
8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Une journée qui est loin d’être inutile pour rappeler les combats passés, présents et futurs pour l’égalité. Car si grâce aux luttes menées, certaines avancées sociales et sociétales ont pu se faire, le combat reste d’actualité pour arriver à l’égalité.
Les inégalités demeurent importantes au travail : emplois mal rémunérés et dévalorisés, temps partiels imposés, difficile conciliation de la vie professionnelle et familiale, manque de structures de garde : le salaire des femmes reste inférieur d’un quart à celui des hommes, leur retraite de 40 %.
80 % des personnes qui occupent un temps partiel sont des femmes.
40% des femmes ont une retraite incomplète.
À plus de 80 %, elles assument seules la responsabilité des familles monoparentales, dont près de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté.
Le droit à la sécurité ne leur est pas assuré, que ce soit dans la rue ou trop souvent au sein même de leur famille. On sait que les violences sexistes et sexuelles touchent l’ensemble des sphères de la société. De récentes affaires médiatiques ont montré l’ampleur du phénomène.
Les femmes sont avec les enfants, les premières victimes des guerres.
Elles sont trop souvent oubliées de l’histoire, dans les domaines culturels, scientifiques et artistiques.
Aujourd’hui encore, l’égalité qui semble acquise n’est que théorique faute de moyens, et peut toujours être remise en cause.
Pourtant des politiques publiques, comme la création d’un service public de la petite enfance pour permettre aux femmes de ne plus renoncer à leur travail, et donc à leur salaire, ou la création d’un réel statut du foyer monoparental, comme le propose le PCF, permettraient de réelles avancées pour la vie des femmes.
La revalorisation des statuts et des salaires des métiers à prédominance féminine est urgente. L’égalité salariale entre les femmes et les hommes apporterait 10 milliards d’euros de cotisations supplémentaires. C’est non seulement une question de justice mais cela bénéficierait à toute la société !
En ce 8 mars 2025, pour permettre à toutes les travailleuses qui le veulent de déambuler dans les centaines de rassemblements prévus en France dans la journée de samedi, plusieurs centrales syndicales (CFDT, CGT, CFE CGC, Unsa, Solidaires et FSU) ont déposé un préavis de grève pour la journée. Des syndicats et associations réunis en collectif appellent à la grève féministe le samedi 8 mars.
Enfin, anecdotique mais répétitif et agaçant au regard des enjeux : la coutume municipale gratiennoise complètement décalée qui consiste à offrir un cadeau du maire aux femmes qui travaillent pour les collectivité, et aux élues. Un cadeau pour le 8 mars ? Non, des droits ! La ville pourrait chercher à progresser en matière d’égalité au travail, faire la chasse aux stéréotypes sexistes sur son territoire, initier des initiatives municipales un peu moins confidentielles dans le cadre du 8 mars… Les exemples ne manquent dans des villes voisines, plus ambitieuses !