Tribune de mai

Voici notre dernière « tribune libre », notre expression dans la revue municipale, limitée à l’espace étroit que nous laisse la majorité. Les images ne sont pas autorisées.

Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », dans le magazine municipal de mai/juin 2025

Faillite de la démocratie locale

Le Conseil municipal n’enregistre plus que des décisions déjà actées.

En avril, seulement 9 rapports ont été soumis au vote. Certains anodins, telle la vente déjà réalisée de 2 véhicules municipaux.

Par contre, le maire a présenté 33 décisions prises par lui, dont des dépenses majeures non prévues en décembre au vote du budget 2025. Le budget de 70 caméras de vidéosurveillance supplémentaires voté pour 834 000€ double et atteint 2 M€. En 4 mois, le coût par caméra passe de 12 000 à 27 000€ !

1 M€ de travaux sont décidés pour le bâtiment de la mairie, alors que le maire niait les besoins en décembre.

Il y a peu nous étions dans « une situation financière critique ». D’où vient l’argent ?

Des réunions de quartier vidées de leur objet : en l’absence de permanence du maire dans les quartiers, les habitants y posent des questions personnelles concernant le stationnement. Les rénovations des centres Camille Claudel et du Parc sont présentées à la va-vite, déjà bouclées. Le résultat ? Un désintérêt des habitants à se déplacer. Quel gâchis !

Associer les habitants aux décisions les concernant, c’est essentiel. C’est le but de notre enquête :

Quel Saint Gratien pour 2040 ? https://forms.gle/KPzRtpUf6BBMTvy78

I.Volat, S.Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

8 mai 2025

Nous avons participé ce jeudi à la commémoration du 8 mai 1945 au monument aux morts de Saint Gratien. Nous avons déposé une gerbe de fleurs. Il est important d’être présent pour perpétuer le souvenir, dénoncer l’horreur des crimes nazis, l’engagement des forces alliées dont l’Angleterre, l’URSS, les États-Unis et bien d’autres encore, et l’importance de la résistance intérieure à laquelle, nous en sommes fiers, participaient les communistes.

Comme le disait Karl Marx: « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre ». A fortiori dans une période qui se trouble.

Journée du souvenir de la déportation

Le dernier dimanche d’avril est la journée nationale du souvenir de la déportation.

Cette commémoration prend cette année un relief particulier en raison du 80è anniversaire de la libération des camps nazis.

La plupart des villes de la circonscription ont organisé une cérémonie d’hommage… mais pas Saint Gratien.

Nous avons donc répondu à l’appel de Gabrielle Cathala, députée de notre circonscription, qui nous a proposé de nous retrouver pour l’accompagner dans un dépôt de gerbe ce dimanche 27 avril 2025 devant le monument aux morts de la place Gambetta.

Voici l’intervention qu’a prononcée Stéphane Bauer devant les Gratiennois présents, dont deux autres élus municipaux.  

Chère députée de notre circonscription, chers collègues, ami·es, camarades, mesdames, messieurs

Cette journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, ou plus simplement la « Journée nationale du souvenir de la déportation », a été proposée par Edmond Michelet, résistant et déporté, qui est devenu ministre dans les années 50.

Cette journée est observée chaque dernier dimanche d’avril, depuis1954, pour qu’on entretienne la mémoire.

Assez étonnamment, dans notre circonscription, il n’y a qu’à St Gratien où rien n’est organisé. Pourquoi ? Nous ne savons pas !

Or, c’est un moment essentiel pour la Nation française afin de rendre hommage à ceux qui ont souffert et résisté face à la barbarie nazie. A fortiori dans cette époque qui se trouble..

Cette date du dernier dimanche d’avril a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps. Il y a 80 ans étaient libérés notamment par les soldats russes, les soldats américains, les camps de la mort.

Relisons le sobre exposé des motifs de la loi de 1954 : « Il importe de ne pas laisser sombrer dans l’oubli les souvenirs et les enseignements d’une telle expérience, ni l’atroce et scientifique anéantissement de millions d’innocents, ni les gestes héroïques d’un grand nombre parmi cette masse humaine soumise aux tortures de la faim, du froid, de la vermine, de travaux épuisants et de sadiques représailles, non plus que la cruauté réfléchie des bourreaux ».

Qu’elle est juste cette formule qui parle de « l’atroce et scientifique anéantissement de millions d’innocents ». Scientifique… la science ne protège en rien, au contraire, elle peut être mise au service du meilleur, comme elle peut l’être à celui du pire.

La déportation a bien sûr concerné au premier chef les juifs. Le système concentrationnaire, déshumanisant, s’abattit aussi sur les Tsiganes, sur des Russes, des Polonais, des Français bien sûr. Des Allemands aussi furent déportés, il faut le rappeler.

En cette journée hommage aux morts en déportation, nous souhaitions rendre hommage à des femmes et hommes victimes de la déportation, ou qui allaient être déporté·es, mais aussi à de grandes et grands résistant·es  dont les noms sont sur les plaques de certaines de nos rues et nos écoles.

On pense à Berthie Albrecht, dont le principal boulevard de St Gratien porte le nom.

On pense à Danièle Casanova, dont la principale avenue de St Gratien porte le nom.

Mais aussi à Jean Moulin, dont une rue et une école aux Marais portent le nom. Il y a aussi une rue Pierre Brossolette derrière le marché. La rue derrière nous, le long de la mairie, s’appelle Gabriel Péri. Dans le parc, il y a aussi le rond-point Guy Môquet.

