Mort de Jane Birkin, l’Anglaise préférée des Français
Jane Birkin est décédée ce dimanche à son domicile, à l’âge de 76 ans. Elle a marqué la chanson française de son accent anglais, au cours d’une carrière qui l’a vue enchaîner les succès.
Publié le dimanche 16 juillet 2023 sur le site de l’Humanité
Jane B. s’en est allée. La chanteuse anglaise de 76 ans s’est éteinte ce dimanche. Une vie marquée par les succès musicaux, en compagnie de Serge Gainsbourg, puis en solo.
Née à Londres en 1946, d’une mère comédienne, et d’un père commandant dans la Royal Navy, Jane Birkin monte sur les planches à dix-sept ans et rencontre John Barry, qui l’engage en 1965 pour sa comédie musicale Passion Flower Hotel, ses premiers pas vers le succès.
À vingt ans, elle se fait remarquer dans Blow up, le film scandale d’Antonioni consacré à Cannes. En France, Pierre Grimblat est sur le tournage de Slogan. Il cherche une Anglaise pour donner la réplique à Serge Gainsbourg, ce sera elle.
« Je suis venue à l’audition à Paris. Il y avait cet homme arrogant avec une chemise mauve, cheveux noirs et un air de dandy sophistiqué, Serge Gainsbourg. En fait, il m’a aidée durant mon audition en me soufflant les répliques. C’était un homme timide et tout son truc d’être arrogant n’était en fait qu’une formidable façade de la part du génie juif russe qu’il était. Il était aussi ennuyé que je crois que son nom était Serge Bourguignon, qui était le nom du seul plat de cuisine française que je connaissais. Nous avons enregistré Je t’aime moi non plus en 1969. Serge était d’un côté du studio et moi de l’autre, il y avait deux micros. Je pense que nous n’avons fait que deux prises ! », disait-elle à l’Humanité dans un entretien narrant leur rencontre, en 2006.
Actrice, chanteuse, Jane Birkin fut aussi une personnalité engagée pour le climat ou les droits des sans-papiers. Comme en 2010, où, avec plusieurs personnalités du monde de la culture elle entonna sous les fenêtres du ministère de l’Immigration, à Paris, la chanson Les P’tits Papiers, célèbre chanson de Serge Gainsbourg écrite pour Régine.
La chanteuse avait récemment annulé des concerts pour des raisons de santé. « J’ai toujours été une grande optimiste, et me rends compte qu’il me faut encore un peu de temps pour être de nouveau capable sur scène et avec vous », écrivait la chanteuse dans un communiqué en mai annonçant les annulations.
– « Laisser faire la police et la justice« , avait répondu le maire à plusieurs occasions, quand des habitants, en réunion de quartier, au centre ville, mais aussi aux Raguenets, pointaient du doigt et pétitionnaient contre des trafics de drogue… Là, il inverse l’ordre des facteurs, en stigmatisant tout un quartier, en mettant dans la balance la reconstruction du Centre culturel et la délivrance du nom des auteurs… or à ce stade on ne sait pas d’où ils venaient … tout ce qu’on en sait, selon le maire lui-même, qu’on a interrogé, c’est qu’ils étaient tous vêtus de noir et cagoulés..
À l’avant-dernier Conseil municipal, nous avons demandé à ce qu’il y ait un meilleur accompagnement au regard des besoins identifiés : davantage de soutien scolaire, avec un vrai encadrement le soir avec des associations, comme à Ermont. Des conseils en orientation plus substantiels, dès l’entrée au collège, pour éviter d’envoyer dans des impasses des jeunes des quartiers.. Scolariser dès 2 ans des enfants en maternelle, pour faciliter la socialisation comme le suggérait l’inspectrice de l’Éducation nationale du secteur… Des équipements sportifs dans le quartier, accessibles, et non tout à l’autre bout de la ville.

Saint Gratien, le 12 juillet 2023
À Saint Gratien, le maire « va plus loin » selon la journaliste de France Inter, en faisant appel à la délation dans le quartier populaire des Raguenets, sous peine de ne pas reconstruire le centre culturel détruit. 



Après les émeutes de ces derniers jours, certains politiques stigmatisent les populations des banlieues, ne voyant de solutions que dans des dispositifs sécuritaires et répressifs à outrance. Mais quelle est la réalité de ces quartiers ? L’État y a-t-il réellement investi, pour quels résultats ? 

Pour appuyer son propos, l’éditorialiste cite… l’institut Montaigne, « pas un repère de dangereux gauchistes », souligne-t-il. En effet, les banlieues les plus défavorisées du pays ne sont pas forcément celles qui reçoivent le plus de transferts sociaux : 6 100 euros par an contre 6 800 euros pour l’ensemble des Français.
Éditorial de l’Humanité ; lundi 10 juillet 2023 ; par Maud Vergnol (les gras sont du blog) 






Depuis l’enterrement du plan Borloo en 2018, l’action d’Emmanuel Macron en direction des quartiers populaires est souvent considérée comme un angle mort de sa politique.

« Il n’y a pas une véritable stratégie », abonde Gilles Leproust, président de l’association des maires « Ville & Banlieue » et maire (PCF) d’Allonnes, près du Mans, qui parle d’un « rendez-vous manqué du président de la République avec les élus et les habitants des QPV ».
Après les émeutes de ces derniers jours, certains politiques stigmatisent les populations des banlieues, ne voyant de solutions que dans des dispositifs sécuritaires et répressifs à outrance. Mais quelle est la réalité de ces quartiers ? L’État y a-t-il réellement investi, pour quels résultats ? 
