La 90è fête de l’Huma

Faut-il encore présenter la « fête de l’Huma », alors que s’ouvre ce week-end sa 90è édition ?

Plus grand festival de France, et même plus grand événement populaire de France, qui rassemble chaque année plus de 500 000 personnes sur trois jours, elle est l’occasion de multiples débats, rencontres, échanges politiques, concerts, spectacles… Riche de ses nombreux stands, de ses initiatives festives, sportives, culturelles, solidaires, progressistes, internationales… c’est un événement multiculturel avec musique, expositions, cinéma, théâtre, livres… et militant·es bien sûr ! Car la fête n’existerait pas sans l’engagement de très nombreux bénévoles qui la préparent et la font vivre, adhérents ou sympathisants du PCF et amis du journal.

La fête de l’Humanité est née en 1930, à Bezons, de la volonté de son directeur de l’époque, Marcel Cachin. Depuis 90 ans, elle a été le lieu de nombreux événements, de la présence de Charles Trenet à celle d’Angela Davis, des expositions des œuvres de Picasso, du million de participants réunis en 1945 après 5 années sans fête, des luttes pour la paix au temps de la guerre froide, des débats au sein de la gauche au temps du programme commun… Elle est toujours un lieu de convergence des luttes et de solidarité internationale.     

La fête est un rendez-vous incontournable à la rentrée, et plus encore cette année, où tous les repères sont brouillés, où l’incertitude, l’instabilité politique, et la colère dominent. Des sujets qui seront au cœur des débats, avant la mobilisation du 18 septembre prochain. Écologie, justice sociale, services publics, déni démocratique, dette, finances et aides publiques aux entreprises, alliance à gauche, municipales… Sur tous ces thèmes, la fête se fera l’écho des débats.

Retrouvez ici notre -modeste- écho de la fête 2025 ! Avec déjà les premières photos de son inauguration, dès le jeudi 11 septembre !

Les deux Fabien ! Fabien Gay, directeur du journal l’Humanité et Fabien Roussel

Henriette Steinberg, présidente du Secours populaire français, et notre ami Roland de Villiers-le-BelPierre Laurent, ex secrétaire national du PCF, et Stéphane Bauer, notre reporter sur place !

Pierre Laurent avec Ian Brossat

Titanic

Nous partageons cet éditorial de l’Humanité du jour…

Lundi 8 septembre : Vivre cette journée c’est comme regarder le Titanic.  

On sait déjà que ça finit par un naufrage. Seul François Bayrou fait comme s’il n’avait pas lu le scénario. « À quoi ça sert d’abattre le gouvernement ? », s’interrogeait encore hier le premier ministre lors de sa énième interview de la semaine, ajoutant pour faire bonne mesure qu’« on peut ne pas être d’accord sur telle ou telle mesure, mais ce n’est pas une raison ».

Sauf qu’en l’occurrence les désaccords que pointeront les députés de gauche cet après-midi portent sur le cap austéritaire et non pas seulement sur le détail de quelques mesures, elles-mêmes par ailleurs insupportables. Sabrer dans le remboursement des soins, les jours fériés, les postes de fonctionnaires… le projet de budget de l’exécutif a une cohérence de classe : nous présenter la facture de la dette creusée à grands coups de cadeaux fiscaux aux grosses fortunes et de quelque 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises sans contrôle ni contrepartie.   

Quant au RN, malgré les mains tendues dans la semaine écoulée avec l’examen express d’un décret corsetant l’Aide médicale d’État, il espère tirer son épingle du jeu de la crise pour s’imposer, chargeant les immigrés pour mieux épargner grands patrons et autres actionnaires. Même une partie de LR, dont le patron Bruno Retailleau est pourtant ministre de l’Intérieur, pourrait se désolidariser.

Bref, sauf coup de théâtre de dernière minute, le premier volet de la trilogie qui nous attend est déjà écrit, reste l’épisode 2 Macron contre-attaque et le 3, plus déterminant encore, le retour du mouvement social.

Julia Hamlaoui, Cheffe du service Humatinale

L’étoile Andromède

Retour sur l’inauguration de la statue rénovée d’Andromède et échos des allocutions des acteurs qui ont participé au transfert d’Andromède dans l’espace public. Notes de Stéphane Bauer 

Un peu d’histoire….

