Sentiment

Vous n’étiez pas ce jeudi 19 décembre en salle des mariages pour le dernier Conseil municipal de 2024 à Saint Gratien ? On vous en raconte les principaux moments.

Deuxième surprise ! Le groupe « UPSG » a une autre question orale au maire… Elle porte sur l’installation en 2025 de nouvelles caméras de vidéosurveillance, qui s’ajouteront aux 45 déjà en place sur le territoire communal.

Le groupe UPSG, par la voix de l’adjoint au développement durable (un lointain rapport avec les caméras..) indique trouver l’initiative pertinente. On va de surprise en surprise !

Le maire se fait donc un plaisir de détailler le projet. Selon le maire, police municipale et nationale sollicitent chaque jour (!) les images de la vidéoprotection (dénomination positive de la vidéosurveillance, ndlr) pour des identifications de suspects, levées de doutes ou appuis opérationnels. Il détaille ensuite trois exemples : bagarre, refus d’obtempérer, suivi d’individus en repérage… L’investissement dans 70 nouvelles caméras répond, selon lui, à un objectif de sécurité et de bien-être des Gratiennois, avec un maillage territorial équitable.  Les quartiers n’étaient pas tous couverts mais ce sera désormais le cas. Pour prévenir et dissuader, les caméras sont des outils efficaces pour prévenir les comportements délictueux et les actes de vandalisme, les agressions ou autres infractions. Avec cette extension, la ville augmente significativement sa capacité à anticiper et éviter ces situations. Pour aider la police nationale dans ses enquêtes, en cas d’incident, les images permettront d’identifier les responsables et d’apporter les preuves aux forces de l’ordre.  En couvrant l’ensemble des quartiers, la ville améliore sa capacité à résoudre les incidents rapidement et efficacement. Enfin cet investissement répond aussi à la demande des habitants, car les Gratiennois aspirent comme tous les Français à vivre dans un environnement sûr. Le maire estime qu’il était de sa responsabilité d’agir en ce sens. Ajouté au renforcement des équipes de la police municipale, c’est une étape importante dans l’engagement pour une ville plus sûre et plus sereine. 

Nos commentaires

On imagine volontiers que la majorité a débattu de cette question lors de ses réunions internes, et qu’il est simple d’y consacrer un article dans la prochaine revue de la ville. Pourquoi alors la poser en Conseil municipal ?  On espère en tout cas que le maire n’a pas été le seul à y travailler puisque son groupe lui demande de le présenter. Mais décidément ce soir, tout est possible en salle des mariages.

Sur le fond de ce dossier

La ville va donc investir 834 000€ pour 70 nouvelles caméras. Certes, l’opération est subventionnée à hauteur de 700 000€ : toujours de l’argent public issu de la poche du contribuable, rappelons-le. Les caméras sont très coûteuses, comparons leur coût aux 21 000€ que la ville consacrera cette année aux travaux dans les structures de la petite enfance, ou aux 392 000€ pour les travaux dans les écoles… Une somme particulièrement importante donc.

Sont-elles au moins efficaces, ces caméras ? Nous nous sommes déjà exprimés sur ce sujet, faisant entendre nos doutes sur l’efficacité de ces dispositifs technologiques, qui ne remplaceront jamais , à notre avis, la présence humaine sur le terrain. Aucune étude n’a prouvé quoi que ce soit, les questions de sécurité publique sont trop complexes pour que soit automatiquement attribuée à la vidéosurveillance une éventuelle baisse de la délinquance. Les caméras ne dissuadent pas le passage à l’acte, pour de multiples raisons. Elles sont parfois efficaces a posteriori pour révéler l’identité du délinquant… et très souvent non. Ce n’est pas parce que la police demande les images que celles-ci sont exploitables. Elles ne l’étaient pas visiblement le jour de l’incendie du centre Camille Claudel en juin 2023, puisque les coupables courent toujours. Je vous renvoie à notre expression sur le sujet lors du Conseil municipal du 20 juin dernier, où nous avions détaillé notre opposition à un investissement massif dans ce dispositif.

 https://isabellevolat.fr/2024/07/26/salle-des-mariages-20-juin-3/

Aucun chiffre précis (aucun chiffre tout court, d’ailleurs!) sur les différents faits de délinquance ne nous étant jamais communiqué, nous ne pouvons d’ailleurs pas apprécier une éventuelle évolution positive de l’installation des caméras. La sécurité est-elle meilleure dans les quartiers déjà vidéosurveillés, et moindre dans ceux qui ne le sont pas ? Ce serait donc inquiétant pour les habitants du quartier du Parc, et rassurant pour ceux des Raguenets ? Comme quoi, on se fait une bien fausse idée de l’insécurité ! 

En tout cas, nous interrogerons régulièrement le maire sur l’évolution de ce dossier, pour tenter de savoir à quoi ont été utiles ces 70 engins à 12 000€ pièce.  À assurer un « sentiment » de sécurité ?  

À suivre, nos propres questions orales au maire,  puis les différents dossiers traités lors de la séance.

Exhibition

Vous n’étiez pas ce jeudi 19 décembre en salle des mariages pour le dernier Conseil municipal de 2024 à Saint Gratien ? On vous en raconte les principaux moments.

Commençons par la fin et les réponses du maire aux questions orales des groupes. Il n’y a pas de débat après la réponse du maire. La pratique a donc ses limites.

Surprise ! Cette fois-ci, le groupe majoritaire a lui aussi des questions pour le maire ! C’est étrange car c’est un peu comme si le maire s’interrogeait lui-même. On va vite comprendre de quoi il retourne…

Première question posée par le premier adjoint. Elle concerne la séance précédente du Conseil et notre question sur l’entraînement au Sivom de l’équipe israélienne de foot. N’était-ce pas l’occasion de parler de paix, demandions-nous alors, comme relaté ici :  https://isabellevolat.fr/2024/11/22/houleux/

Le maire nous accusait dans sa réponse « de prendre en otages » les victimes de Gaza, et ce à des fins électoralistes. Des accusations assez ignobles, contre lesquelles nous nous réservons d’ailleurs le droit de saisir pour diffamation les autorités compétentes, comme nous l’avons indiqué en début de la séance.

