Les 12, 13 et 14 septembre, nous serons à la fête !
Sont encore en vente auprès de nous des billets d’entrée à 45 € (contre 70 € maintenant dans les enseignes commerciales du type FNAC et sur les plateformes)
Où nous trouver ce week-end ?
-Samedi : à la journée des associations de St Gratien : 9h30 / 17h30
-Dimanche de 9h30 à 11h, nous serons devant Carrefour Market, rue Berthie Albrecht
-Dimanche de 10h30 à 12h30, nous serons devant le marché, derrière notre table où l’on vend le dimanche le journal …
– 18H30 : Budget, retraite, congés payés…tout y passe ! Comment résister ? en présence d’Emmanuel Maurel, député du Val d’Oise – Pierre Barros, sénateur du Val d’Oise – des responsables syndicaux de la CGT95, FSU95 et FO95
– Soirée POP ROCK à partir de 21H avec les Flying Sparks
Samedi 13 septembre
– 16H : Grand débat initié par « le collectif Jeune » du PCF95 « Un an après les JO de Paris, où en est le sport populaire ? » en présence d’ancien sportifs de haut niveau, d’élus locaux et de Marie-George BUFFET, ancienne ministre des sports
– 20H : grande soirée Kabyle avec le groupe de musiciens Moh AZAL
L’Université d’été du PCF rassemble, peu avant chaque rentrée, des centaines de militants afin de, selon le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie, « penser, écouter, renforcer nos convictions, douter, changer d’avis, affiner, infléchir, transformer. Perte de temps ? Luxe insensé à l’heure de si graves périls ? On ne peut agir efficacement qu’à la condition de se défier de tous les prêt-à-penser, en affrontant le monde dans sa réalité, sa complexité, ses contradictions, en se frottant aux concepts dans leur rugosité…
Oui, il faut agir mais il faut penser juste pour agir bien et agir encore pour éprouver les conclusions auxquelles on a provisoirement abouti et penser à nouveau au regard de ce qu’on a entrepris, dans cet aller-retour constant, humble et résolu qui s’appelle le militantisme révolutionnaire. De ce point de vue, l’université d’été est un moment privilégié. »
Pour celles et ceux qui n’auront pu se rendre à Montpellier cette année, voici quelques moments de l’UEPCF :
Le discours d’ouverture de Guillaume Roubaud-Quashie :
C’est la rentrée pour le PCF, après une édition 2025 réussie de son « université d’été » à Montpellier ! Voici quelques échos dans la presse de ses propositions pour répondre aux exigences sociales et environnementales.
Le Parti communiste français va proposer un « pacte pour la France », avec « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans »
Selon Fabien Roussel, le secrétaire général du parti, cette proposition « au service du climat et de la réponse aux urgences sociales » comprendra, outre une augmentation des salaires et des retraites, la construction de nouvelles centrales nucléaires et des investissements dans le réseau ferré.
« Nous mettrons, à la Fête de l’Huma [qui se tiendra du 12 au 14 septembre], à la disposition des forces de gauche et de tous les Français, une proposition de pacte pour la France », a-t-il exposé, lors de son discours à l’université d’été du PCF, à Montpellier.
Les communistes, a-t-il développé, prônent notamment « un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur cinq ans, en reprenant l’argent, la main sur l’argent qui existe dans nos banques, dans la Caisse des dépôts, à la Banque centrale européenne », afin de « prêter à taux zéro aux collectivités, aux entreprises, à l’État sur la base de critères définis et au service du climat » et des « urgences sociales ». Pour ce faire, il est « indispensable de nationaliser une partie du secteur bancaire », a ajouté Fabien Roussel.
Le PCF propose « d’augmenter les salaires tout de suite, d’augmenter les retraites, de baisser les taxes sur les produits de première nécessité, de baisser tout de suite aussi le prix de l’électricité », ainsi que la construction de « 200 000 logements par an ».
Sont également contenus dans ce programme « la production de vingt nouvelles centrales nucléaires » et un « plan d’investissement dans le réseau ferré pour pouvoir préférer le train, mais baisser aussi le prix des billets ».
Le PCF entend également « planifier l’embauche et la formation, sous statut, de centaines de milliers d’enseignants, de soignants, de travailleurs sociaux, de douaniers, de policiers, d’agents territoriaux ».
Si « la copie » budgétaire de François Bayrou « ne bouge pas » et si le premier ministre « entend encore une fois passer en force », « il y aura une motion de censure et nous la voterons », a ajouté le patron du PCF, qui « soutiendra » toutes les mobilisations syndicales ainsi que le mouvement, né sur Internet, appelant à « bloquer » la France le 10 septembre.
