Un État palestinien

État de Palestine, le tournant ?

Tribune de Francis Wurtz dans l’Humanité Magazine

« Il n’y aura pas d’État palestinien : cet endroit nous appartient » : en prononçant ces paroles sur le lieu le plus emblématique de la colonisation de la Cisjordanie – car destiné à couper le territoire palestinien en deux pour tenter de rendre physiquement impossible l’édification d’un État autre que celui de l’occupant –, Netanyahou ne pouvait pas se montrer plus provocateur face au groupe d’États occidentaux, considérés jusqu’alors comme des alliés indéfectibles d’Israël, mais qui s’apprêtent à leur tour à reconnaître l’État de Palestine.

Les voici – France en tête – placés spectaculairement devant leurs responsabilités : ils vont devoir montrer à toute la communauté internationale ce que vaut leur acte diplomatique, tant de fois repoussé, mais que l’isolement sans précédent de ce pouvoir assassin dans l’opinion mondiale a rendu incontournable. Quelles mesures vont-ils prendre pour que soit mis fin au génocide à Gaza1 et à l’entreprise coloniale d’Israël dans sa globalité ?

En finir avec l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

Vont-ils laisser définitivement démonétiser leur parole collective en capitulant ouvertement devant ce politicien hors la loi, ou auront-ils cette fois à cœur de concrétiser leur engagement rituel en faveur de la « solution à deux États » ? Désormais, plus d’échappatoire. Aucune nouvelle lâcheté de leur part ne passera inaperçue. Tous les amis du peuple palestinien, tout comme les militants de la paix en Israël, y veilleront, et, au-delà, quiconque ne supporte plus le « deux poids, deux mesures » en matière de droit international sera, n’en doutons pas, aux aguets.

Emmanuel Macron est, à cet égard, le plus exposé. Lui qui revendique le « leadership » européen en matière de sanctions économiques contre Moscou, de livraisons d’armes à Kiev et d’envoi de troupes au sol en Ukraine, face à « l’ogre qui a besoin de continuer à manger » pour survivre. Que va-t-il proposer concernant l’« ogre » de Tel-Aviv, qui, de Gaza à la Cisjordanie, du Liban à l’Iran, de la Syrie au Yémen et jusqu’au Qatar, sème la mort et attise les tensions alors qu’une seule décision suffirait à créer les conditions d’une paix durable en Israël comme dans toute la région : en finir avec l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens, conformément aux résolutions des Nations unies adoptées depuis 1967 !

Observons que, dans ce cas, nul ne demande que l’on recourt, pour obtenir une paix juste, à la livraison de chars, d’avions de chasse, de drones, de missiles ni de munitions aux Palestiniens occupés et martyrisés. Ce que demandent les Palestiniens depuis des décennies n’est autre que l’arrêt de toute vente d’armes à l’agresseur ainsi que l’exercice de pressions économiques et politiques suffisantes sur le pouvoir israélien pour obtenir l’ouverture de véritables négociations de paix sur la base du droit international.

Avec pour objectif l’édification de l’État palestinien à côté de l’État d’Israël, dans des frontières sûres et reconnues. Rendre enfin possible ce rêve simple et raisonnable : c’est tout l’enjeu que la désormais très large reconnaissance de l’État de Palestine remet à l’ordre du jour de l’agenda diplomatique mondial.

Je veux rendre hommage à José Fort, ce grand journaliste de l’Humanité, dont il dirigea longtemps avec compétence et sensibilité la rubrique internationale.

  1. « J’ai refusé pendant des années d’utiliser ce terme : « génocide ». Mais maintenant je ne peux pas m’empêcher de l’utiliser, après ce que j’ai lu dans les journaux, après les images que j’ai vues et après avoir parlé avec des personnes qui y ont été » (David Grossman 1er août 2025).

La reconnaissance, enfin

Déclaration de l’association nationale des élu· communistes et républicain·es, la « Coopérative des élu·es »

Lundi 22 septembre dans nos mairies soutenons les droits du peuple palestinien et de l’humanité !

