Encore à l’Assemblée Nationale !

Nous avions déjà été invité·es pour une visite des prestigieux locaux du « Palais Bourbon » en juillet. C’est à présent à une rencontre avec les associations écologistes du Val d’Oise que Gabrielle Cathala, députée LFI-NFP de la 6è circonscription, nous a convié·es ce 25 octobre 2024.

On salue au passage l’engagement total de Gabrielle, évidemment à l’Assemblée en cette période pour le moins agitée de débat budgétaire, mais aussi sa présence régulière sur le terrain, au plus près des habitants des communes de sa circonscription. Les précédent·es député·es ne nous y avaient pas vraiment habitué·s.. à tel point que les habitant·es des Raguenets, croisé·es récemment lors d’une « permanence mobile », s’étonnaient de déjà nous revoir, certain·es y voyant même le signe d’élections en cours ! C’est dire si le fait qu’une élue soit accessible et présente est peu habituel aux yeux des citoyen·nes.

Il s’agissait ce vendredi d’échanger avec diverses associations locales engagées dans le domaine de l’écologie. Voici un bref aperçu, qui n’a pas la prétention de tout relater, de la rencontre en présence de Gabrielle Cathala et d’un de ses collègues LFI au Conseil régional, sur ces sujets régulièrement commentés sur notre blog.

Les photos des « ors de la République »ont été prises lors de la visite de l’Assemblée qui a suivi.

Vivre sans BIP

Un « grand projet » heureusement tout récemment abandonné ! Mais ne pas croire que tout s’arrête là. Il importe maintenant de construire un projet alternatif pour ces espaces qui échappent,  momentanément, peut-être…, au rouleau de bitume et à une circulation dense, porteuse de nuisances non négligeables dans une région très urbanisée. Développement des transports en commun, trames verte et bleue, liaison avec la forêt de Montmorency, préservation des activités agricoles, travail de développement durable avec les écoles, partenariat avec le Siare, contournement routier de la ville de Soisy… un nouveau projet regroupant toutes ces thématiques serait utile pour éviter tout retour d’un tracé routier destructeur de ces espaces naturels dans cette partie du Val d’Oise. Une proposition de loi visant à préserver l’environnement avait été déposée dès septembre par Gabrielle Cathala.

Mieux se déplacer à bicyclette-MDB

Les mobilités douces : un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous intervenons régulièrement à Saint Gratien !  MDB rappelle tout d’abord la mort d’une « personne à vélo », qui avant d’être un « cycliste », est un individu ! Un contexte de violences routières assez inquiétant. MDB fait ensuite, en lien avec le sujet précédent, la proposition d’implanter sur l’ex-tracé du BIP, une piste cyclable qui pourrait relier les écoles et ainsi offrir la possibilité aux enfants de se rendre à l’école en vélo, limitant du même coup l’engorgement automobile qu’on connait aux entrées et sortie des établissements.

Le département investit chaque année entre 6 et 8 millions pour les infrastructures cyclistes, MDB regrette toutefois que cela soit surtout dans les zones peu denses. Si la pratique du cyclotourisme est intéressante, on ne doit pas oublier pour autant l’urgence de continuités cyclables dans nos villes, pour permettre une pratique quotidienne du vélo plus aisée et en toute sécurité. On souligne l’importance du stationnement des vélos dans les immeubles, qui pose bien souvent problème, et la question encore irrésolue de l’intermodalité… comment monter son vélo dans un bus, un train ou dans le RER ?  

Triangle de Gonesse

Le « CPTG » relate l’annulation de la ZAC de 300 hectares, mais craint une nouvelle ZAC et une nouvelle DUP. La question de l’accès routier à cette zone n’est pas anodine non plus.. et bien entendu, le CPTG continue de s’opposer à l’implantation d’une cité scolaire avec internat sur le Triangle, zone déclarée inhabitable pour cause de nuisances aériennes insupportables… et donc inapte à accueillir un établissement où le bruit environnant rendrait toute activité scolaire particulièrement pénible. Un projet alternatif à cette implantation est en réflexion, dans un lieu moins isolé et beaucoup plus propice à l’accueil d’étudiant·es. Quant à la gare prévue, le CPTG rappelle que les transports du quotidien manquent cruellement d’investissements et d’entretien, et que cette gare « en plein champ » ne sera utile à aucun·e habitant·e du Val d’Oise.

Nuisances aériennes

L’association « Advocnar » qu’on ne présente plus, agit depuis des années pour la réduction du trafic aérien afin de préserver la santé des riverains et de lutter contre le dérèglement climatique. Force est de constater que les avancées technologiques et les différentes techniques de manœuvre des avions se révèlent peu efficaces, ainsi que les arrêtés de restriction des avions les plus bruyants. Pour aboutir à une réduction du trafic, l’Advocnar se prononce pour une taxation du kérosène et une modulation du prix des billets : plus on voyage et plus on est taxé. Cela pénaliserait les grands voyageurs tout en permettant une utilisation raisonnée de l’avion. L’Advocnar préconise un couvre-feu de 23 h à 6 h du matin aux abords des aéroports, notamment Roissy qui en est dépourvu, et également le plafonnement du nombre de vols. Attention évidemment à l’importance des emplois qui dépendent directement de l’activité aéroportuaire, comme Fedex pour qui travaillent de nombreux Val d’Oisiens. L’Advocnar alerte aussi sur le projet des taxis volants qui permettraient, à prix d’or, de relier les aéroports entre eux, y compris au-dessus de Paris, dont le survol est jusqu’ici interdit.  

