Les vœux de Gabrielle

Belle affluence à la salle des fêtes d’Enghien-les-Bains ce 28 janvier 2025 pour les vœux de la députée Gabrielle Cathala !

Des élus (mais aucun des maires de la 6è circonscription, oublieux des traditions républicaines), des militants, des responsables associatifs et syndicaux, des citoyens des huit villes concernées et même au-delà, sont venus se retrouver et échanger après les différentes interventions.

On y était ! Nous avons répondu présents à l’invitation de Gabrielle, ainsi que d’autres Gratiennois·es. Nous apprécions son action de terrain, sa présence active devant les écoles, les marchés, les cités… toujours à l’écoute des problèmes, des inquiétudes, des revendications, et sa réactivité dès qu’on la sollicite sur quelque sujet que ce soit. Elle connaît parfaitement les villes de la circonscription pour les arpenter si régulièrement, et avoir visité tous les lieux qui comptent, hôpital des enfants de Margency, casernes des pompiers, écoles, quartiers, forêt de Montmorency… Elle connaît les dossiers brûlants, nuisances aériennes, non-remplacements des professeurs absents, difficultés d’accès aux soins, de logement, prolongement heureusement abandonné du BIP…

Au-delà de son territoire d’élection, elle agit dans le Val d’Oise, notamment en visitant les lieux de privation de liberté, prison et centre de rétention, ou en soutenant les chauffeurs de bus grévistes.

À l’Assemblée, elle est de tous les combats avec un travail parlementaire acharné au sein de son groupe et avec ses partenaires du NFP. Au rebours des précédent·es député·s que nous avons connu·es dans la 6è, absent·es du terrain, injoignables, rétrogrades, on aime sa pugnacité, son attention pour les problèmes du quotidien, sa présence sur le terrain, l’information sur son activité qu’elle rétrocède régulièrement. Et bien sûr, nous sommes proches de ses orientations politiques, même si nous appartenons à des formations différentes.

Avant l’intervention de Gabrielle, se sont exprimé·es Sophie Maley, conseillère municipale d’Enghien, et Manuel Bompard, coordinateur du mouvement de La France Insoumise.

Nous retranscrivons ici la prise de parole de Stéphane Bauer, élu de Saint Gratien.

 Vœux 2025, Enghien-les-Bains, mardi 28 janvier 2025, 19h30

Mesdames, messieurs, chèr·es ami·es, collègues de campagne, camarades,

Bonsoir et merci d’être venus aussi nombreux·ses à cette cérémonie des vœux de notre députée, Gabrielle Cathala, auprès des habitants de notre 6è circonscription du Val d’Oise.

Qui aurait cru qu’un jour, des vœux de la gauche et des écologistes réunis, sous la bannière du Nouveau Front Populaire, seraient prononcés ici dans cette enceinte, à Enghien les Bains !  

Nous pensions que cela était impossible, nous, vous l’avez fait le 7 juillet dernier au terme d’une dense campagne de terrain, où on nous a vus partout, partout sur les terrains de notre circonscription.

 Je vous souhaite d’abord une bonne santé, et une bonne année de paix, et pour le reste le meilleur. Ce n’est pas rien, dans la période, pleine de tensions et d’incertitudes, nationales et internationales.

Pour me concentrer sur notre terrain, sur notre circonscription, deux souhaits, deux vœux.

Et je me tourne vers Gabrielle.

Mon  premier vœu. Le souhait de conserver une députée de terrain, le plus longtemps possible. Une députée efficace. Une députée qui se nourrit du terrain, de notre terrain, pour porter à l’Assemblée Nationale et dans les instances nationales, des propositions aiguisées, claires, qui marquent des points. Et tu as marqué des points : contre la 2 fois 2 voies, la prolongation inutile du BIP de Soisy vers Bonneuil, ta première proposition de loi dès mi- juillet ; ton intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale sur les aidants, en commission sur les conditions d’enseignement, les nuisances aériennes, les crèches privées…

Cela avait été un élément de discussion lors de la campagne. Tenir l’engagement de revenir après la campagne auprès des gens, des personnes, que l’on rencontrait au pied des magasins, dans les escaliers lors de nos porte-à-porte.