Plusieurs fois, nous avons demandé que leur date de naissance et de mort, et les raisons de leur mort, soient mentionnés sur les plaques de nos rues. Cela nous a été toujours refusé. Quelque chose qui reste énigmatique ici en ville.

Le 8 mai 2023, nous avons suggéré qu’un hommage soit rendu à Danielle Casanova, qui avait succombé 80 ans plus tôt du typhus au camp d’Auschwitz, il nous a été rétorqué par une membre de la majorité municipale en charge du devoir de mémoire que cela n’était pas possible. Nous étions le 8 mai. Danielle Casanova était morte un 9 mai…

Aussi, voici quelques mots en hommage plus particulièrement à Danielle Casanova et à Jean Moulin. La première est morte en déportation, à Auschwitz. Le deuxième est mort dans le train à destination de l’Allemagne.

Danielle Casanova

Le nom de Danielle Casanova a été donné dès fin 1944 à une des plus importantes avenues de Saint Gratien.

Responsable des jeunesses communistes, créatrice de l’Union des jeunes filles de France, Vincentella Perini, Danielle Casanova après son mariage, a été durant la période du Front populaire une des figures des femmes communistes.

Réfugiée dans la clandestinité à partir d’octobre 1940, elle dirigea la mise en place des comités féminins dans la région parisienne et la zone occupée. La police l’arrêta le 15 février 1942 et elle fut déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943 dans un convoi de femmes résistantes, qui comprenait aussi Marie-Claude Vaillant -Couturier.

Marie-Claude Vaillant–Couturier, qui ensuite fut transférée à Ravensbrück, dit de Danielle Casanova que dans le camp d’Auschwitz : « Elle incarna pour nous toutes un idéal. Elle devint un symbole, et pas seulement un exemple pour les Françaises. (…) Elle savait qui avait besoin d’être aidé et comment il convenait d’aider : à l’une, des arguments politiques, à l’autre un morceau de pain, à la troisième un chant révolutionnaire ou un entretien privé.  »

Le 9 mai 1943, Danielle Casanova meurt du typhus. Un cortège funèbre traverse les allées du camp sous le regard médusé des SS. Une nouvelle et dernière fois, elle aura créé l’exception.

Jean Moulin

Préfet de l’Aveyron puis d’Eure-et-Loir, refusant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint en septembre 1941 la France libre à Londres. Il est reçu par le général de Gaulle, à qui il fait un compte-rendu de l’état de la résistance en France. 

Il est envoyé à Lyon par le général de Gaulle pour réunir les principaux mouvements de la Résistance française. Il crée et dirige le Conseil national de la Résistance. Il est arrêté dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon, où il est torturé par Klaus Barbie et ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il est mort le 8 juillet 1943 dans un convoi à destination de l’Allemagne — à la suite des tortures subies préalablement.

Considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance, il est fait Compagnon de la Libération en 1942.

Voilà pour notre hommage en cette journée nationale du souvenir à toutes les victimes et aux héros de la déportation. À une époque qui se trouble, où tout devient trouble, comme je l’ai déjà dit plus tôt. 

Merci.

Démocratie gratiennoise

Vous avez raté la séance du Conseil municipal du 10 avril 2025 ? Vous ne pouvez pas la regarder en ligne puisque ce dispositif n’est pas mis en place à Saint Gratien, contrairement à de nombreuses villes alentour ? On vous en raconte les principaux moments.

Le Conseil vote les taux de la taxe foncière pour 2025. Sans surprise, ces taux d’imposition resteront inchangés, après la très lourde augmentation de +14% il y a deux ans. Ajoutée à l’augmentation importante des bases cette année-là, la hausse avait atteint +22% sur nos feuilles d’impôt. Les élections municipales approchant, il est prudent pour la majorité de ne pas récidiver cette année. Nous demandons que nous soient communiqués comme auparavant les taux des différentes collectivités auxquelles Saint Gratien peut se comparer. Nous interrogeons le maire sur les taux applicables aux résidence secondaires et aux logements vacants. Il ne s’agit pas seulement de recettes supplémentaires pour les finances locales, mais aussi d’inciter à la remise en vente de ces logements inoccupés, dans un contexte où nombre de nos concitoyens peinent à se loger.  Selon l’INSEE, il y  a 9880 logements à St Gratien, dont 6,7% de logements vacants en 2021, soit 662 logements vacants en ville ! C’est beaucoup. L’adjoint aux finances indique que la ville ne souhaite pas « aller plus loin en matière de taux » sur les résidences secondaires.

Le Conseil vote le plan de formation pour les agents municipaux, un document présenté sous un jour très idyllique pour les concernés. Nous nous demandons toutefois si les 1181 journées de formation prévues sur 2 ans sont suffisantes, et là encore, la place de la ville par rapport à d’autres de même importance. Nous questionnons sur le budget total qui n’est pas indiqué, seul l’est celui alloué au centre de formation national (CNFPT)pour 84 000€. Nous nous interrogeons sur la formation pour les agents intervenant auprès des enfants dans le cadre de l’accompagnement éducatif pendant la pause méridienne. On applaudit mais en remarquant toutefois que c’est plus difficile avec 25 enfants pour un animateur (nouvelle norme d’encadrement) qu’auparavant avec 18.. Enfin, le passage sur la santé et la sécurité au travail nous donne l’occasion de rappeler les 20 accidents du travail de 2023, bel et bien des accidents de travail et non de trajet comme il nous avait été indiqué lors du précédent Conseil.. Et comme le maire n’a répondu à aucune de ces interrogations, nous estimons que peut-être que l’attention portée à la formation des personnels n’est pas si parfaite que cela..