Alors que notre députée regagnait l’hémicycle pour l’examen de la partie recettes du budget (malgré la séance du samedi, le vote n’a finalement pas eu lieu), les participant·es à la réunion ont pu visiter une partie de l’Assemblée. Merci à Clément, notre guide !

Un temps record

J’essaie  ne pas les rater, car même si j’ai les plus grandes réserves sur la pratique de « démocratie de proximité » que nous vante la ville, les réunions de quartier (dites parfois « réunions du maire ») sont toujours l’occasion d’entendre les habitants. Ce n’est pas si fréquent dans notre ville.

J’étais donc ce mardi 15 octobre 2024, dans le préau de l’école élémentaire Jean Moulin, pour la réunion du « quartier 4 ». L’exposé commence inévitablement avec le rapport de la « marche exploratoire », un vocabulaire bien audacieux pour ce qui n’est finalement qu’une simple visite du quartier afin de repérer les éventuels problèmes de voirie, dépôts d’ordures, besoin de peinture sur le mobilier urbain ou réinstallation de la nouvelle boîte à livres.

« Il y a plus de gens de la mairie que d’habitants des Marais », me souffle mon voisin de chaise. C’est presque vrai ! Après rapide comptage, il y a effectivement 22 habitants dans la salle, et 16 personnes de la ville, entre maire et élus majoritaires, cabinet du maire, personnel administratif et police municipale… Est-ce la météo maussade, le peu de pub qui est faite pour ces rencontres… ou les Gratiennois ont-ils fini par se lasser de ces soirées où leur sont présentés des projets déjà actés ?

Ce soir, le maire évoque rapidement l’implantation de nouvelles caméras et rappelle que la ville est déjà surveillée, oups ! « vidéoprotégée » par 45 de ces engins. Nous disposons également de 16 policiers municipaux, beaucoup plus nombreux et disponibles selon lui que la police nationale. J’y vois un problème, puisque la sécurité, domaine de la compétence de l’État, a été ainsi transférée aux communes, qui disposent d’autant moins de forces nationales au fur et à mesure qu’elles investissent en matériel et en effectifs de police municipale. Une charge financière supplémentaire pour du personnel qui n’a pas les mêmes prérogatives que les forces de l’ordre nationales.       

Ensuite, comme dans ce quartier des Marais, la ville n’a implanté aucun équipement municipal, la présentation des actions est réduite à sa plus simple expression : dispositif « Voisins Vigilants » qui ici ne rencontre qu’un succès modéré et collecte des bio-déchets, thème déjà abordé lors de la précédente réunion de quartier…

C’est bien peu pour lancer les échanges, et je m’interroge sur le faible investissement dans cette partie de la ville. Difficile de tirer un quelconque enseignement sur l’efficacité de « Voisins Vigilants et Solidaires». Les « alertes » émises ont-elles permis d’empêcher le passage à l’acte ? À quoi ont pu servir les « échanges entre foyers VVS » ou les « échanges entre les VVS et la mairie » ?  Impossible de tirer une conclusion sur la pertinence de ce dispositif, sur lequel j’ai émis un avis dubitatif dès sa mise en œuvre.

Dans le quartier des Marais, je remarque qu’une activité suspecte de « porte à porte » a fait l’objet d’une alerte, ce qui n’est pas sans m’inquiéter puisqu’en juin dernier lors de la campagne électorale des législatives, j’ai moi-même pratiqué l’exercice…

Rien de neuf sur la collecte des bio-déchets qui semble bien fonctionner. Des habitants du centre-ville regrettent même de ne pas avoir des bacs de collecte et sont obligés pour trier leurs déchets ménagers, de venir les déposer aux Marais. Le système expérimental ne semble pas devoir être étendu dans l’immédiat. Personne n’est revenu sur « l’anomalie » écologique qui consiste à envoyer le contenu de ces bacs de collecte gratiennois à l’autre bout de l’Île-de-France afin de les traiter.

Une fois ces deux sujets majeurs évoqués… parole à la salle. Les traditionnelles remarques et plaintes concernant les dépôts sauvages ou l’état des trottoirs étant abordées, (y a-t-il vraiment besoin d’une réunion de quartier pour ces problèmes, qui pourraient se traiter directement et plus rapidement auprès des services techniques ? ), les échanges semblent devoir s’arrêter là.