Fabien Roussel a également dénoncé l’accord douanier entre l’Union européenne et les États-Unis, réclamant un « Conseil européen exceptionnel », la saisine des Parlements européen et nationaux et un référendum en France.
Sur le conflit russo-ukrainien, M. Roussel a évoqué « un nouveau traité européen », « intégrant tous les pays du continent européen, de Brest à Vladivostok », en prônant à nouveau « la neutralité de l’Ukraine et sa non-intégration dans l’OTAN ».
En quelques jours, la pression sur le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou s’est accentuée comme jamais. Suite à l’engagement pris par la France de reconnaître l’État de Palestine, d’autres pays lui ont emboîté le pas, comme les quatorze États signataires de la déclaration issue de la conférence de New York. Le Royaume-Uni, ancienne puissance mandataire, a lui-même annoncé qu’il pourrait prendre la même décision.
Pour autant, les crimes de l’armée israélienne se poursuivent à Gaza, et la famine, suite au blocus total du territoire, y est si grave que le gouvernement Netanyahou a dû laisser entrer un peu d’aide humanitaire. Devant la réprobation internationale des opinions, l’administration Trump s’est elle-même vue contrainte de reconnaître que la vie de dizaines de milliers de civils palestiniens était menacée. Cinq présidents d’universités israéliennes exigent que Netanyahou « résolve la famine à Gaza ». Pour la première fois, deux ONG israéliennes considèrent que le gouvernement israélien « commet un génocide » et appellent à une intervention internationale. Les Pays-Bas ont déclaré les ministres suprémacistes Ben Gvir et Smotrich personæ non gratæ.
Pendant ce temps, les exactions et les assassinats se poursuivent en Cisjordanie. Le village palestinien de Taybeh a été violemment attaqué par des colons.
Il est urgent que la communauté internationale prenne des mesures d’urgence pour arrêter l’horreur en cours. Soit elle continue de se montrer complice des massacres de masse et de l’épuration ethnique, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par le gouvernement, l’armée et les colons israéliens. Soit elle impose à Netanyahou et à son protecteur états-unien un cessez-le-feu immédiat, l’expédition d’une aide humanitaire massive aux populations de Gaza, l’arrêt des exactions en Cisjordanie et la libération des otages encore détenus par le Hamas.
La France a une responsabilité primordiale en ce sens. L’annonce de la reconnaissance de l’État de Palestine a contribué à desserrer l’étau dans lequel est pris le peuple palestinien. Celui-ci, comme les forces de paix en Israël, a repris espoir en une solution politique qui mette fin à la guerre et permette aux deux peuples de vivre demain dans des États aux frontières sûres et reconnues.
Le Parti communiste français appelle donc le gouvernement français à prolonger sa démarche en agissant concrètement et immédiatement :
Pour qu’une aide humanitaire d’urgence entre au plus vite à Gaza sous contrôle de l’ONU, de l’UNWRA et des organisations humanitaires reconnues internationalement ; pour la libération immédiate des otages israéliens encore détenus à Gaza.
Pour que des sanctions soient prises à l’encontre de l’actuel pouvoir israélien tant qu’il bafouera le droit international. La France doit déclarer personæ non gratæ Ben Gvir et Smotrich, comme les Pays-Bas l’ont fait, et annoncer qu’elle appliquera le mandat de la CPI contre Netanyahou et Gallant. Elle doit agir concrètement pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’État d’Israël et pour déclarer un embargo sur les armes. Sans attendre, notre pays doit prendre la tête d’une coalition de tous les États disposés à prendre des sanctions contre les dirigeants israéliens.
Pour aller au bout de la reconnaissance de l’État de Palestine, en lui permettant de bénéficier d’une pleine capacité juridique devant la justice internationale, CPI et CIJ et à rendre possible une solution politique.
Aujourd’hui même, mardi 25 mars 2025, André Chassaigne posera sa dernière question au gouvernement. L’emblématique député communiste quitte l’Assemblée nationale.
Portrait d’un combattant de l’intérêt général, publié dans l’Humanité, par Aurélien Soucheyre. Les photos ont été prises par Stéphane Bauer, lors d’un rassemblement pour la défense de l’audiovisuel public, place Collette en avril 2024.
André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant »
Figure centrale du PCF et de l’Assemblée nationale, le chef de file des députés communistes a été élu vendredi 14 mars maire-adjoint, à Saint-Amand-Roche-Savine, dans son Puy-de-Dôme natal. Il prévoit de rendre fin mars son mandat parlementaire.
Député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme depuis 2022, André Chassaigne quittera son poste à la fin du mois de mars.
