Conseil municipal à Saint Gratien le jeudi 10 avril 2025
Voici l’ordre du jour et nos questions orales.
Venez écouter les débats et les réponses du maire ! La séance est ouverte à tous et toutes en salle des mariages à partir de 20h30.

Questions orales au Conseil municipal du 10 avril 2025 du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »
1 – Parking P1 – Isabelle Volat
Autant le parking nous avait semblé entretenu et nettoyé correctement en septembre 2024, autant à l’heure actuelle, ce n’est plus le cas. Nous avons constaté (visite le 28 mars 2025) un manque de nettoyage évident (sol maculé de taches d’huile, de graisse, déchets, saleté générale…) et une dégradation visible de l’équipement : joints de dilatation éclatés, porte F toujours pas réparée, sortie sur la rue B. Albrecht condamnée, embase sans potelet représentant un obstacle au sol non visible pour les piétons, revêtement de sol très écaillé à de nombreux endroits…
Pourtant la ville a investi pour remettre à niveau le parking P1 lors du départ de Vinci, qui n’avait pas respecté ses engagements. Il faudrait en tirer des enseignements concernant les engagements qui lient Effia dans sa convention avec la ville en matière de maintenance du parking. Un rappel à l’ordre du concessionnaire Effia ne serait-il pas nécessaire ? 







2 – Fermeture de la librairie – Stéphane Bauer
La disparition de ce commerce essentiel en centre-ville nous a tous surpris et déçus comme de très nombreux Gratiennois. Nous ne contestons pas le principe du rachat du local par la SAIEM et les aides apportées pour créer les conditions d’une reprise. Mais nous aurions certainement été plus attentifs que vous au projet présenté en 2019 par deux ex-salariés de la librairie du Forum.
Si le passé est le passé, la question complexe du devenir du commerce de proximité mérite une gestion qui ne soit pas isolée et concentrée au niveau du seul maire.
Vous disposiez de cette information (la fermeture de la librairie) dès début janvier, vous n’en n’avez pas fait part au Conseil municipal ni saisi la commission commerce, qui, de fait, ne sert à rien.
Depuis janvier, on aurait pu s’appuyer sur la présence de l’équipe encore en place, pour élaborer un projet de création d’entreprise avec les candidats potentiels.
Un financement participatif, dans l’optique d’une reprise de l’activité, aurait pu être envisagé, avec par exemple un appel en réunion de quartiers aux Gratiennois soucieux du maintien d’un commerce en centre-ville, pour mettre chacun au pot 20 ou 25€, qui seraient un avoir sur l’achat d’un livre dans l’année. Avec les fonds collectés, on garantirait là à un potentiel nouveau gérant un co-financement du stock de livres nécessaire pour amorcer le démarrage de son activité.
Si chaque jour une librairie ferme, chaque jour une librairie ouvre. Notre courrier du 5 mars présentait quelques concepts de librairies-maisons de la presse indépendantes Encore très récemment, dans des communes du 95, et notamment à Gonesse, des projets d’ouverture de librairie indépendante se sont concrétisés.
Nous réitérons notre demande d’être informés et associés à cette réflexion. La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour élaborer l’offre que la ville pourrait faire à un éventuel repreneur de l’activité.
Où en est la ville sur ce dossier ?
3 – Marché municipal- Stéphane Bauer
Là aussi, les choses semblent évoluer avec une réflexion engagée avec le concessionnaire sur le regroupement des commerçants, réaménagement que nous avions nous aussi évoqué, il y a plusieurs années, dans nos publications, après discussion avec les intéressés. Mais là encore, la commission commerce n’a abordé ce sujet qu’en réponse à une question de notre part. La réponse est restée très évasive. Nous souhaitons davantage de détails sur le déménagement des étals, à quelles conditions, prise en charge des frais, aménagement de l’espace libéré.
À notre question en réunion de quartier à Jean Sarrailh, vous avez laissé entendre que le côté du marché qui ne serait plus dédié aux étals, deviendrait un boulodrome.