Le maire, qui d’habitude apprécie moyennement nos interventions, cette fois m’incite à prendre la parole, tant il craint que la réunion ne se termine en un temps un peu trop record…

J’en profite pour évoquer la circulation rue d’Ermont, devenue véritable et très fréquentée entrée de ville , où les automobilistes sur l’élan de leur vitesse en sortant du BIP, ignorent parfois la limitation à 30km/h. Des pictogrammes au sol rappelant le 30, voire même un dessin de vélo (soyons fous !) pourrait les inciter à ralentir. Et décidément la soirée est inédite, puisque mon souhait est directement approuvé par le maire, qui vient d’avoir la même illumination en se rendant ce soir aux Marais.

Hélas, je ne rencontre pas le même succès pour mon deuxième thème, celui des commerces. Je pose à chaque réunion aux Marais la question du commerce de proximité qui pourrait revenir en haut de la résidence dans les locaux appartenant au bailleur. La ville pourrait peser quand notamment des volontaires se présentent pour reprendre la boulangerie. Mais elle se contente de renvoyer vers le bailleur, qui depuis des années laisse ces locaux vides à l’abandon. Dommage pour le quartier, qui en plus des 600 logements de la résidence des Marais, a vu ces dernières années la constructions de plusieurs programmes immobiliers le long de la rue d’Ermont. Autant de clients potentiels, en plus des habitants des pavillons autour du cimetière.

La question est posée du manque de médecins dans notre ville, même si cela dépasse les compétences communales. L’occasion d’annoncer l’arrivée prochaine de 3 médecins. Comme Saint Thomas, j’attends de voir, d’autant que le centre Casanova où la ville a investi pour un nouveau cabinet, n’a pour le moment aucun nouveau praticien en vue. Quant aux cabines de « téléconsultation » qui sont à la mode pour pallier le manque de médecins… je pense que, comme pour les  caméras, une machine remplace difficilement un humain !  

Seule une dernière question donnera au maire l’occasion de faire un peu durer le plaisir.  Comment les villes, et les collectivités locales en général, vont-elles supporter la cure d’austérité qui s’annonce pour elles ? En effet le nouveau gouvernement, dont le premier ministre est de la même famille politique que le maire, a annoncé une ponction de 5 milliards sur leurs budgets. Une vraie préoccupation, la communauté d’agglomération verra son budget amputé de 2 millions, celui du département le sera de 20 millions. Le maire est inquiet, mais en bon politique, il épargne le gouvernement en soulignant la nécessité de « faire des économies ». On sera curieux de voir lesquelles, car il était très critique envers les majorités qui ont ces dernières années baisser les dotations, mettant ainsi à mal les services publics locaux. Un débat que nous reprendrons  très prochainement, puisqu’en novembre, le Conseil municipal débattra des orientations budgétaires de Saint Gratien pour 2025.

La réunion se termine moins d’une heure après avoir commencé. En traversant la cour de l’école, ouverte pour la circonstance au stationnement, je compte 12 voitures. C’est beaucoup quand on sait que les habitants du quartier viennent tous à pied à la réunion, étant donné la proximité immédiate de leurs immeubles. Finalement, j’aurais dû reparler de pistes cyclables.     

17 octobre

17 octobre 1961 : des dizaines de milliers d’Algériens sortent dans Paris, depuis les proches banlieues, pour manifester pacifiquement à l’appel de la Fédération de France du Front de libération nationale, le FLN. Ils veulent protester contre le couvre-feu instauré par le préfet de police de l’époque : Maurice Papon.  Un couvre-feu discriminatoire puisqu’il ne vise que les seuls « Français musulmans d’Algérie ».

On le sait, les manifestants vont être littéralement massacrés par la police française, au pont de Neuilly, à Argenteuil, dans le métro, sur le pont Saint-Michel…. Jetés à la Seine, matraqués, exécutés sommairement…

En plein Paris, c’est une véritable chasse au faciès qui va se dérouler. Une immense rafle qui aboutira à 12 000 personnes arrêtées en quelques heures.

Selon les historiens, près de 200 personnes ont été assassinées, criblées de balles ou jetées dans la Seine, par les bien mal nommées « forces de l’ordre ». Aucune suite n’a jamais été donnée aux nombreuses plaintes déposées.

 Aujourd’hui il est grand temps que ce massacre soit reconnu comme un crime d’État. Cette énorme « ratonnade » a bel et bien été préparée et exécutée par la préfecture de police sous les ordres du gouvernement. En 2012, François Hollande a reconnu la répression sanglante. En 2021, Emmanuel Macron a explicitement déclaré que les crimes « inexcusables pour la République » avaient été commis cette nuit-là « sous l’autorité de Maurice Papon ».

Mais la responsabilité du massacre ne peut être imputée au seul préfet de police Papon, quelle que soit l’ignominie bien connue du personnage. Le crime d’État doit être reconnu, et il ne faut plus hésiter à nommer le contexte de guerre coloniale et de racisme.

Le Jour de la Nuit

12 octobre 2024 : 16è édition du « Jour de la Nuit » !

