque nous continuerons à partir tant qu’aucun bateau n’arrivera pas jusqu’aux côtes de Gaza. Le « Madleen » n’est pas arrivé jusqu’aux côtes de Gaza, mais pour moi, la mission était déjà réussie. La Flottille de la liberté a toujours revendiqué le fait qu’elle était une opération politique, une opération pacifique de militants non violents qui aident à visibiliser le blocus illégal israélien. C’est ça qu’il faut faire. Ce qu’il faut montrer, c’est que depuis près de 20 ans, Israël mène une politique qui est totalement contraire au droit international, en empêchant les Gazaouis de subvenir à leurs propres besoins par ce blocus, qui est contraire à tous les traités internationaux. Et quand vous nous dites que l’opération à laquelle a participé Rima Hassan a été un échec, ce n’est pas le cas, puisqu’elle a permis de rappeler au monde entier que les violations du droit international sont journalières, notamment lorsque le bateau a été lui-même arrêté en eaux internationales, que son équipage a été kidnappé, puis détenu arbitrairement en Israël pendant plusieurs jours, avant qu’ils soient ensuite expulsés, chacun vers son pays. Donc, des bateaux continueront à partir, et beaucoup de gens l’ignorent, mais en 2010, plusieurs bateaux ont réussi à atteindre la bande de Gaza et, lorsqu’ils l’ont atteinte, non seulement ils ont pu délivrer de l’aide, mais ils ont été accueillis avec une grande émotion par des centaines de Palestiniens qui étaient au port. Nous espérons que la même chose va se passer. Je reçois, comme les autres membres de l’équipage, des dizaines de messages de Palestiniens qui nous disent qu’ils nous attendent sur les côtes. Notre but, c’est d’arriver, ce n’est pas d’intérioriser que nous allons être arrêtés par l’armée israélienne dans des zones internationales.

Est-ce que cette diplomatie parlementaire, on pourrait dire, puisque ça vous concerne, elle ne gêne pas aussi la diplomatie présidentielle qui revient au chef de l’État ?

Non, je pense qu’elle ne la gêne pas. Justement, je crois que notre action fait honneur à la France. D’ailleurs, un sondage est sorti sur le « Madleen », montrant qu’une majorité de Français soutenaient cette action menée par des militants pour la paix. La diplomatie française, aujourd’hui, elle est inaudible. Regardez, mardi, l’Union européenne a été incapable de suspendre l’accord commercial qu’elle a avec Israël, alors qu’en juin, un rapport de l’Union européenne montrait qu’Israël viole l’article 2 de cet accord d’association sur le respect des droits humains. Donc, la diplomatie française, depuis 21 mois, elle a été incapable de reconnaître l’État palestinien, elle a été incapable de décréter un embargo sur les armes, elle a été incapable de respecter correctement le statut de Rome et l’établissement de la Cour pénale internationale, puisque Netanyahou a survolé trois fois notre espace aérien, et que la diplomatie française a inventé une immunité en droit international qui n’existe pas, qui ne s’applique pas à Vladimir Poutine et qui ne devrait pas s’appliquer à Benjamin Netanyahou. Et donc, je crois que nous menons une action comme des syndicalistes peuvent le faire, vous savez, lorsque notre pays est incapable de décréter un embargo sur les armes et que plusieurs cargos ont été bloqués à Marseille et dans d’autres ports français par des syndicalistes, de la même manière que du transport d’armes a été bloqué à Roissy aussi. Lorsque la diplomatie d’un pays est défaillante, il faut que ce soient les citoyens et son peuple qui s’y substituent.

Qu’est-ce que vous transportez sur votre bateau et à combien de personnes cela pourrait bénéficier ?

Nous transportons l’équivalent de 800 kilos d’aide sur le bateau. C’est un petit chalutier, le Handala, qui est un tout petit peu plus grand que le Madleen, mais qui reste un bateau très modeste. Nous transportons des produits d’hygiène, nous transportons de la nourriture, nous transportons du lait infantile qui est bloqué, parce que le lait infantile est actuellement bloqué par Israël comme l’aide alimentaire. Nous transportons également des jouets pour les enfants, parce que notre mission s’adresse avant tout aux enfants de Gaza. C’est pour ça que l’aide qui est à bord serait avant tout destinée aux enfants. Notre bateau s’appelle le « Handala », du nom d’un dessin très célèbre en Palestine : un petit garçon qui est de dos, et qui se retournera que lorsque la Palestine sera libre. Le dessinateur qui a réalisé cet enfant a lui-même été assassiné. C’est pour cela que notre mission s’adresse aux enfants, et que le nom de notre bateau porte également un nom d’enfant.

L’Espagne a reconnu la Palestine, c’était il y a quelques mois maintenant, avec l’Irlande, la Norvège, un certain nombre de pays européens qui, ensemble, s’étaient réunis pour la reconnaître. La France a tenté de le faire, c’était en juin dernier. Elle a été, d’une certaine manière, soufflée, avec la guerre en Iran. D’abord, d’une part, êtes-vous en contact avec le ministère des Affaires étrangères pour savoir si cette affaire va être suivie ? Et d’autre part, est-ce que vous souhaitez la reconnaissance de la Palestine par la France le plus vite possible ? Et de quelle façon ?

