Nos questions de décembre

Voici nos « questions orales au maire » pour le Conseil municipal du jeudi 19 décembre 2024, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Venez écouter les réponses qui y seront apportées : c’est ce jeudi soir à 20h30 en salle des mariages de la mairie.

 1 – Traversée voie ferrée en l’absence de passerelle au-dessus du RER C Depuis des mois (cf. conseil de février 2024, suite à la fermeture de la passerelle), nous attendons que les contremarques gratuites de la SNCF permettant d’emprunter le souterrain de la gare RER sans titre de transport soient enfin disponibles et distribuées aux Gratiennois· e· s qui en feraient la demande. La ville a-t-elle des informations et quelle publicité sera ensuite faite de ce dispositif auprès de la population ?

2 – Passages piétons et passages réservés aux cyclistes

Des dispositifs d’éclairage particuliers des passages piétons avec détection de présence humaine permettent une meilleure sécurisation des traversées piétonnes. Il existe même des procédés de signalisation lumineuse au sol de ces passages, comme pour les pistes cyclables, qui amènent un meilleur respect du passage piéton et des cyclistes par les automobilistes. La ville a-t-elle engagé une réflexion sur ces possibilités?                                 

3 – Entretien des trottoirs

Le maire a précisé en réunion de quartier le 12 décembre 2024 que « l’entretien des trottoirs revient aux riverains ». Or, sur le site de la ville, nous lisons que seul le balayage des trottoirs (comme l’enlèvement de la neige) incombe aux riverains. Qu’en est-il et quelle publicité est faite à d’éventuelles obligations de désherbage notamment ? 

4 – Place des Cyclades 

Cette grande place de centre-ville est aujourd’hui un espace peu attractif, tant au niveau du revêtement du sol que des quelques aménagements et mobiliers urbains qu’elle comporte. Comment la ville pourrait-elle aménager cet endroit pour le rendre plus agréable pour les habitants et plus propice à diverses animations conviviales et jeux d’enfants ?

5 – Mayotte

L’île de Mayotte vient d’être ravagée par un cyclone d’une ampleur inédite. Les besoins sont immenses pour ce territoire déjà très défavorisé. Nous savons que la politique de la ville est de ne pas verser une aide financière. Malgré tout, comment peut-elle d’une part encourager les citoyens à participer de quelque manière que ce soit, à l’indispensable solidarité que requiert ce drame ? D’autre part, St Gratien, ville non jumelée jusque-là, peut-elle engager des démarches de l’ordre du symbole et travailler à son jumelage avec une des villes de l’ile de Mayotte, pour de futurs échanges culturels et de solidarité ?

Conseil municipal de décembre

Prochain Conseil municipal de Saint Gratien le jeudi 19 décembre 2024. Séance ouverte au public à partir de 20h30 en salle des mariages.

À lire ci-dessous l’ordre du jour, avec comme principaux dossiers : le vote du budget 2025, les augmentations des tarifs du stationnement payant et celles des droits de place au marché, ainsi que l’avis de la commune sur le futur plan des mobilités en Île-de-France pour 2030.

Des sujets qui touchent le quotidien des Gratiennois·es !

À suivre nos questions orales au maire.  

Mayotte

Des bidonvilles entiers rasés, des maisons et infrastructures dévastées, pas d’eau ni d’électricité… Face à l’ampleur de la catastrophe qui frappe Mayotte, Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur démissionnaire, qui comme ses prédécesseurs ne voyait jusque-là dans l’archipel qu’un laboratoire sécuritaire et de répression des migrants, a promis de « mobiliser tous les moyens possibles en termes civils et militaires ». Emmanuel Macron, qui doit lui aussi faire le voyage « dans les prochains jours », a annoncé une journée de deuil national. Mais au-delà du symbole indispensable et des mesures d’urgence, l’État considérera-t-il le 101e département Français enfin à égalité ?

Car si des « centaines », voire des « milliers », de victimes sont attendues c’est non seulement lié à l’ampleur du cyclone Chido, auquel le territoire n’était pas préparé malgré les alertes des scientifiques sur l’intensification de ces phénomènes du fait du réchauffement climatique. Mais aussi parce que Mayotte a été abandonnée à la pauvreté et aux cases de tôle, condamnée à être le plus grand désert médical de France, soumise à la soif avec des investissements notoirement insuffisants pour assurer l’accès à l’eau au point que le choléra a fait des victimes ces derniers mois…

Face à l’urgence et à l’ensemble de ces défis, la responsabilité de l’État est engagée. La solidarité est également de mise. Pour y participer, le Secours Populaire Français, qui a déjà débloqué un fonds de 100 000 euros et s’apprête à envoyer une mission sur place, lance un appel aux dons.

