11 novembre 2025

Une lectrice attentive me fait remarquer que je n’ai pas évoqué sur ce blog la cérémonie du 11 novembre dernier. Elle s’inquiète de savoir si nous avons boudé la commémoration qui se déroule chaque 11 novembre devant le monument aux morts de la place de la mairie, pour se poursuivre ensuite au cimetière.

Je la rassure : nous étions bien présents et comme nous le faisons d’habitude, nous avons déposé une gerbe au nom du Parti communiste français.

Je salue la présence de Gabrielle Cathala, députée de la 6è circonscription du Val d’Oise, qui a également déposé des fleurs. 

Depuis 2012, les cérémonies du 11 novembre ne commémorent plus seulement l’armistice de 1918 et le sacrifice des poilus, mais « tous les morts pour la France », de toutes les guerres. 

C’est inepte.  

Amalgamer tous les conflits en un même souvenir », niant ainsi la singularité des conflits est une aberration. Cela met sur le même plan des guerres qui n’ont rien à voir entre elles.  
Quel rapport en effet entre les troupes révolutionnaires, le poilu de 1914 enrôlé dans une guerre absurde, le résistant de 1944 qui combat pour se libérer du joug nazi, et le conscrit que l’on envoie empêcher l’indépendance de l’Indochine et de l’Algérie ? 

Je crains que cette bouillie mémorielle ne facilite pas le travail auprès des jeunes générations, bien au contraire.  

En ce 11 novembre 2025, nous avons bien entendu à l’esprit le budget militaire français qui dépasse les 50 milliards d’euros. Les dépenses militaires françaises auront ainsi doublé en deux mandats d’Emmanuel Macron.

Au niveau mondial, les dépenses d’armements ont atteint des chiffres exorbitants. Est-ce une assurance de sécurité ? Loin de là ! La course aux armements ne sert que les marchands d’armes.

On voit en effet l’échec de toutes les solutions de force militaire qui ont été appliquées dans les diverses crises ou conflits : Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Afrique centrale et aujourd’hui Ukraine et Palestine. Dans tous ces pays, ce sont les populations qui paient le prix fort et qui voient leurs conditions de vie plus mauvaises encore à la fin du conflit qu’avant les affrontements.

Donc les dépenses militaires n’assurent pas la paix de la planète et ne garantissent pas la sécurité de ses habitants. Elles représentent de plus un  gaspillage énorme de ressources au regard des besoins dans le monde. 400 milliards par an suffiraient à sortir du sous-développement les 59 pays les plus pauvres, alors que les dépenses militaires mondiales ont été de 2700 milliards de dollars en 2024.

On imagine les bouleversements qu’apporteraient de pareilles sommes consacrées à l’éducation !

La guerre est une connerie, comme le disait Jacques Prévert. C’est aussi une folie.

Soulignons que pour une fois, le discours du maire de Saint Gratien s’est éloigné des accents belliqueux qu’il emprunte parfois. Il a ciblé essentiellement le souvenir de la première guerre mondiale, rappelé les souffrances des poilus, les millions de morts et « le silence revenu sur les plaines de Verdun et de l’Artois, qui n’était pas celui du triomphe. La grande guerre a montré comment la folie des hommes pouvait tout ravager. » 

Pour notre part, nous associons chaque commémoration à notre combat pour la paix.

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