L’un des députés les plus costauds de l’Assemblée nationale, tant par sa carrure massive que par sa grande connaissance du Parlement, a décidé de passer la main. André Chassaigne, figure centrale du PCF, connu pour ses bons mots, ses coups de gueule, sa moustache devenue blanche comme la neige, et sa défense acharnée de la justice sociale, des services publics, de la ruralité et de Cuba, quittera fin mars son siège au Palais Bourbon.
Mais n’allez pas croire que c’est une porte qui se ferme. « Il s’agit surtout d’en ouvrir une pour la suite. J’accorde une grande importance à la transmission. J’ai 74 ans, il est temps de laisser la place », mesure-t-il.
Vendredi 14 mars, le chef de file des députés communistes, président du groupe GDR depuis 2012, a été élu maire-adjoint dans sa commune auvergnate du Saint-Amand-Roche-Savine. « Je reprends le premier mandat que j’ai eu il y a des années, quand j’avais 27 ans. La boucle est bouclée ! », apprécie-t-il. Et quelle boucle. Lors des législatives de 2002, le PCF prend l’eau : il perd 14 sièges et n’en gagne qu’un seul. Qui peut bien enregistrer une telle conquête, à contre-courant de la dynamique nationale ? André Chassaigne.
L’ancien professeur de lettres et d’histoire géographie, devenu principal de collège et maire de sa ville, arrache la 5e circonscription du Puy-de-Dôme. « J’ai été candidat pendant 24 ans avant de gagner, en grappillant des points petit à petit », raconte l’élu, enraciné dans son territoire, et où Michel Charasse, ancien ministre de François Mitterrand, le qualifiait de véritable « service public à lui tout seul ».
« Dédé »
Après avoir usé quatre présidents de la République, douze premiers ministres, et sept présidents de l’Assemblée, celui que beaucoup surnomment « Dédé », aura donc toujours siégé dans l’opposition. « C’est facile de critiquer et de cogner. Et les gouvernements auxquels j’ai fait face le méritaient bien. Mais je me suis toujours méfié des critiques littéraires qui n’écrivent jamais de romans. J’ai donc sans cesse cherché à m’investir dans le corps-à-corps législatif avec cet objectif : être un député d’opposition sans concession, tout en étant capable de revenir en circonscription avec des amendements dans ma besace, pour l’intérêt général », témoigne-t-il.
À la stupeur générale, en 2008, André Chassaigne fait ainsi voter un amendement anti-OGM, qui provoque une crise au sein du gouvernement et de la majorité UMP de l’époque. « J’avais réussi à convaincre suffisamment de députés de droite de la nocivité du projet ! » se remémore-t-il.
Les caméras se braquent sur l’élu. Les troupes présidentielles déposent dans la foulée un amendement similaire, présenté par François Grosdidier, qui est adopté. Et pour calmer le jeu, sans perdre la face, le président Nicolas Sarkozy se déclare publiquement favorable à « l’amendement Chassaigne-Grosdidier ».
« Quand je suis retourné en circonscription, les gens m’ont félicité, puis certains m’ont dit, outrés, qu’ils étaient scandalisés que Sarkozy m’ait appelé ‘‘Chassaigne Gros Dédé’’ ! », rigole encore le député, qui prend la tête du groupe GDR en 2012. François Hollande succède alors à Sarkozy. Les citoyens attendent une politique de gauche. Il n’en sera rien.
« J’ai connu une bonne trentaine de 49.3 »
« Il existe en Auvergne des petites fenêtres dans nos fermes, que l’on appelle ‘‘fenestrou’’. Eh bien à trop vouloir l’emprunter, François Hollande s’est coincé dans le fenestrou de la droite et ne peut plus en sortir ! », lance en 2016 André Chassaigne, aussi bien ulcéré par le projet de déchéance de la nationalité, que par les lois Macron et El Khomri passées à coups de 49.3.
« J’en ai au final connu une bonne trentaine, et on s’y habitue jamais. Nous sommes arrivés à une situation où tout ce que la Ve République avait prévu pour que l’exécutif domine le législatif est utilisé sans aucune mesure, écrasant toujours plus la représentation nationale. C’est catastrophique pour la démocratie. J’avais qualifié le régime de « démocrature » sous le premier quinquennat de Macron. Le ‘‘triple coup de force’’, comme j’ai pu le dire contre la loi El Khomri ou sur les réformes des retraites, est permanent : coup de force contre l’opinion majoritaire des Français, coup de force contre les représentations syndicales, coup de force contre les parlementaires. Personne ne profite de ses assauts d’une violence inouïe du capital contre notre modèle social issu du programme du Conseil national de la résistance. Personne, à part les milliardaires et l’extrême droite », s’indigne le député sur le départ.