L’Humanité, 17 décembre 2024

Faire un don au Secours populaire français

Pas de politique

Nous étions hier soir à la réunion de quartier du Parc, et on vous en raconte quelques moments. Même si cela peut paraître dérisoire au vu de l’actualité nationale, et même si nous en connaissons toutes les limites, nous sommes toujours attentifs à ces rencontres avec les habitants.

Le système est bien rodé, et immuable. Le maire siège à la tribune, entouré de la police municipale et parfois nationale, des agents de la ville chargés de la politique dite de proximité, de sa cheffe de cabinet, du directeur général des services, du directeur des services techniques, et d’élus de la majorité… Ce qui représente un aéropage relativement impressionnant pour le citoyen de base, autorisé à poser des questions, jusqu’au moment où le maire décide que c’est la dernière.

Il est moins acceptable d’émettre un avis ou une opinion. Cela peut entraîner à votre égard une accusation de « faire de la politique », ce qui curieusement n’est pas admis dans une assemblée pourtant conviée à venir débattre de la gestion de la ville… Les élus de la minorité que nous sommes sont tolérés, mais immédiatement désignés comme trouble-fête s’ils se risquent à évoquer un sujet considéré comme politique, voir plus haut. Éventuellement, le maire leur demande de bien vouloir « laisser la parole aux habitants », montrant ainsi qu’il ne les considère pas tout à fait comme des citoyens ordinaires.

Une fois ces règles connues à défaut d’être admises, on peut se risquer à intervenir en réunion de quartier.  

Réunion d’information et non de concertation, la soirée commence comme d’habitude ce 12 décembre 2024, par une présentation de projets municipaux déjà finalisés. La réhabilitation du centre culturel du Parc, structure vétuste où se tient la réunion, est ainsi dévoilée : travaux d’isolation et d’amélioration acoustique, rénovation des espaces intérieurs. Tout cela est indispensable au vu de l’état actuel des locaux, et permettra une économie substantielle de chauffage. On regrette que l’occasion n’ait pas été saisie d’agrandir le centre, ni que l’association de la MJC n’ait guère été entendue sur ses demandes de sas d’entrée et de salles dédiées aux différentes activités. Les travaux débuteront en juin 2025 pour une durée de six mois et un coût estimé de 1,2M€.

Le centre culturel Camille Claudel connaîtra lui une reconstruction de ses locaux incendiés à 80% en juillet 2023. Il faudra attendre septembre 2025 pour le début des travaux qui devraient s’achever au printemps 2026. L’occasion pour le maire d’une diatribe sur les jeunes à l’origine du sinistre, sur les habitants qui d’après lui, les connaissent sans toutefois les dénoncer, sur le coût des travaux pour la ville (2,8M€), omettant de dire que la facture ne sera pas à sa charge, affichant aussi sa volonté de laisser à la vue de tous la façade calcinée pour encore des mois durant… « Pour ne pas oublier il faut le voir tous les jours ».. une quasi punition pour le quartier entier alors que l’incendie, bien évidement condamnable, n’est le fait que de quelques individus, dont d’ailleurs les caméras n’ont pas pu révéler l’identité à ce jour. Cette volonté nous semble aberrante pour l’image du quartier qui ne mérite pas cela et pour les habitants qui sont les premiers pénalisés par la fermeture du centre. Cela fait même fuir de possibles candidats médecins pour la maison de santé toute proche… avons-nous appris de source sûre.

Pas de bonne réunion de quartier sans un point sécuritaire sur les différents dispositifs qui nous protègent, police municipale, caméras (42 actuellement et bientôt 70 supplémentaires) et bien sûr Voisins Vigilants, à l’efficacité redoutable puisque le maire nous annonce que cette plate-forme entre voisins aux yeux grands ouverts a fait baisser de 50% les cambriolages dans le quartier ! Hélas, je crains que le problème ne soit un peu plus complexe..

Vient ensuite le moment des questions au maire, lequel a invariablement la bonne réponse. Quand la question est jugée pernicieuse, le maire peut soit « faire de l’humour »  en conseillant de déménager au perturbateur qui émet une critique ou un souhait, soit le désigner comme un dangereux gauchiste (effroi garanti dans la salle, composée majoritairement d’électeurs de droite plutôt âgés..), lui attribuant même une appartenance dont il sait pertinemment qu’elle est erronée : non, nous ne sommes pas adhérents de LFI…  Le maire s’exonère ainsi de la règle pourtant connue de tous : pas de politique en réunion de quartier, voir plus haut. À moins qu’il ne soit traumatisé par les résultats des dernières législatives dans ce qui n’est plus « son fief » ?