Et bien le premier adjoint interroge « naïvement » le maire pour savoir quelles suites il compte donner à « l’incident » qui aurait eu lieu selon lui lors de la séance du  21 novembre. Il accuse alors mon collègue « LFI » d’avoir « exhibé » un maillot de foot aux couleurs de la Palestine, ce qui « violerait les principes de neutralité et de respect de l’assemblée ». Il nous cite alors des articles du Code des collectivités territoriales selon lesquels les débats doivent se dérouler « sans manifestation partisane ». D’après lui, même le Conseil d’État soulignerait l’importance de la « neutralité politique » dans les Conseils. Nous aurions introduit « une symbolique politique dans un cadre institutionnel » et cela nuirait à la sérénité des débats. Le groupe « UPSG » souhaite donc savoir quelles mesures le maire compte prendre pour garantir à l’avenir le respect  de la neutralité.

Réponse attendue de celui-ci puisque l’échange est biaisé depuis le départ. Le maire indique partager l’analyse !  La ficelle est un peu grosse… Il indique avoir saisi le Préfet du Val d’Oise pour signaler l’attitude consistant à montrer un maillot de foot, en lui demandant d’examiner la conformité de cet acte avec la règlementation du fonctionnement des Conseils municipaux, et de prendre les mesures pour prévenir toute « répétition de tels incidents » pour préserver la sérénité des débats.

Nos commentaires (que nous n’avons pu faire en séance, règlement oblige) :  l’appartenance « LFI » que l’on nous prête est inexacte, mais la majorité a visiblement décidé de l’utiliser pour effrayer son électorat ; nous y avons déjà eu droit en réunion de quartier. Nous avons soutenu la campagne de Gabrielle Cathala, à présent députée LFI-NFP de notre circonscription, et y avons participé, mais notre étiquette politique n’a pas changé, et la majorité municipale le sait très bien.

Sur le fond… qui peut croire à la « neutralité politique » des Conseils municipaux ? Lieux par excellence où on fait de la politique ! Laquelle politique n’est pas une vilaine chose, mais au sens strict du terme recouvre tout ce qui  touche à l’exercice du pouvoir dans une société organisée, ce qui a trait au collectif, qui a rapport aux affaires publiques… Il est donc fort étonnant de voir nier ce qui est l’essence même du travail du Conseil municipal.

Quant à l’ «exhibition », le mot n’est pas choisi par hasard, il est connoté négativement, tel un étalage impudique. C’est là que la majorité municipale a un comportement bien hypocrite. « L’exhibition » du maillot palestinien ne serait pas acceptable et troublerait les débats. Mais l’accrochage du drapeau tibétain à la façade de la mairie revêt une toute autre signification ! Il manifesterait le soutien de la ville aux Tibétains opprimés par les Chinois. Un geste très politique, non ? Et de plus, jamais débattu en Conseil municipal… et qui pour le coup, n’a aucun lien avec notre territoire : nous ne sommes jumelés avec aucune ville de cette région du monde, nous n’avons aucune action de solidarité.

Le fond de l’affaire est à chercher ailleurs. Un vilain prétexte pour tenter de nous faire passer pour de violents agitateurs, accompagné du refus de voir apparaître même furtivement une quelconque allusion aux crimes génocidaires qui se déroulent  en Palestine. Les preuves s’accumulent, de multiples organisations internationales dénoncent le massacre qui continue : Josef Borell, commissaire européen aux affaires étrangères, Dominique de Villepin, l’équipe de foot de Norvège, Human Rights Watch qui vient de déclarer « Israël commet le crime d’extermination et des actes de génocide à Gaza »…

Mais ce qui serait insupportable, ce serait la vision d’un maillot de foot aux couleurs de la Palestine ?

Oui, notre question avait un lien direct avec notre ville puisque l’entraînement de l’équipe se déroulait sur notre territoire.

Non, nous n’importons rien sur notre sol, encore moins à des fins électoralistes. Notre parti, le PCF, ne prend personne en otage. Le PCF travaille avec des Palestiniens, des Israéliens, constitués en partis en Israël et des associations juives qui œuvrent pour la paix. Il n’a pas de leçon à recevoir, lui qui est à l’origine de la loi contre  le racisme et l’antisémitisme, la loi Gayssot.

Notre question était l’occasion d’appeler à la paix, tout simplement. Et nous continuerons à exhiber fièrement cette exigence.

À suivre… la deuxième question du groupe majoritaire…. et les nôtres, puis les différents dossiers traités lors de la séance.

Nos questions de décembre

Voici nos « questions orales au maire » pour le Conseil municipal du jeudi 19 décembre 2024, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Venez écouter les réponses qui y seront apportées : c’est ce jeudi soir à 20h30 en salle des mariages de la mairie.

 1 – Traversée voie ferrée en l’absence de passerelle au-dessus du RER C Depuis des mois (cf. conseil de février 2024, suite à la fermeture de la passerelle), nous attendons que les contremarques gratuites de la SNCF permettant d’emprunter le souterrain de la gare RER sans titre de transport soient enfin disponibles et distribuées aux Gratiennois· e· s qui en feraient la demande. La ville a-t-elle des informations et quelle publicité sera ensuite faite de ce dispositif auprès de la population ?

2 – Passages piétons et passages réservés aux cyclistes

Des dispositifs d’éclairage particuliers des passages piétons avec détection de présence humaine permettent une meilleure sécurisation des traversées piétonnes. Il existe même des procédés de signalisation lumineuse au sol de ces passages, comme pour les pistes cyclables, qui amènent un meilleur respect du passage piéton et des cyclistes par les automobilistes. La ville a-t-elle engagé une réflexion sur ces possibilités?                                 

3 – Entretien des trottoirs

Le maire a précisé en réunion de quartier le 12 décembre 2024 que « l’entretien des trottoirs revient aux riverains ». Or, sur le site de la ville, nous lisons que seul le balayage des trottoirs (comme l’enlèvement de la neige) incombe aux riverains. Qu’en est-il et quelle publicité est faite à d’éventuelles obligations de désherbage notamment ? 