Évidemment, je souhaite la reconnaissance de la Palestine depuis toujours. Ce débat existe depuis plus de 20 ans maintenant. D’ailleurs, François Hollande promettait aussi de reconnaître la Palestine en 2012, cela fait des années que plusieurs chefs d’État ont trahi cette promesse. Monsieur Macron aurait pu reconnaître la Palestine en juin, malgré l’attaque en Iran faite par Israël. Il ne l’a pas fait sous pression des États-Unis et d’Israël, parce que, depuis longtemps, nous sommes devenus les vassaux des États-Unis, et nous n’osons plus porter une diplomatie indépendante et non alignée. Monsieur Macron attend maintenant le Royaume-Uni pour reconnaître la Palestine, mais il n’a pas besoin d’attendre. Aujourd’hui, nous sommes isolés sur cette question-là, puisqu’il faut le rappeler, 148 États dans le monde, dont de nombreux États européens, reconnaissent déjà la Palestine, et ce sont les pays occidentaux qui sont les plus isolés sur cette question.

Végétaliser les cours d’école

Je reviens sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur : l’adaptation des écoles au réchauffement climatique.

L’aménagement de la cour de Jean Jaurès, projet qui n’en est plus un, puisque aujourd’hui finalisé et impossible à modifier, a été présenté en réunion de quartier le 30 juin.

Parents et enseignants se sont inquiétés ce soir-là des conditions de travail des élèves et des personnels des écoles durant les fortes chaleurs de juin. Le sujet a fait l’objet d’un échange entre le maire et des parents et enseignants présents. La ville a installé des dispositifs de « tuyaux « percés » dans les cours afin de rafraîchir les élèves, et a mis à disposition des classes la salle Georges Brassens et le théâtre, qui sont tous deux équipés d’un système de rafraîchissement. Sans grand succès, on comprend les enseignants qui voient difficilement quelles activités pédagogiques organiser au pied levé dans des lieux qui ne sont pas prévus pour l’accueil de groupes d’enfants. Des ventilateurs ont également été fournis aux classes, mais ces dispositifs ne sont pas suffisamment efficaces pour permettre la continuité des apprentissages dans les locaux.

Nul doute, il faisait tellement chaud dans nos écoles gratiennoises qu’il y était impossible d’y travailler ces jours de canicule. Saint Gratien a donc été confrontée comme de nombreuses communes à la difficulté d’assurer l’usage de bâtiments scolaires inadaptés aux fortes chaleurs.

La ville minimise la question. On a entendu les arguments de l’adjointe chargée du secteur scolaire, selon lesquels il s’agirait d’une période de chaleur exceptionnelle, que ce sont les derniers jours d’école. Donc les enfants pourraient rester chez eux ou se contenter de jouer à l’eau dans la cour. La responsabilité de la commune est quand même d’assurer des conditions d’apprentissage correctes à nos écoliers, et ceci même durant la dernière semaine de l’année scolaire. Pas seulement de leur permettre de se rafraîchir dans la cour. Malheureusement chacun sait que ces périodes de forte chaleur risquent fort de se reproduire, et pas seulement au mois de juin. Il importe donc de s’y préparer sans attendre, voire de façon plus ambitieuse, de lutter contre.

La plupart de nos cours sont bétonnées et peu arborées, à l’exception de Jaurès et Grusse Dagneaux où les platanes sont très anciens. La végétation est parfois présente sur le pourtour de la surface goudronnée des cours, et non accessible aux élèves. Pour notre part, dès 2020, et régulièrement depuis, nous avons alerté sur l’indispensable végétalisation des cours d’école et nous avons questionné la ville sur la possibilité de transformer les cours d’école, véritables « ilots de chaleur » en espaces désimperméabilisés et végétalisés. Nous avons été peu écoutés, le maire affirmant encore en 2022, alors que nous l’interrogions sur les aménagements possibles des cours pour lutter contre la chaleur, que nos cours étaient correctement aménagées puisque elles étaient pourvues de haies végétales, de suffisamment d’arbres, de sols souples, de préaux et même de… composts et poulaillers pédagogiques ! Ce qui n’était évidemment pas la question… La ville s’est depuis contentée de peu, bien peu. À Raymond Logeais maternelle, il a été planté 3 ou 4 arbres (il n’y en avait plus aucun) et installé un auvent qui protège de la pluie mais certainement pas de la chaleur. C’est la seule cour qui ait récemment fait l’objet d’un quelconque aménagement.