« Un internationaliste, un antiraciste, un grand défenseur des droits humains »
En 23 ans au Palais Bourbon, toujours en première ligne, « Dédé » aura mené bien des batailles. « C’est un monument de l’Assemblée, et en même temps c’est un militant. C’est ça qui est formidable. C’est un magnifique porteur de parole pour la ruralité. Un ami des outre-mer. Un internationaliste, un antiraciste, un grand défenseur des droits humains », souligne Huguette Bello, présidente du conseil régional de La Réunion, qui a longtemps siégé avec lui au Parlement.
Car communistes et élus progressistes ultramarins composent ensemble le groupe GDR. « C’est notre spécificité, c’est notre richesse. J’ai eu le bonheur de présider un groupe pour qui le soleil ne se couche jamais, où nous avons tous en commun de lutter pour qu’il n’y ait aucun sous-citoyen, aucun sous-territoire, et une égalité républicaine réelle, que ce soit à 10 heures d’avion de Paris dans les Outremers, à plusieurs heures de train et de voiture dans les territoires ruraux, ou à une heure de métro dans les banlieues populaires », relève André Chassaigne.
Figure très respectée, André Chassaigne l’est aussi de ceux qu’il combat. « Parce qu’il a acquis beaucoup d’expérience sur la défense et du rôle du Parlement, et parce que même quand il cogne dur, ses coups de gueule sont toujours argumentés et justifiés », observe Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.
« Un hyperactif et boulimique de travail »
« On est nombreux à l’apprécier humainement, et à le trouver assez coriace, voire redoutable quand on le cherche. Mais on lui pardonne, sauf peut-être ses mots lors de l’Affaire Benalla », souffle un macroniste. En 2018, scandalisé par l’enterrement de la commission d’enquête dédiée à l’obscur collaborateur du président, André Chassaigne étrille la servilité des députés de la majorité, les qualifiant « d’intestins silencieux de la bouche élyséenne » : « vous avez prouvé que même sans colonne vertébrale il est possible de ramper ».
Stéphane Peu, pressenti pour reprendre la présidence du groupe GDR avec la coprésidente Emelyne K/Bidi, se souvient bien de ses premiers pas de député devant cette Macronie triomphante : « Nous étions dans le groupe presque tous des néodéputés. Seuls André Chassaigne et Marie-George Buffet avaient une expérience aguerrie du Parlement. Et nous avons été un peu désarçonnés par l’arrogance du nouveau monde, par ces jeunes macronistes vierges d’histoire et de culture politique, soumis au président et tout droit sortis de cabinets d’affaires. André, qui est un personnage hors normes, un hyperactif, un boulimique de travail, a été d’une aide précieuse pour nous accueillir au groupe et nous lancer sur le chemin de l’offensive ».
« Il nous a pris la main. À chaque fois que l’on pose une question au gouvernement, quand on arrive au micro juste devant lui. Il nous glisse cette boutade pour nous détendre et nous mobiliser : ‘‘Attention tout le parti te regarde, pose correctement ta question’’ », se souvient Fabien Roussel, qu’André Chassaigne avait d’ailleurs convaincu de se lancer, lors du congrès du PCF de 2018, afin d’en prendre la tête.
L’échec du Perchoir
L’autre caractéristique de « Dédé », c’est qu’il ne lâche rien. Engagé dans un long combat pour revaloriser les pensions de retraites agricoles, afin qu’aucune ne soit inférieure à 85 % du Smic, le député a dû affronter tous les mauvais coups possibles inventés par les gouvernements avant d’obtenir gain de cause, avec deux lois qui portent son nom, la deuxième étendant la première aux conjointes des exploitants agricoles.
« Au pouvoir, on aurait fait bien plus. Mais il faut savoir être utile en toutes circonstances, dans l’adversité ». C’est cette endurance, son aura et son expérience, qui l’ont amené à devenir en 2024 candidat du Nouveau Front populaire à la présidence de l’Assemblée.
« Si cela n’avait pas été lui, jamais un communiste ne se serait imposé comme candidat commun du NFP alors que nous étions le seul groupe à avoir perdu des sièges. Son autorité et sa personnalité lui ont permis de convaincre non seulement à gauche, mais au-delà. Il a reçu 207 voix lors du vote, contre 220 pour Yaël Braun-Pivet. Seulement 13 voix d’écart, alors que 17 ministres ont pris part au vote pour l’empêcher de gagner, se livrant en dépit de toutes les règles à un cumul des genres entre exécutif et législatif », signale Stéphane Peu.
« André Chassaigne aurait fait un formidable président de l’Assemblée », relève Huguette Bello, qui qualifie le groupe GDR de « pépinière à présidents », puisqu’en plus d’elle à La Réunion, bien d’autres anciens membres ont présidé ou président leur région : Alfred-Marie Jeanne en Martinique, Gabriel Servil en Guyane, et Moetai Brotherson en Polynésie.