4 – Place des Cyclades 

Cette grande place de centre-ville est aujourd’hui un espace peu attractif, tant au niveau du revêtement du sol que des quelques aménagements et mobiliers urbains qu’elle comporte. Comment la ville pourrait-elle aménager cet endroit pour le rendre plus agréable pour les habitants et plus propice à diverses animations conviviales et jeux d’enfants ?

5 – Mayotte

L’île de Mayotte vient d’être ravagée par un cyclone d’une ampleur inédite. Les besoins sont immenses pour ce territoire déjà très défavorisé. Nous savons que la politique de la ville est de ne pas verser une aide financière. Malgré tout, comment peut-elle d’une part encourager les citoyens à participer de quelque manière que ce soit, à l’indispensable solidarité que requiert ce drame ? D’autre part, St Gratien, ville non jumelée jusque-là, peut-elle engager des démarches de l’ordre du symbole et travailler à son jumelage avec une des villes de l’ile de Mayotte, pour de futurs échanges culturels et de solidarité ?

Orientations budgétaires

Principal dossier de la séance du Conseil municipal de novembre : les orientations budgétaires pour 2025.

Ce point a donné lieu à de nombreux échanges entre les élus. En voici quelques-uns, sans prétention exhaustive, en reprenant les éléments des interventions des deux élus de notre groupe.

Sur un plan général, la situation des collectivités locales est très difficile après les annonces gouvernementales. Grande colère des élus, vue lors du Congrès des maires. « Faire mieux avec moins » ça a toujours été compliqué. Les collectivités ne sont pas responsables de la dette de la France, elles font de l’investissement public. Avec moins de moyens elles en feront moins et c’est mauvais pour l’économie. de plus, elles sont quasiment mises sous tutelle car elles n’ont plus d’autonomie financière avec la disparition de la taxe d’habitation et sont entièrement dépendantes des dotations…

Comme le 1er ministre est de la famille politique du maire, nous aurions aimé connaître son appréciation de ces coupes budgétaires, évaluées entre 5 et 11 M€ à aujourd’hui… ? Même si visiblement St Gratien n’est pas si impacté que ça par les mesures directes, nous le serons par contre par l’assèchement des dotations des autres collectivités dont nous recevons les subventions.

Le maire ne s’engagera pas à nous répondre sur ce point…  

Il y a évidemment risque avec ces coupes drastiques que les services publics soient mis à mal ; que la transition écologique soit freinée par des coupes dans les financements. Ce sont notamment les alertes concernant le « fond vert », amputé au niveau national de -1,5 milliard d’euros, et la suppression du plan vélo national avec cascades sur les autres plans vélo. Déjà que la ville est très en retard dans ce domaine !  

Localement, comme nous l’avions déjà fait remarquer en juin lors du vote du Compte administratif, il est surprenant de voir que la situation financière de la ville qui était présentée en novembre 2022 comme catastrophique et nécessitant une forte augmentation du taux de taxe foncière (ce sera +14%, à ajouter à l’augmentation des bases de +7%), est à présente tellement bonne qu’on pourrait investir comme jamais, entre 12 et 14 millions d’euros ! Les dépenses d’investissement sont en effet d’environ 5 M€ habituellement chaque année. Alors qu’on nous annonçait que les courbes des recettes et des dépenses devaient se croiser (le redoutable effet ciseau !), il n’en est rien, et d’ailleurs les fameuses courbes ont opportunément disparu de notre document.

Évidemment, les débat montre que le montant total des investissements ne sera pas supérieur à celui des années précédentes. Ce sont des reports, des investissements planifiés les exercices antérieurs, mais comptablement non engagés et des frais d’études, qui anticipent une partie des investissements, gonflant ainsi artificiellement les chiffres.

Il n’y aura finalement que des choses très classiques.. les habituels travaux de voirie, un bâtiment communal rénové, la salle d’armes, à grands coups de subventions, et la rénovation du centre culturel du Parc. La reconstruction du centre Camille Claudel sera, elle, entièrement financée par les assurances et l’État.

La ville a-t-elle beaucoup souffert de la baisse de la DGF ? Pas vraiment, puisque la baisse était assez faible depuis 2018, et qu’en même temps d’autres dotations augmentaient.

Un nouvel objectif de la majorité est de conserver la dette au niveau où elle était en début de mandat. Or, ce qui compte, c’est le coût de la dette.. Saint Gratien est bien placée après la douloureuse expérience des emprunts toxiques pour savoir que des taux d’intérêt exorbitants sont effectivement un problème !  Mais derrière la dette, il y a l’investissement en ville.. Moins de dette, c’est moins d’investissement, ou un sous-investissement, inférieur aux besoins. Or nous constatons qu’il y a un gros retard d’investissements sur la transition écologique. Les inondations du mois d’octobre ont su nous le rappeler. Non, la dette n’est pas diabolique, tout dépend du taux des emprunts, et des travaux qui seront ainsi financés.

En ce qui concerne les agents municipaux,  nous constatons de plus en plus de CDD… 87 postes sur 370, c’est-à-dire 23,5%, contre 16,8% en 2022. Les titulaires ne représentent plus que 60,5% des effectifs en 2024 contre 64% en 2022. C’est une précarisation des statuts. Nous retrouvons également l’invariable rhétorique sur les « rémunérations contenues ». C’est positif du côté de l’employeur mais moins du côté des salariés ! Nous estimons que la revalorisation du point d’indice est positif, même s’il y a un coût pour la collectivité. Le nombre d’assistantes maternelles passe de 9 à 6 et c’est inquiétant.  

Pour la partie « orientations » puisque c’est le rapport d’orientations budgétaires dont nous débattons, il faut arriver à la page 18 d’un document qui en compte 24 pour les découvrir…  

Pour maitriser nos dépenses de fonctionnement, je réitère la proposition d’éteindre l’éclairage public une partie de la nuit dans une partie de la ville, ce qui apporterait des économies substantielles. Les Leds ne règlent pas tout.