Engagement tenu. Très bien tenu ! Dès le 14 juillet tu organisais un pique-nique à Montmagny, puis un autre dès début septembre aux Raguenets à St Gratien. Depuis tu as démultiplié les contacts et les points de contacts avec les habitants de la circonscription. 

De par ta présence dans la circonscription, partout, au point que nous avons du mal à te suivre, nous avons là un outil pour exprimer nos doléances, mais aussi pour, de part nos expériences et nos vécus, faire suivre auprès de toi de la matière qui peut servir à alimenter, à illustrer, à conforter un projet de loi.

Mon premier souhait, c’est qu’ensemble nous continuions à créer les conditions pour que Gabrielle rayonne dans la circonscription, dans l’intérêt des besoins des habitants et dans l’intérêt général.

Deuxième souhait, deuxième vœu qui va au-delà de 2025.

Que notre rassemblement sous la bannière du Nouveau Front Populaire, de la gauche et des écologistes, résiste ici, dans nos villes, aux tempêtes, aux vicissitudes, aux ornières sur la route. Que le NFP s’élargisse, qu’il s’approfondisse.

Comme l’a dit encore récemment Lucie Castets, « quand on croit au NFP, ne nous arrêtons pas à chaque difficulté, à chaque soubresaut, à chaque tension… Les gens, les électeurs de gauche, les militants de gauche nous demandent de rester unis. Il existe un chemin pour être unis ». Sans rassemblement, sans notre rassemblement, il ne pourra y avoir de victoire en 2026 dans nos villes respectives. Sans rassemblement, nous ne serons pas capables de concevoir et porter un projet dans nos villes respectives pour faire changer les choses… Nous avons cette responsabilité-là. Construire un projet ambitieux, dans nos villes respectives. Avec les habitants. Pour les habitants.

Les gens ont besoin de cet espoir. Notamment dans la perspective des municipales de 2026.

Pourquoi cette exigence de projets ambitieux pour 2026, travaillés avec les habitants ?

Parce que nos services publics sont exsangues : des classes sans enseignant ici et là, une paupérisation de l’école publique ; un hôpital public dans une situation critique ; des besoins en matière de logements à des prix abordables pour les habitants de nos secteurs géographiques.

Et en face, nous avons des majorités aux commandes dans les villes où nous habitons, des majorités à droite sur l’échiquier politique, dans presque toutes les villes de notre circonscription, qui sont à bout d’idées, à bout de volonté, nous mettent à bout.

Un exemple à St Gratien, où je suis élu du groupe « St Gratien Solidaire Écologique et Citoyen ».

Dans le budget 2025, 16% des investissements seulement seront consacrés à la transition écologique ; et moins de 10% à l’enfance. 

Mais 30% du budget seront consacrés à la réfection de la voirie (= remettre du goudron) et 834 000 € (9% du budget d’investissement) pour installer 60 nouvelles caméras, à comparer à 56 000 € pour végétaliser une seule des 14 cours d’école…

Rien pour développer les mobilités alternatives à la voiture.

Rien pour le vieux centre de loisirs Fossiez, mal adapté à l’accueil des enfants.

Deux centres culturels seront certes réhabilités, avec recours à de fortes subventions, mais sans aucune concertation avec les responsables associatifs, ni les utilisateurs.

Il faut que cela change, au regard des enjeux.

Mon deuxième souhait est que nous travaillions ensemble dans nos villes respectives pour changer la donne. Il en va de notre responsabilité. Travailler à gauche, travailler avec les écologistes voire avec d’autres partenaires clairs sur ces objectifs et ambitions en matière de solidarité, de bifurcation écologique, de renouvellement de la démocratie locale.

Voilà l’ambition.

Voilà mes vœux pour 2025 et au-delà.

Merci à tou·tes. Et encore bonne année !

Stéphane Bauer

À l’Assemblée !

Visite de l’Assemblée Nationale

Vendredi 6 septembre, Gabrielle Cathala, députée de la 6ème circonscription du Val d’Oise, a organisé une visite guidée de l’Assemblée Nationale à l’attention des militants et des sympathisants du Nouveau Front Populaire.