Que penser de l’aménagement de la cour de Jaurès, la plus grande de toutes les cours des écoles gratiennoises ? Nous avons découvert le projet, enfin tenté de le découvrir car les images projetées en réunion de quartier sont difficilement visibles de loin. Ce dossier n’a pas été présenté en Conseil municipal, ni en commission scolaire, ce qui nous apparaît déjà comme très problématique ! Il s’agit principalement de désimperméabiliser 400m2 sur les 3500 que compte l’espace, au moyen de copeaux de bois ou de gazon « hybride ». La végétalisation espérée des clôtures est devenue un « festonnage » des grilles, à savoir l’opacification par la pose de plaques métalliques, enfermant ainsi la cour à l’abri de tout regard. Comme on le regrette ! Encore un endroit qui se transforme en « tunnel » uniforme, à l’instar des rues pavillonnaires où le même procédé nous prive de toute vue sur les jardins pour une déambulation entre des clôtures opaques et monotones. Visuellement cette opacification des grilles risque d’être catastrophique, et on doute de l’intérêt de la chose quant au verdissement de la cour, et même pour une prétendue « sécurité » apportée aux enfants. Pour un meilleur bien-être des élèves de Jaurès, on aurait pu plutôt s’engager dans la rénovation des toilettes, réparer les fenêtres qui ouvrent et ferment difficilement, aménager le préau extérieur, améliorer l’accessibilité aux élèves en situation de handicap, installer des points d’eau à l’étage.. N’aurait-ce pas été plus utile ?

D’autres villes val d’oisiennes ont été autrement plus ambitieuses dans cette indispensable adaptation des locaux scolaires, notamment en matière de réaménagement des cours d’école, pour sortir du modèle obsolète du terrain de foot bétonné et en plein soleil.  Isolation des bâtiments, pose de stores réellement occultants, installation de ventilateurs au plafond… sont aussi des opérations à prévoir. La ville nous annonce une expérimentation d’un dispositif de rafraîchissement inédit à Raymond Logeais, ainsi qu’un « audit » thermique des différents écoles, afin d’envisager ensuite un plan de travaux pour les situations les plus critiques. Mais comme à l’accoutumée, les élus minoritaires n’en sont pas informés, et encore moins consultés ! Affaire à suivre dès la rentrée…

Illusion démocratique

Les réunions de quartier sont pleines de surprises et d’enseignements. C’est pourquoi je m’efforce de ne pas les rater. J’étais donc ce lundi 30 juin 2025 au théâtre Jean Marais pour les quartiers du centre-ville et du Parc.

Était-ce une bonne idée que d’associer les deux ? De fait, les questions et doléances ont été assez nombreuses, mais le temps a certainement manqué pour aller au fond des sujets.

Sans exhaustivité, voici quelques-uns des thèmes évoqués.

Du côté municipal : interventions diverses de voirie et aménagement urbain suite à la traditionnelle « marche exploratoire »  qui précède la réunion (réalisée il y a six mois, celle de juin n’a pas eu lieu) ; présentation de la réhabilitation du centre culturel du Parc ; programme d’implantation de 70 nouvelles caméras, positivement dénommé « dispositif de vidéoprotection » ;  remplacement du mobilier urbain place François Truffaut et installation rue Berthie Albrecht et place des Cyclades de « bacs d’orangerie », comprenez des arbres en pots ; démarrage du projet de refuge « LPO » dans le jardin du petit lac ; aménagement de la cour de l’école Jean Jaurès.

Aucun de ces projets n’a suscité de questions particulières, sauf le dernier sur lequel je reviendrai en détail. Les habitants étaient visiblement venus avec leur propre stock de préoccupations.  Parmi celles-ci : l’état très dégradé des poteaux et fils électriques des avenues des Belles Feuilles et des Peupliers, réseaux dont l’enfouissement n’a pas été réalisé, de façon incompréhensible, lors des travaux de voirie de la rue Terré ; des problèmes de stationnement sur le parking de la résidence de l’allée des Commerces ; des rassemblements nocturnes entraînant certaines nuisances dans le même quartier ; l’action de la police municipale ; une demande d’info sur la réouverture de la librairie au Forum, qui apparaît plutôt être une maison de la presse ; les difficultés de traversée de la rue Berthie Albrecht notamment pour les écoliers et collégiens ; le mauvais état des allées du Forum ; la petitesse des poubelles de ville et le recyclage des mégots ; la circulation des vélos dans les rues à sens unique ; la température excessive dans les écoles de la ville, et les mesures prises par la ville pour tenter d’y rendre la situation supportable. Je reviendrai également sur ce dernier point dans un prochain billet.

Outre les questions liées à la canicule et ses effets dans les établissements scolaires et  l’aménagement de la cour de Jaurès, je suis intervenue sur la présence trop fréquente de véhicules place François Truffaut et le stationnement récurrent de voitures sur les places de livraison, voire sur le passage piéton, entre la place et la rue B. Albrecht. Suite à des plaintes  des riverains sur l’usage du parking du bowling, j’ai suggéré que la ville se rapproche de celui-ci pour envisager un aménagement végétal plus agréable de cet espace. Hélas, fin de non-recevoir du maire, alors qu’un échange en commission municipale avait laissé entrevoir un espoir…

Que penser de ces réunions de quartier ? Je reste dubitative sur leur intérêt pour plusieurs raisons.

Faute de permanence régulière du maire dans les quartiers, elles sont le lieu de demandes particulières, voire personnelles, qui n’intéressent pas forcément toute l’assistance. Le « groupe de quartier », censé animer la concertation, ne fait jamais état de son activité et n’est souvent représenté dans les réunions que par une ou deux personnes, alors qu’il est prévu pour en compter de 8 à 10. Aucun compte-rendu des réunions n’est plus établi. Les projets présentés ne peuvent faire l’objet d’aucune modification puisqu’ils sont déjà finalisés. D’ailleurs les images projetées des différents travaux sont invisibles au-delà du deuxième rang du public, et les commentaires qui en sont faits par les adjoints en charge du secteur concerné sont plus que succincts. Or, le diable comme on dit se cache souvent dans les détails et  il est impossible de se faire une idée précise de l’aménagement ou de la réhabilitation présenté avec si peu d’informations.