La ville annonce une quasi stabilité des tarifs des services pour 2025. On s’en félicite ! Depuis longtemps nous déplorons le très haut niveau des tarifs de cantine… parmi les plus chers du département Le maire nous répond que les réfectoires sont pleins. Oui, les parents qui travaillent sont contraints de laisser leurs enfants à la cantine. Mais, beaucoup plus gênant : si les élèves de Grusse Dagneaux déjeunent à plus de 80% à la cantine, ceux de l’école Jean Sarrailh ne le font qu’à 55%… selon les infos obtenues -difficilement- en commission scolaire. Il y a donc une grosse inégalité entre quartiers qui doit nous interroger . Donc si on se réjouit de voir que les tarifs de cantine n’augmenteront pas cette année encore, notons qu’ils n’en restent pas moins très élevés -trop- pour certaines familles.

Nous regrettons aussi que la médiathèque Motordu ne soit pas davantage développée et rendue plus accessible parce que c’est un équipement qui le mériterait, dans un quartier qui en a bien besoin.

Toujours dans le domaine des écoles, la ville a beaucoup communiqué sur la « végétalisation » des cours d’école. Nous avons été parmi les premiers à dire qu’il faut revoir le modèle des cours entièrement bitumées. Hélas, on craint que ce bel objectif ne se réduise finalement à assez peu de choses : des auvents qui ne protègent pas forcément de la chaleur, quelques plantations. Pourtant l’enjeu est grand en matière de dés imperméabilisation des espaces urbains, et de lutte contre les ilots de chaleur. Le bitume emmagasine et renvoie la chaleur la nuit. C’est donc réduire sa place qu’il importe de faire. Sans oublier l’impact positif qu’un réaménagement bien mené peut avoir sur le climat….. scolaire.

Mais hélas là comme ailleurs, la majorité municipale a un gros défaut : elle ne consulte personne, ou si peu. Les enseignants, les parents et même les enfants ont de très bonnes idées. Ce n’est pas dessaisir les élus de leurs prérogatives car au final, ce sont toujours les élus qui décident… mais en meilleure connaissance de cause s’ils ont entendu les avis des uns et des autres, ceux qui utilisent les équipements au quotidien. Or, nous voyons que se profilent des projets déjà ficelés qu’on annonce aux intéressés en oubliant que peut-être ils ont un avis.. Même remarque d’ailleurs pour tous les projets importants pour la ville : manque de concertation pour la passerelle de la gare, si importante pour la liaison centre-ville/Raguenets ou encore la rénovation du centre du Parc.. D’ailleurs pas de budget participatif non plus chez nous alors que la pratique se répand y compris dans des villes dirigées par des maires de droite… moins frileux.  Impliquer les habitants quant au budget est pourtant essentiel.

Toujours dans le domaine des enfants, rien en ce qui concerne le centre Fossiez qui vraiment n’est pas un centre de loisirs qui les accueille dans de bonnes conditions.

En ce qui concerne la si nécessaire adaptation au changement climatique qui nous rattrape plus vite que prévu, je regrette qu’on en reste souvent au « la ville est si dense qu’on ne peut pas faire grand-chose ». Si elle est l’est, c’est aussi parce que depuis 40 ans la bétonisation a beaucoup prospéré… Je rappelle à ce sujet au maire qui nous accuse d’avoir toujours voulu davantage de logements, que dès les années 90, nous étions les seuls à souligner le fait que Saint Gratien était la ville la plus dense du 95. Nous avons beaucoup travaillé avec les habitants pour sauvegarder quelques espaces libres, par exemple par l’implantation du parc urbain ou la réalisation de la couverture du BIP. Ce sont aujourd’hui des espaces verts appréciés. Seule la construction de logement social est à notre avis nécessaire, rappelons que 70% des Français y sont éligibles.

Mais même dans une ville dense, des choses sont possibles. Même les parkings peuvent être dés-imperméabilisés… La majorité a peu d’ambition dans ce domaine malgré les alertes. Rien ou si peu pour les mobilités douces, toujours aussi compliquées dans notre ville. C’est l’exemple des parcs à vélos dans les écoles, ou des « rues scolaires », qui pourraient contribuer à désengorger les entrées/sorties des écoles de la circulation automobile : on se contente de nous répondre : « il n’y a pas de demande des familles ni des enseignants »… Mais c’est aux élus aussi de parfois se montrer audacieux.     

Enfin, nous votons « contre » ce rapport d’orientations budgétaires afin de marquer notre profond désaccord sur la politique municipale qu’il sous-tend.

Le dimanche, c’est non

Premier rapport présenté au Conseil municipal de Saint Gratien le 21 novembre dernier : les dérogations au repos dominical.

Nous votons contre la dérogation au repos dominical des commerces de détails pour l’année 2025, comme à chaque fois que le Conseil municipal est sollicité sur cette question.

Comme chaque année, la dérogation porte sur 12 dimanches pour les commerces alimentaires, soit le nombre maximum autorisé. Il s’agit de Carrefour Market et Lidl. Le Grand Cercle et des concessions automobiles sont concernés pour 5 dimanches.

Pour nous, c’est toujours non au travail du dimanche !

Non, le travail le dimanche ne crée pas d’emplois : le pouvoir d’achat des clients n’est pas extensible, donc globalement le chiffre d’affaires reste le même et il n’y a donc pas de création d’emplois.

Non, les salariés ne sont pas « volontaires ». Soit ils sont contraints de rechercher des majorations de salaires parce que leurs salaires sont trop bas, soit ils sont contraints car s’ils refusent quand ils postulent à un emploi qui inclut le travail du dimanche, ils ne seront pas embauchés.

Non, parce que nous pensons que les étudiants qui prétendument bénéficieraient du travail le dimanche pour financer leurs études, rencontrent très souvent des difficultés à cumuler études et travail. Le travail est nuisible à leurs études.

Non, parce que le dimanche est un jour de repos collectif qui structure la société, et qui permet des loisirs sportifs, culturels, familiaux, associatifs, amicaux, cultuels etc… La liste n’étant pas exhaustive !