« On m’a élevé dans l’idée du rejet de toutes les oppressions »
André Chassaigne n’est pas passé loin, lui aussi, du fauteuil principal d’une assemblée. Sans jamais y avoir pensé avant qu’une occasion historique ne se présente.
« Si c’était arrivé, j’aurais gardé les pieds sur terre. Mon père était ouvrier. J’ai grandi dans une cité Michelin. Quand il revenait de l’usine avec sa musette, mes frères l’ouvraient pour récupérer les résultats sportifs, et moi c’était pour voir s’il n’y avait pas des tracts des syndicats et du PCF. J’avais des photos du Che dans ma chambre, et chez moi on ne buvait pas de Coca-Cola, et encore moins pendant la guerre du Vietnam. On me disait qu’une bouteille vide, c’était une balle pour un petit vietnamien. On m’a élevé dans l’idée du rejet de toutes les oppressions ».
À la place du cola, ce sera donc un verre d’eau ou de vin, pour ce bon vivant, également sauveur de la fraise de veau. « Elle avait été interdite à la consommation. Elle fait pourtant partie d’un plat traditionnel de la montagne thiernoise, le moulet, en référence aux ouvriers à domicile », précise-t-il. Et parce qu’il y a « aussi bien des petits matins que des grands soirs », André Chassaigne a réussi à ce que la fraise de veau retourne dans les assiettes. Alors que la tête de veau est déjà mangée pour fêter tous les 21 janvier la mort de Louis XVI, qui sait si la fraise de veau, l’air de rien, n’a pas elle aussi un petit goût de révolution ?
« Avec la centaine de députés d’extrême droite à l’Assemblée, la révolution, ce n’est pas pour tout de suite, mesure tout de même le député. Le combat politique s’annonce toujours plus musclé. Mais je ne suis pas pessimiste. La gauche, si elle sait combattre frontalement la xénophobie et les inégalités, peut rassembler et renverser la vapeur. » Un combat qu’il n’entend pas abandonner, à son échelle, en plus de faire revivre au local l’ancien collège de Saint-Amand-Roche-Savine et faire restaurer son église.
« À l’Assemblée, mon suppléant, Julien Brugerolles, va prendre la suite. Il est très présent à mes côtés et sur le terrain depuis des années, on va simplement inverser les rôles. Je sais qu’il va très bien se débrouiller », indique Dédé, qui ne quittera pas Paris de si vite. « Maintenant qu’André va avoir plus de temps, nous allons pouvoir l’exploiter davantage au Conseil national du PCF, apprécie Fabien Roussel. Il y intervient régulièrement. Sa parole y est très importante. Il est très aguerri sur les questions internationales, particulièrement brûlantes en ce moment ! »
La dernière question au gouvernement d’André Chassaigne, prévue le 25 mars, ne signera donc pas son dernier acte politique. Bien au contraire. Comme dit la formule, militant un jour, militant toujours…
Bien au-delà des rangs de sa formation politique, il suscite le respect de par la constance de ses combats, sa force de persuasion, son caractère toujours affable, son souci des autres.
En 2012, il a été à Saint Gratien notre invité pour une soirée. C’était à l’occasion des élections législatives, et il était venu parler de changement climatique et d’écologie, autour de son livre « Pour une Terre commune ». Après la réunion publique, pendant laquelle il avait séduit l’auditoire comme à l’accoutumée, nous avions partagé un repas tardif. Soudain, André a disparu de la table… nous l’avons retrouvé dans la cuisine du restaurant, en grande discussion avec le chef, dont il s’inquiétait des conditions de travail !
Membre du PCF depuis 1979, André a été conseiller général du canton de Saint-Amant-Roche-Savine, conseiller régional d’Auvergne, maire de Saint-Amant-Roche-Savine. Il est également député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme depuis 2002 et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale depuis 2012. Il est réélu en 2017 puis en 2022 avec…69,43 % des suffrages exprimés, réélu encore en 2024.
Il est régulièrement cité parmi les députés les plus actifs de l’Assemblée nationale. En avril 2017, il est désigné « meilleur élève » parmi les députés de l’Assemblée nationale, pour son assiduité et son implication dans le travail parlementaire. Il intervient fréquemment sur les thématiques en lien avec la protection de l’environnement, passant ainsi, selon Mediapart, pour le « Monsieur écologie » du PCF. Il est perçu comme un élu de terrain, proche de ses administrés et du monde rural. Le 17 juillet 2024, il est désigné par le Nouveau Front populaire pour être le candidat unique de la gauche à la présidence de l’Assemblée nationale. Il arrive en tête au premier tour avec 200 voix et est cependant battu à l’issue du troisième tour par Yaël Braun-Pivet, de 13 voix. En juin 2020, il est rapporteur d’une proposition de loi, initialement déposée durant le précédent mandat, visant à revaloriser les petites retraites agricoles pour qu’aucune ne soit inférieure à 85 % du SMIC, avec un financement assuré par une augmentation de 0,1% de la « taxe sur les transactions financières ». Cette revalorisation sera votée à l’unanimité. Sa proposition de réévaluation des retraites des aidants d’exploitations agricoles, dont en particulier les femmes conjoints, est également adoptée en décembre 2021.