Le Conseil vote… pour la dernière fois ? l’organisation de l’immuable  brocante de rue. Comme c’est stipulé « à compter de l’année 2025 », on pense que c’est dorénavant ad vitam aeternam que cette manifestation municipale se déroulera avenue Terré, sans vente (ni don !) possible de vêtements ou chaussures. Problème pour les riverains, qui pour certains sont peut-être lassés, problème pour les autres quartiers qui auraient pu, eux aussi, accueillir la brocante et son animation, problème pour les commerçants des Raguenets ou du centre-ville qui auraient pu profiter de cette journée, problème pour les familles gratiennoises qui se voient priver de l’occasion d’acheter à faible coût des vêtements d’enfants…   

Le Conseil vote enfin l’actualisation de mesures budgétaires : c’est réglementaire et donc sans grand intérêt, tout comme le vote sur la vente, déjà réalisée, de deux véhicules municipaux… On s’étonne de voir de tels sujets soumis au vote des élus, alors que par exemple, la faramineuse dépense de près de 2 millions d’équipement de vidéosurveillance n’est jamais venue en débat… Ainsi va la démocratie municipale gratiennoise !

Pause de deux mois et demi après cette séance : prochain Conseil le 26 juin, avec, n’en doutons pas, de nombreuses décisions du maire à découvrir. Ainsi, va la … je ne me répète pas !   

Surprenantes décisions

Vous avez raté la séance du Conseil municipal du 10 avril 2025 ? Vous ne pouvez pas la regarder en ligne puisque ce dispositif n’est pas mis en place à Saint Gratien, contrairement à de nombreuses villes alentour ?

On vous en raconte les principaux moments.

Ordre du jour léger pour cette séance d’avril. Force est de constater que le nombre de conseils est réduit au minimum (6 par an), que le nombre de rapports soumis au vote diminue également, au profit des décisions du maire. De plus, sur les neuf dossiers présentés ce 10 avril, deux portaient sur des sujets mineurs : ventes de véhicules municipaux, déjà réalisées qui plus est, et une modification comptable réglementaire, donc obligatoire…  

La séance commence avec les décisions du maire : 33 depuis le Conseil de février ! Et elles sont loin d’être toutes anodines, comme nous allons le voir. La nouveauté est que, pour raccourcir la durée de la séance, elles ne sont plus lues par le premier adjoint, et on passe directement aux questions. Pour nous, cela ne change pas grand-chose, mais le public n’y comprend goutte, qui entend des remarques ou interrogations sur une décision qui ne lui a pas été communiquée… De quoi décourager encore davantage les déjà rares Gratiennois à se risquer en salle des mariages…  

33 décisions donc contre 9 rapports soumis à débat et vote de l’assemblée municipale. La démocratie locale est ici un peu oubliée. Et ce d’autant plus, que plusieurs décisions du maire sont sources d’interrogations. Elles portent toutes sur des dépenses que nous découvrons à l’occasion de demandes de subventions, ou qui sont très nettement supérieures à celles votées en décembre lors du vote du budget. Nous n’avons pas besoin que le maire nous rappelle qu’un budget est « prévisionnel » !  Mais de tels écarts en trois mois de temps sont plus que surprenants.

Voici ce que nous avons pointé.   

Fenêtres et volets du château Catinat : 102 000€ alors qu’au budget figuraient 75 000€ pour peintures et toiture

Déplacement du relais de la petite enfance au Forum : 530 000€ ; aucune ligne au budget 2025

Nouvelles caméras : 1,9 M€ ! Rien en novembre lors des orientations budgétaires. Ensuite 834 000€ en décembre au budget, puis 1,4 M€ dans le dernier Mag. Voilà un sujet qui aurait mérité une présentation et un débat au Conseil municipal ! C’est une dépense qui double ! Le prix de la caméra (69 nouvelles) serait passé entre décembre et avril de 12 000€ à 27 000€ ?

Les travaux d’étanchéité des toits de l’école Jean Moulin passent de 124 000€ à 190 000€. On s’en félicite pour les écoliers et les enseignants mais cela représente 53% d’augmentation.

Plus fort encore, les travaux de réhabilitation de la mairie passent de 35 000€ de menuiserie à 1,3 M€ ! Là aussi, c’est peut-être une bonne nouvelle pour les agents qui y travaillent mais comment comprendre que cette dépense qui avoisine le million ne nous a pas été présentée au budget ?

Les travaux d’extension du local de la police municipale apparaissent pour 140 000€ mais n’ont jamais été évoquées au budget.

La ville achète et rénove pour 442 000 € un local pour de nouveaux médecins… non encore arrivés bien que le maire nous les annonce comme déjà là ! Par contre, un des praticiens du centre Casanova le quittera en juin…

Le delta est donc particulièrement important entre le budget des investissements débattu et voté en décembre et ces nouvelles dépenses !

Il n’y a que deux chiffres corrects dans ces demandes de subventions via les décisions du maire par rapport aux dépenses votées au budget : le mur d’escalade au gymnase du Picolo pour 230 000€ et les 720 000€ de rénovation de l’éclairage public et le passage aux Led.