Nous avons parcouru les allées emblématiques du Palais Bourbon.

Le Palais Bourbon est situé sur le quai d’Orsay dans le 7ème arrondissement de Paris.

Il abrite l’Assemblée Nationale depuis 1879.

Les 577 députés siègent dans l’Hémicycle ou salle des séances.

L’Hémicycle a été agrandi au XIXème siècle. Cependant les colonnades, le bureau et le fauteuil du Président, ainsi que le bas-relief sur la tribune de l’orateur ont conservé leur aspect d’origine.

Sous le bas-relief se trouvent les bureaux réservés aux rapporteurs de séances. De chaque côté de ces bureaux sont disposés les sièges de huissiers qui sont garants du bon déroulement de la séance.

La scène de la grande tapisserie centrale évoque les origines grecques de la démocratie.

Le vocabulaire des lieux ne manque pas d’humour !

L’espace tout en haut de l’hémicycle et réservé aux députés non réélus se nomme le « cimetière ». Les anciens députés sont autorisés à assister aux séances parlementaires.

Les loges situées au-dessus de l’hémicycle sont appelées « guignols ». Les membres des cabinets ministériels ou encore des photographes peuvent s’y installer pendant la séance des questions au gouvernement.

La Galerie des Fêtes permet de rejoindre l’hôtel de Lassay qui constitue le siège de la présidence de l’Assemblée Nationale.

Une partie des jardins de l’hôtel de Lassay est accessible aux députés.

La grande Rotonde est un espace emprunté à la fois par les journalistes qui se rendent à la tribune de la presse et par les députés qui viennent acheter leurs journaux au kiosque à journaux qui se trouve sur la gauche.

La salle des Quatre colonnes est utilisée pour interviewer les députés. On y trouve les deux monuments aux morts des deux grandes guerres mondiales.

De chaque côté de la porte faisant face au jardin se trouvent : à droite le buste du député chrétien social Albert de Mun, et à gauche celui du député socialiste Jean Jaurès.

La salle des Conférences est utilisée par les députés pour lire leur courrier et répondre aux messages qui leur sont destinés. Aucune conférence ne s’y tient plus aujourd’hui.

Le bronze de Dalou a été créé pour célébrer le centenaire de la Révolution française.

Au centre de la cour d’honneur, une monumentale sphère en granit noir, « La sphère des Droits de l’Homme », a été réalisée par l’artiste américain Walter de Maria pour le bicentenaire de la Révolution française.

Un grand merci à Gabrielle Cathala pour cette passionnante visite de l’Assemblée Nationale.

(ndlr) D’autres visites de l’Assemblée seront bien entendu proposées par notre députée, notamment à l’attention des élèves de la circonscription. Merci à Fabienne pour ce compte-rendu et ces photos qui nous donnent un aperçu de ce lieu emblématique !

 

 

Mépris

Les raisons ne manquent pas de s’indigner de la nomination de Michel Barnier au poste de premier ministre.

Un total déni de démocratie alors qu’une majorité d’électeurs se sont mobilisés en juin pour faire barrage à l’extrême-droite, et ont porté en tête le Nouveau Front Populaire. Même des politiques fort éloignés de la gauche reconnaissent que c’est dans ses rangs qu’un premier ministre aurait dû être désigné. Une première ministre en l’occurrence puisque c’est Lucie Castets qui a été choisie par l’ensemble des forces du NFP.

Et voilà qu’après deux mois d’attente interminable, c’est un vieux cheval de retour qui nous arrive ! Ce n’est pas tant son âge qui pose problème, quoiqu’on passe du plus jeune premier ministre de la Vè au plus vieux.

C’est surtout son curriculum qui fleure bon la naphtaline ! Cet homme regorge d’idées pour les « gens d’en bas » ! Lors de la primaire des Républicains pour la présidentielle de 2022,  il est bien le premier dans la course à la droitisation :  il se prononce pour reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, pour allonger le temps de travail, pour organiser une « pause migratoire » de 3 à 5 ans, pour cesser les « régularisations inconditionnelles « de sans-papiers, pour remettre en cause l’AME, pour restreindre le regroupement familial… Il n’a bien évidemment pas appelé à faire barrage à la peste brune en juin, et sa formation politique est arrivée en queue des législatives… Totale incohérence et mépris de la démocratie que de le voir arriver à Matignon.