«Dans la mythologie grecque, Andromède est une princesse éthiopienne, fille du roi de Cephée et de la reine Cassiopée. Cette dernière avait vanté la beauté de sa fille, allant même jusqu’à prétendre qu’elle était plus belle que les nymphes de la mer, les Néreides. En colère devant cette arrogance, elles demandèrent à Poséidon de punir l’insolence de Cassiopée. Le roi de l’océan envoya un monstre aquatique du nom de Cétus, pour ravager le royaume éthiopien. Prévenant les parents d’Andromède, un oracle révéla que pour éviter ce désastre, il fallait sacrifier leur fille. Elle fut donc attachée nue sur un rocher dans l’attente d’être dévorée par le monstre. C’est à ce moment que Persée, montée sur son cheval ailé de Pégase, et revenant de son combat contre la Gorgone Méduse, l’aperçut. Tombant instantanément amoureux et chaussé des sandales d’Hermès, il plongea vers la mer sur un rocher et trancha la tête de sa créature marine. Plus tard, Persée épousa Andromède.»

Extrait de la page 14 du livret de François Paget : À St Gratien, Andromède Hier et Aujourd’hui, ASGVO –Aimons St-Gratien en Val d’Oise, comme les citations suivantes

Courts extraits des allocutions entendues jeudi 4 septembre lors de l’inauguration de la statue restaurée d’Andromède

Le maire de St Gratien

«Andromède est une étoile (en référence à la galaxie d’Andromède qui est un groupement de 4 000 étoiles situées dans le sud de Cassiopée (Ibid., p 14 du livret), et notre commune est un réseau d’étoiles, avec ses associations, ses commerçants, ses responsables organisations publiques (écoles, services publics ou municipaux..). Andromède est une femme qui a affronté l’injustice, l’inégalité…elle nous rappelle qu’il y a toujours dans l’adversité un chemin vers la lumière».

François Scellier, ancien député-maire, s’excuse d’abord, car il n’a rien préparé. Il improvise complètement son discours, et met en garde du fait qu’il pourrait divaguer. Il rappelle que l’Empereur voulait récupérer la statue offerte par Jules Francesci, son sculpteur, après le décès de la princesse Mathilde. Mais celle-ci de son vivant avait dit qu’elle voulait que la statue d’Andromède reste dans la propriété et que son personnel et ses domestiques restés à demeure profitent eux de la présence de la statue dans le parc de sa propriété… la statue resta donc dans la propriété. François Scellier rappelle que Jules Francesci, le sculpteur de la statue est né et a vécu à Troyes, dans l’Aube (région où F. Scellier a des attaches, ndlr)… et que le musée de Troyes s’était déclaré dans un premier temps intéressé par la récupération de la statue, au moment où elle est revenu dans le domaine public, mais cela ne s’est pas finalement fait… C’est l’association ASGVO – Aimons St Gratien en Val d’Oise de François Paget qui alors a à nouveau manifesté son vif intérêt pour sauver la statue et organiser son transfert sur le domaine public et sa restauration. François Scellier est pris ensuite d’une « divagation ». S’il félicite l’expertise et travail minutieux et de Dan Robert, il évoque aussi «les élu-e-s étoiles filantes qui siègent au conseil municipal et qui ne laissent pas de trace de l’honneur que leur ont fait les habitants en les élisant…»

François Paget souligne qu’« une œuvre d’art ne vaut rien tant qu’elle n’est pas partagée… En 1859, la statue a été offerte à la princesse Malthide. Il a fallu plus de 150 ans pour qu’elle soit visible par tou·tes ! Le patrimoine né vit que si on l’aime et on l’honore…Il souligne que Dan Robert, qui a enseigné comme professeur d’arts plastiques pendant près de 15 ans à Langevin Wallon, a participé à maintenir bon nombre d’œuvres du patrimoine de Saint Gratien en bon état, et le remercie pour tout le travail effectué dans un temps contraint».