Les échanges se réduisent donc au jeu des questions au maire qui doit invariablement avoir la bonne et unique réponse.. Maire qui est entouré d’une bonne dizaine d’élus de sa majorité, qui peuvent soit manifester leur mécontentement si un opposant s’exprime, soit lancer des applaudissements si il y a besoin de le soutenir. Le maire, qui clame que ces rencontres ne sont pas politiques, profite toutefois des questions des élus minoritaires pour déformer leur position. C’est ainsi qu’il peut tranquillement nous accuser de ne pas voter des travaux de réhabilitation… certes, puisque nous ne votons pas le budget qui inclut des mesures que nous jugeons néfastes ! Trop tard pour répondre, le micro est parti plus loin…

C’est donc un exercice bien encadré, au mieux de l’information mais certainement pas un espace de « démocratie participative » comme nous le vante la majorité municipale. C’est pourquoi les groupes de quartier peinent à trouver des participants actifs, et que les réunions n’attirent finalement que peu de monde. La pratique démocratique est illusoire. Il nous faudra inventer autre chose.     

Au Conseil de juin (2)

Parmi les autres sujets du Conseil municipal du 26 juin 2025…

Le Conseil vote un budget supplémentaire conséquent (5,8M€) suite à l’excédent confortable constaté au compte administratif. Nous votons bien évidemment contre, puisqu’il comporte des dépenses que nous n’approuvons pas.

Nous remarquons que la dotation de solidarité urbaine et la DGF augmentent, contrairement aux annonces pessimistes de l’adjoint aux finances en 2023. Nous questionnons sur la provision foncière de 800 000€ : il s’agit du fond de parcelle d’une propriété rue d’Ermont qui s’ajouterait aux terrains déjà identifiés comme pouvant faire l’objet d’une opération immobilière dans la zone située entre la rue d’Ermont et la rue Henri Barbusse.

On pointe que la ville s’est fait retoquer dans sa demande de subvention au « fond vert » pour l’aménagement de la place François Truffaut. On le comprend, car l’espace reste très minéral et on n’y constate aucun « verdissement », même minime.

Une question sur des frais d’études concernant un talus SNCF à hauteur de  100 000€ nous permet de comprendre qu’il s’agit du projet d’aménagement de la voie ferrée désaffectée le long de la rue d’Orgemont.  

Enfin, nous ne comprenons pas pourquoi on ne retrouve pas dans ce BS les crédits alloués à la vidéosurveillance, soit les 2M€ découverts en avril dans une décision du maire, ni les sommes pour la rénovation de la mairie. 465 000€ apparaissent seulement alors que plus d’1M€ était évoqué en avril.  

Au passage, nous nous félicitons de voir que des panneaux photovoltaïques vont être installés sur les toits de la mairie. Dès 2011, nous suggérions ces dispositifs. Tout arrive ! Tardivement, certes. 

Le maire à l’occasion de notre question, retrace les dépenses affectées à la vidéosurveillance. Lancement des études en juin 2024 au BS : 566 000€ ; en décembre 2024, 834 000€ au budget primitif ; 481 000 au BS de juin 2025 ; s’ajoutent des travaux de fibre pour 200 000€ et des frais de maitrise et de raccordement d’œuvre. Le coût total approche les 2M€.  L’État, la Région et le département subventionnent pour un total de 1, 3M€. Reste pour la ville 300 000€.

Des évolutions budgétaires incompréhensibles pour les élus de l’opposition, qui doivent quémander sans cesse des infos pour tenter de s’y retrouver entre montants HT et TTC, les travaux pour la fibre qui s’ajoutent aux montants initiaux, les subventions annoncées au compte-goutte… Au final, le coût total de ces 70 nouvelles caméras est très lourd, et arrive immanquablement de la poche du contribuable, que ce soit via la taxe foncière ou diverses subventions d’autres collectivités. Il s’agit toujours d’argent public, donc le nôtre ! Pour une efficacité de ce dispositif de caméras qui n’a jamais été démontrée…

Le Conseil vote ensuite un complément de subvention pour l’association de prévention spécialisée. L’occasion d’une information sur les actions menées par l’APS, le nombre de jeunes concernés… dont nous ne savons rien ? Quelle bonne idée, nous dit le maire, qui nous promet tout cela pour.. l’an prochain.

Nous entendons le sempiternel rapport un peu « fourre-tout » sur les actions de développement social urbain 2024 réalisées dans le cadre du Fonds de Solidarité des Communes de la Région Ile-de-France : travaux des écoles des Raguenets et du centre Camille Claudel, les subventions au CCAS, l’espace « Citoyennes de la République »… Cela concerne le quartier dit de « politique de la ville », c’est-à-dire une partie des Raguenets. Finalement c’est un coût très modeste pour la ville après les subventions reçues : environ 42 000€.