Des commerçants proposent plutôt d’y installer plutôt des jeux pour enfants, et pourquoi pas un mini-golf ! Ce qui, d’une part, serait moins couteux que la mise à niveau de l’espace pour le transformer en boulodrome ; et d’autre part, permettrait à une clientèle de jeunes parents de fréquenter le marché tout en laissant leur enfant jouer à côté dans un espace sécurisé.
La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour réfléchir au devenir du marché Hémonnot. Au regard des enjeux, nous demandons qu’elle puisse s’ouvrir dans ce cas particulier aux représentants des commerçants et à celui de Mandon-Somarep.
Où en est la ville sur ce dossier ?
4 – Raguenets – Façades Isabelle Volat
Suite à une visite du quartier et à des rencontres avec les habitants, nous avons constaté des dégradations importantes sur les façades des immeubles pourtant rénovés relativement récemment : cloquage du revêtement, traces noirâtres, éclatement de fers à béton au niveau des balcons. Un affichage de CDC habitat indiquait des sondages et prélèvements sur ces façades. Nous sommes surpris d’une dégradation aussi rapide. Quels travaux vont être menés et à quelle échéance ? 




5 – Raguenets – Fils téléphoniques et fibre rue d’Argenteuil – Stéphane Bauer
Des habitants du 51 rue d’Argenteuil nous ont saisi concernant des branchements téléphoniques anarchiques et dangereux. Ils se sont manifestés plusieurs fois auprès de leur bailleur (CDC Habitat) en vain. Ces branchements ont déjà pris feu au niveau des caves. Outre la dangerosité de l’installation, le côté anarchique des branchements permet à quiconque de pirater une ligne.
Vous nous aviez dit à l’occasion d’un précédent rapport municipal, que des « tours de quartier » étaient faits par des habitants avec le représentant du bailleur.
Visiblement ces branchements n’ont pas été identifiés lors de ces « rondes ».
Dans le cadre de la convention qui lie la ville avec CDC Habitat vous est-il possible d’intervenir assez urgemment avec cet acteur du logement social ?
Nous avons évidemment voté pour cette motion, tout en rappelant certains éléments.
À l’école Jean Jaurès, la seule « solution » qu’a trouvée l’Éducation nationale pour remplacer la directrice en arrêt a été de solliciter la directrice de Grusse Dagneaux, qui se partage depuis septembre entre les deux établissements. Un état de faits qui n’est satisfaisant pour aucune des deux écoles.
Nous avons fait remarquer que cette motion municipale qui demande que les remplacements soient assurés, a très peu de chances d’être entendue. Un vœu pieux, car il ne s’agit pas d’un problème de remplacement. Les remplaçants qui pourraient arriver à Saint Gratien seront retirés d’autres communes. Comme tous les services publics, l’école publique est dans un tel état de crise avancée suite aux politiques des différents gouvernements ! Dévalorisation salariale importante, conditions de travail dégradées, classes surchargées, réformes contre l’avis des personnels, formation professionnelle mise à mal, manque d’Aesh qui rend impossible une école inclusive, attractivité du métier en berne, attaques contre les enseignants accusés de peu travailler. Récemment encore c’est Nicolas Sarkozy, qui pense que les enseignants travaillent six mois de l’année et seulement 24h par semaine ! Ou c’est une ignorance crasse de la réalité du métier, ou c’est une nouvelle attaque contre l’école publique pour la déconsidérer aux yeux de l’opinion.
Si la suppression de 4 000 postes a disparu du budget de la nation récemment voté, il faudrait créer 26 000 postes pour arriver au taux d’encadrement des autres pays européens ! On est donc bien loin du compte. L’école de la réussite est une chimère. L’école aujourd’hui ne participe pas à la réduction des inégalités, mais au contraire contribue à leur creusement. Donc la motion aurait pu aller plus loin, ce n’est pas qu’une question de non-remplacement, c’est une grave crise de l’école publique, et il aurait fallu alerter sur les causes profondes. D’ailleurs la récente conférence de Natacha Polony salle Georges Brassens intitulée « comment sauver l’école » a fait le même constat et préconisé des moyens d’ampleur pour « sauver » notre système éducatif.