Dan Robert, lui, insiste sur le fait que la statue était gravement endommagée… La pierre date du lutétien… La pierre dont est constituée la statue d’Andromède est posée en délits, ce qui veut dire que lorsqu’il pleut, la pierre absorbe d’autant plus l’eau. De plus, la statue était enterrée à 20 cm dans le sol, et par conséquent par capillarité elle absorbait également l’eau présente dans le sol. La statue de pierre s’est retrouvée très abîmée : «plus de jambes, des restes de chevilles et de pieds complètement usés, plus de doigts aux mains, un visage défiguré, Andromède ne pouvait rester dans cet état» (Ibid, p 39 du livret).

En mars 2025, une angoisse supplémentaire a saisi l’équipe en charge du transfert de la statue de la propriété privée où elle se trouvait vers la place Gambetta. Le grutier a déclaré que la statue avait dû être fêlée au moment de son levage… De son habitacle sur la grue, il avait entendu un net craquement au point où il s’était demandé si on n’arrêtait pas toutes les opérations de levage et de transfert… Or il s’agissait d’un craquement dans le dallage en pierre à la base qui parce qu’il était constitué de mortier, c’est lui qui avait craqué lors du levage et non pas la statue.

Des armatures en inox et des enroulements de fil de fer recouvrent la statue. Andromède a été protégée contre l’humidité par un hydrofuge et encore un vernis mat pour la protéger de l’humidité. (Ibid., p 39 du livret)

Dan Robert explique qu’il faudra la housser l’hiver, comme les statues du château de Versailles, pour la protéger du cycle hivernal. Dan Robert met en garde vis-à-vis de la pollution, qui attaque de façon encore plus virulente la pierre et ses protections naturelles: «Pour le nettoyage, il fallait préserver au maximum la couche de calcin tout en purgeant les parties altérées». (Ibid, p 39 du livret) Or cette couche de calcin peut être attaqué maintenant aussi par l’augmentation du Co² de l’air… À surveiller de près donc!

Un grand merci à François Paget, cité dans ce commentaire pour son engagement: «Andromède incarne un patrimoine retrouvé et un combat mené avec cœur»

«Elle a cette immense mérite d’être poétique, excitante et noble» Charles Baudelaire

 

La fête, J-6 !

Fête de l’l’Humanité 2025 : J – 6 ! 

Les 12, 13 et 14 septembre, nous serons à la fête !

Sont encore en vente auprès de nous des billets d’entrée à 45 € (contre 70 € maintenant dans les enseignes commerciales du type FNAC et sur les plateformes)

Où nous trouver ce week-end  ?

-Samedi : à la journée des associations de St Gratien : 9h30 / 17h30

-Dimanche de 9h30 à 11h, nous serons devant Carrefour Market, rue Berthie Albrecht

-Dimanche de 10h30 à 12h30, nous serons devant le marché, derrière notre table où l’on vend le dimanche le journal …

Si non, téléphonez-nous au 07 50 66 43 39

Tout le programme de la fête 

Clip de la fête 

Le PCF95 sur la fête :

Vendredi 12 septembre 

– 18H : inauguration du stand

– 18H30 : Budget, retraite, congés payés…tout y passe ! Comment résister ? en présence d’Emmanuel Maurel, député du Val d’Oise – Pierre Barros, sénateur du Val d’Oise – des responsables syndicaux de la CGT95, FSU95 et FO95

– Soirée POP ROCK à partir de 21H avec les Flying Sparks

Samedi 13 septembre

– 16H : Grand débat initié par « le collectif Jeune » du PCF95 « Un an après les JO de Paris, où en est le sport populaire ? » en présence d’ancien sportifs de haut niveau, d’élus locaux et de Marie-George BUFFET, ancienne ministre des sports

– 20H : grande soirée Kabyle avec le groupe de musiciens Moh AZAL

Programme du stand du CN du PCF

Contacts et informations :

Fête De L’humanité 2025, Brétigny-Sur-Orge · Billets Shotgun

Fête de l’Huma 2025 programme, horaires, date et billetterie

Pour ceux qui hésitent encore à venir à la fête, retour sur l’édition 2024 : « il suffit juste d’un au-revoir pour se dire à bientôt « 

Merci à Clément Garcia, journaliste de l’Humanité, pour l’écriture de ce texte, et merci à Anna Mouglalis, actrice, de l’avoir si justement incarné :

Fête de l’Humanité 2024 : il suffit juste d’un au-revoir pour se dire à bientôt – YouTube

Communication à partager sans modération dans vos réseaux !