On comprend l’indignation et la colère de celles et ceux qui se sont mobilisé.es en juin pour la défense des services publics, la revalorisation du SMIC, la gratuité scolaire, le retour à la retraite à 60 ans, et qui voient aujourd’hui bafouer le résultat des élections, avec un premier ministre qui a visiblement l’aval de l’extrême-droite.

Pour le dire, manifestations partout en France ce week-end… un début qui aura forcément des suites.  

Lucie à Matignon

Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire »

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI. Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

Article de Diego Chauvet

© Raphael Lafargue / ABACAPRESS

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement.

En 2022, il n’y avait pas de majorité absolue non plus. Le Président de la République a pourtant désigné une Première ministre dans les rangs de la force arrivée en tête. Il doit en être de même avec le Nouveau Front Populaire, après le résultat des dernières législatives. Je note avec inquiétude qu’il était prêt à nommer Jordan Bardella, même en l’absence de majorité absolue, avant le second tour, alors qu’il s’y refuse jusqu’ici pour la gauche.

J’ai dit au chef de l’état que j’étais extrêmement préoccupée par la situation du pays, et qu’il était de notre responsabilité commune de trouver un chemin pour répondre aux préoccupations des Français. Je lui ai rappelé que le résultat des élections traduisait un rejet très clair de la politique menée depuis sept ans. Enfin, quand bien même le barrage républicain a fonctionné, l’extrême droite n’est pas loin du pouvoir. Il est tout à fait légitime à considérer que notre programme ne lui plaît pas sur le plan idéologique. Il peut regretter que nous souhaitions revenir sur ses orientations politiques. En revanche, s’appuyer là-dessus pour nous empêcher de former un gouvernement revient à dévoyer la logique des institutions de la Ve République, à la fois dans leur lettre et dans leur esprit.

Il y a déjà eu des cohabitations, et elles ont bien fonctionné. Moi Première ministre, j’agirai avec tout le respect des prérogatives de chacun, en vertu de la Constitution. Sur les sujets internationaux et européens par exemple, il n’est pas question de parler d’une voix non consensuelle.

Pensez-vous l’avoir convaincu ?

Ce qui est nouveau dans la posture du président de la République, c’est qu’il semble prendre acte du fait que les Français attendent un changement dans la politique menée depuis sept ans. Il a accepté la clarification qu’il a lui-même appelée de ses vœux avec la dissolution. Mais j’ai l’impression qu’il ne prend pas acte du fonctionnement institutionnel. Il a l’air de chercher à vouloir construire lui-même ses coalitions. Ce n’est pas son rôle. Dans une démocratie parlementaire, il doit désigner un ou une Première ministre issue de la force arrivée en tête. À ce dernier, ou cette dernière, le soin de constituer un gouvernement et d’aller chercher des coalitions. Pour ma part, je fais le choix d’un gouvernement resserré avec une orientation politique claire. Ensuite, j’ai bien conscience qu’avec une majorité relative il faudra trouver des compromis.

Les consultations se poursuivent en début de semaine. Si à l’issue de celles-ci vous n’êtes pas nommée à Matignon, comment réagirez-vous ? Que devra faire le NFP ?

S’il choisit de désigner quelqu’un d’une autre force politique la semaine prochaine, c’est qu’il n’a pas vraiment compris l’aspiration au changement des Français. Il ne peut être incarné que par le Nouveau front populaire. Aucune autre coalition ne s’est présentée en tant que telle devant les Français. Aucune autre n’a présenté le nom d’un possible chef de gouvernement. Aucune autre n’a un programme clair de rupture et de changement politique, à la fois crédible et ambitieuse.

Si vous êtes nommée, vous avez promis un « changement de pratiques ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

C’est déjà prendre acte que nous n’avons qu’une majorité relative. En l’absence de majorité absolue, le Parlement doit jouer un rôle encore plus grand, le travail parlementaire être au cœur de notre démocratie. C’est aussi ce que j’ai dit ce matin au Président de la République.