Enfin, n’oublions pas quelle formation politique avait proposé la suppression de 4 000 profs, et a voté contre l’augmentation salariale des Aesh. S’indigner localement des conséquences de mesures qu’on soutient au niveau national : voilà qui est bien difficile à expliquer pour le maire, pourtant LR, qui considère que « ce n’est pas le sujet »…
Nos interventions lors du Conseil municipal du 13 février 2025 à Saint Gratien, la suite
Nous constatons une baisse de 15 fonctionnaires et il y a par contre 9 contractuels permanents et 35 contractuels non permanents de plus qu’en 2022. C’est une précarisation du statut qui se dessine.
La formation professionnelle qui était mentionnée dans le rapport de l’année 2022 ne l’est plus en 2023. Un oubli selon le maire, qui signale pourtant qu’il s’agit d’un enjeu très important…
Mais le problème est surtout que la ville ne rémunère que des études « surveillées » et non « dirigées ». Une différence qui peut paraître anodine, mais qui ne l’est pas… En effet, les études dirigées, mieux rémunérées, consistent à aider les écoliers·ères dans l’apprentissage de leurs leçons, et non seulement à assurer la « garderie » des élèves. Un petit investissement pour la ville, un grand pas pour les élèves qui bénéficieraient ainsi d’un soutien scolaire le temps de l’étude. Un soutien scolaire qui n’existe pas pour les élèves des écoles élémentaires, alors que les besoins sont grands dans le domaine.
Nos interventions lors du Conseil municipal du 13 février 2025 à Saint Gratien.
Les causes principales des menaces sur les espèces végétales et animales, évoquées dans le rapport présenté au vote, sont les pollutions lumineuses et sonores de la ville. Ce sont des causes de sérieuses perturbations pour la faune et de la flore sauvages, selon la LPO. Donc pour « contribuer à la préservation de la biodiversité » ce qui est un objectif très louable, nous pensons qu’il faut pousser la réflexion et l’action de la ville un peu plus en profondeur.
Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises sur les dangers de la pollution lumineuse, sans compter la gabegie de l’éclairage de rues vides entre 23h et 6 h du matin. Cela participe à l’extinction massive des insectes et donc à la disparition d’oiseaux et de chauve-souris. Pour les plantes, comme pour les animaux, l’alternance du jour et de la nuit est vitale. Les associations alertent aussi sur la prolifération des LED, certes plus économiques mais plus dangereuses pour la biodiversité à cause de leur lumière blanche. À l’heure où on prône des « trames vertes et bleues », il faut aussi implanter des « trames noires ». Existent des systèmes intelligents qui activent l’éclairage à pleine puissance seulement lors du passage d’un piéton ou d’un véhicule. Sinon le niveau de lumière se fixe à 10 % de la puissance, plongeant les rues dans une semi-obscurité.
Je remarque aussi que la famille politique du maire a voté cette semaine sans état d’âme au Sénat pour ré-autoriser un pesticide de la famille des néonicotinoïdes via la « loi Duplomb ». Les néonicotinoïdes sont un danger avéré pour la biodiversité. L’acétamipride en question dans la loi est un insecticide qui tue notamment les oiseaux et les abeilles.
Rester dans le simple constat plus ou moins exact « les colos ne sont plus à la mode » ? Mais pourquoi ? Il y a certes des freins financiers. Une étude IFOP indique que le prix des séjours apparait comme le deuxième frein le plus largement cité par les parents. Il y a aussi certainement des réticences psychologiques, et une méconnaissance des bénéfices de la colo. Aussi un désintérêt des élus locaux…
En fin de séance, le maire répond aux questions orales des groupes. Voici les nôtres, les réponses apportées et nos commentaires, que nous ne pouvons faire en séance, les questions orales ne faisant pas l’objet de débat.

Décryptage : notre question reste sans réponse. La ville décide du réaménagement d’espaces sans en référer à quiconque. On aurait pu imaginer une consultation des riverains, premiers intéressés, que ce soit pour renouveler les mobiliers à l’identique ou reconfigurer leur disposition. On ne doute pas que les habitants ont suffisamment d’idées sur l’aménagement de leur environnement ! Jardinières certes, mais peut-être aussi bancs, stationnements vélos ou autres innovations auraient pu émerger d’une consultation, mais la ville ne connaît que la « présentation » de projets déjà décidés.