Parmi les questions de ce soir, plusieurs sur le changement climatique et ses dangers potentiels, les solutions possibles pour lutter contre les inondations, le risque de voir assouplir les dispositions de la loi « zéro artificialisation nette », le PLU.  L’occasion pour le maire de regretter que Saint Gratien soit la ville la plus dense du Val d’Oise, sans toutefois aller jusqu’à en citer les responsables. Selon lui, il est donc compliqué de désimperméabiliser, mais il importe surtout de ne plus construire, malgré que la région et le département nous y poussent.

Pour mémoire, dès les années 1990, nous avions alerté sur la densification excessive de notre ville, sans alors beaucoup d’échos, puisque l’objectif affiché était pour la majorité d’arriver à 23 000 habitants, et que la demande d’espaces verts était jugée irréalisable. Heureusement que les habitants des Marais ont su à cette époque se battre pour la couverture arborée du BIP, et que nous avons poussé pour la création du parc urbain, que la ville veut à présent agrandir !

Les transports ont fait l’objet d’échanges assez tendus, notamment comme à chaque fois sur les mobilités douces. Il n’y aura pas de parc à vélos couverts devant les centres culturels, les cyclistes sont présentés comme non respectueux des règles, et le maire profite aisément du désintérêt de son public, peu concerné par l’usage du vélo, pour évacuer la question. Pas surprenante non plus sa réponse sur les nuisances aériennes. Les avions modernes seront moins bruyants, et le trafic va baisser, donc inutile de se mobiliser pour un couvre-feu à Roissy ! Un avis contraire pourtant à toutes les prévisions qui annoncent une explosion du nombre de vols. Mais pour notre maire, la circulation automobile n’est pas non plus un problème, puisque bientôt les voitures seront électriques et donc non polluantes, sans qu’on voie bien quelles répercussions positives cela pourrait avoir sur la circulation et le stationnement… Curieusement, le maire regrette un manque selon lui de transports en commun, alors que Saint Gratien est tout de même desservi par trois gares importantes. Mais nous n’avons ni métro ni tramway, nous dit-il. Alléluia ! Il y a plus de 10 ans, la majorité et madame Eustache nous riaient au nez lorsque nous évoquions le prolongement du tramway entre Épinay et Saint Gratien !

À 21h30, le maire décide que ma question est la dernière, et je reste avec mon interrogation sur les possibilités d’améliorer la démocratie de proximité, en associant les habitants via un budget participatif, ou un conseil municipal des jeunes. Ouf, le maire a échappé à une question très politique.

L’après Barnier

Alors qu’on attend aujourd’hui même la chute du gouvernement Barnier, Lucie Castets est interrogée par l’Humanité.

Après Michel Barnier, Lucie Castets ? L’économiste se dit toujours « disponible » pour Matignon, mais appelle la gauche à préparer la présidentielle.

Le Nouveau Front populaire (NFP) revendique-t-il toujours d’exercer le pouvoir avec vous à Matignon ?

Oui, au vu du résultat des législatives et de la situation, il serait légitime que nous gouvernions. Quant à savoir si je dois être première ministre, je ne suis pas dans une perspective égotique. J’ai fait partie de la solution cet été, si je dois encore faire partie de la solution maintenant, je me tiens à la disposition de la gauche.

Pour le reste, il faut reposer la question aux partis, mais aussi à Emmanuel Macron, qui porte la responsabilité de celui ou celle qu’il nommera. Le président nous a refusé le pouvoir une première fois. Résultat, c’est un échec total, et Michel Barnier s’apprête à tomber.

La gauche pourrait-elle bâtir des majorités sans risquer à son tour la censure ?

Je ne dis pas qu’à sa place je n’aurais pas été censurée, je suis la première à reconnaître que nous avons une majorité relative. Mais depuis, nous avons montré que nous pouvions mettre d’accord au-delà de nos rangs sur des amendements, lors du budget. Sur les services publics et les retraites, nous pouvons bâtir des majorités.

Tous les élus sur le terrain sont confrontés à des demandes d’amélioration des services publics. Cela impliquerait de forcer les macronistes à un peu de souplesse, certes, car ils portent un budget qui propose, notamment, de supprimer 4 000 postes de professeurs.