Enfin, nous votons pour une convention de partenariat entre la Ville de Saint Gratien, l’Éducation nationale et le Cercle d’escrime pour la promotion de l’escrime scolaire. Il s’agit de remplacer le maître d’armes qui part en retraite. Nous regrettons la disparition d’un emploi communal. Ce sont désormais les maitres d’armes du Cercle d’escrime qui assureront les séances destinées aux scolaires. L’adjoint au sport promet que cela se traduira par un renforcement du dispositif avec davantage de classes concernées et un meilleur remplacement en cas d’absence du maître d’armes. Nous insistons sur la nécessité de prévenir les écoles en amont de la rentrée de ce changement de fonctionnement et de la possibilité de créneaux supplémentaires. Et nous souhaitons une bonne et heureuse retraite à Maître Louisiade, qui a initié à l’escrime de très nombreux écoliers gratiennois durant de longues années !

Prochain Conseil municipal le 25 septembre 2025

Au Conseil de juin 2025 (1)

Vous n’étiez pas au Conseil municipal du 26 juin 2025 ?

On vous comprend un peu…

La pub faite aux séances du Conseil est minimale, les intitulés des rapports qui y sont votés sont souvent obscurs pour le non-élu, les chaises réservées au public sont inconfortables, la sonorisation est mauvaise, les discussions entre certains élus peu motivés eux-mêmes gênent encore l’écoute, aucun document n’est projeté ou communiqué ce qui rend la compréhension des débats encore plus difficile pour le public..  

La seule partie compréhensible plus facilement pour les citoyen·nes est peut-être celle des questions au maire. Mais elle n’arrive qu’en fin de séance pour celles et ceux qui ont déjà enduré deux heures d’échanges plus ou moins nébuleux.

La séance n’étant pas retransmise en ligne, impossible de la suivre en plusieurs fois. Le compte-rendu des débats n’arrive, sous forme de 50 ou 60 pages écrites, qu’à la séance suivante, deux ou trois mois plus tard.

On comprend donc bien que le travail du Conseil soit peu connu des Gratiennoises. Et pourtant, c’est bien de leurs affaires dont il s’agit et des villes ont su trouver des canaux d’information, voire de participation, efficaces.

Voilà l’essentiel de nos interventions pour cette séance de juin 2025.

Huit élu·es sur les 29 que compte la majorité sont absent·es et ont donné pouvoir. Les élu·es  minoritaires sont au complet.

La séance débute avec une minute de silence en hommage à notre camarade Jean-Marie Jouanjan, élu municipal de 2001 à 2014. Le maire annonce avoir appris avec tristesse son décès, le jour-même de ses 82 ans. Il souligne que Jean-Marie a servi les habitants avec dévouement et sincérité, toujours soucieux du bien commun et fidèle à ses valeurs. Il exprime à sa famille et ses proches, au nom du Conseil municipal et de l’ensemble des élus et des agents communaux, ses plus sincères condoléances et assure que tous garderont de lui le souvenir d’un homme engagé et respecté.

Nous avions salué la mémoire de Jean-Marie lors de ses obsèques au cimetière de Saint Gratien. Il s’est toujours beaucoup investi dans la vie municipale, dans la vie locale en général, militant au PCF avec un seul souci : celui de défendre des mesures qu’il jugeait utiles aux habitants. Il était également un militant fidèle de la CGT.

Nous questionnons en début de séance sur les décisions du maire : 49 pour cette séance ! Dont certaines méritent des précisions, montant de dépenses engagées ou subvention attendue. On s’aperçoit aussi à cette occasion que des sujets importants ne viennent pas en débat au Conseil et donc échappent quelque peu à la connaissance des élu·es, particulièrement ceux de la minorité. Un exemple, celui du marché de nettoyage de la voirie, confié à la société Val’Horizons pour un montant de 600 000€, et qui n’apparait que via une ligne d’une décision du maire… Nous questionnons aussi sur l’augmentation de marchés concernant l’éclairage public ou encore les travaux de voirie, dont les montants, là encore, ne sont pas minimes, et sur l’avancée du dossier de la géothermie.  

Le dossier principal de la soirée est celui du vote du Compte administratif 2024 : l’occasion de revenir sur sommes reçues et dépensées durant cette année, ainsi que sur les réalisations qui s’en sont suivies.

Force est de constater que ce compte administratif est très bon, puisque l’excédent de clôture est de quasi 7,5M€.

Question récurrente : l’augmentation du taux de taxe foncière de +14% en 2022 n’a-t-elle pas été exagérée ? Année où de plus, les bases avaient fortement augmenté de +7%. Pour ne pas que notre position soit déformée, nous l’avons répété : nous ne sommes pas opposés à certaines augmentations d’impôts. Encore faut-il bien les mesurer, et bien sûr la question qui nous divise, c’est celle de l’utilisation qui est faite ensuite de ces recettes. Nul doute que nous n’aurions pas fait les mêmes choix de dépenses en 2024 que la majorité municipale actuelle.

Nous avons rappelé que les augmentations d’impôt n’ont pas été anodines pour les habitants avec trois exemples.