Le 24 juillet, le Président Macron s’est engagé à reconnaître officiellement, au nom de la France, l’État de Palestine. Il co-présidera, le 22 septembre 2025, aux côtés de Mohammed Ben Salmane, prince héritier saoudien, une conférence au siège des Nations Unies à New York, consacrée à la mise en œuvre de la solution à deux États.

Nous saluons cet acte politique marquant qui est un pas vers une paix juste et durable au Proche- Orient.

Il aura fallu attendre 35 ans d’alertes répétées de l’ONU et les ONG sur l’urgence de la situation en Palestine, il aura fallu un génocide en cours à Gaza et que la Palestine soit mitée de centaines de colonies rendant sa continuité territoriale impraticable sur le terrain, pour que la France franchisse enfin le pas de cette reconnaissance.

Cette décision, si elle veut véritablement marquer l’histoire, doit s’accompagner d’un travail diplomatique et politique courageux pour parvenir à une solution crédible et à la mise en place effective de deux États.

La colonisation en Cisjordanie et le génocide à Gaza, menés par l’État israélien d’extrême droite est commis en toute impunité. C’est une normalisation du bafouement de l’état de droit, ce même droit qui a tiré le monde de la barbarie après la Seconde Guerre mondiale, et que nous défendons chaque jour, dans nos collectivités. Un monde qui permet cela, réduit à néant le sentiment de justice et le vivre ensemble, même à l’échelle locale.

La défense quotidienne des droits et des libertés les plus fondamentales de chaque être humain, c’est ce qui fait l’identité de notre engagement. Lutter contre cette injustice, c’est aussi clamer haut et fort que la violence ne doit pas être la base des relations entre les êtres humains et que la dignité et la liberté des peuples sont le seul avenir durable.

Devant les attaques du gouvernement envers les élus faisant le choix courageux de défendre la paix, nous appelons nos élus et nos maires à prendre toutes les dispositions qu’ils jugeront adaptées afin de marquer ce jour du sceau de l’humanité.

Ce lundi 22 septembre, nous, maires, élu·e·s de la République, attaché·e·s aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice, ferons entendre cette voix pour que la France soit à la hauteur des enjeux et au rendez-vous de l’histoire.

610 000

Une fête de l’Humanité historique ! 

Magnifique, cette Fête ! Durant trois jours, une foule immense a submergé les allées, la fraternité accrochée au cœur, portant en étendard la liberté, la solidarité et la paix. Pour la première fois depuis des années, nous avons affiché complet : 610 000 personnes ! Dimanche, un peuple uni en est reparti, conscient d’avoir vécu un moment décisif pour les luttes à venir.

C’est une réussite politique et populaire, qui témoigne d’un besoin de se retrouver pour débattre, dialoguer, s’organiser, et bien sûr chanter, danser et s’amuser ensemble. Cette bulle d’humanité est précieuse : elle est un temps suspendu qui unit et rend plus fort.

Une semaine après la démission de Bayrou, alors que le président Macron s’entête dans son déni démocratique, ce week-end a fédéré tous ceux qui se sentent bafoués depuis le vol du résultat des élections législatives de 2024, et qui vivent la nomination à Matignon de Sébastien Lecornu, ministre de la Guerre, comme une ultime provocation.

Le public de la Fête est venu transformer sa colère en espoir pour construire l’après-Macron, ouvrir un chemin d’espoir pour la justice sociale et climatique, en rupture avec le système capitaliste qui épuise le vivant. Le peuple a répondu présent le 10 septembre. Prochains rendez-vous : le 18, aux côtés de l’intersyndicale, puis le 21 septembre, contre le génocide à Gaza.

Cette 90e édition a également mis à l’honneur la paix, dans un contexte de nouvel impérialisme basé sur l’économie de guerre, qui se nourrit de conflits généralisés qui minent les peuples. Dans toutes les allées, a résonné la solidarité avec la Palestine, pour dénoncer le génocide à Gaza, à quelques jours de la probable reconnaissance de l’État de Palestine par la France.