Boris Vallaud (PS) propose un pacte de non-censure avec les autres forces, hors RN, préalable à un gouvernement de gauche. Qu’en pensez-vous ?

Si la question est de travailler texte par texte sans menace de censure agitée à tout-va, cela me va et c’est d’ailleurs ce que j’ai proposé tout l’été. En revanche, s’il s’agit d’un accord gouvernemental très large avec des représentants du camp présidentiel, c’est irréaliste et notre électorat ne le comprendrait pas, surtout après cet été.

Pareillement, je pense qu’un gouvernement technique est une mauvaise hypothèse. Ce serait une sorte de nouveau macronisme. Comme si les experts n’avaient pas de socle idéologique…

Le RN s’apprête à censurer Michel Barnier après lui avoir servi de béquille. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas une surprise : on savait que le RN allait, à un moment, se retourner. Le vrai sujet, c’est comment la Macronie et LR se sont fait mener par le bout du nez par l’extrême droite. La vraie ligne rouge des macronistes, ce sont les hausses d’impôts, quitte à coopérer avec le RN. C’est une déception authentique pour moi de voir qu’aucun macroniste n’a eu de réflexe républicain. Emmanuel Macron devait être le rempart au RN, il en est le promoteur.

Désormais, les communiqués de Matignon citent directement Marine Le Pen pour la créditer de certaines avancées, comme sur le remboursement des médicaments, alors même que c’était une mesure portée par le NFP et que le premier ministre a toujours refusé de nous écouter.

Comment faire pour rendre visible l’arnaque du RN, qui se prétend le bouclier des classes populaires ?

Les idées racistes et réactionnaires ont progressé dans notre société mais je ne crois pas que cela suffise à expliquer la progression électorale du RN. Beaucoup des électeurs du RN se sont tournés vers ce parti en désespoir de cause : ils sont lassés par la classe politique disons « traditionnelle », avec le sentiment qu’elle est impuissante à changer leur quotidien… C’est à ça que la gauche doit répondre.

Or, avoir un très bon programme ne suffit pas. Les gens ne lisent pas nécessairement les programmes, on les comprend, ils fonctionnent – comme nous tous – d’abord par l’expérience du quotidien. J’ai croisé des sympathisants qui me disent : « Le Smic à 1 600 euros, c’est bien mais mon patron boulanger ne peut pas me verser ça et je ne veux pas le mettre dans la merde… » Il faut qu’on fasse preuve d’humilité collective. Cela ne veut pas dire que je ne soutiens pas le Smic à 1 600 euros ! Mais il faut expliquer mieux comment on y arrive, sans mettre ce patron boulanger, par exemple, en difficulté.

Si Emmanuel Macron venait à vous nommer, votre gouvernement est-il bouclé ?

J’ai déjà travaillé à plusieurs hypothèses, en concertation avec les partis. Toutes les composantes du NFP devront y être représentées, en évitant les personnalités les plus clivantes qui peuvent heurter les sensibilités de chacun. Et je suis favorable à ce qu’on ouvre à la société civile ou à certaines figures hors NFP, qui seraient prêtes à travailler avec nous et partagent notre socle.

À l’inverse, si le président se refusait à nouveau à nommer le NFP, que peut faire la gauche ?

Je le vois mal entendre raison, c’est donc l’hypothèse la plus probable. Nous devrons continuer à travailler à l’Assemblée pour construire un changement de cap politique, et préparer les prochaines échéances électorales.

Une présidentielle anticipée, par exemple ?

Je ne suis pas pour destituer le président de la République, en revanche je comprendrais qu’il se pose la question de démissionner. La crise politique vient d’abord de l’Élysée.

Vous avez appelé, le 30 novembre, aux côtés de Marine Tondelier, à fixer le principe d’une candidature commune à la présidentielle.

Oui, mais pas seulement. La candidature commune, et le fait de trouver une méthode de désignation, cela nous semble le B.A.BA pour ne pas partir désunis. Le projet est dans le nom, « Gagnons ensemble » : s’organiser et préparer la suite, avec toutes les forces de ce pays qui veulent œuvrer à la victoire d’un projet commun à l’ensemble de la gauche. Aller écouter et parler à tous ceux qui se sont éloignés de nous ou qui ne votent pas, ou plus.