NB : Notre billet intègre une pensée à l’ancien secrétaire de la FD95, Alain Feuchot.

La belle Andromède

Aujourd’hui, Andromède a retrouvé sa splendeur !

Inauguration ce 4 septembre 2025 de cette belle statue restaurée, en présence de l’artiste restaurateur, de François Scellier, dont l’association « l’art dans la ville » a financé la restauration et le déplacement de la statue, de François Paget dont l’association « « Aimons Saint Gratien en Val d’Oise » s’est fortement engagée pour sauver Andromède, du maire et de Gratiennois, dont nous étions !  

Initialement dans le parc de la princesse Mathilde, cette statue du sculpteur Jules Franceschi représentant la célèbre princesse éthiopienne, femme de Persée, était très dégradée par le temps. Grâce au travail de Dan Robert, artiste val d’oisien, Andromède a de nouveau ses jambes et ses mains, ainsi que sa blancheur immaculée. Elle se trouve dorénavant place Gambetta, après avoir traversé la rue Gabriel Péri de manière assez spectaculaire !

Si sur ce blog, nous avons souvent évoqué la statue d’Andromède, c’est bien parce que nous sommes sensibles à la conservation du patrimoine local, et à l’implantation dans l’espace public d’œuvres ainsi accessibles à tous.

Autant d’occasions pour les Gratiennois, pour les enfants des écoles, de déambulations pour découvrir l’histoire de notre ville. Fresques de Villeglé, de Érro, de Lolita Séchan, bustes de Catinat et de Truffaut, de Pedrosa sur le mur du marché.. la ville a choisi d’exposer aux yeux de tous des œuvres d’artistes qui sont habituellement enfermés dans des locaux culturels. Heureuse initiative ! Un seul regret : que les quartiers des Marais et des Raguenets soient les grands oubliés de l’affaire, les œuvres étant quasi toutes installées en centre-ville. Une bien mauvaise habitude municipale que d’oublier les quartiers périphériques, et hélas, pas seulement dans le domaine de la culture.

Ci-dessous, retrouvez les articles du blog consacrés à Andromède, son déplacement, le (faible) rôle de la ville dans cette initiative de sauvegarde, et nos interventions en Conseil municipal  sur le sujet.

https://isabellevolat.fr/2025/03/19/andromede-jules-et-cassiopee/

https://isabellevolat.fr/2024/07/23/salle-des-mariages-20-juin-2/

https://isabellevolat.fr/2021/10/18/conseil-municipal-de-septembre-4/

https://isabellevolat.fr/2021/09/21/andromede-en-peril/

Libération de Saint Gratien

Traditionnellement Saint Gratien commémore la libération de la ville en août 1944. Cette cérémonie se déroule le dernier dimanche du mois d’août. Saint Gratien a été libérée le 25 août 1944, peu de temps après Paris. Une journée malheureusement endeuillée par la mort de cinq jeunes Gratiennois qui s’étaient lancés à la poursuite des troupes nazies en déroute.

Cette année encore, nous étions présents au carré militaire du cimetière municipal pour le 81è anniversaire de cet événement.

Notre camarade Fabienne Launey a déposé une gerbe au nom de notre organisation politique, le PCF.

Stéphane Bauer, mon collègue conseiller municipal, a également représenté notre députée Gabrielle Cathala qui assistait à une cérémonie analogue dans une autre ville de la circonscription, et déposé une gerbe en son nom. Un double dépôt qui a semblé perturber le protocole, alors pourtant que les choses avaient été annoncées en amont auprès des organisateurs.

Il est pour nous primordial de participer à ces cérémonies pour perpétuer la mémoire de ceux et celles qui se sont battu·es contre la barbarie, souvent au sacrifice de leur vie.

Important aussi de ne pas oublier de quel côté étaient ceux qui aujourd’hui tentent de récrire l’histoire en occultant leur sinistre rôle. Le RN, ex-Front National, a été fondé par d’anciens Waffen-SS et des sympathisants néo-nazis. Ne l’oublions jamais, à l’heure où les tentatives sont nombreuses de brouiller les repères.