Cette Fête, comme tous les ans, a donc fait du bien à chacune et chacun. Nous avons fait bloc pour porter haut les valeurs d’égalité, de fraternité, de liberté, loin du repli sur soi et de la division dont les réactionnaires se nourrissent. Un chemin d’espoir, de partage des savoirs, des pouvoirs et des richesses, que nous nommons le communisme.

Alors mille mercis à vous, aux militantes et militants communistes, à ceux des autres forces politiques, syndicales, associatives venues de toute la France et du monde. 610 000 mercis !

Fabien Gay, 14 septembre 2025

La 90è fête de l’Huma

Faut-il encore présenter la « fête de l’Huma », alors que s’ouvre ce week-end sa 90è édition ?

Plus grand festival de France, et même plus grand événement populaire de France, qui rassemble chaque année plus de 500 000 personnes sur trois jours, elle est l’occasion de multiples débats, rencontres, échanges politiques, concerts, spectacles… Riche de ses nombreux stands, de ses initiatives festives, sportives, culturelles, solidaires, progressistes, internationales… c’est un événement multiculturel avec musique, expositions, cinéma, théâtre, livres… et militant·es bien sûr ! Car la fête n’existerait pas sans l’engagement de très nombreux bénévoles qui la préparent et la font vivre, adhérents ou sympathisants du PCF et amis du journal.

La fête de l’Humanité est née en 1930, à Bezons, de la volonté de son directeur de l’époque, Marcel Cachin. Depuis 90 ans, elle a été le lieu de nombreux événements, de la présence de Charles Trenet à celle d’Angela Davis, des expositions des œuvres de Picasso, du million de participants réunis en 1945 après 5 années sans fête, des luttes pour la paix au temps de la guerre froide, des débats au sein de la gauche au temps du programme commun… Elle est toujours un lieu de convergence des luttes et de solidarité internationale.     

La fête est un rendez-vous incontournable à la rentrée, et plus encore cette année, où tous les repères sont brouillés, où l’incertitude, l’instabilité politique, et la colère dominent. Des sujets qui seront au cœur des débats, avant la mobilisation du 18 septembre prochain. Écologie, justice sociale, services publics, déni démocratique, dette, finances et aides publiques aux entreprises, alliance à gauche, municipales… Sur tous ces thèmes, la fête se fera l’écho des débats.

Retrouvez ici notre -modeste- écho de la fête 2025 ! Avec déjà les premières photos de son inauguration, dès le jeudi 11 septembre !

Les deux Fabien ! Fabien Gay, directeur du journal l’Humanité et Fabien Roussel

Henriette Steinberg, présidente du Secours populaire français, et notre ami Roland de Villiers-le-BelPierre Laurent, ex secrétaire national du PCF, et Stéphane Bauer, notre reporter sur place !

Pierre Laurent avec Ian Brossat

Titanic

Nous partageons cet éditorial de l’Humanité du jour…

Lundi 8 septembre : Vivre cette journée c’est comme regarder le Titanic.  

On sait déjà que ça finit par un naufrage. Seul François Bayrou fait comme s’il n’avait pas lu le scénario. « À quoi ça sert d’abattre le gouvernement ? », s’interrogeait encore hier le premier ministre lors de sa énième interview de la semaine, ajoutant pour faire bonne mesure qu’« on peut ne pas être d’accord sur telle ou telle mesure, mais ce n’est pas une raison ».

Sauf qu’en l’occurrence les désaccords que pointeront les députés de gauche cet après-midi portent sur le cap austéritaire et non pas seulement sur le détail de quelques mesures, elles-mêmes par ailleurs insupportables. Sabrer dans le remboursement des soins, les jours fériés, les postes de fonctionnaires… le projet de budget de l’exécutif a une cohérence de classe : nous présenter la facture de la dette creusée à grands coups de cadeaux fiscaux aux grosses fortunes et de quelque 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises sans contrôle ni contrepartie.   