Nous devons démontrer que nous savons écouter, et tenir compte de ce que les gens disent, contrairement à ce qui a été fait depuis 2017. Le NFP a été un élan incroyable, qui doit beaucoup à la société civile organisée, avec un fort désir d’union qui n’est pas retombé. Il faut renouer avec cet esprit. Nous pouvons approfondir le programme, en associant là encore la société civile et en nous appuyant sur des consensus locaux, sur la santé, l’éducation, la fiscalité…

Jean-Luc Mélenchon aussi a appelé à se rallier aux insoumis pour une candidature commune.

Notre démarche n’a rien à voir. Nous appelons à décloisonner le NFP, pour dépasser les 28 % et atteindre les 50 % pour être en mesure d’obtenir une majorité absolue aux législatives et de remporter la présidentielle. J’espère que la censure va provoquer un esprit de responsabilité, pour être en mesure de dépasser les postures. Nous gagnerons tous à travailler ensemble.

Orientations budgétaires

Principal dossier de la séance du Conseil municipal de novembre : les orientations budgétaires pour 2025.

Ce point a donné lieu à de nombreux échanges entre les élus. En voici quelques-uns, sans prétention exhaustive, en reprenant les éléments des interventions des deux élus de notre groupe.

Sur un plan général, la situation des collectivités locales est très difficile après les annonces gouvernementales. Grande colère des élus, vue lors du Congrès des maires. « Faire mieux avec moins » ça a toujours été compliqué. Les collectivités ne sont pas responsables de la dette de la France, elles font de l’investissement public. Avec moins de moyens elles en feront moins et c’est mauvais pour l’économie. de plus, elles sont quasiment mises sous tutelle car elles n’ont plus d’autonomie financière avec la disparition de la taxe d’habitation et sont entièrement dépendantes des dotations…

Comme le 1er ministre est de la famille politique du maire, nous aurions aimé connaître son appréciation de ces coupes budgétaires, évaluées entre 5 et 11 M€ à aujourd’hui… ? Même si visiblement St Gratien n’est pas si impacté que ça par les mesures directes, nous le serons par contre par l’assèchement des dotations des autres collectivités dont nous recevons les subventions.

Le maire ne s’engagera pas à nous répondre sur ce point…  

Il y a évidemment risque avec ces coupes drastiques que les services publics soient mis à mal ; que la transition écologique soit freinée par des coupes dans les financements. Ce sont notamment les alertes concernant le « fond vert », amputé au niveau national de -1,5 milliard d’euros, et la suppression du plan vélo national avec cascades sur les autres plans vélo. Déjà que la ville est très en retard dans ce domaine !  

Localement, comme nous l’avions déjà fait remarquer en juin lors du vote du Compte administratif, il est surprenant de voir que la situation financière de la ville qui était présentée en novembre 2022 comme catastrophique et nécessitant une forte augmentation du taux de taxe foncière (ce sera +14%, à ajouter à l’augmentation des bases de +7%), est à présente tellement bonne qu’on pourrait investir comme jamais, entre 12 et 14 millions d’euros ! Les dépenses d’investissement sont en effet d’environ 5 M€ habituellement chaque année. Alors qu’on nous annonçait que les courbes des recettes et des dépenses devaient se croiser (le redoutable effet ciseau !), il n’en est rien, et d’ailleurs les fameuses courbes ont opportunément disparu de notre document.

Évidemment, les débat montre que le montant total des investissements ne sera pas supérieur à celui des années précédentes. Ce sont des reports, des investissements planifiés les exercices antérieurs, mais comptablement non engagés et des frais d’études, qui anticipent une partie des investissements, gonflant ainsi artificiellement les chiffres.

Il n’y aura finalement que des choses très classiques.. les habituels travaux de voirie, un bâtiment communal rénové, la salle d’armes, à grands coups de subventions, et la rénovation du centre culturel du Parc. La reconstruction du centre Camille Claudel sera, elle, entièrement financée par les assurances et l’État.

La ville a-t-elle beaucoup souffert de la baisse de la DGF ? Pas vraiment, puisque la baisse était assez faible depuis 2018, et qu’en même temps d’autres dotations augmentaient.

Un nouvel objectif de la majorité est de conserver la dette au niveau où elle était en début de mandat. Or, ce qui compte, c’est le coût de la dette.. Saint Gratien est bien placée après la douloureuse expérience des emprunts toxiques pour savoir que des taux d’intérêt exorbitants sont effectivement un problème !  Mais derrière la dette, il y a l’investissement en ville.. Moins de dette, c’est moins d’investissement, ou un sous-investissement, inférieur aux besoins. Or nous constatons qu’il y a un gros retard d’investissements sur la transition écologique. Les inondations du mois d’octobre ont su nous le rappeler. Non, la dette n’est pas diabolique, tout dépend du taux des emprunts, et des travaux qui seront ainsi financés.