Le « Jour de la Nuit » est une grande manifestation nationale de sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et à la beauté du ciel étoilé.

Cet événement a contribué à développer une politique de l’éclairage plus juste en France, pour mieux concilier les différents besoins, y compris ceux d’obscurité. Car l’obscurité est précieuse pour notre santé, la biodiversité et… l’accès aux merveilles du ciel étoilé. Sans oublier les économies non négligeables en ces temps d’envolée des prix de l’énergie que pourrait apporter une extinction partielle de l’éclairage public..

Une journée pour questionner la place de la lumière et de l’obscurité de notre quotidien. Dans une démarche de sobriété énergétique, les citoyens peuvent aussi participer à titre individuel en éteignant toutes les lumières de leur domicile qui donnent sur l’extérieur. Et admirer une belle nuit étoilée.

À partir de ce soir 12 octobre, on peut aussi admirer la « comète du siècle« , visible à l’œil nu.

La comète dénommée  » C/2023 A3 Tsuchinshan-Atlas » sera visible juste après le coucher du soleil en début de soirée. La fenêtre d’observation dépendra de plusieurs facteurs : l’obscurité du ciel après le crépuscule, la luminosité de la comète ; sa position, qui descend vers l’horizon.

Hélas, à Saint Gratien, le ciel est loin d’être obscur ! Il nous sera donc difficile d’apercevoir cette fameuse comète, comme il nous est difficile, voire impossible, d’observer jamais la moindre étoile… C’est triste.

En savoir plus sur le « Jour de la nuit »

Vivre dignement, en paix

L’État d’Israël représente une menace pour la sécurité, la paix », estime Hala Abou Hassira, l’ambassadrice palestinienne en France.

Hala Abou Hassira se bat sans relâche pour l’application du droit international à Gaza et la reconnaissance de l’État de Palestine par Paris. Elle ne peut s’empêcher d’avoir la gorge nouée au regard de l’année qui vient de s’écouler.

Entretien avec Axel Nodinot pour l‘Humanité

Depuis un an, les Palestiniens de Gaza sont massacrés par l’armée israélienne. Que ressentez-vous ?

Cette question fait mal au cœur. C’est une année plus que dramatique. C’est le sang d’innocents, de femmes, d’enfants qui a coulé, mais qui ne devaient pas payer ce prix. Depuis le 7 octobre, nous déplorons des pertes humaines extraordinaires : dans la bande de Gaza, plus de 41 000 Palestiniens ont été tués, dont plus de 70 % de femmes et d’enfants.

Plus de 100 000 blessés sont condamnés à mort en raison de la destruction par Israël des infrastructures qui permettraient de les soigner. Je crois que le monde entier a vu de ses propres yeux le génocide qui s’y déroule.

L’ensemble des hôpitaux de la bande de Gaza, les écoles, les universités, sont hors service. Les habitations sont rasées. Des milliers de familles sont complètement effacées du registre civil palestinien. Plus de 20 000 enfants sont aujourd’hui orphelins.

Quand je reviens sur cette année, un moment me bouleverse encore, lorsque le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a traité les Palestiniens « d’animaux humains » et a appelé au génocide – sans le nommer ainsi –, à couper l’eau, l’électricité, la nourriture et le fioul. Nous voyons aujourd’hui les conséquences de ce génocide à Gaza, son extension d’une manière différente en Cisjordanie, les attaques israéliennes contre chaque ville, chaque camp de réfugiés palestiniens.

Ces douze derniers mois ont également confirmé l’impuissance de la communauté internationale, incapable de stopper Israël et de passer outre le veto des États-Unis. Qu’en attendez-vous désormais ?

La communauté internationale est impuissante depuis huit décennies déjà ! Elle n’a pas été en mesure d’appliquer les innombrables résolutions du Conseil de sécurité concernant la question palestinienne, ni la dernière qui exigeait un cessez-le-feu immédiat, il y a maintenant six mois. Le droit international est menacé lorsqu’il est mis en œuvre pour certains conflits, mais qu’il fait exception pour les Palestiniens.

Cette politique de deux poids, deux mesures est destructive. Il est temps de se réveiller et de prendre les mesures juridiques nécessaires pour rendre responsable l’État d’Israël et ses dirigeants, qui commettent chaque jour des crimes de guerre, un système de nettoyage ethnique et un régime d’apartheid.

Faute de quoi, nous allons au-devant d’un chaos total, d’une déstabilisation totale de notre région, et même au-delà, je le crains. Aujourd’hui, l’État d’Israël représente une menace pour l’humanité entière, pour la paix et la sécurité.

La France ne reconnaît toujours pas l’État de Palestine. Pourquoi devrait-elle le faire, selon vous, et qu’est-ce que cela changerait ?

La France est un membre permanent du Conseil de sécurité, et a une voix singulière : c’est avec des mains françaises que le droit international a été écrit. En 1982, durant l’invasion israélienne de Beyrouth, le président Mitterrand a été à l’initiative de la solution à deux États.

