Sénatoriales 2023

Bravo à Pierre Barros, maire de Fosses, président de l’association départementale des élu·e·s communistes et républicain·e·s, et désormais sénateur du Val d’Oise, apparenté PCF !

Il rejoindra le nouveau groupe des 17 sénateurs et sénatrices communistes, groupe qui sort renforcé de deux nouveaux membres après le scrutin de ce dimanche 24 septembre 2023.

La surprise est donc à gauche dans notre département avec cette élection, grâce aux 262 voix et 11, 58% recueillis par Pierre Barros. Le nouveau sénateur était soutenu par le PCF, LFI et Génération.s. Il avait aussi reçu le soutien d’élus EELV, bien que sa liste ne comportait pas de candidat écologiste.

La gauche retrouve deux postes sur cinq dans le Val d’Oise, Rachid Temal (PS) étant reconduit.

Nous nous réjouissons aussi de l’échec du candidat zemmourien, transfuge venu des rangs de LR, candidat sortant.. et sorti !

Détail des résultats ci-dessous. (info « La Gazette du 95 ») 

Travailler

Je partage cette tribune de 35 parlementaires de divers groupes, qui vise à régulariser les travailleurs sans papiers, et à accorder des titres de séjours dans des délais acceptables. De quoi rendre la vie de ces personnes moins difficile. La plupart des gens que nous accompagnons via des associations, notamment RESF (réseau éducation sans frontières), ne demandent qu’une chose : être autorisé à travailler.

Loi immigration : «Nous demandons des mesures urgentes, humanistes et concrètes pour la régularisation des travailleurs sans papiers»

Dans une tribune transpartisane, une trentaine de parlementaires allant du Modem à EE-LV proposent trois mesures pour la régularisation des travailleurs sans papiers, souvent en première ligne dans des secteurs en tension.

Nous portons un projet humaniste et concret. Nous souhaitons l’adoption de trois mesures urgentes pour l’accès des personnes étrangères au travail.

Tout d’abord, nous assumons la nécessité d’une régularisation de travailleuses et de travailleurs sans papiers, dans tous ces métiers qui connaissent une forte proportion de personnes placées en situation irrégulière. Ce sont bien souvent ceux que l’on retrouve en première ligne dans les secteurs en tension comme le BTP, l’hôtellerie-restauration, la propreté, la manutention, l’aide à la personne. Des milliers de personnes sont maintenues dans la précarité, a fortiori les vrais-faux indépendants comme auto-entrepreneurs, dans les métiers les plus pénibles comme les plus utiles socialement.

Ces travailleurs sans papiers contribuent à l’économie et à la vie sociale de notre pays. Sans eux, ces secteurs et des pans entiers de notre pays ne pourraient fonctionner. La France qui se lève tôt, ce sont aussi elles et eux, si utiles, si nécessaires. Et pourtant ils n’ont pas officiellement le droit de travailler faute de pouvoir disposer d’un titre de séjour.

Si ces immigrés travaillent tout de même, c’est pour survivre et parce que les employeurs ont besoin de salariés. Les pouvoirs publics ferment les yeux ou ignorent leur situation en raison du caractère indispensable de ces travailleurs pour notre économie et pour répondre aux besoins sociaux. Leur précarisation est le résultat d’une hypocrisie collective : ne pas les autoriser légalement à travailler mais continuer à solliciter leurs concours. Sans papiers, sans reconnaissance, ils éprouvent les plus grandes difficultés pour se nourrir, se loger, se soigner et accéder à une vie sociale normale. La clandestinité les invisibilise, les fragilise et les condamne à la précarisation et à la désocialisation. Faute de pouvoir faire valoir leurs droits, ils acceptent de faibles salaires qui pèsent sur le niveau des rémunérations dans certains secteurs.

A cela s’ajoutent toutes celles et ceux qui sont présents sur le territoire national et qui sont empêchés de travailler faute de papiers. Ils n’ont d’autres solutions que de recourir à l’hébergement d’urgence ou à d’autres solutions de fortune. Alors qu’ils ne demandent qu’à travailler. Ils pourraient le faire directement ou après une formation que de nombreuses branches professionnelles et des centres de formation publics sont prêts à développer. L’accent doit être en particulier mis sur l’accès des femmes étrangères au travail, l’un des plus faibles de l’OCDE.

La régularisation de leurs situations, demande de longue date des associations qui les accueillent dans la précarité, émane tout autant des organisations syndicales et patronales.

