Soutenons Guillaume Meurice menacé de licenciement par la direction de France Inter !

La liberté d’expression, pourtant marque de fabrique des antennes de Radio France, est menacée. Exprimons notre attachement à la diversité des opinions dans les médias publics !
L’intersyndicale de Radio France a lancé un mot d’ordre de grève pour dimanche 12 mai après cette annonce de sanction. Les syndicats dénoncent bien sûr l’éviction de Guillaume Meurice mais aussi les atteintes répétées à la liberté d’expression sur les antennes. « C’est la répression de l’insolence et de l’humour »
La sanction tombe après la blague du « nazi sans prépuce », qui visait Benyamin Netanyahou. L’éviction de l’antenne arrive malgré l’abandon par la justice de toute poursuite à l’encontre de Guillaume Meurice.
Journalistes et producteurs s’inquiètent de la convocation de Guillaume Meurice et aussi de l’arrêt de plusieurs émissions de reportage, le tout dans un contexte de constitution de la holding de l’audiovisuel public, qui est largement rejetée en interne. Le calendrier serait accéléré, avec la création de la holding en janvier 2025, et la fusion de Radio France et France Télévisions en janvier 2026.
« Radio France subit une campagne de dénigrement et de calomnie orchestrée par des partis politiques, organisations ou personnalités franchement hostiles au service public de la radio », et « c’est à ce moment précis que la direction (…), loin de défendre les intérêts vitaux de l’entreprise, mène une politique de casse sociale sur les antennes en bouleversant les grilles et en sacrifiant des émissions emblématiques », notent les syndicats dans leur communiqué. « On n’a pas à ramper à la moindre critique de l’extrême droite, c’est un aveu de faiblesse », juge un membre de la société des journalistes.
Les collègues de Guillaume Meurice ont donné le ton de la contestation dès leur émission du 5 mai du « Grand dimanche soir ». « À force de passer plus de temps aux RH et à la PJ (police judiciaire) qu’à écrire des blagues, on va finir par donner raison aux gens qui disent que l’argent public est mal dépensé », a notamment lancé Charline Vanhoenacker, ironisant sur un Guillaume Meurice « envoyé en internat pour le remettre dans le droit chemin », avant que l’humoriste Djamil Le Schlag présente sa démission en direct.
Infos tirées des articles sur le sujet de « l’Humanité »
Je signe parce que G.Meurice est drôle… et que l’humour fait du bien ! Pourquoi s’en priverait-on ?
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