D’où nos interrogations, auxquelles le maire n’a pas répondu, se contentant de dire que les subventions seront importantes et qu’il faut les solliciter avant que les règles en la matière ne changent. Sauf que les subventions ne sont jamais que de l’argent public, qu’on n’a jamais vu déposer une demande de subvention avant toute préparation du projet, et que l’information des élus est un minima !

D’où sort cet argent ? Ces nouvelles opérations se réaliseront-elles au détriment de quelles autres ? Pourquoi n’avons-nous jamais eu communication du PPI de la ville, plan pluriannuel d’investissement ?

Comment expliquer qu’il y a 2 ans, la ville était dans une situation financière présentée comme critique par l’adjoint aux finances, avec des courbes de recettes et dépenses qui allaient se croiser, et qu’à présent il peu des dépenses imprévues ?

Nous reposons pour la x-ième fois, la question de la justification de l’augmentation du taux de l’impôt foncier de 2023 : + 14 % de taux, ajoutés aux + 7 % d’augmentation des bases pour un total de + 21 %… Tout cela pour au final investir 2 M€ dans des caméras et 1,3M€ dans la rénovation thermique et phonique de la mairie ?

N’y avait-il pas d’autres urgences au regard des impacts du changement climatique ? Quid de la rénovation thermique et phonique des écoles ? De la végétalisation des cours d’écoles ? La ville prévoit généreusement 56 000€ pour la plus grande des 14 cours…

Enfin, à l’heure où toutes les collectivités s’inquiètent des coupes budgétaires à venir, où l’association des maires de France refuse de participer aux réunions gouvernementales en signe de protestation, il est étonnant de voir qu’à Saint Gratien, on dépense comme si de rien n’était…

À suivre….

Questions d’avril

Vous n’avez pas assisté au Conseil municipal de Saint Gratien le 10 avril 2025 ? On vous en raconte les principaux moments.

Voici les réponses apportées par le maire à nos questions orales, en fin de séance. Nous y ajoutons ici nos commentaires, hélas impossibles à émettre en salle des mariages, puisqu’après la réponse du maire, le débat est clos et nous n’avons plus la parole. 

1 – Parking P1 – Isabelle Volat

Autant le parking nous avait semblé entretenu et nettoyé correctement en septembre 2024, autant à l’heure actuelle, ce n’est plus le cas. Nous avons constaté (visite le 28 mars 2025) un manque de nettoyage évident (sol maculé de taches d’huile, de graisse, déchets, saleté générale…) et une dégradation visible de l’équipement : joints de dilatation éclatés, porte F toujours pas réparée, sortie sur la rue B. Albrecht condamnée, embase sans potelet représentant un obstacle au sol non visible pour les piétons, revêtement de sol très écaillé à de nombreux endroits…

Pourtant la ville a investi pour remettre à niveau le parking P1 lors du départ de Vinci, qui n’avait pas respecté ses engagements. Il faudrait en tirer des enseignements concernant les engagements qui lient Effia dans sa convention avec la ville en matière de maintenance du parking. Un rappel à l’ordre du concessionnaire Effia ne serait-il pas nécessaire ?

Réponse du maire : le concessionnaire indique avoir renforcé les équipes chargées du nettoyage du parking afin d’améliorer sa propreté. Concernant le revêtement de sol écaillé, et bien que cela soit antérieur et hors périmètre contractuel, de travaux de peinture seront réalisés cet été selon la demande municipale. L’embase sans potelet est située en zone technique sans accès au public ne présente aucun risque et ne nécessite pas d’intervention. La sortie sur la rue Berthie Albrecht est condamnée suite à une dégradation et sera remise en service très prochainement avec une nouvelle barrière. La porte F, difficilement réparable du fait de son ancienneté, fera l’objet d’un remplacement complet. Les joints de dilatation détériorés, suite à l’usure naturelle et hors champ contractuel, font  l’objet d’un suivi. 

Nos commentaires : une contrevérité évidente sur la présence d’une embase dépourvue de potelet et qui représente bien un danger car située, comme notre photo le montre, juste devant la porte d’accès B ! D’autre part, nous nous étonnons d’entendre que les travaux de peinture ne seraient pas à la charge d’Effia car le rapport voté lors de la délégation de service public nous indiquait l’inverse… Pour le reste, on voit qu’il y a bien un problème de nettoyage et d’entretien dans ce parking. Effia ne fera-t-il pas mieux que Vinci, délégataire précédent, qui avait laissé à la charge de la commune des travaux qui lui incombaient selon le contrat ?

2 – Fermeture de la librairie – Stéphane Bauer

Cette question n’a pas été posée dans son intégralité puisqu’en début de séance, le maire a informé le Conseil de la reprise de la librairie du Forum par les gérants de la maison de la presse des Raguenets. La ville avait appris que le Grand Cercle-city allait fermer suite à de grandes difficultés financières du groupe. « Après des semaines de recherche intensive » (mais sans penser à nous en informer), la ville a trouvé des repreneurs. Le bail a été signé avec la Saiem  et après quelque travaux de peinture, la réouverture aura fin juin début juillet avec la presse, des jouets, des produits artisanaux et une offre de livres qui se développera progressivement. Le maire encourage les Gratiennois à fréquenter ce commerce.  

La disparition de ce commerce essentiel en centre-ville nous a tous surpris et déçus comme de très nombreux Gratiennois. Nous ne contestons pas le principe du rachat du local par la SAIEM et les aides apportées pour créer les conditions d’une reprise. Mais nous aurions certainement été plus attentifs que vous au projet présenté en 2019 par deux ex-salariés de la librairie du Forum.