Je crois qu’il est de la responsabilité de la France, aujourd’hui, de protéger cette solution et de permettre sa concrétisation. La reconnaissance de l’État de Palestine serait une sorte de justice vis-à-vis du peuple palestinien, et lui permettrait d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. Ce serait aussi un message très fort à Israël, pour lui dire qu’il ne peut continuer à violer le droit international.

Je rappelle que la personnalité juridique de l’État de Palestine existe déjà, en étant membre à part entière de l’Unesco, membre observateur aux Nations unies. Je salue le vote de la France sur la résolution concernant l’adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière, mais il faut concrétiser ce vote par une vraie reconnaissance du droit à l’existence du peuple palestinien.

De nombreuses mobilisations dans le monde entier ont eu lieu, ces douze derniers mois, en solidarité avec le peuple palestinien. Considérez-vous que les peuples sont vos plus puissants alliés ?

Bien évidemment, ce sont les peuples qui sont le reflet de l’humanité. Je salue toutes les mobilisations qui ont eu lieu aux quatre coins de la terre. La jeunesse d’aujourd’hui a accès aux informations en direct ; elle voit les crimes, les vies anéanties.

Ces peuples ont démontré une conscience humaine extraordinaire en rejoignant le camp de la justice et du droit international, avant même de se rallier au peuple palestinien, parce que notre combat commun, c’est la justice. Nous comptons sur les jeunes du monde entier et sur leur mobilisation.

La Fête de l’Humanité a été un moment extraordinaire de solidarité, comme elle l’a toujours été. Je saisis ce moment pour remercier le journal l’Humanité et son directeur, le sénateur Fabien Gay, et le PCF également, pour ce soutien extraordinaire et permanent aux côtés des peuples opprimés. Le peuple palestinien, parmi tous les autres peuples, cherche la justice et la liberté. Il ne cherche pas la mort ; il veut vivre dignement, en sécurité et en paix.

Nous avions rencontré Hala Abou Hassira à Argenteuil, en mai dernier, lors d’une soirée organisée par la fédération du PCF 95, en présence de Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité ; Francis WURTZ, ancien député PCF européen ; Pierre BARROS, sénateur du Val d’Oise ; Cécile DUMAS, conseillère régionale d’IdF et secrétaire du PCF 95. Les photos datent de cette rencontre.

Jusqu’en 2030…

Suite et fin de notre compte-rendu du Conseil municipal de septembre

Dernier dossier présenté aux élus : le rapport d’activité 2023 du délégataire Mandon-Somarep sur la gestion du marché municipal. Comme les trois précédents, ce rapport ne fait pas l’objet d’un vote de l’assemblée municipale.

La ville a délégué pour 13 ans, jusqu’en 2030, la gestion du marché à la société Mandon-Somarep, et cela n’est pas un long fleuve tranquille…

On connaît bien ce délégataire puisque presque chaque mois Mandon fait l’objet d’un article de journal relatant ses pratiques commerciales… disons douteuses dans divers marchés d’Île-de-France. Malheureusement nous les subissons aussi à St Gratien. Notamment il y a eu récemment des tentatives de pression, illégales si on a bien compris, pour dénoncer unilatéralement le contrat et pour revoir la redevance versée à la ville à la baisse. Cela s’ajoute à de nombreuses interrogations et plaintes des commerçants depuis des années à propos de factures de fluides non accompagnées de justificatifs.   

Comment va le marché de Saint Gratien ? Pas bien ! Chaque année nous prenons acte de son lent déclin. En 2023, il y a eu stabilisation du nombre de commerçants abonnés, soit 14. On peut difficilement tomber plus bas et tout le monde sait que le marché est très fragile.

Les « animations » du concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes en 2023. Certains commerçants s’étonnent d’ailleurs de payer pour des animations fantômes. Cela n’influe pas positivement sur la fréquentation du marché, puisque cela concerne les clients déjà sur place. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé ; regroupement des commerçants et/ou habillage des allées vides, restaurant annoncé sous la halle, remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché. On a récemment remarqué un mauvais entretien du local poubelles, qui semble à présent réglé, après intervention de la ville. On déplore le non-respect du stationnement des camions rue Hémonnot les jours de marché, ce qui gêne la circulation piétonne des clients.

Seul point positif : la buvette avec une petite restauration qui semble un peu démarrer et apporte un lieu convivial sous la halle.  

Alors que faire ? On regrette l’absence d’animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité : permanences des élus, prestations d’associations ? Recherche de producteurs locaux, bio ?  Car nous savons que des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, comme à Eaubonne, Ermont, Enghien… avec certes des situations différentes du nôtre. Nous ne partageons pas l’opinion du maire pour qui ce type de commerce n’est plus attractif. Il est très apprécié de personnes âgées qui n’ont pas forcément de véhicules et qui recherchent un commerce proche. Mais il y a aussi une nouvelle population dans le quartier proche du Parc, qui est tentée par cette offre différente des grandes surfaces.  