André Chassaigne est interrogé par Marceau Taburet, pour le Huffpost
André Chassaigne va quitter l’Assemblée, et exprime son spleen
André Chassaigne s’apprête à quitter l’Assemblée nationale et reconnaît une forme de regret sur la situation politique actuelle. À 75 ans, le président du groupe communiste à l’Assemblée porte un regard amer sur la situation politique, marquée par l’essor de l’extrême droite.
Après vingt-trois ans passés sur les bancs de l’Assemblée nationale, André Chassaigne s’apprête à tirer sa révérence. Dans les prochains jours, le président du groupe GDR rangera son écharpe de député au placard, lui préférant celle d’adjoint au maire de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme). « Le mandat local me manque. Mon rêve est de revenir aux fonctions que j’avais à 27 ans pour finir ma vie politique en toute humilité », justifie-t-il auprès de LCP.
Mais avant de définitivement quitter le Palais Bourbon, « Dédé le rouge », comme le surnomment certains de ses amis, est revenu sur sa longue carrière politique et a assuré s’en aller « avec le sentiment du travail accompli » :« J’ai fait mon travail d’élu, comme maire, comme conseiller général, puis comme député. J’en suis fier. Je n’ai pas honte de ce que j’ai fait ». Il est entré à l’Assemblée pour la première fois en 2002, et s’est ensuite fait réélire à cinq reprises.
Pour autant, le communiste à la célèbre moustache porte un regard amer sur la situation politique actuelle. « J’ai commencé à militer à l’âge de 16 ans, j’en ai 75 aujourd’hui. Nous assistons aujourd’hui à une dérive planétaire sur les valeurs humanistes qu’on écrabouille », a-t-il exposé sur LCP. Il parle de ces individus dépourvus de « morale » qui « deviennent chef d’État » et qui « écrasent tout le monde », tel Donald Trump. « Tout ça pour ça ! », finit par conclure André Chassaigne qui fait part d’une forme de spleen à l’heure de raccrocher les gants : « Quand on a une vie de militant et d’élu comme moi, j’arrive à 75 ans dans un monde qui est à l’opposé de ce que j’ai toujours voulu construire ».
« Un vieux meuble de l’Assemblée »
Conscient d’être devenu au fil du temps une figure emblématique de l’Assemblée, André Chassaigne assume de vouloir transmettre le flambeau à la jeune génération. C’est son suppléant Julien Brugerolles, 43 ans, qui prendra la suite. Quand on lui demande s’il a l’impression d’être « un vieux meuble de l’Assemblée », le président de groupe répond avec humour : « Allez dans un magasin de brocante ou une antiquité, vous verrez que les vieux meubles ça ne se vend plus, les jeunes n’en veulent plus. Il faut faire du moderne ».
Son meilleur souvenir dans l’hémicycle, révèle-t-il, restera la loi sur les retraites agricoles qu’il a initiée et qui porte désormais son nom. Celle-ci réhausse le montant minimum des pensions des agriculteurs à 85 % du SMIC net agricole. « Un combat de plusieurs années», souligne celui qui est devenu l’un des derniers représentants du communisme rural à l’Assemblée : « J’ai toujours fait de la politique avec mes tripes ». Il continuera à en faire, mais loin de la capitale.
Hommage aux victimes de l’attentat de Charlie Hebdo au siège parisien du PCF
Place du Colonel Fabien, la salle de la coupole était pleine hier 8 janvier 2025 pour des échanges denses sur la défense de la liberté d’expression, de la caricature et du blasphème. Fabien Roussel a rappelé l’attachement essentiel à ces libertés fondamentales, à la laïcité, et la lutte capitale à mener contre tous les extrémismes mortifères.
Les dessins exposés sont issus du concours international « rirededieu », lancé par Charlie Hebdo.
A Gaza, après 5 mois de guerre, la tragédie humaine et le massacre de masse du fait de l’intervention militaire israélienne s’aggravent de jour en jour.
Les civils palestiniens meurent par milliers. La situation humanitaire est gravissime pour les Palestiniens en proie au manque d’eau, de nourriture dans des lieux surpeuplés. Le système de santé est détruit. Famine, maladies et épidémies menacent désormais près de deux millions de Gazaouis.