Si le passé est le passé, la question complexe du devenir du commerce de proximité mérite une gestion qui ne soit pas isolée et concentrée au niveau du seul maire.

Vous disposiez de cette information (la fermeture de la librairie) dès début janvier, vous n’en n’avez pas fait part au Conseil municipal ni saisi la commission commerce, qui, de fait, ne sert à rien.

Depuis janvier, on aurait pu s’appuyer sur la présence de l’équipe encore en place, pour élaborer un projet de création d’entreprise avec les candidats potentiels.

Un financement participatif, dans l’optique d’une reprise de l’activité, aurait pu être envisagé, avec par exemple un appel en réunion de quartiers aux Gratiennois soucieux du maintien d’un commerce en centre-ville, pour mettre chacun au pot 20 ou 25€, qui seraient un avoir sur l’achat d’un livre dans l’année. Avec les fonds collectés, on garantirait là à un potentiel nouveau gérant un co-financement du stock de livres nécessaire pour amorcer le démarrage de son activité.

Si chaque jour une librairie ferme, chaque jour une librairie ouvre. Notre courrier du 5 mars présentait quelques concepts de librairies-maisons de la presse indépendantes Encore très récemment, dans des communes du 95, et notamment à Gonesse, des projets d’ouverture de librairie indépendante se sont concrétisés.

Nous réitérons notre demande d’être informés et associés à cette réflexion. La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour élaborer l’offre que la ville pourrait faire à un éventuel repreneur de l’activité.

Où en est la ville sur ce dossier ? 

Nos commentaires : Si la réponse a été donnée en début de séance, on n’en regrette pas moins que l’ensemble des élus n’ait été ni informé ni associé à la recherche d’une solution. Un appel à financement participatif aurait pu par exemple permettre de constituer et financer plus rapidement un stock de livres, puisque c’est le principal problème auquel vont se heurter les repreneurs.    

3 – Marché municipal – Stéphane Bauer

Là aussi, les choses semblent évoluer avec une réflexion engagée avec le concessionnaire sur le regroupement des commerçants, réaménagement que nous avions nous aussi évoqué, il y a plusieurs années, dans nos publications, après discussion avec les intéressés. Mais là encore, la commission commerce n’a abordé ce sujet qu’en réponse à une question de notre part. La réponse est restée très évasive. Nous souhaitons davantage de détails sur le déménagement des étals, à quelles conditions, prise en charge des frais, aménagement de l’espace libéré.

À notre question en réunion de quartier à Jean Sarrailh, vous avez laissé entendre que le côté du marché qui ne serait plus dédié aux étals, deviendrait un boulodrome.

Des commerçants proposent plutôt d’y installer plutôt des jeux pour enfants, et pourquoi pas un mini-golf ! Ce qui, d’une part, serait moins couteux que la mise à niveau de l’espace pour le transformer en boulodrome ; et d’autre part, permettrait à une clientèle de jeunes parents de fréquenter le marché tout en laissant leur enfant jouer à côté dans un espace sécurisé.  

La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour réfléchir au devenir du marché Hémonnot. Au regard des enjeux, nous demandons qu’elle puisse  s’ouvrir dans ce cas particulier aux représentants des commerçants et à celui de Mandon-Somarep.

Où en est la ville sur ce dossier ?

Réponse du maire : Le regroupement des étals émane des commerçants. L’espace de convivialité (la buvette !) sera agrandi. Pour l’installation d’activités ludiques, la ville étudie les possibilités les plus adaptées et compatibles avec le lieu.  

Nos commentaires : le brouhaha et les rires de la majorité à l’annonce du sujet de la question sont assez révélateurs de l’intérêt porté au marché ! Visiblement, le conseil du maire de fréquenter les commerces de proximité ne concerne pas la halle Hémonnot.  Pour le reste, le maire ne nous en pas dit davantage que nous ne sachions déjà. Notamment le projet de boulodrome qui apparaît à tous comme fantaisiste, verra-t-il le jour, mystère ! Encore un projet qui sera concocté en toute opacité.  

4 – Raguenets – Façades –  Isabelle Volat

Suite à une visite du quartier et à des rencontres avec les habitants, nous avons constaté des dégradations importantes sur les façades des immeubles pourtant rénovés relativement récemment : cloquage du revêtement, traces noirâtres, éclatement de fers à béton au niveau des balcons. Un affichage de CDC habitat indiquait des sondages et prélèvements sur ces façades. Nous sommes surpris d’une dégradation aussi rapide. Quels travaux vont être menés et à quelle échéance ? 

Réponse du maire : La rénovation des immeubles des Raguenets et particulièrement l’isolation extérieure présente de graves malfaçons et désordres, cloques et fissures de façades. Le bailleur a engagé une procédure contre l’entreprise ayant réalisé les travaux d’isolation, et des investigations toujours en cours. Le but est d’obtenir la prise en charge des malfaçons. La procédure judiciaire sera longue et n’est qu’à son début. Des mesures conservatoires sont mises en place, surveillance et sécurisation quand nécessaire. Concernant les balcons, un audit structurel complet a été mené. De nombreux désordres sont sans danger mais une vingtaine pose problème et nécessite des travaux pour stopper la dégradation. Les réparations sont prévues cette année en priorité.  

Nos commentaires : un sujet loin d’être anodin mais dont nous n’aurions pas entendu parler au Conseil sans notre question.