Enfin, la ville prélève environ 50 000€ (+ ou – 5000€ de buvette dont elle prend en charge les droits de place). Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social essentiel dans notre ville ?

On ne reviendra pas sur le « péché originel » qui a consisté à passer un bien trop long contrat (13 ans) avec des délégataires qui ne sont pas fiables, et de ne pas avoir « osé » la gestion directe. À Saint Gratien, nous estimons que les délégations de service public ou les contrats passés  avec le privé, sont trop souvent une solution de facilité, au détriment du service rendu à la population. Restauration scolaire, stationnement payant, réservation de berceaux dans des crèches privées, entretien des bâtiments communaux, marché municipal, pour ne citer que ces exemples.  

Prochain Conseil municipal le 21 novembre 2024, avec le débat d’orientations budgétaires. Avec les annonces gouvernementales concernant les collectivités locales, ce sera un sujet porteur d’inquiétudes ! 

Un État pour la Palestine

Fabien Roussel : « Reconnaître l’État de Palestine maintenant, un devoir politique et moral pour la France »

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Charlotte Blandiot-Faride, présidente de l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) et Philippe Rio, président de la Coopérative des élus communistes, ont cosigné une tribune (parue dans « Marianne, ndlr). Ils y appellent la France à agir en reconnaissant l’État de Palestine, afin de ne plus rester spectateur des horreurs commises par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. Et ainsi démanteler les colonies, détruire le mur de la honte et mettre fin à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

À lire ci-dessous

Le Proche-Orient s’enfonce dans la guerre. Les chiffres sont sidérants à Gaza : plus de 50 000 morts sont désormais comptabilisés, plus de 95 000 blessés, 89 % de la population gazaouie déplacée sous ordre d’évacuation, le spectre de la famine et des épidémies touchant l’ensemble de population civile, 70 % des infrastructures détruites selon l’ONU. La Cisjordanie subit des incursions permanentes des camps de réfugiés et les violences sans précédent de colons qui sévissent en territoire occupé.

Le peuple palestinien est face à l’une des plus grandes catastrophes de son histoire, confronté à un risque de génocide selon la Cour pénale internationale (CPI) et à une intention délibérée de l’État d’Israël de tuer la population civile sans distinction. Le Liban, à son tour, est bombardé, après des attaques dont le modus operandi rappelle les pratiques des pires organisations terroristes.

Honte

Le gouvernement ultranationaliste de Benyamin Netanyahou, dans sa volonté de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, constitue un danger mortel pour le peuple palestinien, pour le peuple libanais et pour le peuple israélien. Ni les massacres terroristes inqualifiables du Hamas le 7 octobre, ni les attaques du Hezbollah ne peuvent justifier les crimes de Tsahal, la dévastation de Gaza, le pilonnage des villes libanaises ou les actions visant à répandre la terreur parmi les populations civiles.

Depuis un an, nous, citoyens français, avons honte. Honte de voir notre pays rester spectateur alors qu’un massacre a lieu à 200 kilomètres des frontières de l’Union européenne.

Honte de voir notre pays renoncer au rôle qui le voyait hier porter devant la communauté internationale les exigences de paix et de justice pour la région. Honte de laisser des binationaux franco-israéliens commettre des crimes en toute impunité dans les territoires occupés. Honte de voir cette Union européenne maintenir ses accords commerciaux avec le gouvernement israélien. Honte de voir notre pays s’aligner sur l’inaction coupable de l’UE et s’effacer devant le soutien militaire et diplomatique des États-Unis.

La France doit agir

Depuis trente ans, nous avons vu l’espoir suscité par les accords d’Oslo être piétinés par les gouvernements israéliens successifs et par la passivité des gouvernements occidentaux. Nous avons entendu ce que nous ont dit les Israéliens du camp de la paix qui manifestent sans relâche pour un cessez-le-feu et la libération des otages ; ce que nous ont dit les Palestiniens des camps de réfugiés, les prisonniers libérés, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), l’Autorité palestinienne.

Nous avons entendu les familles des victimes du Hamas et des victimes de Tsahal. Nous avons été les premiers responsables politiques français à nous être rendus en délégation en Israël, en Cisjordanie occupée et dans les camps de réfugiés au mois de mars dernier. Nous écoutons les grandes voix pour la paix que sont Elie Barnavi ou Elias Sanbar. Tous appellent la France à sortir des postures, des discours impuissants, de l’hypocrisie et à agir concrètement.

La France doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’État d’Israël. Emmanuel Macron a dit dans son discours à la tribune de l’ONU s’engager à « bâtir des reconnaissances mutuelles ».

Franchement, qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce que les 147 États qui ont à ce jour reconnu l’État de Palestine, parmi lesquels figurent l’Espagne, l’Irlande et l’Arménie, ont attendu de « bâtir des reconnaissances mutuelles » ? Est-ce que la France elle-même, quand elle a voté le 18 avril dernier, au conseil de sécurité de l’ONU pour l’adhésion et entière de la Palestine à l’ONU, a attendu de « bâtir des reconnaissances mutuelles » ?