Appartement en centre-ville : 1462€ en 2022 ; 1747€ en 2023  soit +285 €

Maison dans le parc : 2560 € en 2022 ; 3060€ en 2023 soit +500€

Appartement aux Raguenets : 1455€ en 2022 ; 1737€ en 2023 soit + 282€

En sachant que les augmentations des bases ne sont pas sans effet non plus, finalement les avantages de la suppression de la taxe d’habitation ont déjà été grignotés de moitié… Nous avions souligné à l’époque notre opposition à cette réforme qui prive les collectivités locales de ressources.

Il est dommage que ces chiffres très positifs ne nous aient pas été dévoilés en décembre 2024, car alors nos demandes en terme d’investissements auraient été tout autres, au regard de l’urgence climatique, de la nécessité de rénover certains locaux publics, et de végétaliser les cours d‘école. Il faisait le 25 juin, 41° dans les classes de Jules Ferry… Alors quand les excédents budgétaires sont exceptionnellement hauts, la question à se poser est de savoir comment les utiliser auprès des habitants.

Le sujet n’est pas aujourd’hui de baisser les impôts. La situation est un révélateur de l’absence de débat de fond en 2022 sur l’augmentation de la taxe foncière. Pour décider en toute connaissance de cause, nous avions proposé à l’époque, car la situation était certes complexe entre la guerre d’un côté et de l’autre les envolées des coûts de l’énergie, de « lisser » les augmentations sur deux années, avec une « clause de revoyure ». La majorité a préféré une augmentation unique mais forte. Trop ?      

À Saint Gratien, comme chaque année, les dépenses de personnel, même en augmentation, suite aux mesures gouvernementales, restent bien inférieures à celles de la strate : elles représentent chez nous 54,5% des dépenses contre 60,5% dans les villes de même importance. Elles n’ont augmenté que de +1,8% en 2024 c’est-à-dire même pas l’inflation, alors qu’il y a eu une augmentation nationale de 5 points d’indice et +1,5% d’augmentation du SMIC. Les dépenses de personnel ont augmenté en 2024 de + 250 000€, ce qui n’est pas énorme dans le budget ! Je ne crois pas que cette pression soit une bonne nouvelle pour les agents, ni pour les services rendus à la population. Quelles conséquences ? il serait intéressant de savoir si c’est par compression de postes, non-remplacement de départs  ou pression sur les rémunérations, primes etc..  L’adjoint aux finances ne s’étendra pas sur la question dans ses réponses, sauf à évoquer des postes restés vacants en 2024.

                    Cour de la maternelle Raymond Logeais au cours des travaux

Sur les travaux réalisés en 2024, notre principal reproche porte sur les cours d’école.  À Raymond Logeais, la ville a procédé à la plantation de 3 ou 4 arbres dans une cour qui n’en avait plus aucun.. et implanté un auvent qui protège de la pluie mais pas de la chaleur. Il reste 13 autres cours et on voit en ce mois de juin que le dérèglement climatique va plus vite que les  travaux de la commune. Rien non plus n’a été entrepris en 2024 pour favoriser les mobilités alternatives aux voitures, ce qui ne va pas non plus dans le sens de la lutte contre le réchauffement. Et avec le bon matelas financier annoncé, peut-être que la majorité aurait pu augmenter le nombre d’Atsem pour une par classe de maternelle, ou favoriser le départ en séjour de vacances de davantage de petits Gratiennois.. Hélas.

                                                Cour de Jean Zay élémentaire, 30 juin 2025

Nous nous étonnons d’une baisse de 20 000€ des recettes de stationnement.

Nous questionnons sur une baisse de 200 000€ des dépenses d’éclairage public : est-ce dû aux LED ? Mais les LED ont eu un coût important d’installation. Je rappelle que nous avons demandé d’ailleurs un état des dépenses d’éclairage après l’installation des LED, non fourni à ce jour… On imagine les économies si on éteignait en milieu de nuit.

Enfin, nous demandons des informations sur les acquisitions foncières boulevard Pasteur pour une opération immobilière qui reste opaque pour l’opposition.

Nous votons contre ce compte administratif 2024, afin de signifier nos désaccords sur les choix budgétaires et d’investissement de la ville.

À suivre… les autres rapports du Conseil

Questions de juin

Voici les questions que nous avons posées au maire en fin de séance du Conseil municipal du 26 juin, et les réponses apportées.

Pour rappel, nous avons droit à un maximum de 5 questions pour notre groupe, et la démocratie gratiennoise ayant des limites, nous n’avons plus la parole après la réponse du maire. Les « commentaires » que vous lirez ci-dessous n’ont donc pas été prononcés en séance.

Questions orales au Conseil municipal du 26 juin 2025, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Cérémonies – Stéphane Bauer

La ville ne participe pas jusqu’ici ni aux cérémonies de la journée nationale de la Résistance le 27 mai, ni à celles de la journée nationale des victimes de la déportation, le dernier dimanche d’avril. Nous ne comprenons pas pourquoi. Compte-tenu de la disparition progressive des témoins de cette période tragique de notre histoire, et de la résurgence des théories négationnistes qui la remettent en cause, n’est-il pas temps de revoir cette position et de s’associer aux événements qui contribuent au devoir de mémoire ? 