En ce qui concerne les agents municipaux,  nous constatons de plus en plus de CDD… 87 postes sur 370, c’est-à-dire 23,5%, contre 16,8% en 2022. Les titulaires ne représentent plus que 60,5% des effectifs en 2024 contre 64% en 2022. C’est une précarisation des statuts. Nous retrouvons également l’invariable rhétorique sur les « rémunérations contenues ». C’est positif du côté de l’employeur mais moins du côté des salariés ! Nous estimons que la revalorisation du point d’indice est positif, même s’il y a un coût pour la collectivité. Le nombre d’assistantes maternelles passe de 9 à 6 et c’est inquiétant.  

Pour la partie « orientations » puisque c’est le rapport d’orientations budgétaires dont nous débattons, il faut arriver à la page 18 d’un document qui en compte 24 pour les découvrir…  

Pour maitriser nos dépenses de fonctionnement, je réitère la proposition d’éteindre l’éclairage public une partie de la nuit dans une partie de la ville, ce qui apporterait des économies substantielles. Les Leds ne règlent pas tout.

La ville annonce une quasi stabilité des tarifs des services pour 2025. On s’en félicite ! Depuis longtemps nous déplorons le très haut niveau des tarifs de cantine… parmi les plus chers du département Le maire nous répond que les réfectoires sont pleins. Oui, les parents qui travaillent sont contraints de laisser leurs enfants à la cantine. Mais, beaucoup plus gênant : si les élèves de Grusse Dagneaux déjeunent à plus de 80% à la cantine, ceux de l’école Jean Sarrailh ne le font qu’à 55%… selon les infos obtenues -difficilement- en commission scolaire. Il y a donc une grosse inégalité entre quartiers qui doit nous interroger . Donc si on se réjouit de voir que les tarifs de cantine n’augmenteront pas cette année encore, notons qu’ils n’en restent pas moins très élevés -trop- pour certaines familles.

Nous regrettons aussi que la médiathèque Motordu ne soit pas davantage développée et rendue plus accessible parce que c’est un équipement qui le mériterait, dans un quartier qui en a bien besoin.

Toujours dans le domaine des écoles, la ville a beaucoup communiqué sur la « végétalisation » des cours d’école. Nous avons été parmi les premiers à dire qu’il faut revoir le modèle des cours entièrement bitumées. Hélas, on craint que ce bel objectif ne se réduise finalement à assez peu de choses : des auvents qui ne protègent pas forcément de la chaleur, quelques plantations. Pourtant l’enjeu est grand en matière de dés imperméabilisation des espaces urbains, et de lutte contre les ilots de chaleur. Le bitume emmagasine et renvoie la chaleur la nuit. C’est donc réduire sa place qu’il importe de faire. Sans oublier l’impact positif qu’un réaménagement bien mené peut avoir sur le climat….. scolaire.

Mais hélas là comme ailleurs, la majorité municipale a un gros défaut : elle ne consulte personne, ou si peu. Les enseignants, les parents et même les enfants ont de très bonnes idées. Ce n’est pas dessaisir les élus de leurs prérogatives car au final, ce sont toujours les élus qui décident… mais en meilleure connaissance de cause s’ils ont entendu les avis des uns et des autres, ceux qui utilisent les équipements au quotidien. Or, nous voyons que se profilent des projets déjà ficelés qu’on annonce aux intéressés en oubliant que peut-être ils ont un avis.. Même remarque d’ailleurs pour tous les projets importants pour la ville : manque de concertation pour la passerelle de la gare, si importante pour la liaison centre-ville/Raguenets ou encore la rénovation du centre du Parc.. D’ailleurs pas de budget participatif non plus chez nous alors que la pratique se répand y compris dans des villes dirigées par des maires de droite… moins frileux.  Impliquer les habitants quant au budget est pourtant essentiel.

Toujours dans le domaine des enfants, rien en ce qui concerne le centre Fossiez qui vraiment n’est pas un centre de loisirs qui les accueille dans de bonnes conditions.