L’heure est à amplifier la mobilisation et à empêcher une offensive terrestre sur Rafah qui est toujours à cette heure une cible pour Benjamin Netanyahou et son gouvernement suprémaciste d’extrême droite. Ces dirigeants israéliens devront répondre de leurs crimes devant la justice internationale. De même, les responsables de l’organisation islamiste du Hamas devront répondre de leurs actes terroristes du 7 octobre.
La France doit proposer la tenue d’une conférence internationale de paix, afin de fixer les conditions d’un arrêt durable de cette guerre effroyable au moyen d’une solution à deux États sur la base des résolutions des Nations unies.
Le PCF appelle à participer aux initiatives avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice, et notamment à la manifestation parisienne qui partira de République à 14 heures, ce samedi 9 mars 2024.
Le PCF demande que la France
-Reconnaisse l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël.
-Agisse avec d’autres États pour contraindre le gouvernement israélien à un cessez-le-feu immédiat et permanent et à se conformer à la décision de la Cour internationale de justice.
-Rétablisse d’urgence sa contribution financière à l’UNRWA.
-Exige que l’UE suspende son accord d’association avec l’État d’Israël tant que les dirigeants israéliens ne se conforment pas au droit international.
-Suspende toute coopération militaire avec l’État d’Israël.
-Exige la libération des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza.
-Exige la libération des prisonniers politiques palestiniens, au premier rang desquels figure Marwan Barghouti, présenté par de nombreux ressortissants et humanitaires palestiniens comme l’un des recours possibles à la paix.
-Agisse pour la levée du blocus de Gaza et l’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
À lire ci-dessous l’entretien que Fabien Roussel a accordé cette semaine au journal L’Humanité à son retour du Proche-Orient.
Guerre à Gaza : « La France doit reconnaître l’État de Palestine », alerte Fabien Roussel
Au Proche-Orient, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a rencontré Mohammed Chtayyeh, le premier ministre palestinien, et s’est rendu dans des camps de réfugiés. Lors de ce déplacement, il s’est également entretenu avec des familles israéliennes qui manifestent devant la Knesset pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages.
Pour quelles raisons vous êtes-vous rendu en Israël et dans les territoires palestiniens ?
Ce qui se passe en Palestine, à Gaza notamment, mais aussi dans les territoires occupés, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, est d’une gravité sans nom. Peu de monde le mesure véritablement, hormis les Palestiniens. Les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre ont été un événement majeur qui va marquer ce XXIe siècle. Ce qui est en train de se passer à Gaza risque de le marquer de la même horreur et de la même barbarie.
À Gaza, 2 millions d’habitants sont enfermés. Ils subissent une grande famine. Toutes les personnes que nous avons rencontrés nous expliquent que jamais ils n’ont connu une situation humanitaire aussi grave. C’est sans précédent dans l’histoire contemporaine. La politique de Benyamin Netanyahou et de son gouvernement suprémaciste d’extrême droite débouche sur des crimes terribles en Cisjordanie et à Gaza dont ils devront répondre devant la justice internationale. Les mots que nous avons entendus sont les mots de génocide, de nettoyage ethnique, d’apartheid. Des mots employés par des ONG, par des habitants, par des élus palestiniens. C’est donc d’une extrême gravité. Il est important de rapporter en France ce qui se passe ici. Il faut mettre fin à cette barbarie.
Vous avez rencontré des Israéliens endeuillés le 7 octobre et des Palestiniens de divers camps de réfugiés en Cisjordanie. Qu’en retenez-vous ?
Nous avons rencontré un père de famille qui a perdu son fils, Tom, de 52 ans, tué dans un kibboutz, le 8 octobre, au matin. Il est effondré. Il dénonce la responsabilité du gouvernement de Netanyahou dans la mort de son fils. J’ai fait aussi la connaissance d’un père de famille dans le camp de Jalazone. La Paix est l’exigence qui revient dans la bouche de ces deux hommes. Les députés communistes israéliens que nous avons rencontrés mènent le même combat au sein de la Knesset, dans des conditions extrêmement difficiles. Car ce gouvernement d’extrême droite réprime violemment tous ceux qui osent mettre en doute le principe même de cette guerre.
En Israël, 44 organisations ont comme mot d’ordre : « Arrêtez la guerre ». À l’instar de Standing Together (Debout ensemble), qui réunit des juifs et des Arabes et qui organise depuis des années des manifestations pour la paix, elles appellent au retour des otages, à la fin de l’occupation et à une solution politique à deux États. Je propose de reprendre cet appel en France.
En Cisjordanie, nous nous sommes entretenus avec des familles dans plusieurs camps de réfugiés. Nous avons vu Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan, l’un des plus anciens prisonniers politiques palestiniens. Nous avons également été reçus par le premier ministre palestinien, Mohammad Chtayyeh, le ministre des prisonniers, le maire de Bethléem. L’aggravation et la détérioration de la situation en Cisjordanie est particulièrement grave.