Il est fondamental de s’appuyer sur nos parlementaires, mais aussi sur nos élus locaux. J’en ai rencontré énormément depuis un mois, mais aussi auparavant de par mes activités professionnelles. Ils ont beaucoup d’idées, une grande capacité à innover, même s’ils manquent de moyens pour mettre en œuvre leurs compétences. Ils savent aussi chercher du consensus sur le terrain, même avec des forces politiques qui leur sont opposées. Lutter contre les déserts médicaux par exemple, ça rassemble bien au-delà des forces de gauche. Je pense que les élus locaux ont un souci sincère de la condition de leurs concitoyens. Ils doivent nous inspirer.

Lorsque j’entends davantage écouter le terrain, je pense aussi aux salariés, aux forces syndicales, aux chefs d’entreprise, aux associations, aux collectifs… La société civile a joué un rôle majeur dans la dernière campagne électorale. Elle s’est massivement mobilisée contre le RN. J’aspire à jouer un rôle de traits d’union entre les partis, mais aussi à incarner quelque chose qui les dépasse. Ils jouent un rôle fondamental dans la vie politique, mais il faut aussi reconnaître les aspirations des collectifs et des électeurs de gauche qui ne se reconnaissant pas forcément dans un parti.

Comment comptez-vous éviter une censure, comme vous la promet l’ancienne ministre Aurore Bergé ?

Je la renvoie à ses responsabilités. Aurore Bergé semble être à l’aise avec le fait de contredire la décision du Président de la République s’il est amené à me nommer. Elle a l’air de l’être aussi avec le fait de rajouter de l’instabilité à un pays qui ne demande que de la stabilité. Enfin, elle a l’air confortable avec l’idée de censurer, avec le RN, une coalition qui propose du progrès pour la vie des Français. Il est problématique que des ministres ou des proches d’Emmanuel Macron puissent tenir de tels propos.

Sur le fond, j’ai sincèrement à cœur d’améliorer la vie des Français. Nous essaierons de trouver des mesures consensuelles. Sur la santé, sur l’éducation, sur le logement, sur la sécurité, il y a beaucoup d’attentes des Français. Les élus d’autres camps que le NFP savent que les électeurs attendent ces mesures. Ils sauront prendre leurs responsabilités.

S’il faut bâtir des compromis au-delà des rangs du NFP, jusqu’où irez-vous ? Sont-ils seulement possibles compte tenu des rapports de force à l’Assemblée nationale ?

Ils existent déjà. Des parlementaires hors du NFP ont déjà déclaré vouloir travailler sur un impôt sur la fortune vert, sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, sur le fait de revenir sur les exonérations de cotisations patronales pour les hauts salaires… La question sera celle du curseur. Je ne sais pas exactement où il tombera. Si je le disais maintenant, ce serait ne pas respecter le travail parlementaire. En tant que Première ministre, je n’aurais pas à m’y immiscer. Je donnerai des orientations, des impulsions.

Le pouvoir d’achat reste l’une des premières préoccupations des Français. Le programme du NFP prévoit une hausse du Smic, des salaires du privé et des fonctionnaires comme des pensions de retraite : comment faire ?

Ce sont des objectifs extrêmement clairs pour le Nouveau front populaire, et ils sont attendus par les Français. Je n’envisage pas, si je suis nommée, d’abandonner ces priorités. Personne ne le comprendrait, et revenir sur ce genre de promesses ferait le jeu du RN.

Pour y parvenir, il faudra trouver des compromis au Parlement, mais aussi redonner la main aux partenaires sociaux. Lorsque j’ai pu les rencontrer cet été, ils m’ont rappelé combien la méthode d’Emmanuel Macron leur paraissait inadmissible. Les propositions qui lui étaient transmises étaient aussitôt jetées au fond d’un puits.

Sur les retraites, notre objectif est de prendre un texte réglementaire à très court terme, pour décaler l’entrée en vigueur de la réforme et redonner la main aux partenaires sociaux pour discuter des conditions de financement du système.

Sur le Smic, notre objectif reste la revalorisation à 1 600 euros. Nous discuterons aussi avec les partenaires sociaux des modalités de sa mise en œuvre. Le « changement de pratiques » n’est pas un slogan.