Quant au RN, malgré les mains tendues dans la semaine écoulée avec l’examen express d’un décret corsetant l’Aide médicale d’État, il espère tirer son épingle du jeu de la crise pour s’imposer, chargeant les immigrés pour mieux épargner grands patrons et autres actionnaires. Même une partie de LR, dont le patron Bruno Retailleau est pourtant ministre de l’Intérieur, pourrait se désolidariser.

Bref, sauf coup de théâtre de dernière minute, le premier volet de la trilogie qui nous attend est déjà écrit, reste l’épisode 2 Macron contre-attaque et le 3, plus déterminant encore, le retour du mouvement social.

Julia Hamlaoui, Cheffe du service Humatinale

La fête, J-6 !

Fête de l’l’Humanité 2025 : J – 6 ! 

Les 12, 13 et 14 septembre, nous serons à la fête !

Sont encore en vente auprès de nous des billets d’entrée à 45 € (contre 70 € maintenant dans les enseignes commerciales du type FNAC et sur les plateformes)

Où nous trouver ce week-end  ?

-Samedi : à la journée des associations de St Gratien : 9h30 / 17h30

-Dimanche de 9h30 à 11h, nous serons devant Carrefour Market, rue Berthie Albrecht

-Dimanche de 10h30 à 12h30, nous serons devant le marché, derrière notre table où l’on vend le dimanche le journal …

Si non, téléphonez-nous au 07 50 66 43 39

Tout le programme de la fête 

Clip de la fête 

Le PCF95 sur la fête :

Vendredi 12 septembre 

– 18H : inauguration du stand

– 18H30 : Budget, retraite, congés payés…tout y passe ! Comment résister ? en présence d’Emmanuel Maurel, député du Val d’Oise – Pierre Barros, sénateur du Val d’Oise – des responsables syndicaux de la CGT95, FSU95 et FO95

– Soirée POP ROCK à partir de 21H avec les Flying Sparks

Samedi 13 septembre

– 16H : Grand débat initié par « le collectif Jeune » du PCF95 « Un an après les JO de Paris, où en est le sport populaire ? » en présence d’ancien sportifs de haut niveau, d’élus locaux et de Marie-George BUFFET, ancienne ministre des sports

– 20H : grande soirée Kabyle avec le groupe de musiciens Moh AZAL

Programme du stand du CN du PCF

Contacts et informations :

Fête De L’humanité 2025, Brétigny-Sur-Orge · Billets Shotgun

Fête de l’Huma 2025 programme, horaires, date et billetterie

Pour ceux qui hésitent encore à venir à la fête, retour sur l’édition 2024 : « il suffit juste d’un au-revoir pour se dire à bientôt « 

Merci à Clément Garcia, journaliste de l’Humanité, pour l’écriture de ce texte, et merci à Anna Mouglalis, actrice, de l’avoir si justement incarné :

Fête de l’Humanité 2024 : il suffit juste d’un au-revoir pour se dire à bientôt – YouTube

Communication à partager sans modération dans vos réseaux !

NB : Notre billet intègre une pensée à l’ancien secrétaire de la FD95, Alain Feuchot.

À l’Université d’été

L’Université d’été du PCF rassemble, peu avant chaque rentrée, des centaines de militants afin de, selon le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie, « penser, écouter, renforcer nos convictions, douter, changer d’avis, affiner, infléchir, transformer. Perte de temps ? Luxe insensé à l’heure de si graves périls ? On ne peut agir efficacement qu’à la condition de se défier de tous les prêt-à-penser, en affrontant le monde dans sa réalité, sa complexité, ses contradictions, en se frottant aux concepts dans leur rugosité…