En ce qui concerne la si nécessaire adaptation au changement climatique qui nous rattrape plus vite que prévu, je regrette qu’on en reste souvent au « la ville est si dense qu’on ne peut pas faire grand-chose ». Si elle est l’est, c’est aussi parce que depuis 40 ans la bétonisation a beaucoup prospéré… Je rappelle à ce sujet au maire qui nous accuse d’avoir toujours voulu davantage de logements, que dès les années 90, nous étions les seuls à souligner le fait que Saint Gratien était la ville la plus dense du 95. Nous avons beaucoup travaillé avec les habitants pour sauvegarder quelques espaces libres, par exemple par l’implantation du parc urbain ou la réalisation de la couverture du BIP. Ce sont aujourd’hui des espaces verts appréciés. Seule la construction de logement social est à notre avis nécessaire, rappelons que 70% des Français y sont éligibles.

Mais même dans une ville dense, des choses sont possibles. Même les parkings peuvent être dés-imperméabilisés… La majorité a peu d’ambition dans ce domaine malgré les alertes. Rien ou si peu pour les mobilités douces, toujours aussi compliquées dans notre ville. C’est l’exemple des parcs à vélos dans les écoles, ou des « rues scolaires », qui pourraient contribuer à désengorger les entrées/sorties des écoles de la circulation automobile : on se contente de nous répondre : « il n’y a pas de demande des familles ni des enseignants »… Mais c’est aux élus aussi de parfois se montrer audacieux.     

Enfin, nous votons « contre » ce rapport d’orientations budgétaires afin de marquer notre profond désaccord sur la politique municipale qu’il sous-tend.

Le dimanche, c’est non

Premier rapport présenté au Conseil municipal de Saint Gratien le 21 novembre dernier : les dérogations au repos dominical.

Nous votons contre la dérogation au repos dominical des commerces de détails pour l’année 2025, comme à chaque fois que le Conseil municipal est sollicité sur cette question.

Comme chaque année, la dérogation porte sur 12 dimanches pour les commerces alimentaires, soit le nombre maximum autorisé. Il s’agit de Carrefour Market et Lidl. Le Grand Cercle et des concessions automobiles sont concernés pour 5 dimanches.

Pour nous, c’est toujours non au travail du dimanche !

Non, le travail le dimanche ne crée pas d’emplois : le pouvoir d’achat des clients n’est pas extensible, donc globalement le chiffre d’affaires reste le même et il n’y a donc pas de création d’emplois.

Non, les salariés ne sont pas « volontaires ». Soit ils sont contraints de rechercher des majorations de salaires parce que leurs salaires sont trop bas, soit ils sont contraints car s’ils refusent quand ils postulent à un emploi qui inclut le travail du dimanche, ils ne seront pas embauchés.

Non, parce que nous pensons que les étudiants qui prétendument bénéficieraient du travail le dimanche pour financer leurs études, rencontrent très souvent des difficultés à cumuler études et travail. Le travail est nuisible à leurs études.

Non, parce que le dimanche est un jour de repos collectif qui structure la société, et qui permet des loisirs sportifs, culturels, familiaux, associatifs, amicaux, cultuels etc… La liste n’étant pas exhaustive !

À suivre le dossier principal du Conseil de novembre : le rapport sur les orientations budgétaires pour 2025.

Solidarité avec le peuple palestinien

À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le PCF cosigne une déclaration commune avec les camarades de l’Organisation de libération de la Palestine.


Le peuple palestinien subit la plus grande catastrophe de son histoire. Le gouvernement israélien d’extrême droite veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. Les massacres de masse, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le génocide, dont il est coupable ont été condamnés par la Cour Internationale de Justice et ont donné lieu à l’émission de mandats d’arrêt de la part de la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupés.

Nous réaffirmons le droit inaliénable du peuple palestinien à la réalisation de ses droits légitimes nationaux, en toute indépendance, en application du droit des peuples à l’autodétermination, et à vivre en paix et en sécurité, dans le cadre d’un État souverain et démocratique, aux côtés du peuple israélien. Seule une solution politique et l’application du droit international permettra une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous exigeons donc, en application des résolutions de l’ONU :

-Un cessez-le-feu immédiat et permanent pour l’ensemble de la région 

-La mise en jugement des criminels de guerre en application de l’arrêt de la CPI

-La protection du peuple palestinien contre les attaques de l’armée et des colons israéliens

-La reconnaissance par la France et l’Union Européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale

-La libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens

-Le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation

-La levée du blocus de Gaza

-L’exercice du droit au retour des réfugiés.

Telle est la voie pour établir une relation pacifique entre les peuples palestinien et israélien. 

Nous demandons à l’UE et à la France de condamner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien. Elles doivent faire appliquer les arrêts de la CPI. Nous appelons à la suspension de l’accord de libre-échange UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se plie pas au droit international, et à la fin immédiate de toute livraison d’armes, de matériel militaire et de la coopération militaire entre les pays européens et l’État d’Israël.