Elle est le fruit d’une stratégie politique du gouvernement israélien, qui consiste à pousser les Palestiniens de ce territoire à quitter leur pays. Il s’agit d’une politique de colonisation extrêmement violente : plus de 400 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre, parfois par des colons. Je regrette que si peu de chefs d’État ne dénoncent ces crimes, des crimes contre l’humanité. La France a pris des sanctions contre 28 colons. Je demande au président de la République d’aller plus loin. Il faut sanctionner les associations de colons qui organisent des violentes expéditions punitives.
Avez-vous eu l’occasion de discuter de la question de l’UNRWA, l’organisme des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens dont l’existence est menacée ?
Bien avant le 7 octobre, le gouvernement israélien faisait tout pour discréditer le rôle de l’UNRWA. Désormais, son existence même est en jeu. Si, demain, cette agence disparaissait, tous les habitants des camps, en Cisjordanie comme à Gaza, mais aussi en Jordanie, au Liban et en Syrie, se retrouveraient dans le dénuement le plus complet. C’est elle qui garantit, entre autres, le fonctionnement des écoles et des hôpitaux. L’UNRWA a également subi de lourdes pertes à Gaza: 160 membres de son personnel ont été tués depuis le 7 octobre et 355 de ses infrastructures ont été bombardées. Il est indispensable que cette agence des Nations unies poursuive ses activités.
De son existence dépend la reconnaissance du statut de réfugié, et donc du droit au retour pour ces millions de réfugiés palestiniens, comme le stipule la résolution 194 de l’ONU. Quant à la bande de Gaza, ce n’est plus une prison à ciel ouvert, c’est un cimetière. L’armée et le gouvernement israéliens font tout pour, à terme, vider ce territoire de ses habitants. Face à la politique de Benyamin Netanyahou, qui ne montre aucun signe de fléchissement, la pression internationale doit être plus forte afin que l’aide humanitaire arrive. Il faut stopper cette guerre.
Que comptez-vous faire en ce sens ?
Tous ceux que j’ai rencontré m’ont demandé d’agir pour que cesse ce qu’ils appellent le génocide. Ils m’ont dit aussi que, s’ils avaient regretté la position de la France au début, ils observent un changement de ton ces dernières semaines. Ils souhaitent que la France parle beaucoup plus fortement et, surtout, agisse. Comme l’a souligné le premier ministre palestinien, Mohammad Chtayyeh, la France doit reconnaître l’État de Palestine. Le PCF appuie cette demande depuis des années. De nombreux pays de l’Union européenne seraient prêts à une telle décision. Le moment est venu. Je défendrai cette proposition auprès du président de la République.
Il faut créer un mouvement de pression politique sur le gouvernement de Netanyahou. La reconnaissance de l’État de Palestine y participe. Des sanctions contre les responsables des crimes commis actuellement à Gaza sont également nécessaires tout comme contre ceux qui empêchent la nourriture de rentrer. Cinq points de passage sont possibles vers l’enclave palestinienne. Quatre se situent sur le territoire israélien et un en Égypte. Seuls deux sont ouverts. Les Israéliens bloquent les trois autres points d’accès. Ce n’est pas tolérable, c’est pourquoi il faut élever le niveau des sanctions.
Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures en matière de droits internationaux. L’Europe et la France ont pris des sanctions importantes contre les oligarques russes, contre ceux qui soutiennent la guerre de Poutine. Il faut faire de même contre les responsables des massacres de Palestiniens en Cisjordanie et ceux qui, à Gaza, organisent une des plus grandes famines de ce siècle.
Enfin, les acteurs économiques, qui entretiennent des relations étroites avec le gouvernement israélien, ne peuvent être exonérés de leurs responsabilités dans cette tragédie. Il convient également de dénoncer le sort fait aux femmes : celui des Israéliennes, victimes des violences du Hamas le 7 octobre ; celui des Palestiniennes harcelées, battues dans les prisons israéliennes, parfois menacées de viols par l’armée. Il faut aussi parler aux Israéliens, aux membres de la communauté juive qui ont peur de la paix. Car la guerre à perpétuité n’apportera jamais la sécurité. Au contraire, elle engendre du racisme, de la haine et de la pauvreté.
Toutes les familles israéliennes sont touchées par la guerre, par les attentats du 7 octobre ou par le sort des otages. De même, aucune famille palestinienne n’est épargnée par le drame de Gaza tout comme par l’occupation de la Palestine. Il faut de nouveau croire en la paix. C’est la seule garante de la sécurité et de la prospérité pour les deux peuples et la région.