Oui, il faut agir mais il faut penser juste pour agir bien et agir encore pour éprouver les conclusions auxquelles on a provisoirement abouti et penser à nouveau au regard de ce qu’on a entrepris, dans cet aller-retour constant, humble et résolu qui s’appelle le militantisme révolutionnaire. De ce point de vue, l’université d’été est un moment privilégié. »

 

Pour celles et ceux qui n’auront pu se rendre à Montpellier cette année, voici quelques moments de l’UEPCF :

Le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie :  

https://www.pcf.fr/ue_25_discours_ouverture_grq?utm_campaign=lver81&utm_medium=email&utm_source=pcf

Le discours de Fabien Roussel :

https://www.pcf.fr/ue_25_discours_fr?utm_campaign=lver81&utm_medium=email&utm_source=pcf

La vidéo du discours de clôture de Ian Brossat :

https://www.youtube.com/watch?v=68OjOPbURQE

500 milliards pour la France

C’est la rentrée pour le PCF, après une édition 2025 réussie de son « université d’été » à Montpellier ! Voici quelques échos dans la presse de ses propositions pour répondre aux exigences sociales et environnementales. 

Le Parti communiste français va proposer un « pacte pour la France », avec « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans »

Selon Fabien Roussel, le secrétaire général du parti, cette proposition « au service du climat et de la réponse aux urgences sociales » comprendra, outre une augmentation des salaires et des retraites, la construction de nouvelles centrales nucléaires et des investissements dans le réseau ferré.

« Nous mettrons, à la Fête de l’Huma [qui se tiendra du 12 au 14 septembre], à la disposition des forces de gauche et de tous les Français, une proposition de pacte pour la France », a-t-il exposé, lors de son discours à l’université d’été du PCF, à Montpellier.

Les communistes, a-t-il développé, prônent notamment « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans, en reprenant l’argent, la main sur l’argent qui existe dans nos banques, dans la Caisse des dépôts, à la Banque centrale européenne », afin de « prêter à taux zéro aux collectivités, aux entreprises, à l’État sur la base de critères définis et au service du climat » et des « urgences sociales ». Pour ce faire, il est « indispensable de nationaliser une partie du secteur bancaire », a ajouté Fabien Roussel.

Le PCF propose « d’augmenter les salaires tout de suite, d’augmenter les retraites, de baisser les taxes sur les produits de première nécessité, de baisser tout de suite aussi le prix de l’électricité », ainsi que la construction de « 200 000 logements par an ».

Sont également contenus dans ce programme « la production de vingt nouvelles centrales nucléaires » et un « plan d’investissement dans le réseau ferré pour pouvoir préférer le train, mais baisser aussi le prix des billets ».

Le PCF entend également « planifier l’embauche et la formation, sous statut, de centaines de milliers d’enseignants, de soignants, de travailleurs sociaux, de douaniers, de policiers, d’agents territoriaux ».

Si « la copie » budgétaire de François Bayrou « ne bouge pas » et si le premier ministre « entend encore une fois passer en force », « il y aura une motion de censure et nous la voterons », a ajouté le patron du PCF, qui « soutiendra » toutes les mobilisations syndicales ainsi que le mouvement, né sur Internet, appelant à « bloquer » la France le 10 septembre.

Fabien Roussel a également dénoncé l’accord douanier entre l’Union européenne et les États-Unis, réclamant un « Conseil européen exceptionnel », la saisine des Parlements européen et nationaux et un référendum en France.

Sur le conflit russo-ukrainien, M. Roussel a évoqué « un nouveau traité européen », « intégrant tous les pays du continent européen, de Brest à Vladivostok », en prônant à nouveau « la neutralité de l’Ukraine et sa non-intégration dans l’OTAN ».

Source : Le Monde avec AFP

La fête !

La Fête de l’Humanité fêtera sa 90e édition les 12, 13 et 14 septembre 2025 sur la Base 217 à Brétigny-sur-Orge.