La reconnaissance de l’État de Palestine ne peut pas être la fin sans cesse reportée d’un processus. Elle en est au contraire le début, la clef pour mettre en œuvre concrètement la seule solution de paix juste et durable possible : deux États pour deux peuples vivant sur une même terre et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés. C’est la première étape pour démanteler les colonies, détruire le mur de la honte et mettre fin à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

Un message fort

La reconnaissance de l’État de Palestine redonnerait à la France un rôle et un crédit dans l’action concrète pour une paix juste. Elle serait un message fort envoyé au gouvernement israélien coupable d’actes de terreur, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ; un gouvernement qui a sur les mains le sang du peuple palestinien, du peuple libanais et du peuple israélien, dont la place est devant la justice internationale, comme l’est celle des dirigeants du Hamas.

La reconnaissance de l’État de Palestine serait un message fort envoyé aux peuples qui veulent simplement vivre en paix, en sécurité et en démocratie. Il est temps que la France mette ses actes en cohérence avec ses discours. Il est temps que la France soit à la hauteur de ce que les peuples attendent d’elle.

La gratuité, c’est judicieux

Suite de notre compte-rendu de la séance du 26 septembre 2024 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil prend connaissance du rapport d’activité du délégataire Effia pour 2023. Effia a pris la suite d’Indigo pour la gestion du stationnement payant en surface et du parking P1 du Forum.      

Les rapports d’activité du délégataire sont jusqu’ici plus réguliers qu’avec Indigo… qui se dispensait de les fournir bien que le contrat passé avec la ville lui en faisait obligation.

Le contrat avec Effia est aussi mieux bordé que celui avec Indigo. Ce dernier  comportait des seuils trop hauts jamais déclenchés pour le versement d’une redevance variable à la ville. De plus, cette dernière a eu à supporter des travaux en fin de contrat, alors que ceux-ci devaient être à la charge du délégataire.

Mais le contrat passé pour 10 ans avec Effia est-il pour autant beaucoup plus avantageux ? Est-il utile aux Gratiennois ?

On constate que le stationnement payant rapporte peu à la ville, même quand les seuils de redevance variable sont déclenchés. La ville ne cherche pas une rentabilité sur le  stationnement payant, nous dit l’adjoint aux finances, mais à aider le commerce en régulant le stationnement. Peut-être ! Mais qui alors tire bénéfice des 205 000€ prélevés en 2023 sur les automobilistes qui ont eu recours aux horodateurs et autres machines pour payer le droit de s’arrêter ? Si ce n’est pas la ville, c’est donc Effia !    

Nous avons examiné de près le rapport d’activité du délégataire. Un rapport très touffu… trop, peut-être car il nous inonde de chiffres dans lesquels il est ardu de se retrouver. Nous avons cherché à y voir plus clair.

La ville perçoit une redevance fixe de 3 000€, soit 2 000€ sur le P1 et 1 000€ sur la voirie. Le rapport indique pour 2023 une redevance variable de 16 132€, après le déclenchement de divers seuils dépendants de la fréquentation et donc des recettes de Effia. La redevance totale pour 2023 encaissée par la ville est de 19 132€. La commune touche donc à peine 26€ par an pour chacune des 734 places concernées, ce qui est bien peu.

Mais de plus, en nous penchant plus précisément sur les chiffres du rapport d’Effia, nous y avons constaté de nombreuses erreurs ! Calcul de la redevance variable sur le P1 erronée, surestimée de plus de 1 000€, total des recettes perçues inexact (environ 205 000€), calcul du résultat d’exploitation incompréhensible (environ 26 000€)…  Dans le tableau qui reprend le bilan financier d’Effia, les 3 lignes concernant la redevance sont inexactes… Bref, un rapport truffé d’erreurs !     

Le rapport émane d’Effia, et non des services, s’empresse de nous rappeler le maire quand on lui fait remarquer ces erreurs. Certes ! Mais il est tout de même regrettable de voir présenté en Conseil municipal un rapport dont la partie financière comporte tant d’inexactitudes.

Notre appréciation générale

Le P1 est globalement assez bien entretenu, avec quelques efforts de signalétique sur les différents accès, signalés par de nouveaux panneaux. Nous avions d’ailleurs fait remarquer au Conseil de juin que les issues étaient mal indiquées. Une porte est toujours défectueuse et reste ouverte. À quoi sert donc de fermer les autres le soir ?

Dans la situation actuelle, pour résumer : finalement l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville et coûte beaucoup aux Gratiennois.. quasi 205 000€ de recettes perçues par Effia. C’est autant qui n’est pas dépensé dans les commerces de la ville. La ville perçoit environ 19 000€, Effia réalise un bénéfice de 26 000€, et les travaux consistent principalement en dispositifs visant à faire payer l’usager… On peut donc s’interroger sur la pertinence de ce dispositif.