Réponse du maire : le maire se dit heureux de constater noter attachement au devoir de mémoire, comme la ville l’est elle-même ! La ville commémore chaque année la libération de Saint Gratien fin août, ainsi que les cérémonies nationales du 11 novembre, 8 mai et 18 juin. Lors de la cérémonie de la libération et du 8 mai, la ville rend un hommage appuyé aux déportés et aux résistants. Le maire rappelle qu’il cite d’ailleurs souvent les héros gratiennois dans ses discours. La ville a donc fait le choix de ne pas multiplier les cérémonies et de concentrer les hommages sur les dates les plus hautement symboliques afin de leur garantir une pleine visibilité, d’autant qu’il existe des cérémonies départementales auxquelles on peut assister.  

Nos commentaires : une réponse hélas attendue, puisque la ville n’a jamais répondu à nos invitations lors des hommages que nous avons  nous-mêmes organisé devant le monument aux morts, soit le 27 mai en mémoire de la résistance, soit le dernier dimanche d’avril comme en 2025 avec la présence de la députée Gabrielle Cathala. Les autres communes de la circonscription se montrent moins frileuses, puisque toutes ont organisé une cérémonie en 2025 pour le 80è anniversaire de la libération des camps de concentration nazis. Nous estimons pour notre part que toute cérémonie qui participe au souvenir et à l’enseignement de cette période de notre histoire est positive, et que malheureusement les sujets de la déportation et de la résistance, pourtant si riches en enseignements sur les idéologies d’extrême-droite, ne sont pas suffisamment mis en avant. Ces nouveaux moments commémoratifs pourraient être organisés de manière moins traditionnelle, associant par exemple davantage le travail des collégiens et de leurs professeurs d’histoire,comme cela a pu se faire dans le cadre du concours national de la Résistance. Ce pourrait être l’occasion d’associer autrement que par le simple chant de la Marseillaise, le Conseil municipal des enfants… Les pistes ne manquent pas si on a la volonté de travailler efficacement au « devoir de mémoire » que nous vante régulièrement la municipalité.

Mesures de carte scolaire – Isabelle Volat

Après les dernières réunions du comité départemental sur les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025, il apparait que deux écoles maternelles des Raguenets sont sous la menace d’une fermeture de classe : Jean Zay et Sarrailh. Quelles sont les informations dont dispose la ville à ce sujet et quelle est sa position si ces fermetures se confirment en septembre prochain ?

Réponse du maire : ni ouverture ni fermeture de classe à Saint Gratien pour la rentrée prochaine. Les menaces de fermeture ont été levées le 20 juin, notamment grâce à des dérogations de secteur. 

Nos commentaires : Dont acte. Ces informations auraient pu être données à la commission scolaire, qui aurait pu être saisie, et associée à la réflexion… pas d’ouverture, pourtant espérée, pour l’école Jean Jaurès.

EHPAD les Jardins d’Iroise – Stéphane Bauer

Depuis le Conseil municipal d’avril 2025, l’établissement « les Jardins d’Iroise » de Saint Gratien a fait une nouvelle fois l’objet d’articles de presse, après déjà une grève du personnel dénonçant le manque de soignants pour une prise en charge correcte des résidents. Il s’agit cette fois d’une fermeture de la cuisine de l’établissement, sur ordre du Préfet pour « danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire » : non-respect de la traçabilité, de l’hygiène et des températures, saleté des équipements. Cette situation désastreuse ne peut que nous interpeller, puisque nous sommes soucieux de la qualité de l’accueil des personnes âgées hébergées dans ces structures, et que d’autre part, la commune a eu recours précédemment aux Jardins d’Iroise pour la livraison des repas des personnes âgés à domicile. De quelles informations dispose la ville sur la suite de ces événements et quelle est sa position ?    

Réponse du maire : la ville participe activement au Conseil de la vie sociale de l’établissement. Il y a environ 6 réunions par an. Nous restons en lien régulier via le CCAS avec les familles et les services départementaux. Nous avons rencontré la direction du groupe Iroise le 26 mai afin d’obtenir des explications sur les dysfonctionnements graves constatés et le plan d’action mis en place. Les analyses de la DDPP n’ont pas confirmé de cas d’intoxication alimentaire. L’établissement a toutefois reconnu un manque de vigilance sur la partie restauration et a engagé rapidement des travaux de remise aux normes pour 30 000€ : rénovation de la cuisine, réparation et nouveaux équipements. Un nouveau chef cuisinier est en cours de formation pour une prise de poste en juillet et un audit externe par Optima Pro est prévu. Une inspection de l’ARS a récemment eu lieu sur les volets administratifs et soins. Aucune injonction immédiate à ce stade. Un rapport est attendu d’ici deux mois. Deux postes de soignants en CDI restent à pourvoir avec un recours temporaire à des vacataires. Nous suivons ce dossier avec une particulière attention.   

Nos commentaires : effectivement un dossier à suivre de près puisque les échos que nous avons de la part de familles de résidents font état de problèmes récurrents, notamment en ce qui concerne les effectifs du personnel et la formation de ce dernier.