À suivre le dossier principal du Conseil de novembre : le rapport sur les orientations budgétaires pour 2025.

Houleux

Un Conseil municipal bien houleux hier soir encore en salle des mariages… Il est bien difficile de faire entendre des propositions alternatives sans provoquer l’agacement voire l’énervement des élus de la majorité, qui le manifestent bruyamment. On le regrette.

Notre compte-rendu commence par les réponses du maire à nos « questions orales ». Ce pourrait être l’occasion de débattre sur le fond de questions locales, mais hélas, les réponses sont schématiques et mettent fin à tout échange puisqu’après la réponse du maire, nous n’avons plus la parole.   

Inondations du 17 octobre 2024 – Stéphane Bauer

Les intempéries d’octobre, certes exceptionnelles, ont montré que nous pourrions être exposés dorénavant à de graves dégâts : inondations notamment à la salle d’armes, pourtant récemment rénovée. La salle elle-même a été totalement inondée et a renvoyé vers les propriétés voisines le surplus de sa cuve de rétention d’eau.

Qu’envisage la ville pour éviter que de tels dommages se reproduisent ?

Réponse du maire : ces événements étaient exceptionnels et les structures publiques ou maisons individuelles ne sont pas dimensionnées pour y faire face. Des aménagements complémentaires doivent souvent être prévus. Pour ce qui est des propriétés voisines à la salle d’armes, la provenance de l’eau qui les a frappées est sans lien avec la construction nouvelle, d’autant plus que celle-ci s’est accompagnée d’ajouts d’exutoires. La solution consiste plus probablement à créer une « noue végétale » sur la bande de terre voisine, qui va en cas de pluie centennale, collecter les masses d’eau et ainsi éviter des débordements éventuels.

Nos commentaires : il est bien étonnant d’entendre à nouveau affirmer que les inondations des pavillons voisins de la salle d’armes ne sont pas dues à la salle d’armes ! La ville a pourtant précédemment reconnu les débordements de la cuve de rétention d’eau, d’ailleurs filmés par les riverains.. Le maire est resté muet sur l’inondation de la salle elle-même, qui est tout de même inquiétante pour un équipement tout récemment rénové. Les travaux devaient justement prendre en compte la position de la salle en contrebas du collège et la prémunir de tout dégât des eaux. C’est raté. Attention, les événements dits exceptionnels risquent de devenir fréquents.  

Solidarité – Isabelle Volat

Les expulsions de locataires de bonne foi sont pour nous une pratique d’un autre âge qui enfonce des personnes déjà fragiles. Cela les isole de leur environnement et les condamne à une situation très précaire, sans résoudre aucun problème. Les enfants de ces familles sont particulièrement touchés quand ils se retrouvent à errer entre différents hébergements d’urgence.

Comment la ville peut-elle éviter en amont ces situations, qui sont toujours des catastrophes sur le plan humain ?  

Réponse du maire : il commence par rappeler que ce n’est pas la ville qui expulse les familles mais les propriétaires. Par ailleurs, la complexité et le temps des procédures font que ce ne sont pas des expulsions sans raisons, comme la question semble le dire, mais c’est souvent en raison d’impayés de loyers qui datent de plusieurs années, ou la reprise du logement par les propriétaires pour vente, ou leur propre relogement. Dans tous les cas, le CCAS intervient très en amont dès qu’il est informé de la situation. Une assistante sociale propose plusieurs rendez-vous aux locataires mais malheureusement il arrive parfois que ceux-ci ne se présentent pas.

Nos commentaires : l’art de noyer le poisson poussé à son paroxysme… Nous savons parfaitement que ce sont les propriétaires qui demandent l’expulsion, et les raisons qui peuvent la provoquer. Nous savons aussi que la réalité est parfois tout autre que le récit du maire, qu’un bailleur social peut expulser même quand le locataire a réglé sa dette, et que si les familles ne se présentent pas, ce n’est pas sans raison. Cela peut justifier un déplacement des  services sociaux avant d’arriver à la mise à la rue. Pas une once d’humanité dans cette réponse froide et administrative. Et en quoi le fait de mettre une famille dehors, y compris avec des enfants (rappelons que plus de 2 000 d’entre eux dorment dans la rue en France aujourd’hui), règle-t-il le problème ? Cela ne fait que l’aggraver.    

Marché municipal – Stéphane Bauer

On sait que les relations sont mauvaises depuis longtemps entre la ville et le concessionnaire du marché. Elles sont mêmes devenues rocambolesques, Mandon cassant unilatéralement le contrat en avril. La ville lui demandant finalement de rester mi-mai, alors qu’à ce moment-là le concessionnaire était devenu débiteur vis-à-vis de la ville de la concession restant à courir jusqu’en 2030. Nous avions l’opportunité de remettre tout à plat, en régie ou avec un nouveau concessionnaire, pour relancer le marché. Dans la convention qui  lie la ville et Mandon, il apparaît qu’il n’y aurait plus désormais de « taux d’engagement de remplissage du marché » (90 %) par Mandon-Somarep (cf. rapport n°12 du dernier CM, cet objectif a disparu), taux qui était l’élément central de la convention signée entre la ville et Mandon en 2017. Nous nous étonnons qu’on en soit arrivé là.

Quelles sont les obligations de Mandon en matière de remplissage du marché ?

Réponse du maire : la présentation des faits est inexacte. La ville a rappelé en mai à Mandon les conséquences juridiques d’une rupture unilatérale du contrat. Le délégataire en a tenu compte et la ville a évité une fermeture, même temporaire du marché. La passation d’un délégation de service public nécessite de 9 à 12 mois de procédure. S’agissant de l’objectif de remplissage du marché à 90%, nous en sommes loin. Mais qui peut reprocher à la ville d’avoir eu toujours de l’ambition pour le marché ? La ville a exprimé à plusieurs reprises son insatisfaction sur la situation. Le maire estime que le contexte économique, et aussi les usages de consommation actuels, sont de plus en plus difficiles pour les marchés.      