5 – Raguenets – Fils téléphoniques et fibre rue d’Argenteuil – Stéphane Bauer

Des habitants du 51 rue d’Argenteuil nous ont saisi concernant des branchements téléphoniques anarchiques et dangereux. Ils se sont manifestés plusieurs fois auprès de leur bailleur (CDC Habitat) en vain. Ces branchements ont déjà pris feu au niveau des caves. Outre la dangerosité de l’installation, le côté anarchique des branchements permet à quiconque de pirater une ligne.

Vous nous aviez dit à l’occasion d’un précédent rapport municipal, que des « tours de quartier » étaient faits par des habitants avec le représentant du bailleur.

Visiblement ces branchements n’ont pas été identifiés lors de ces « rondes ».

Dans le cadre de la convention qui lie la ville avec CDC Habitat vous est-il possible d’intervenir assez urgemment avec cet acteur du logement social ? 

Réponse du maire : l’incendie en 2021 dans les caves était dû à un acte de malveillance et non à une défaillance des installations. Il est prévu en 2025 de refaire le chemin de câbles pour limiter les branchements illicites.

Nos commentaires : une question pertinente puisque des travaux sont prévus.

À suivre : les autres dossiers de la séance

Conseil d’avril

Conseil municipal à Saint Gratien le jeudi 10 avril 2025

Voici l’ordre du jour et nos questions orales.

Venez écouter les débats et les réponses du maire ! La séance est ouverte à tous et toutes en salle des mariages à partir de 20h30.

Questions orales au Conseil municipal du 10 avril 2025 du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

1 – Parking P1 – Isabelle Volat

Autant le parking nous avait semblé entretenu et nettoyé correctement en septembre 2024, autant à l’heure actuelle, ce n’est plus le cas. Nous avons constaté (visite le 28 mars 2025) un manque de nettoyage évident (sol maculé de taches d’huile, de graisse, déchets, saleté générale…) et une dégradation visible de l’équipement : joints de dilatation éclatés, porte F toujours pas réparée, sortie sur la rue B. Albrecht condamnée, embase sans potelet représentant un obstacle au sol non visible pour les piétons, revêtement de sol très écaillé à de nombreux endroits…

Pourtant la ville a investi pour remettre à niveau le parking P1 lors du départ de Vinci, qui n’avait pas respecté ses engagements. Il faudrait en tirer des enseignements concernant les engagements qui lient Effia dans sa convention avec la ville en matière de maintenance du parking. Un rappel à l’ordre du concessionnaire Effia ne serait-il pas nécessaire ?

2 – Fermeture de la librairie – Stéphane Bauer

La disparition de ce commerce essentiel en centre-ville nous a tous surpris et déçus comme de très nombreux Gratiennois. Nous ne contestons pas le principe du rachat du local par la SAIEM et les aides apportées pour créer les conditions d’une reprise. Mais nous aurions certainement été plus attentifs que vous au projet présenté en 2019 par deux ex-salariés de la librairie du Forum.

Si le passé est le passé, la question complexe du devenir du commerce de proximité mérite une gestion qui ne soit pas isolée et concentrée au niveau du seul maire.

Vous disposiez de cette information (la fermeture de la librairie) dès début janvier, vous n’en n’avez pas fait part au Conseil municipal ni saisi la commission commerce, qui, de fait, ne sert à rien.

Depuis janvier, on aurait pu s’appuyer sur la présence de l’équipe encore en place, pour élaborer un projet de création d’entreprise avec les candidats potentiels.

Un financement participatif, dans l’optique d’une reprise de l’activité, aurait pu être envisagé, avec par exemple un appel en réunion de quartiers aux Gratiennois soucieux du maintien d’un commerce en centre-ville, pour mettre chacun au pot 20 ou 25€, qui seraient un avoir sur l’achat d’un livre dans l’année. Avec les fonds collectés, on garantirait là à un potentiel nouveau gérant un co-financement du stock de livres nécessaire pour amorcer le démarrage de son activité.

Si chaque jour une librairie ferme, chaque jour une librairie ouvre. Notre courrier du 5 mars présentait quelques concepts de librairies-maisons de la presse indépendantes Encore très récemment, dans des communes du 95, et notamment à Gonesse, des projets d’ouverture de librairie indépendante se sont concrétisés.

Nous réitérons notre demande d’être informés et associés à cette réflexion. La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour élaborer l’offre que la ville pourrait faire à un éventuel repreneur de l’activité.

Où en est la ville sur ce dossier ? 

3 – Marché municipal- Stéphane Bauer

Là aussi, les choses semblent évoluer avec une réflexion engagée avec le concessionnaire sur le regroupement des commerçants, réaménagement que nous avions nous aussi évoqué, il y a plusieurs années, dans nos publications, après discussion avec les intéressés. Mais là encore, la commission commerce n’a abordé ce sujet qu’en réponse à une question de notre part. La réponse est restée très évasive. Nous souhaitons davantage de détails sur le déménagement des étals, à quelles conditions, prise en charge des frais, aménagement de l’espace libéré.

À notre question en réunion de quartier à Jean Sarrailh, vous avez laissé entendre que le côté du marché qui ne serait plus dédié aux étals, deviendrait un boulodrome.

Des commerçants proposent plutôt d’y installer plutôt des jeux pour enfants, et pourquoi pas un mini-golf ! Ce qui, d’une part, serait moins couteux que la mise à niveau de l’espace pour le transformer en boulodrome ; et d’autre part, permettrait à une clientèle de jeunes parents de fréquenter le marché tout en laissant leur enfant jouer à côté dans un espace sécurisé.  