L’interview de Stéphane Bauer à la fin de la cérémonie  : 

https://www.facebook.com/share/v/1Gz3x2z4rW/

Rentrée 2025

C’est la rentrée ! Nous souhaitons bien évidemment une bonne année scolaire à tous les élèves gratiennois, à leurs enseignants, aux personnels des écoles ! Mais sans grandes illusions.. car nous connaissons la crise profonde de l’école publique. Difficultés de recrutement d’enseignants dues aux conditions de travail dégradées et trop faibles rémunérations, classes surchargées, manque criant de remplaçants, de maîtres formés, d’AESH pour accompagner les enfants en situation de handicap. Nombreux ont été les jours sans classe l’an dernier dans notre ville, faute de maîtres remplaçants.

Nous étions lundi et mardi devant les écoles gratiennoises pour échanger avec les enseignants et les parents. On salue aussi la présence de Gabrielle Cathala, députée très présente sur la circonscription, qui a passé la journée de lundi à Saint Gratien.

Les informations sur les effectifs qui nous remontent des écoles en ces premières journées d’école sont déjà inquiétantes. À Raymond Logeais et Jules Ferry, les classes de petite section débordent. À Jaurès, le nombre d’élèves explose et nécessiterait une ouverture de classe. Nous suivrons ces problèmes de près et demanderons à la municipalité pourquoi ils n’ont pas été anticipés. Des postes d’Aesh restent non pourvus, compliquant voire empêchant la scolarisation d’élèves en situation de handicap.

De la ville dépendent de nombreux autres aspects de la vie quotidienne des écoliers : nombre d’Atsem dans les maternelles, entretien des locaux et notamment des sanitaires, embouteillages automobiles aux entrées et sorties d’écoles, réelle végétalisation des cours des écoles, tarifs et qualité des repas de cantine, crédits  alloués aux écoles et vacations de cars pour les sorties scolaires… Pour toutes ces questions, un dialogue continu entre la ville, les enseignants et les parents est indispensable.  

Cette année encore, nous serons attentifs, aux côtés des enseignants et des parents,  aux conditions d’enseignement et de vie à l’école, et surtout porteurs de propositions pour les améliorer.  Certaines villes ont choisi d’aller au-delà des nombres minimums d’Atsem par exemple : une pour chaque classe de maternelle à Eaubonne.. contre une pour les petites sections et un demi-poste pour les moyens et les grands à Saint Gratien. Quand les classes sont surchargées, cela n’est pas anodin. Les toilettes scolaires nécessiteraient un plan de rénovation, tous les enseignants et parents nous font remonter le même constat. Des villes voisines ont implanté des « rues scolaires » c’est-à-dire interdites à la circulation automobile aux heures d’entrée et de sortie des élèves. Pourquoi ne pas le tenter rue Parmentier, qui compte une école maternelle, une école élémentaire et un collège ? Moins de pollution, moins de risques d’accidents, des enfants qui viennent à l’école à pied ou en vélo !

Nous voyons aussi les cours des écoles se transformer partout… sauf chez nous où les réaménagements se font de manière cosmétique. Nous verrons ce que donneront les travaux dans la cour de Jean Jaurès, mais ils ne nous paraissent pas de nature à changer vraiment la vie des élèves en récréation, ni à réellement végétaliser l’espace. Quant à la cantine, dont les tarifs gratiennois sont parmi les plus chers du Val d’Oise, à tel point que la ville a dû renoncer à les augmenter ces deux dernières années… nous sommes pour ne pas renouveler le contrat avec une société privée pour aller vers une régie municipale. Bien meilleure qualité de repas, tarifs modérés dans l’objectif d’une gratuité qui pourrait être instaurée dans le cadre de la communauté d’agglomération.

Pour tous ces sujets, une vraie concertation et travail en commun est incontournable avec tous les acteurs de la communauté éducative : parents, enseignants, personnel de service, animateurs, Atsem… et élus est incontournable. Un Conseil municipal des enfants devrait également y avoir toute sa place, avec des suggestions et des projets pris en compte et éventuellement budgétés. On en est loin à Saint Gratien, où la commission scolaire qui réunissait élus, parents et directeurs et directrices  d’école a été démantelée. Dans l’immédiat, nous demandons qu’une commission élargie se tienne en septembre pour faire un premier point sur la rentrée et les difficultés qui se présentent.

L’année électorale qui débute sera sans nul doute l’occasion de remettre tous ces sujets en débat.

Bonne rentrée à tous et toutes malgré tout !