Alors que l’extrême droite israélienne a annoncé l’annexion unilatérale et illégale d’une partie de la Cisjordanie pour 2025, qui s’ajouterait à l’annexion illégale de Jérusalem-Est, il y a urgence à agir !

En cette Journée internationale de solidarité envers le peuple palestinien, le PCF et l’OLP annoncent donc s’engager dans la construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien.

Ramallah & Paris, le 29 novembre 2024
Parti Communiste Français
Organisation de Libération de la Palestine

Crimes contre l’humanité

Pour mieux comprendre ce qui se passe à Gaza et en Cisjordanie…

Mercredi 20 novembre, la commission des Affaires étrangères a auditionné Madame Hala Abou-Hassira, représentante de l’Autorité palestinienne en France, sur la situation des Palestiniens.

« Il est de notre devoir à tous de reconnaître les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité « .

Écouter l’audition de la représentante de l’autorité palestinienne en France sur le site de LCP

Photos ci-dessous de S. B. prises au cours du Conseil municipal durant notre question orale sur la paix en Palestine, lors de la venue à Argenteuil de Hala Abou-Hassira, et lors de son intervention à la fête de l’Humanité

 

Le modèle Musk

Le dernier numéro du Mag de Saint Gratien vient de paraître.

Pour le moment, nous n’avons lu que la dernière page, celle des tribunes libres des différents groupes municipaux. La nôtre est à lire en bas de cet article. Les textes des autres groupes de la minorité sont consacrés à la paix, à l’éducation, à la transition écologique… des thèmes sur lesquels nous sommes souvent intervenus car ils nous semblent primordiaux, et sur lesquels nous pouvons d’ailleurs partager bien des propositions.

La majorité municipale, a elle, choisi d’essayer l’humour pour traiter de la difficile situation des collectivités locales, mises à mal par les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Quelques remarques que suscite cette « lettre au père Noël ». Tout d’abord, le premier ministre n’est-il pas issu de la même famille politique que notre maire ? Dénoncer les conséquences sur le terrain de ce qu’on a décidé « en haut » est un peu étrange. Ensuite, on ne sait trop ce que recouvre la « bureaucratie » ou la « machine bureaucratique » dénoncées dans la prose majoritaire. Par contre, on saisit bien ce dont il est question quand on veut « rationaliser les dépenses publiques » ! Ce sont surtout les services publics qui sont en ligne de mire. On comprend totalement quand le propos est éclairé par la référence à Elon Musk, qui semble être devenu le maître à penser de la majorité ! Le milliardaire libertarien, qui prône renvois massifs de fonctionnaires et suppressions de subventions, fan absolu de la déréglementation, nous a été présenté comme le modèle à suivre au dernier Conseil municipal. Navrant. Et enfin, Saint Gratien n’est pas particulièrement touché par les restrictions budgétaires annoncées. Nous l’avons vu lors du débat sur les orientations budgétaires pour 2025. Nous y reviendrons en détail prochainement.    

Voici ci-dessous notre tribune, écrite au nom des élus du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Des Gratiennois inondés

Les intempéries d’octobre ont montré que nous sommes exposés à de graves dégâts : inondations aux Raguenets et dans des bâtiments municipaux, dont la salle d’armes, pourtant récemment rénovée. Il faut chercher à atténuer ces événements climatiques qui vont se multiplier. St Gratien est en  retard.

Nous avons fait des propositions pour débétonniser la ville.

Les cours d’école, au sol bitumé avec peu d’arbres et d’herbe, doivent être végétalisées. La ville nous vante un « îlot de fraîcheur » à l’école Logeais. Il se réduit à un auvent qui protège de la pluie mais pas des fortes chaleurs, et à la plantation de 3 arbres sans réduction de l’espace goudronné…

Notre proposition lors des travaux de la salle d’armes de récupérer l’eau de pluie a bien fait rire la majorité. Sauf que la salle a été inondée et a provoqué l’inondation des maisons voisines en déversant son surplus d’eau dans la rue…

Solidarité : une famille avec 4 enfants, sans dette, est expulsée.

Le service social est resté impuissant. Nous saluons l’action solidaire de Gratiennois pour soutenir la famille dans sa recherche d’un logement… dans une autre ville. L’expulsion est une pratique d’un autre âge qui enfonce des personnes déjà fragiles. 

I.Volat, S. Bauer