Réponse du maire : le seul moyen de conserver la qualité des espaces publics de cette zone serait de créer un cheminement minéralisé intégré au platelage existant. La ville a décidé de mener des études sur ce sujet.
Décryptage : à suivre… Ce revêtement particulier pose problème depuis des années. Les bandes métalliques apposées sur les lames de bois ne l’ont pas résolu.

Dans les villes aux alentours de St Gratien, les jeunes conseillers municipaux ont été invités à travers des jeux à se concerter et à réfléchir ensemble sur des thématiques qui les concernent au quotidien. Ils ont par exemple évoqué les problématiques qu’ils pouvaient rencontrer et dégagé des pistes d’amélioration sur la gestion des cantines scolaires, le manque de végétalisation de certaines rues, ou encore la sécurité des enfants sur le trajet école/domicile. Qu’en est-il au niveau du conseil municipal de St Gratien ?
Vous n’étiez pas ce jeudi 19 décembre en salle des mariages pour le dernier Conseil municipal de 2024 à Saint Gratien ? On vous en raconte les principaux moments.
Le montant des investissements hors Camille Claudel est de 245€ par habitant, largement en-dessous de ce que dépensent la moyenne des villes de même importance que Saint Gratien. Surtout, ces investissements ne sont pas à la hauteur des besoins en matière de jeunesse et de bifurcation écologique. 16% seulement des travaux concernent ce dernier point, et seulement à peine 10% le secteur de la jeunesse, enfance et éducation. Les investissements restent principalement consacrés à la voirie : 30% des travaux.


On remarque au passage que le surcoût lié au dernier emprunt toxique, bien que ce dernier soit d’une part à présent négligeable dans l’encours de dette, s’élèvera en 2025 aux alentours de 32 000€… heureusement pris partiellement en compte par le fond de soutien national… c’est à dire au final le contribuable.
Les montants annoncés des investissements sont supérieurs aux autres années. Certes deux centres culturels seront réhabilités ou reconstruits (Claudel subventionné en quasi-totalité). 
Nous votons contre les nouveaux tarifs de stationnement dans le parking P1.
La délégation de service public pour le stationnement payant est de 10 ans. La ville se contentera pendant 10 ans d’avaliser les augmentations prévues par le contrat, selon une formule bien opaque dont on nous dit qu’elle est basée sur les salaires et l’énergie. Un point important dans ce contrat mais qui curieusement n’a pas été mis en avant lors du vote de la délégation de service public à Effia…
Ces tarifs augmenteront de 4,56% ! Quelle justification à une telle hausse ? Pour mémoire, les tarifs avaient déjà augmenté de +3,29 % en 2024 et +2,60% en 2023. De plus le concessionnaire ne tient aucun de ses engagements… La ville dira ensuite que le marché est trop cher, mais visiblement elle y contribue. Notamment le concessionnaire avait une obligation de taux de remplissage de la halle de 90%. Or nous voyons le marché dépérir peu à peu, la fréquentation s’érode, le marché du mercredi est particulièrement fragile.
Plus grave encore, les commerçants paient des notes d’eau et d’électricité sans factures du concessionnaire, même si l’arrivée d’un nouveau placier a quelque peu clarifié certains points. Ces « dérives » ont été constatées dans de nombreux autres marchés d’Île-de-France et sont régulièrement dénoncées dans la presse locale. Le maire reconnaît être en conflit avec Mandon sur de nombreux points mais il réaffirme que la ville ne doit surtout pas être à l’initiative d’une rupture du contrat. Sauf que Mandon avait rompu ce contrat par lettre recommandée en avril dernier…
Vous n’étiez pas ce jeudi 19 décembre en salle des mariages pour le dernier Conseil municipal de 2024 à Saint Gratien ? On vous en raconte les principaux moments.
2 – Passages piétons et passages réservés aux cyclistes
4 – Place des Cyclades