Un silence honteux

Je partage l’éditorial du Monde du 1er septembre 2025, et la Une de l’Humanité du même jour. 

Que veut cacher Israël en imposant le huis clos à Gaza ?

En interdisant à la presse d’accéder au territoire palestinien et en menant la guerre la plus meurtrière envers les journalistes dans l’histoire des conflits, l’État hébreu détruit la liberté d’informer, sans réelle réaction des États-Unis ou des pays de l’Union européenne.

La guerre meurtrière conduite par Israël contre Gaza depuis les massacres commis lors de l’opération terroriste du Hamas, le 7 octobre 2023, compte parmi ses victimes un droit fondamental : la liberté d’informer. Depuis près de deux ans, en effet, les autorités israéliennes interdisent à la presse l’accès libre à l’étroite bande de terre. Cette situation est sans précédent pour un territoire pourtant régulièrement livré au fracas des armes et indigne d’un pays qui se targue d’être la seule démocratie du Proche-Orient.

Rien ne peut justifier un tel blocus de l’information. Il a cependant été accepté sans discussion par de nombreux alliés occidentaux de l’État hébreu qui prétendent défendre par principe le droit à l’information. Les États-Unis tout d’abord, qui n’ont à aucun moment exigé la levée de cette pratique digne des pires régimes de la planète. Les pays de l’Union européenne ensuite, en dépit de cette violation flagrante de l’article de l’accord de partenariat commercial avec Israël qui fait du respect des droits humains un élément essentiel de la relation bilatérale.

Ce silence honteux des démocraties a facilité le franchissement de trop de limites par la coalition au pouvoir en Israël, sans que jamais l’État hébreu ne soit questionné sur ce qu’il tenait tant à soustraire aux yeux du monde. Imposer le huis clos et délégitimer la parole palestinienne avec l’accusation systématique de liens avec la milice islamiste du Hamas a garanti l’impunité, y compris envers les journalistes de Gaza.

Des journalistes tués dans les frappes israéliennes sur l’hôpital Nasser de la bande de Gaza, le 25 août 2025. De gauche à droite : Hussam Al-Masri (Reuters), Mariam Abou Dagga (Associated Press), Moaz Abou Taha (un indépendant qui a travaillé notamment pour Reuters), Mohammed Salama (Al-Jazeera basée au Qatar) et Ahmed Abou Aziz. REUTERS

Car cette stratégie d’invisibilisation ne prive pas seulement la presse internationale de la liberté d’informer. Elle s’accompagne d’une conduite de la guerre qui en fait la plus meurtrière contre la presse dans l’histoire des conflits. A ce jour, plus de 200 journalistes, palestiniens pour l’essentiel, ont perdu la vie dans les bombardements qui ont transformé l’étroite bande de terre en champ de ruines. Une partie d’entre eux ont été tués dans des frappes indiscriminées, parfois avec leur famille. D’autres sont morts en couvrant les bombardements malgré le danger, au nom du devoir d’informer. D’autres enfin ont été délibérément ciblés en dépit des dénégations israéliennes, comme cela a été le cas de ceux travaillant pour des médias internationaux reconnus tués le 10 août et le 25 août.

En juin 2024, alors qu’une centaine de journalistes palestiniens avaient déjà été tués, la publication dans ces colonnes d’une enquête collaborative coordonnée par l’organisation Forbidden Stories avait mis en évidence une stratégie particulièrement agressive d’Israël vis-à-vis de la presse. Elle s’inscrit dans une tendance lourde, mais la guerre en cours se caractérise par un dramatique changement d’échelle.

Les appels au cessez-le-feu et à la levée des restrictions concernant une aide alimentaire cruciale pour un territoire où sévit la famine, selon les experts des Nations unies, doivent donc s’accompagner de deux exigences : la protection des journalistes dans leur travail d’information, quel que soit le média qui les emploie, et l’ouverture de Gaza à la presse internationale. C’est le sens de la campagne lancée le 1er septembre par l’organisation Reporters sans frontières. Israël étant resté sourd aux injonctions des institutions défendant le travail de la presse, les gouvernements soucieux de la liberté d’informer doivent lui signifier de la manière la plus claire que persister aura un coût.