Tout le programme est à retrouver ici : https://fete.humanite.fr/

C’est l’incontournable rendez-vous de la rentrée ! Depuis 1930, la fête de l’Humanité est un événement politique, culturel, populaire, festif, musical, fraternel, sportif… Multiples stands, concerts, expos, débats, village du livre, village international, espaces sportifs, activités pour les enfants, spécialités culinaires.. que ne trouve-t-on pas à la fête !

Si trois jours de musique, de débats politiques, de rencontres et de solidarité vous tentent… contactez-nous ! Le bon de soutien donnant droit à l’entrée est au prix imbattable de 45 € en vente militante, jusqu’au 10 septembre !

Pour une aide concrète à Gaza

En quelques jours, la pression sur le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou s’est accentuée comme jamais. Suite à l’engagement pris par la France de reconnaître l’État de Palestine, d’autres pays lui ont emboîté le pas, comme les quatorze États signataires de la déclaration issue de la conférence de New York. Le Royaume-Uni, ancienne puissance mandataire, a lui-même annoncé qu’il pourrait prendre la même décision.

Pour autant, les crimes de l’armée israélienne se poursuivent à Gaza, et la famine, suite au blocus total du territoire, y est si grave que le gouvernement Netanyahou a dû laisser entrer un peu d’aide humanitaire. Devant la réprobation internationale des opinions, l’administration Trump s’est elle-même vue contrainte de reconnaître que la vie de dizaines de milliers de civils palestiniens était menacée. Cinq présidents d’universités israéliennes exigent que Netanyahou « résolve la famine à Gaza ». Pour la première fois, deux ONG israéliennes considèrent que le gouvernement israélien « commet un génocide » et appellent à une intervention internationale. Les Pays-Bas ont déclaré les ministres suprémacistes Ben Gvir et Smotrich personæ non gratæ.

Pendant ce temps, les exactions et les assassinats se poursuivent en Cisjordanie. Le village palestinien de Taybeh a été violemment attaqué par des colons.

Il est urgent que la communauté internationale prenne des mesures d’urgence pour arrêter l’horreur en cours. Soit elle continue de se montrer complice des massacres de masse et de l’épuration ethnique, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par le gouvernement, l’armée et les colons israéliens. Soit elle impose à Netanyahou et à son protecteur états-unien un cessez-le-feu immédiat, l’expédition d’une aide humanitaire massive aux populations de Gaza, l’arrêt des exactions en Cisjordanie et la libération des otages encore détenus par le Hamas.

La France a une responsabilité primordiale en ce sens. L’annonce de la reconnaissance de l’État de Palestine a contribué à desserrer l’étau dans lequel est pris le peuple palestinien. Celui-ci, comme les forces de paix en Israël, a repris espoir en une solution politique qui mette fin à la guerre et permette aux deux peuples de vivre demain dans des États aux frontières sûres et reconnues.

Le Parti communiste français appelle donc le gouvernement français à prolonger sa démarche en agissant concrètement et immédiatement :

  • Pour qu’une aide humanitaire d’urgence entre au plus vite à Gaza sous contrôle de l’ONU, de l’UNWRA et des organisations humanitaires reconnues internationalement ; pour la libération immédiate des otages israéliens encore détenus à Gaza.
  • Pour que des sanctions soient prises à l’encontre de l’actuel pouvoir israélien tant qu’il bafouera le droit international. La France doit déclarer personæ non gratæ Ben Gvir et Smotrich, comme les Pays-Bas l’ont fait, et annoncer qu’elle  appliquera le mandat de la CPI contre Netanyahou et Gallant. Elle doit agir concrètement pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’État d’Israël et pour déclarer un embargo sur les armes. Sans attendre, notre pays doit prendre la tête d’une coalition de tous les États disposés à prendre des sanctions contre les dirigeants israéliens.
  • ⁠Pour aller au bout de la reconnaissance de l’État de Palestine, en lui permettant de bénéficier d’une pleine capacité juridique devant la justice internationale, CPI et CIJ et à rendre possible une solution politique.

Paris, le 31 juillet 2025

Parti communiste français.