D’autres villes choisissent la zone bleue réglementée. Avantage : des économies sans tous ces travaux qui servent à l’encaissement, bornes, horodateurs, systèmes de paiement… Il y a moins de dépenses et un stationnement qui est tout de même réglementé. Le maire nous rétorque que la durée du stationnement en  zone bleue est plus long et donc la rotation des véhicules moins rapide, ce qui défavoriserait le commerce. Mais non ! Il existe différentes zones, verte, orange… qui permettent de fixer des durées de stationnement plus ou moins longues. Mais les dépenses inhérentes au P1 nécessiteraient toujours de le rendre payant, ce qui engorgerait donc le stationnement gratuit en voirie, nous dit encore le maire. Mais ces dépenses, principalement d’entretien, ne sont pas si importantes qu’elles nécessiterait de rendre le P1 payant. Notre argumentaire en faveur de la zone réglementée reste judicieux.

À suivre… le rapport d’activité du délégataire du marché municipal

Bien peu

À l’ordre du jour de ce Conseil de septembre, 8 rapports donnant lieu à vote, 4 dossiers dont les élus prendront seulement « acte » et 41 décisions du maire… Ces dernières étant tellement nombreuses que leur lecture ne se fera plus en séance comme cela était le cas jusqu’ici. Tant pis pour le public qui ne comprendra plus rien en entendant des questions éventuelles sur des décisions dont il n’a pas eu connaissance…

Bien peu de choses finalement se décident en Conseil municipal. On vous raconte l’essentiel de la séance de septembre.

Le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire, avec les effectifs des 14 écoles élémentaires et maternelles, et les travaux d’été réalisés dans ces locaux. À noter une diminution globale du nombre d’élèves  de 35 par rapport à l’année précédente : il y a 2 192 écoliers gratiennois, dont 1 378 élèves en élémentaire et 814 en maternelle. Une ouverture de classe a eu lieu à Jean Zay maternelle. Il manque encore 18 animateurs pour les temps de cantine.   

Décisions du maire

Souvent techniques ou relevant de l’administration courante, elles cachent parfois des mesures plus fondamentales. Nous interrogeons cette fois sur les montants dévolus aux illuminations festives de la ville (49 000€ en 2023), ceux pour l’équipement progressif en LED des lampadaires (192 000€ en 2023), demandons des précisions sur une procédure de préemption d’un commerce, finalement abandonnée.

À propos de l’implantation d’un « ilot de fraicheur » dans la cour de l’école maternelle Raymond Logeais, nous suggérons que soit organisée une visite sur place (la cour est difficilement visible de la rue) pour apprécier la pertinence de cet aménagement. Nous ne posons pas notre question sur le démarrage de l’activité « golf urbain » car ce sujet fait l’objet d’une question orale d’un groupe de l’opposition. (On apprendra que le golf fait un tabac, pour ceux qui en auraient douté.)

Emplois

Si nous votons diverses mesures de modifications du tableau des emplois ,n nous nous interrogeons sur la création d’emplois non permanents de saisonniers pendant les périodes de vacances scolaires. Autant on comprend facilement qu’on recrute des animateurs pour les vacances scolaires, autant pour les jardiniers et  les agents de voirie, la chose paraît plus surprenante. Ce sont au final des emplois qui restent précaires. Même chose pour le  recrutement d’agents contractuels remplaçants.

Nous votons pour la mise en place du « bonus attractivité » de la CAF pour les personnels des accueils collectifs de la petite enfance, il s’agit d’une augmentation de leur rémunération toujours bonne à prendre.  

Nous votons pour la préservation des sépultures des personnalités gratiennoises au cimetière communal, même s’il nous semble un peu étrange de mêler un pilote automobile ou un animateur télé avec des résistants..

Saiem

À l’occasion de la présentation des comptes annuels de la SAIEM pour 2023, nous interrogeons sur le nombre de places de parking louées au P2 du Forum et aux Raguenets. Quelques-unes restent encore vacantes.  

Mobilier urbain

Le Conseil examine le rapport d’activité 2023 de Decaux qui exploite le mobilier urbain.

Cette délégation comporte un intérêt financier pour la ville, contrairement au contrat précédent, qui ne prévoyait pas de redevance…  La ville encaisse à présent 55 000€ par an.

Le contrat inclut l’entretien et le nettoyage des différents mobiliers, panneaux d’affichage, abris bus… Mais qu’en est-il des panneaux d’affichage libre, qui ne sont eux jamais  nettoyés ? Ah… c’est du ressort des services municipaux ! Mais en fait, hélas, du nôtre, à l’occasion de nos (fréquents) collages !

J’interroge sur l’intérêt des panneaux lumineux qui affichent plus souvent le programme de TF1 que des infos municipales, et m’inquiète de savoir s’ils sont bien éteints la nuit à partir de 23 h, comme le prévoit le règlement municipal de publicité. On m’assure que c’est à présent le cas. Nous avions relevé il y a peu que ces panneaux restaient allumés la nuit.  

À suivre : le rapport du concessionnaire du marché municipal, et celui d’Effia qui gère le stationnement payant. Avec quelques sujets… d’étonnement !