La commission commerce doit être l’instance ad hoc qui doit être mobilisée pour réfléchir au devenir du marché Hémonnot. Au regard des enjeux, nous demandons qu’elle puisse  s’ouvrir dans ce cas particulier aux représentants des commerçants et à celui de Mandon-Somarep.

Où en est la ville sur ce dossier ? 

4 – Raguenets – Façades  Isabelle Volat

Suite à une visite du quartier et à des rencontres avec les habitants, nous avons constaté des dégradations importantes sur les façades des immeubles pourtant rénovés relativement récemment : cloquage du revêtement, traces noirâtres, éclatement de fers à béton au niveau des balcons. Un affichage de CDC habitat indiquait des sondages et prélèvements sur ces façades. Nous sommes surpris d’une dégradation aussi rapide. Quels travaux vont être menés et à quelle échéance ? 

5 – Raguenets – Fils téléphoniques et fibre rue d’Argenteuil – Stéphane Bauer

Des habitants du 51 rue d’Argenteuil nous ont saisi concernant des branchements téléphoniques anarchiques et dangereux. Ils se sont manifestés plusieurs fois auprès de leur bailleur (CDC Habitat) en vain. Ces branchements ont déjà pris feu au niveau des caves. Outre la dangerosité de l’installation, le côté anarchique des branchements permet à quiconque de pirater une ligne.

Vous nous aviez dit à l’occasion d’un précédent rapport municipal, que des « tours de quartier » étaient faits par des habitants avec le représentant du bailleur.

Visiblement ces branchements n’ont pas été identifiés lors de ces « rondes ».

Dans le cadre de la convention qui lie la ville avec CDC Habitat vous est-il possible d’intervenir assez urgemment avec cet acteur du logement social ?

Notre tribune de mars

Grand émoi en ville à l’annonce de la fermeture prochaine de la librairie du Forum. C’est sans surprise donc que nous voyons que tous les groupes du Conseil municipal ont consacré leur tribune libre  à cet événement. Mais nous sommes les seuls à avoir évoqué le sort hélas bien préoccupant de notre marché, et souligné l’effet positif que pourrait avoir sur le commerce local, le développement d’autres modes de transport que la voiture… Vélo et marche favorisent la fréquentation des commerces de proximité ! Nous insistons aussi sur la non-concertation récurrente avec les élus de la minorité sur ces sujets essentiels. 

Notre texte est à lire ci-dessous.

Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Magazine municipal de mars 2025

Le commerce de proximité est essentiel à la vie de nos quartiers !

Fermeture de la librairie

La fermeture le 7 avril de la librairie du Forum nous peine. Si la ville ne peut l’empêcher, elle doit par contre travailler à conserver une activité indépendante de librairie-presse. Nous l’avions proposé en 2017, soutenant la reprise par des salariés du magasin. Selon des sources internes, c’est économiquement viable. La fermeture est due aux difficultés du groupe « Grand Cercle » et non à la structure gratiennoise. Le maire, informé dès janvier, n’a pas daigné en informer la commission commerce du Conseil municipal pour engager une concertation avec tous les élus.

Déclin du marché municipal

Autre lieu convivial de lien social, le marché reste très fragile. La ville, empêtrée dans un trop long contrat avec un délégataire peu fiable, se contente d’encaisser 45 000€ sur la redevance de 100 000 € facturée aux commerçants, d’entériner les hausses des droits de place, tout en déplorant la cherté du marché.. À quand un débat en Conseil municipal ?

Mobilités et commerce local

Le vélo favorise aussi la fréquentation des commerces locaux !

Participez à l’enquête pour faire progresser les aménagements cyclables en ville : https://www.barometre-velo.fr

I.Volat, S.Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

 

Andromède, Jules et Cassiopée

Oui, le patrimoine local ne doit pas être oublié ! Oui, il doit être accessible à tous !

Ce matin, nous avons assisté avec grand intérêt au spectaculaire déplacement de la statue d’Andromède jusqu’à la place Gambetta.

Voir ici la vidéo réalisée pour « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Andromède a traversé dans le ciel la rue Gabriel Péri. Elle ne pèse finalement que 2,8 tonnes et non 6 comme précédemment estimé. Merci au lecteur attentif et averti qui m’a indiqué le poids exact ! 

Élément important du patrimoine gratiennois, implantée à l’origine dans le parc de la princesse Mathilde, l’œuvre du sculpteur Jules Franceschi est à présent posée sur un socle place de la mairie.

Le propriétaire du jardin où elle était dressée en a fait don à la ville.

Cette sauvegarde a été rendue possible par l’engagement de deux associations, « Aimons Saint Gratien en Val d’Oise » de François Paget, et « L’art dans la ville », de François Scellier.

Dans les années 1850, la princesse Mathilde, nièce de Napoléon 1er et cousine de Napoléon III, acquiert le « Château neuf » et son domaine de 230 hectares de verdure. La statue, œuvre du sculpteur Jules Franceschi (1825-1893) se trouvait dans ce parc, qui fut démembré et loti à la mort de la princesse, tombée dans son escalier en 1904….

Andromède sera restaurée par l’artiste Dan Robert. La statue devrait retrouver sa splendeur d’origine, principalement ses membres inférieurs et ses mains.