Nos commentaires : la question était pourtant claire mais la réponse est bien floue… L’objectif de remplir la halle à 90% est-elle toujours d’actualité ? Si oui, pourquoi a-t-elle disparu du rapport d’activité de Mandon ? Quant à l’ambition municipale pour le marché, hélas, on la sait fort modeste. Pas assez importante pour envisager une régie directe, par exemple. Trop facile d’incriminer les pratiques des consommateurs, car on sait aussi que des marchés dans des communes proches fonctionnent très bien : Enghien, mais aussi Ermont et Eaubonne, cette dernière ville avec 3 marchés par semaine…

Réglementation de l’éclairage nocturne – Isabelle Volat

À défaut de réduire une partie de la nuit l’éclairage public dans une partie de la ville, ce qui générerait des économies et serait également positif en matière écologique, serait-il possible de faire éteindre comme la réglementation l’impose : les enseignes lumineuses des commerces qui restent allumées pour certains ; les panneaux publicitaires Decaux ; la publicité du cinéma sous le porche du Forum ?    

Réponse du maire : la ville a répertorié précisément les commerçants qui ne respectent pas l’obligation d’éteindre ainsi que les panneaux qui restent allumés après 23h. Le service politique de la ville va directement intervenir auprès des intéressés pour leur rappeler le règlement et pour les quelques panneaux publicitaires allumés après 23h, la liste exhaustive a été communiquée à Decaux pour qu’il fasse le nécessaire. Quant aux panneaux du cinéma, ils sont bien éteints par le projectionniste après la dernière séance.

Nos commentaires : dont acte ! Un quiproquo toutefois sur les affichages du cinéma dont nous avions bien précisé l’emplacement. Si ceux dans l’allée du cinéma sont bien éteints, il n’en va pas de même pour ceux situés sous le porche entre la place du Forum et la rue B. Albrecht.  

Football – Stéphane Bauer

Nous avons été interrogés sur l’accueil récent de l’équipe nationale de football d’Israël au Sivom, et sur le territoire de St Gratien, pour s’entrainer du 12 au 14 novembre sur le Stade Michel Hidalgo, dans le cadre de la Ligue des nations, qui somme toute reste un tournoi de nature amicale. Mais le sport ne fait pas abstraction des conflits. La participation d’Israël aux JO a fait débat, car la Charte olympique promeut le respect d’une « trêve olympique » (période de paix qui invite à l’arrêt des conflits – cessez le feu, qui s’étend d’une semaine avant le début des jeux olympiques à une semaine après les jeux paralympiques). La Russie et La Biélorussie ont pour cette raison été autorisées à envoyer seulement ses sportifs sous bannière neutre aux JO de Paris. Leurs sportifs sont exclus de toutes les compétitions internationales. En ce qui concerne la Palestine, les infrastructures sportives y ont été détruites par l’armée Israélienne, plus de 400 athlètes, bénévoles et employés du monde sportif ont été tués ou blessés en 2024 (dont 71 footballeurs pro. ou amateurs tués). L’entraineur de l’équipe olympique de Palestine en football est mort dans un bombardement sur la bande de Gaza début 2024. Lundi dernier, une footballeuse internationale libanaise (de la Beirut Football Academy) , membre de la sélection nationale, a été gravement touchée à la tête lors d’une frappe israélienne sur la banlieue de Chiyah.

Pourquoi notre collectivité n’a-t-elle pas utilisé cette occasion pour se prononcer pour l’arrêt des carnages (selon Joseph Borrel, chef de la diplomatie européenne en nov. 2023 et encore en mai 2024) et pour lancer un appel pour la paix dans cette région du monde, en écho du discours tenu devant le monument aux morts le 11 novembre ?

Réponse du maire : il rappelle que les questions en fin de Conseil doivent  avoir un lien direct avec notre commune. Il trouve regrettable que notre parti prenne en otages les malheureux qui meurent dans cette région. « Vous importez sur notre sol à des fins électoralistes un conflit venu du Proche-Orient », nous dit-il. Comme le maire l’a dit le 11 novembre, il est pour la paix dans le monde, que ce soit en Europe, au Proche-Orient, au Sahel, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen et dans d’autres régions du monde où sévissent encore des guerres dont nous n’entendons jamais parler.   

Nos commentaires : vilaine réponse très politicienne ! Notre « parti », j’imagine qu’il vise le PCF bien que nous intervenions au Conseil au nom de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » a effectivement depuis des mois pris position contre ce qui apparait non pas comme une guerre, mais comme une entreprise génocidaire. L’évoquer à l’occasion d’une présence de footballeurs israéliens sur le territoire de la ville n’est pas incongru. Demander qu’un appel à la paix soit lancé à ce moment n’est nullement une « prise d’otages ». Le maire devrait mesurer ce que ces mots recouvrent. Nous ne savons pas si Dominique de Villepin, qui fortement alerte sur le massacre en cours à Gaza, ou la Cour pénale internationale, qui vient de lancer un mandat d’arrêt contre B. Netanyahou pour crimes de guerre, sont aussi soupçonnés d’arrière-pensées machiavéliques. Pour notre part, nous sommes horrifiés de ce qui se passe à Gaza, où meurent dans des conditions atroces des centaines de milliers de civils, majoritairement des femmes et des enfants. À notre modeste niveau, il nous semble de notre devoir  d’agir pour que cesse le piétinement du droit international par des dirigeants, qui faut-il le rappeler, sont d’extrême-droite. Je trouve également regrettable que les élus de la majorité ne soient pas capables de faire preuve d’un peu de correction, et ne puissent se retenir d’exprimer bruyamment leur désaccord, essayant de couvrir la voix de celui qui pose la question, comme si celle-ci était scandaleuse. Je rappelle aussi que le PCF n’a pas de leçon à recevoir de quiconque en ce qui concerne sa lutte incessante partout dans le monde, et de tous temps, pour la paix. 

À suivre les dossiers examinés en Conseil… 

Jusqu’en 2030…

Suite et fin de notre compte-rendu du Conseil municipal de septembre

Dernier dossier présenté aux élus : le rapport d’activité 2023 du délégataire Mandon-Somarep sur la gestion du marché municipal. Comme les trois précédents, ce rapport ne fait pas l’objet d’un vote de l’assemblée municipale.

