Excellente nouvelle ! On apprend par la presse locale (à lire l’article de la Gazette ci-dessous), l’abandon du projet d’avenue du Parisis, partie du BIP entre Soisy et Bonneuil. On se réjouit de voir stoppé ce projet coûteux d’autoroute urbaine, inutile et nocif pour notre santé et notre environnement. On salue la mobilisation citoyenne, soutenue par les députés et sénateurs de gauche du 95 (parmi lesquels Pierre Barros et Gabrielle Cathala), qui a pesé dans cette heureuse issue !
Val-d’Oise : le Département fait marche arrière sur le projet d’avenue intercommunale du Parisis
Mercredi 25 septembre 2024, la présidente du Conseil département du Val-d’Oise a annoncé que le Département renonçait au projet initial de l’Avenue du Parisis lancé en 2010.
Lancé tout droit vers la construction de l’avenue intercommunale du Parisis à la suite du feu vert du Conseil d’État en juin dernier, le Département vient de mettre un brutal coup de frein à ce projet lancé en 2010.
Dans un communiqué publié mercredi 25 septembre 2024 en fin de journée, Marie-Christine Cavecchi, présidente (LR) du Conseil départemental du Val-d’Oise a ainsi annoncé que « nous ne demanderons pas à Monsieur le Préfet du Val-d’Oise de confirmer la déclaration d’utilité publique (validée en appel par le Conseil d’État, Ndlr) de l’Avenue du Parisis ».
Un projet qui « nécessite d’être repensé »
Pour expliquer sa décision, elle ajoute que « les derniers échanges avec les maires confirment ma conviction que le projet initial, tel qu’il fut imaginé il y a bientôt 15 ans, nécessite aujourd’hui d’être repensé ».
Ce chantier titanesque, dont les premières esquisses remontaient à plusieurs dizaines d’années, consistait en la réalisation d’un boulevard urbain de 11 km (2×2 voies) entre Soisy-sous-Montmorency et Bonneuil-en- France, dans la continuité du boulevard intercommunal du Parisis (Bip).
La section dite Est – Groslay, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Arnouville, Bonneuil-en-France – a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (Dup) en 2016. Conscient qu’en presque 15 ans, les besoins de la population ont évolué, le Département a pris l’initiative de mener de nouvelles discussions dès avril 2023 avec les communes concernées.
Un projet contre lequel se sont élevées de nombreuses voix au cours des dernières années pour demander son arrêt, dont un collectif issu des associations Vivre sans Bip, Sos Vallée de Montmorency, Les Amis de la Terre. « Il coupe en deux plusieurs villes du Val-d’Oise. Il menace la santé de 10 000 enfants, dont les écoles sont le long du tracé. Ce projet routier détruira également une centaine d’hectares d’espaces naturels et agricoles », fustigeait la semaine dernière Vivre sans Bip.
L’opposition des élus
Parmi ses opposants figuraient également Patrick Haddad, maire (Ps) de Sarcelles et Maxime Thory, maire (LR) de Montmorency. Mais aussi la députée (NFP) de la 6e circonscription du Val-d’Oise, Gabrielle Cathala, qui durant fin juillet a déposé une proposition de loi visant à abandonner l’aménagement routier de l’avenue du Parisis « pour protéger la santé humaine et préserver l’environnement par l’abandon du projet d’aménagement routier de l’Avenue du Parisis ». Deux lettres ayant été adressées au préfet du Val-d’Oise pour lui demander de ne pas valider la déclaration d’utilité publique.
Selon nos informations, cette dernière action ne serait toutefois pas à l’origine de la décision de la présidente du Département, celle-ci ayant cette conviction depuis un certain temps.
« Nos territoires bougent. Les modes de déplacement changent. Les consciences aussi. Le Département se doit d’être au rendez-vous de ces nouveaux enjeux. Ses réponses en matière de déplacement doivent être en adéquation avec ces attentes et ces impératifs. Notre priorité pour l’avenir du territoire a toujours été de concilier amélioration de la mobilité et préservation du cadre de vie de tous les Valdoisiens. C’est le sens de la décision que je prends aujourd’hui. » Marie-Christine Cavecchi Présidente (LR) du Département
Un changement de direction aussi soudain que surprenant alors qu’en 2022 le Département avait fait appel de la décision d’annulation de l’arrêté d’utilité publique du projet. « Cette annulation portait sur une question de forme et non sur le fonds de l’utilité publique », relève la patronne du Département.
Transports collectifs, plan Vélo et aménagements locaux
Aujourd’hui, le Département souhaite encourager les transports collectifs, les mobilités douces. Dans le communiqué, il précise « porter des projets structurants pour ses habitants tels que les trois lignes de bus à haut niveau de service dans le Grand Roissy, l’interconnexion de la ligne H à Saint-Denis Pleyel, le Plan Vélo ou bien encore la ligne 19 du Grand Paris Express », et assure « ne pas vouloir opposer développement économique et environnement » comme cela a pu lui être reproché par les opposants à l’Avenue du Parisis.
Pour autant le Conseil départemental estime que « les transports en commun et les déplacements doux ne permettront pas à eux seuls de résorber les embouteillages dans de nombreuses villes du tracé concerné par la DUP. Des aménagements locaux et des dessertes routières respectueuses de l’environnement, étudiés, discutés et validés avec les maires, restent indispensables pour améliorer significativement les circulations en milieu urbain. Il en va de l’attractivité du Val-d’Oise. Il s’agit d’ailleurs aussi d’une attente forte des nombreux Val d’Oisiens qui se déplacent chaque jour en voiture pour se rendre au travail. »
Thomas Hoffmann pour la Gazette
Un autre combat contre un grand projet néfaste !
https://actu.fr/ile-de-france/gonesse_95277/une-mobilisation-exceptionnelle-contre-la-construction-sur-des-terres-agricoles-dans-le-val-doise_61649942.html
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https://reporterre.net/Pres-de-Paris-une-grande-fete-pour-enterrer-un-projet-routier
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