En effet, la statue a été très dégradée au cours du temps. Elle a notamment perdu ses deux jambes. C’est grâce à l’obstination des deux associations qu’Andromède sera sauvée. Elles financent le déplacement et la restauration d’Andromède. Sa restauration se fera à partir d’une statuette en bronze identique à l’originale et nécessitera des moyens financiers et techniques.

La ville se charge plus modestement de la réalisation du socle place de la mairie.  

En septembre, Andromède, fille de Cassiopée dans la mythologie grecque, devrait avoir retrouvé sa légendaire beauté !

Nous nous sommes intéressés ces dernières années à l’aventure d’Andromède, et plus particulièrement au rôle qu’aurait pu jouer la ville pour sauvegarder cette statue, mémoire du Saint Gratien du 19è siècle.

À relire ci-dessous les précédents articles du blog sur le sujet  

https://isabellevolat.fr/2024/07/23/salle-des-mariages-20-juin-2/

https://isabellevolat.fr/2021/10/18/conseil-municipal-de-septembre-4/

https://isabellevolat.fr/2021/09/21/andromede-en-peril/

Gardons une librairie

Nous nous sommes adressés au maire de Saint Gratien au sujet de la fermeture de la librairie du Forum. Si la ville ne peut l’empêcher, puisqu’elle est due à des difficultés commerciales du « Grand Cercle », elle doit rechercher à conserver une activité indépendante de librairie-presse.

Le maire, informé dès janvier, n’a ni informé ni concerté les élus des groupes minoritaires. Dommage ! Nous souhaitons être associés à tout processus de réinstallation d’une librairie dans les locaux du Forum, par le biais des commissions municipales. Comme déjà en 2017, nous pensons préférable de favoriser une librairie indépendante, plutôt qu’une structure adossée à un groupe. C’est économiquement viable !

Notre courrier à lire ci-dessous.

Monsieur le maire,

Comme de nombreux Gratiennois, nous apprenons ce matin avec consternation la fermeture prochaine de la librairie le « Grand Cercle » du Forum.

Nous déplorons cette prochaine perte d’un magasin de proximité qui crée du lien, des échanges, et est un lieu de rencontres. Cette librairie constitue l’un des facteurs essentiels de la fréquentation du centre-ville.

Nous ne pensons pas qu’il soit de votre ressort d’empêcher cette fermeture, décidée non pas à cause des résultats commerciaux et financiers de la structure locale, mais bien parce que le groupe « Grand Cercle » est lui-même en difficulté pour diverses raisons. Le fait est qu’après un plan de sauvegarde en 2023, le groupe a décidé de réduire la voilure et de se séparer de ses magasins de proximité. Cette information a été communiquée à la ville courant janvier 2025.

Nous regrettons de ne pas en avoir eu connaissance en temps et en heure. La commission « commerce » n’a pas été réunie à cette occasion – cela témoigne de son inutilité, peut-être, à vos yeux -, ce qui aurait pourtant pu donner matière à débat et réflexions sur l’avenir du commerce en centre-ville et plus particulièrement sur le devenir de ces locaux.

Nous ne reprochons pas à la ville d’avoir fait l’acquisition de ce commerce, ni d’avoir suspendu les loyers durant la période de la Covid, comme pour l’ensemble des commerces de Saint Gratien dont la ville possédait les locaux.

La question essentielle est à présent d’appréhender les conditions dans lesquelles la ville pourrait conserver une activité indépendante de librairie-maison de la presse au Forum.

Comme de nombreux Gratiennois, nous estimons cette option souhaitable.

Non seulement parce qu’une ville de 21 000 habitants doit, à notre sens, disposer d’un point de vente de livres et de journaux, mais aussi parce qu’elle peut être viable économiquement, selon des sources internes. On assiste dans les dernières années à une multiplication des ouvertures de librairies indépendantes : 140 créations de librairies en 2021, l’année 2022 affiche un nouveau record avec 142 librairies créées. Il s’agit d’un rythme de création doublé par rapport aux années antérieures.

Les aides existantes pour la création ou la relance d’un tel commerce sont nombreuses, que ce soit de la part de l’Adelc (Association pour le Développement de la Librairie de Création), le CNL (Centre National du Livre), de la DRAC notamment.

À Saint Gratien, on peut imaginer des synergies avec la politique culturelle de la ville, avec le cinéma, les écoles dans le cadre de la semaine de la presse, le festival « Un monde des cultures », les diverses initiatives culturelles de la ville….

Il nous semble que les commissions « culture » et « commerce » doivent être associées à la réflexion sur le devenir de ce commerce.

Nous souhaitons pour notre part, comme avec nos collègues de la commission commerce, être informés et associés à tout processus de réinstallation d’une librairie dans les locaux du Forum.

Dans l’immédiat, nous souhaitons être informés de la réflexion que la ville n’a pas manqué d’engager à propos de l’occupation de ces locaux commerciaux, vides à partir du 7 avril 2025.  Nous savons que vous avez consulté Cultura, mais jusqu’à présent, selon nos informations, il n’est pas dans la logique de cette enseigne d’investir dans des magasins en centre-ville.

Dans les liens suivants nous partageons d’ores et déjà avec vous nos réflexions, menées avec des acteurs du secteur du livre :

https://isabellevolat.fr/2025/03/01/fermeture-de-la-librairie-1/

https://isabellevolat.fr/2025/03/01/fermeture-de-la-librairie-2/

Dans l’attente de vous lire,

Avec nos sentiments respectueux,

Stéphane Bauer/Isabelle Volat

Conseillers municipaux de la liste Saint-Gratien Solidaire Écologique & Citoyen