Adaptation des locaux scolaires – Isabelle Volat

Nous connaissons depuis quelques jours un épisode de chaleur intense, phénomène qui malheureusement se répètera de plus en plus fréquemment dans les années futures. Or, nos écoles sont peu adaptées à ces températures excessives et il devient très difficile d’y travailler dans de bonnes conditions quand les classes sont surchauffées. Pose de stores occultants, installation de ventilateurs, classe à l’extérieur…. sont parfois envisagés dans l’immédiat. Des aménagements plus conséquents comme l’isolation des bâtiments et la végétalisation des cours d’école peuvent être prévus à plus long terme. Quelle est l’action de la commune sur ce sujet, outre la fourniture ponctuelle de ventilateurs ?      

Réponse du maire : les écoles ont été pourvues de ventilateurs fixes ou mobiles mais c’est une réponse à très court terme. À moyen terme, nous travaillons sur un PPI (plan pluriannuel d’investissement, ndlr ) dédié. Des relevés de température sont effectués dans toutes les classes. Un programme de travaux priorisera les écoles et les classes les plus concernées. IL faut aussi certainement qu’à l’avenir les rythmes scolaires s’adaptent aussi à cette problématique.

Nos commentaires : on voit difficilement comment les horaires des écoliers peuvent être profondément modifiés pour échapper aux journées de forte chaleur. Si les ventilateurs sont certes indispensables dans l’immédiat, on voit bien que la ville est à présent rattrapée par son inaction face au changement climatique. Si certains bâtiments scolaires ont bien été réhabilités (il sera intéressant de voir si ces travaux ont été efficaces en terme de protection thermique), il n’en reste pas moins certains points noirs ( Grusse Dagneaux, Jean Jaurès, Jean Moulin, Jean Zay au moins…) et qu’au vu du nombre de ventilateurs fournis, l’ensemble des classes semble concerné. Et surtout, comme nous l’avons encore fait remarquer lors du débat sur le Compte administratif 2024 (le blog y revient très prochainement), rien ne se passe pour la végétalisation des cours d’école, véritables ilots de chaleur. Même si certaines sont arborées, leur revêtement bitumé et imperméable emmagasine et renvoie la chaleur. Un plan sur plusieurs années est là aussi indispensable ! Quant au « PPI » (plan pluriannuel d’investissement) annoncé par le maire, nous sommes heureux d’apprendre son existence, puisque, comme à l’accoutumée, nous n’avons pas été consultés, ni même informés, de cette démarche !  

Expression libre par voie d’affichage – Stéphane Bauer

Le petit espace vert à l’angle des rues Hémonnot et sœur Angèle a récemment été réaménagé. Mais à cette occasion, le panneau d’affichage libre et associatif a été démonté. Or, la réglementation impose une surface minimum dédiée à l’affichage libre selon les normes suivantes pour les villes de plus de 20 000 habitants : 12m2 , augmentés de 5m2 par tranche de 10 000 habitants. Ce qui pour Saint Gratien reviendrait à une surface de 12 + 5 + 5 m2, donc 22m2. Les panneaux Decaux actuels mesurant 2m2, il apparait que nous sommes loin du compte puisque la ville ne compte désormais que 6 panneaux.

Que compte faire la ville pour respecter la liberté d’expression par voie d’affichage, reconnue par la loi ?

Réponse du maire : le maire relève dans notre question une affirmation exacte et une inexacte. Il est en effet nécessaire, en vue d’assurer la liberté d’opinion et de répondre aux besoins des associations, selon le code de l’environnement, que les communes mettent à disposition des citoyens des surfaces d’affichage dites d’affichage libre. Par ailleurs, la surface minimale est précisée en fonction du nombre d’habitants. La ville comptant plus de 10 000 habitants, elle se trouve dans  l’obligation de fournir 12 m2, plus 5 m2 par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants. Le maire considère qu’il faut donc pour Saint Gratien au moins 17 m2 d’affichage, et non pas 22 m2 comme nous le pensons. C’est selon lui le cas, puisque chaque panneau mesure 3,47 m2 par face, ce qui représente 20,82 m2. Ce serait donc tout à fait conforme à la règlementation.  

Nos commentaires : le contrat passé avec Decaux mentionnait une surface de 2m2 par face de panneau et c’est sur cette base que nous avons fait nos calculs. Outre les calculs d’apothicaires de m2, c’est une liberté fondamentale d’expression dont il est ici question ! Le maire reconnaît en commission qu’il n’a aucun intérêt pour cette pratique dont il estime qu’elle dégrade visuellement notre environnement ! Nous pensons bien au contraire que la parole donnée aux murs reste essentielle, même en ces temps de communication numérique. Certains quartiers sont à Saint Gratien totalement dépourvus de panneaux. Quant au calcul des m2 nécessaires, nous le contestons : Saint Gratien comptant 21 000 habitants, ne doit-on pas prendre en compte la tranche entamée entre 20 000 et 21 000 ? Et plus fondamentalement, la surface réglementaire est minimale… rien n’empêche d’aller au-delà en implantant les panneaux de façon plus uniforme dans l’ensemble de la ville, pour une vie démocratique bien pensée. Sans oublier que pour les associations aussi, ces espaces sont indispensables pour faire connaître largement leurs activités.        

À suivre : les dossiers du Conseil, et notamment le vote du Compte administratif 2024