Il s’agit également de rétablir le droit au travail pour les demandeurs d’asile. La loi leur impose six mois d’attente avant de pouvoir demander une autorisation de travail. Cette règle a pour conséquence d’augmenter à la fois le coût budgétaire de l’allocation pour demandeur d’asile et le recours à l’emploi non déclaré pour pouvoir survivre. Cette logique nuit considérablement à leur autonomie et donc à leurs facultés ultérieures d’intégration.

Enfin, il faut d’urgence remédier à la situation d’embolie des préfectures qui conduit à fabriquer chaque jour de nouveaux sans-papiers.

Pas une semaine, pas une journée sans que nos permanences de parlementaires ne soient sollicitées pour un titre de séjour dont le renouvellement est compromis faute de rendez-vous en préfecture. Le rapport de l’Assemblée nationale sur «les moyens des préfectures pour l’instruction des demandes de séjour» de 2021 décrit très précisément une situation qui a encore empiré depuis lors : du jour au lendemain, faute de rendez-vous, des personnes en situation parfaitement régulière, insérées professionnellement et socialement, basculent en situation irrégulière entre deux titres et perdent leurs droits. Leurs employeurs sont quant à eux confrontés à un dilemme : perdre un employé qui répond pourtant à leurs attentes ou basculer dans le travail non déclaré pour garder cet employé. Cette situation kafkaïenne est à l’origine d’un contentieux de masse qui engorge les tribunaux administratifs sous les référés «mesures-utiles» visant à contraindre l’administration à accorder un rendez-vous en préfecture.

Il est temps de fixer un délai maximal à l’administration pour accorder un rendez-vous en préfecture, comme c’est la règle pour les passeports «talent», et d’augmenter considérablement le nombre de rendez-vous y compris en présentiel en affectant davantage de moyens aux services chargés du séjour des étrangers au sein des préfectures.

Ces trois mesures sont à la fois urgentes, humanistes et concrètes. Si le gouvernement n’est pas en mesure de les faire rapidement adopter par le Parlement, nous en prendrons l’initiative.

Avançons.

Signataires

Julien Bayou (député EE-LV) ; Mélanie Vogel (sénatrice EE-LV) ; Guillaume Gontard (sénateur EE-LV) ; Sabrina Sebaihi (députée EE-LV); Guy Benarroche (sénateur EE-LV) ; Francesca Pasquini (députée EE-LV) ; Maud Gatel (députée Modem) ; Elodie Jacquier-Laforge (députée Modem) ; Erwan Balanant (député Modem) ; Mathilde Desjonquères (députée Modem) ; Eric Martineau (député Modem) ; Jimmy Pahun (député Modem) ; Fabien Roussel (député PCF) ; André Chassaigne (député PCF) ; Marie-Claude Varaillas (sénatrice PCF) ; Stéphane Peu (député PCF) ; Davy Rimane (député PCF) ; Gérard Lahellec (sénateur PCF) ; Boris Vallaud (député PS) ; Marie-Pierre de La Gontrie (sénatrice PS) ; Marietta Karamanli (députée PS) ; Hervé Saulignac (député PS) ; Jean-Yves Leconte (sénateur PS) ; Laurence Rossignol (sénatrice PS) ; Sacha Houlié (député Renaissance) ; Stella Dupont (députée Renaissance et apparentés) ; Bruno Studer (député Renaissance) ; Fanta Berete (députée Renaissance) ; Cécile Rilhac (députée Renaissance) ; Benoît Bordat (député Renaissance et apparentés) ; Jean-Louis Bricout (député Liot) ; Martine Froger (députée Liot) ; Benjamin Saint-Huile (député Liot) ; Laurent Panifous (député Liot) ; David Taupiac (député Liot)

Que dit la NUPES sur les retraites ?

Quelques réflexions après la soirée du 22 février sur la réforme des retraites à Eaubonne. Photos et texte : Stéphane Bauer

La NUPES débouché or not débouché politique ?

Pour gagner comme il a été questionné tout à l’heure (le 22/02 au soir à Eaubonne, ndlr), pour gagner la bataille des idées et pour aller chercher encore plus de gens pour le 7 mars, est-ce que dans le débat la NUPES ne devrait pas être plus audible en matière de contre-projet ?

Car ce qui est assez détonnant ce soir, comme pendant ces 15 jours de débats à l’Assemblée nationale, c’est le peu de mots pour défendre ce que la NUPES a défendu lors de la campagne pour les législatives 2022, à savoir la retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisations.

Sujet à peine effleuré ce soir !

Or est ce qu’il ne faudrait pas davantage mettre cela dans le débat ?

C’est-à-dire marcher sur deux jambes : à la fois contre la réforme portée par O. Dussopt, mais aussi pour un autre projet ?