Le Monde, 1er septembre 2025

 

À l’Université d’été

L’Université d’été du PCF rassemble, peu avant chaque rentrée, des centaines de militants afin de, selon le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie, « penser, écouter, renforcer nos convictions, douter, changer d’avis, affiner, infléchir, transformer. Perte de temps ? Luxe insensé à l’heure de si graves périls ? On ne peut agir efficacement qu’à la condition de se défier de tous les prêt-à-penser, en affrontant le monde dans sa réalité, sa complexité, ses contradictions, en se frottant aux concepts dans leur rugosité…

Oui, il faut agir mais il faut penser juste pour agir bien et agir encore pour éprouver les conclusions auxquelles on a provisoirement abouti et penser à nouveau au regard de ce qu’on a entrepris, dans cet aller-retour constant, humble et résolu qui s’appelle le militantisme révolutionnaire. De ce point de vue, l’université d’été est un moment privilégié. »

 

Pour celles et ceux qui n’auront pu se rendre à Montpellier cette année, voici quelques moments de l’UEPCF :

Le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie :  

https://www.pcf.fr/ue_25_discours_ouverture_grq?utm_campaign=lver81&utm_medium=email&utm_source=pcf

Le discours de Fabien Roussel :

https://www.pcf.fr/ue_25_discours_fr?utm_campaign=lver81&utm_medium=email&utm_source=pcf

La vidéo du discours de clôture de Ian Brossat :

https://www.youtube.com/watch?v=68OjOPbURQE

500 milliards pour la France

C’est la rentrée pour le PCF, après une édition 2025 réussie de son « université d’été » à Montpellier ! Voici quelques échos dans la presse de ses propositions pour répondre aux exigences sociales et environnementales. 

Le Parti communiste français va proposer un « pacte pour la France », avec « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans »

Selon Fabien Roussel, le secrétaire général du parti, cette proposition « au service du climat et de la réponse aux urgences sociales » comprendra, outre une augmentation des salaires et des retraites, la construction de nouvelles centrales nucléaires et des investissements dans le réseau ferré.

« Nous mettrons, à la Fête de l’Huma [qui se tiendra du 12 au 14 septembre], à la disposition des forces de gauche et de tous les Français, une proposition de pacte pour la France », a-t-il exposé, lors de son discours à l’université d’été du PCF, à Montpellier.

Les communistes, a-t-il développé, prônent notamment « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans, en reprenant l’argent, la main sur l’argent qui existe dans nos banques, dans la Caisse des dépôts, à la Banque centrale européenne », afin de « prêter à taux zéro aux collectivités, aux entreprises, à l’État sur la base de critères définis et au service du climat » et des « urgences sociales ». Pour ce faire, il est « indispensable de nationaliser une partie du secteur bancaire », a ajouté Fabien Roussel.

Le PCF propose « d’augmenter les salaires tout de suite, d’augmenter les retraites, de baisser les taxes sur les produits de première nécessité, de baisser tout de suite aussi le prix de l’électricité », ainsi que la construction de « 200 000 logements par an ».

Sont également contenus dans ce programme « la production de vingt nouvelles centrales nucléaires » et un « plan d’investissement dans le réseau ferré pour pouvoir préférer le train, mais baisser aussi le prix des billets ».

Le PCF entend également « planifier l’embauche et la formation, sous statut, de centaines de milliers d’enseignants, de soignants, de travailleurs sociaux, de douaniers, de policiers, d’agents territoriaux ».

Si « la copie » budgétaire de François Bayrou « ne bouge pas » et si le premier ministre « entend encore une fois passer en force », « il y aura une motion de censure et nous la voterons », a ajouté le patron du PCF, qui « soutiendra » toutes les mobilisations syndicales ainsi que le mouvement, né sur Internet, appelant à « bloquer » la France le 10 septembre.

Fabien Roussel a également dénoncé l’accord douanier entre l’Union européenne et les États-Unis, réclamant un « Conseil européen exceptionnel », la saisine des Parlements européen et nationaux et un référendum en France.

Sur le conflit russo-ukrainien, M. Roussel a évoqué « un nouveau traité européen », « intégrant tous les pays du continent européen, de Brest à Vladivostok », en prônant à nouveau « la neutralité de l’Ukraine et sa non-intégration dans l’OTAN ».

Source : Le Monde avec AFP