La ville a délégué pour 13 ans, jusqu’en 2030, la gestion du marché à la société Mandon-Somarep, et cela n’est pas un long fleuve tranquille…

On connaît bien ce délégataire puisque presque chaque mois Mandon fait l’objet d’un article de journal relatant ses pratiques commerciales… disons douteuses dans divers marchés d’Île-de-France. Malheureusement nous les subissons aussi à St Gratien. Notamment il y a eu récemment des tentatives de pression, illégales si on a bien compris, pour dénoncer unilatéralement le contrat et pour revoir la redevance versée à la ville à la baisse. Cela s’ajoute à de nombreuses interrogations et plaintes des commerçants depuis des années à propos de factures de fluides non accompagnées de justificatifs.   

Comment va le marché de Saint Gratien ? Pas bien ! Chaque année nous prenons acte de son lent déclin. En 2023, il y a eu stabilisation du nombre de commerçants abonnés, soit 14. On peut difficilement tomber plus bas et tout le monde sait que le marché est très fragile.

Les « animations » du concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes en 2023. Certains commerçants s’étonnent d’ailleurs de payer pour des animations fantômes. Cela n’influe pas positivement sur la fréquentation du marché, puisque cela concerne les clients déjà sur place. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé ; regroupement des commerçants et/ou habillage des allées vides, restaurant annoncé sous la halle, remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché. On a récemment remarqué un mauvais entretien du local poubelles, qui semble à présent réglé, après intervention de la ville. On déplore le non-respect du stationnement des camions rue Hémonnot les jours de marché, ce qui gêne la circulation piétonne des clients.

Seul point positif : la buvette avec une petite restauration qui semble un peu démarrer et apporte un lieu convivial sous la halle.  

Alors que faire ? On regrette l’absence d’animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité : permanences des élus, prestations d’associations ? Recherche de producteurs locaux, bio ?  Car nous savons que des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, comme à Eaubonne, Ermont, Enghien… avec certes des situations différentes du nôtre. Nous ne partageons pas l’opinion du maire pour qui ce type de commerce n’est plus attractif. Il est très apprécié de personnes âgées qui n’ont pas forcément de véhicules et qui recherchent un commerce proche. Mais il y a aussi une nouvelle population dans le quartier proche du Parc, qui est tentée par cette offre différente des grandes surfaces.  

Enfin, la ville prélève environ 50 000€ (+ ou – 5000€ de buvette dont elle prend en charge les droits de place). Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social essentiel dans notre ville ?

On ne reviendra pas sur le « péché originel » qui a consisté à passer un bien trop long contrat (13 ans) avec des délégataires qui ne sont pas fiables, et de ne pas avoir « osé » la gestion directe. À Saint Gratien, nous estimons que les délégations de service public ou les contrats passés  avec le privé, sont trop souvent une solution de facilité, au détriment du service rendu à la population. Restauration scolaire, stationnement payant, réservation de berceaux dans des crèches privées, entretien des bâtiments communaux, marché municipal, pour ne citer que ces exemples.  

Prochain Conseil municipal le 21 novembre 2024, avec le débat d’orientations budgétaires. Avec les annonces gouvernementales concernant les collectivités locales, ce sera un sujet porteur d’inquiétudes ! 

La gratuité, c’est judicieux

Suite de notre compte-rendu de la séance du 26 septembre 2024 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil prend connaissance du rapport d’activité du délégataire Effia pour 2023. Effia a pris la suite d’Indigo pour la gestion du stationnement payant en surface et du parking P1 du Forum.      

Les rapports d’activité du délégataire sont jusqu’ici plus réguliers qu’avec Indigo… qui se dispensait de les fournir bien que le contrat passé avec la ville lui en faisait obligation.

Le contrat avec Effia est aussi mieux bordé que celui avec Indigo. Ce dernier  comportait des seuils trop hauts jamais déclenchés pour le versement d’une redevance variable à la ville. De plus, cette dernière a eu à supporter des travaux en fin de contrat, alors que ceux-ci devaient être à la charge du délégataire.

Mais le contrat passé pour 10 ans avec Effia est-il pour autant beaucoup plus avantageux ? Est-il utile aux Gratiennois ?

On constate que le stationnement payant rapporte peu à la ville, même quand les seuils de redevance variable sont déclenchés. La ville ne cherche pas une rentabilité sur le  stationnement payant, nous dit l’adjoint aux finances, mais à aider le commerce en régulant le stationnement. Peut-être ! Mais qui alors tire bénéfice des 205 000€ prélevés en 2023 sur les automobilistes qui ont eu recours aux horodateurs et autres machines pour payer le droit de s’arrêter ? Si ce n’est pas la ville, c’est donc Effia !    

Nous avons examiné de près le rapport d’activité du délégataire. Un rapport très touffu… trop, peut-être car il nous inonde de chiffres dans lesquels il est ardu de se retrouver. Nous avons cherché à y voir plus clair.

La ville perçoit une redevance fixe de 3 000€, soit 2 000€ sur le P1 et 1 000€ sur la voirie. Le rapport indique pour 2023 une redevance variable de 16 132€, après le déclenchement de divers seuils dépendants de la fréquentation et donc des recettes de Effia. La redevance totale pour 2023 encaissée par la ville est de 19 132€. La commune touche donc à peine 26€ par an pour chacune des 734 places concernées, ce qui est bien peu.

Mais de plus, en nous penchant plus précisément sur les chiffres du rapport d’Effia, nous y avons constaté de nombreuses erreurs ! Calcul de la redevance variable sur le P1 erronée, surestimée de plus de 1 000€, total des recettes perçues inexact (environ 205 000€), calcul du résultat d’exploitation incompréhensible (environ 26 000€)…  Dans le tableau qui reprend le bilan financier d’Effia, les 3 lignes concernant la redevance sont inexactes… Bref, un rapport truffé d’erreurs !     