Pour un projet crédible parce que palpable. Pour donner de l’espoir.

Oui, il existe une alternative au projet porté par le gouvernement !

C’est la question du débouché politique que doit offrir la NUPES par rapport au mouvement syndical.

Très étonnant dans les propos tenus ce soir, on a parlé de taxer les milliardaires, mais pas un mot sur les entreprises. Question taboue ?

Et si on taxait les entreprises, les grandes épargnées de la réforme d’O. Dussopt ? Alors qu’elles ont bénéficié comme l’a dit Carlos Bilongo, de la suppression à la rentrée 2022 de la CVAE, soit 15 milliards d’euros d’allègement d’impôts, sans aucune contrepartie.

Et si nous avancions dans le débat la création d’une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et, pour accroître le montant des cotisations, moduler le taux de cotisation à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires (y compris en ne pratiquant pas l’égalité femmes/hommes) et les dépenses de formation. De façon complémentaire, ne faut-il pas revenir sur l’ensemble des exonérations de cotisations sociales ? Efficaces en matière d’emploi, ou effet d’aubaine ? C’est là que toute l’expérience de Gérard Filoche nous serait intéressante, non ?

Montrer comment on peut aller chercher de l’argent pour une autre réforme.

Car attention aux faux espoirs

La réforme des retraites actuellement discutée par le Parlement serait-elle anticonstitutionnelle, comme on l’a entendu tout à l’heure ?

Non.

Dans une note que des médias ont pu consulter, le Conseil d’État épingle notamment une mesure, l’index seniors. Une mesure, qui n’a rien à faire dans un texte à caractère financier.

Pour comprendre l’avis du Conseil d’État, il faut rappeler que la réforme des retraites est étudiée et sera votée via un texte budgétaire, un projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif (PLFSSR), comme il a été dit.

Or ce type de loi, comme toutes les lois de finances, vise à maîtriser les dépenses sociales et de santé de l’année à venir – ici 2023 -, mais tout ce qui n’entre pas dans ce champ peut être censuré par le Conseil constitutionnel. Et l’institution estime justement que certaines mesures n’influenceront ou n’impacteront en rien le budget de la Sécurité sociale pour l’année 2023.

Le Conseil d’État pense notamment à l’index seniors, visant à mesurer l’emploi des salariés âgés par les entreprises, et à appliquer des sanctions financières en cas de non-publication de l’index. Il estime qu’il a un effet trop indirect sur les comptes de la Sécurité sociale et qu’il n’a pas lieu d’être dans le PLFSSR, et recommande ainsi à l’exécutif de le retirer de son projet de loi. Il ne s’agit que de cela si on peut dire.

Donc attention aux faux espoirs.

Stéphane Bauer

Et maintenant ?

Nous lançons une invitation à tous les courageux.ses, valeureux.ses, à toutes celles et tous ceux qui ont participé aux deux dernières campagnes, soutenu et suivi notre activité, pour un pot informel de fin de campagne

samedi 25 juin à 15h,

place du château Catinat, au bar du festival

Thème des discussions

Après la campagne pour la NUPES, et maintenant en ville ? Quelles perspectives locales pour les forces de gauche et écologistes ?

On vous y attend !

À samedi ! 

Législatives 2022, un espoir

Voici les résultats du 2è tour des élections législatives dans la 6è circonscription du Val d’Oise.

Gabrielle Cathala recueille 15 005 voix et 46,52%.

Estelle Folest, de la majorité présidentielle, est élue avec 53,48% des voix.

Une déception ? Bien sûr !

Nous nous sommes beaucoup investi.e.s dans cette campagne depuis des semaines ! Un travail de terrain, au porte à porte, devant les gares, les écoles, les commerces, de tôt le matin à tard le soir.

Gabrielle n’a pas ménagé sa peine et arpenté les huit communes comme aucun.e autre candidat.e. Elle a reçu le soutien des militant.e.s et des élu.e.s de gauche et écologistes des différentes villes. Ce fut une campagne dynamique, sympathique, sérieuse !  Bien des contacts ont été noués ou renoués.

Tout ceci laissera des traces positives pour notre activité future. Nous savons que notre circonscription n’est pas réputée facile pour la gauche, que les quartiers populaires y sont touchés par l’abstention. Être au deuxième tour était déjà inédit depuis des dizaines d’années. Être en tête à Deuil, Sannois, Montmagny, Saint Gratien a ouvert des perspectives nouvelles dans ces villes. Réunir plus de 15 000 voix face à la macronie n’est pas un échec ! 

Nous en tirons la conclusion qu’ensemble, la gauche et les écologistes peuvent faire de grandes choses dans notre territoire !