Le rapport émane d’Effia, et non des services, s’empresse de nous rappeler le maire quand on lui fait remarquer ces erreurs. Certes ! Mais il est tout de même regrettable de voir présenté en Conseil municipal un rapport dont la partie financière comporte tant d’inexactitudes.

Notre appréciation générale

Le P1 est globalement assez bien entretenu, avec quelques efforts de signalétique sur les différents accès, signalés par de nouveaux panneaux. Nous avions d’ailleurs fait remarquer au Conseil de juin que les issues étaient mal indiquées. Une porte est toujours défectueuse et reste ouverte. À quoi sert donc de fermer les autres le soir ?

Dans la situation actuelle, pour résumer : finalement l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville et coûte beaucoup aux Gratiennois.. quasi 205 000€ de recettes perçues par Effia. C’est autant qui n’est pas dépensé dans les commerces de la ville. La ville perçoit environ 19 000€, Effia réalise un bénéfice de 26 000€, et les travaux consistent principalement en dispositifs visant à faire payer l’usager… On peut donc s’interroger sur la pertinence de ce dispositif.

D’autres villes choisissent la zone bleue réglementée. Avantage : des économies sans tous ces travaux qui servent à l’encaissement, bornes, horodateurs, systèmes de paiement… Il y a moins de dépenses et un stationnement qui est tout de même réglementé. Le maire nous rétorque que la durée du stationnement en  zone bleue est plus long et donc la rotation des véhicules moins rapide, ce qui défavoriserait le commerce. Mais non ! Il existe différentes zones, verte, orange… qui permettent de fixer des durées de stationnement plus ou moins longues. Mais les dépenses inhérentes au P1 nécessiteraient toujours de le rendre payant, ce qui engorgerait donc le stationnement gratuit en voirie, nous dit encore le maire. Mais ces dépenses, principalement d’entretien, ne sont pas si importantes qu’elles nécessiterait de rendre le P1 payant. Notre argumentaire en faveur de la zone réglementée reste judicieux.

À suivre… le rapport d’activité du délégataire du marché municipal

Bien peu

À l’ordre du jour de ce Conseil de septembre, 8 rapports donnant lieu à vote, 4 dossiers dont les élus prendront seulement « acte » et 41 décisions du maire… Ces dernières étant tellement nombreuses que leur lecture ne se fera plus en séance comme cela était le cas jusqu’ici. Tant pis pour le public qui ne comprendra plus rien en entendant des questions éventuelles sur des décisions dont il n’a pas eu connaissance…

Bien peu de choses finalement se décident en Conseil municipal. On vous raconte l’essentiel de la séance de septembre.

Le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire, avec les effectifs des 14 écoles élémentaires et maternelles, et les travaux d’été réalisés dans ces locaux. À noter une diminution globale du nombre d’élèves  de 35 par rapport à l’année précédente : il y a 2 192 écoliers gratiennois, dont 1 378 élèves en élémentaire et 814 en maternelle. Une ouverture de classe a eu lieu à Jean Zay maternelle. Il manque encore 18 animateurs pour les temps de cantine.   

Décisions du maire

Souvent techniques ou relevant de l’administration courante, elles cachent parfois des mesures plus fondamentales. Nous interrogeons cette fois sur les montants dévolus aux illuminations festives de la ville (49 000€ en 2023), ceux pour l’équipement progressif en LED des lampadaires (192 000€ en 2023), demandons des précisions sur une procédure de préemption d’un commerce, finalement abandonnée.

À propos de l’implantation d’un « ilot de fraicheur » dans la cour de l’école maternelle Raymond Logeais, nous suggérons que soit organisée une visite sur place (la cour est difficilement visible de la rue) pour apprécier la pertinence de cet aménagement. Nous ne posons pas notre question sur le démarrage de l’activité « golf urbain » car ce sujet fait l’objet d’une question orale d’un groupe de l’opposition. (On apprendra que le golf fait un tabac, pour ceux qui en auraient douté.)

Emplois

Si nous votons diverses mesures de modifications du tableau des emplois ,n nous nous interrogeons sur la création d’emplois non permanents de saisonniers pendant les périodes de vacances scolaires. Autant on comprend facilement qu’on recrute des animateurs pour les vacances scolaires, autant pour les jardiniers et  les agents de voirie, la chose paraît plus surprenante. Ce sont au final des emplois qui restent précaires. Même chose pour le  recrutement d’agents contractuels remplaçants.

Nous votons pour la mise en place du « bonus attractivité » de la CAF pour les personnels des accueils collectifs de la petite enfance, il s’agit d’une augmentation de leur rémunération toujours bonne à prendre.  

Nous votons pour la préservation des sépultures des personnalités gratiennoises au cimetière communal, même s’il nous semble un peu étrange de mêler un pilote automobile ou un animateur télé avec des résistants..

Saiem

À l’occasion de la présentation des comptes annuels de la SAIEM pour 2023, nous interrogeons sur le nombre de places de parking louées au P2 du Forum et aux Raguenets. Quelques-unes restent encore vacantes.  

Mobilier urbain

Le Conseil examine le rapport d’activité 2023 de Decaux qui exploite le mobilier urbain.

Cette délégation comporte un intérêt financier pour la ville, contrairement au contrat précédent, qui ne prévoyait pas de redevance…  La ville encaisse à présent 55 000€ par an.

Le contrat inclut l’entretien et le nettoyage des différents mobiliers, panneaux d’affichage, abris bus… Mais qu’en est-il des panneaux d’affichage libre, qui ne sont eux jamais  nettoyés ? Ah… c’est du ressort des services municipaux ! Mais en fait, hélas, du nôtre, à l’occasion de nos (fréquents) collages !

J’interroge sur l’intérêt des panneaux lumineux qui affichent plus souvent le programme de TF1 que des infos municipales, et m’inquiète de savoir s’ils sont bien éteints la nuit à partir de 23 h, comme le prévoit le règlement municipal de publicité. On m’assure que c’est à présent le cas. Nous avions relevé il y a peu que ces panneaux restaient allumés la nuit.  

À suivre : le rapport du concessionnaire du marché municipal, et celui d’Effia qui gère le stationnement payant. Avec quelques sujets… d’étonnement !