Pour notre part, nous sommes décidé.e.s à travailler à faire perdurer cette union, si prometteuse…

Merci à Gabrielle pour avoir été ce catalyseur ! Merci à Catherine, Lynda, merci à toutes celles et tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour ce beau résultat. Nous disons à très bientôt à toutes et tous.  

Ci-dessous les résultats de Saint Gratien, et le détail des 8 communes

 

À portée d’urne !

Nouvelles donnes et vieilles rengaines
Fabien Gay dans l’Humanité du 17juin 2022

En 2017, Emmanuel Macron voulait incarner le renouveau, la nouvelle génération de la vie politique, l’homme qui transgresse « les clivages et les appareils ». Disruptive et révolutionnaire, son élection devait être l’avènement de la start-up nation.

Après avoir dissipé très vite les illusions sur le « ni de gauche ni de droite », pour celles et ceux qui en doutaient ou espéraient, en menant une politique exclusivement orientée pour protéger et favoriser les intérêts du capital, le macronisme a révélé sa vraie nature lors des six derniers mois de campagne. Incapable de répondre aux crises sociale, environnementale, géopolitique, il n’aura eu de cesse d’éviter, de contourner ou de refuser le débat politique avec ses adversaires. Incapable de convaincre et d’emporter l’adhésion, il aura donc privilégié le néant politique. Ne rien dire, pour que rien ne change !

Pire, sur un fond d’abstention record au premier tour des élections législatives, qui indique qu’il n’a aucune majorité d’idées dans le pays pour appliquer son programme de régression sociale, il a choisi, avec son gouvernement, d’asséner des vieilles rengaines réactionnaires ou de mépris de classe à l’intention des candidates et candidats de la Nupes, inquiet de voir que la coalition de gauche et écologiste remportait le premier tour et soulevait l’espoir. Son allocution sur le tarmac de l’aéroport, cette semaine, vaut bien ces quelques mots de Louis Napoléon Bonaparte en 1851 : « Ou bien vous me faites confiance et je vous sauverai, ou bien vous me dites non et je vous laisse dans les mains des anarchistes et des coquins. »

Pire encore, le fait qu’une majorité des ministres et des candidats à la présidentielle renvoie dos à dos ceux de la Nupes et de l’extrême droite en expliquant qu’il y aurait, d’un côté, des républicains, c’est-à-dire eux-mêmes, de l’autre, des non-républicains, soit tous les autres, laissera des traces profondes. Dans une France qui traverse des crises majeures, où les repères de classes volent en éclats, ces saillies participent activement à l’état de décomposition politique du pays et à la perte de repères de nombreux concitoyens. L’extrême droite et ses idées déjà au centre du jeu, banalisées, en seront les vainqueurs dans les prochaines années.

Dans ce cadre, la seule nouveauté que pourrait incarner le chef de l’État serait d’être le premier président élu ou réélu à ne pas avoir de majorité absolue, voire relative, alors que le mécanisme malade des institutions de la Ve République est conçu précisément dans ce but. Cela constituerait donc un événement et un fait majeur. Plus la participation populaire et, en premier lieu, celle de la jeunesse sera haute, plus les aspirations rencontreront l’espoir d’une autre société dans les isoloirs, dimanche, et plus haut sera le score de la Nupes. Et à portée de vote, un grand nombre, une majorité peut-être, de députés de la Nupes élus.

Le 19 juin, pour gagner !

Certains critiquent beaucoup les abstentionnistes, les désignant même comme de mauvais citoyens. Aussi est-il étonnant de voir dans notre 6è circonscription, une responsable politique, élue, qui, mauvaise perdante, dépitée par la déroute de son candidat au 1er tour, déplore le choix des électeurs et déclare qu’elle ira à la pêche dimanche prochain !

Pour notre part, en bons républicains, nous irons aux urnes ! Pour faire gagner Gabrielle Cathala, députée Nupes, qui portera à l’Assemblée des mesures en faveur de la justice sociale, de la transition écologique, du renouveau citoyen.

Allez, Gabrielle !

La NUPES en tête dans la 6è !

Les résultats à Saint Gratien et dans la circonscription de Gabrielle Cathala, candidate NUPES.

En route pour le deuxième tour, en tête, devançant largement la candidate LREM !

Merci à toutes celles et ceux qui ont permis ce beau résultat ! Une intensive campagne sur le terrain, au plus près des habitant.e.s de nos villes et de leurs préoccupations.

Une nouvelle semaine de campagne débute. Nous y sommes totalement impliqué.e.s pour gagner le 19 juin !