À Matignon, votre première échéance serait de préparer un budget et de le faire voter par une Assemblée où il manque 100 sièges à la gauche pour être majoritaire. Est-ce mission impossible ?

On ne connaît pas encore les conditions de discussion d’un budget, puisqu’on ne sait toujours pas quand Emmanuel Macron nommera le gouvernement. Il est inadmissible sur le plan démocratique qu’un gouvernement démissionnaire, chargé de la gestion des affaires courantes, soit en train de construire un budget austéritaire, à rebours des aspirations exprimées par les électeurs.

Dès 2025, nous voulons faire voter certaines mesures, et elles devront être financées. Nous y travaillons. Nous conditionnons nos nouvelles dépenses à de nouvelles recettes. Nous ne voulons pas creuser le déficit public. L’enjeu est d’arriver à un niveau de recettes suffisant pour ne pas décevoir les Français qui ont voté pour nous. Nous respecterons nos interlocuteurs au Parlement, mais un budget est typiquement une situation pour laquelle nous pourrions passer par un 49.3 si nous y étions obligés. Ce n’est pas ce que je souhaite.

Pourrez-vous revenir sur les orientations austéritaires fixées par Gabriel Attal dans ses lettres de cadrage ?

Tout dépend de la date à laquelle nous arrivons à Matignon. Si le budget est déjà en discussion, il faudra faire des amendements du gouvernement. C’est une opération périlleuse, et en tout cas, pas du tout satisfaisante.

À l’échelle internationale, vous aurez à traiter des guerres en Ukraine et à Gaza. Comment la « diplomatie de la paix » peut-elle se concrétiser, alors que les Affaires étrangères sont en général un domaine réservé au président de la République ?

Il faut que la cohabitation fonctionne. C’est déjà arrivé par le passé, et je ne suis pas inquiète à ce sujet. Il n’y a pas de différences majeures en matière de politique étrangère. Il est nécessaire de reconnaître rapidement l’État de Palestine, mais ce n’est pas à rebours de la politique étrangère menée jusqu’ici par la France. Il faudra de la concertation. Il n’est pas question que le président de la République et la Première ministre s’affichent désunis à l’échelle européenne comme internationale.

Vous tenez votre légitimité du choix des 4 partis du NFP, lesquels affichent souvent publiquement des divergences, notamment tactiques. Par exemple, sur la menace de destituer Emmanuel Macron. Comment gérerez-vous ces désaccords ?

Comme tous les Premiers ministres l’ont fait auparavant. Des désaccords, il y en a toujours au sein des partis eux-mêmes. Je ne me pose pas en arbitre. Les discussions au sein du Nouveau front populaire sont saines et productives. J’ai été amenée à m’exprimer sur la question de la destitution. Ce n’est pas l’option que je privilégie, en revanche il me semble légitime de chercher à mettre un terme à la situation actuelle qui n’est bonne pour personne. Il y aura sûrement des discussions, mais je ne suis pas inquiète.

La gauche surprend jour après jour. Personne ne pensait qu’elle parviendrait à s’unir pour les législatives, puis qu’elle trouverait un nom pour Matignon. Tout le monde pensait que l’union exploserait dans le mois suivant les élections. En réalité, l’union de la gauche est toujours là, comme l’a montré la rencontre à l’Élysée ce matin.

Vous n’êtes donc pas « prisonnière de votre camp » comme l’a écrit l’Opinion ?

Pas du tout. Je suis assez libre. Je n’ai jamais pensé à devenir Première ministre. J’ai un engagement associatif sincère, un travail passionnant auquel je suis attaché. Je ne suis prisonnière de rien, même si j’ai accepté cette mission périlleuse. J’ai la légitimité que m’ont accordée les quatre partis du NFP. En réalité, ils me laissent beaucoup de place.

Vous avez dit déjà réfléchir à votre potentiel gouvernement. Avec quelle méthode ? Quels équilibres ?

Toutes les forces du NFP seront représentées dans ce gouvernement. J’envisage aussi son ouverture à des figures de la société civile, parce que c’est important et que les Français y sont attachés. Les ministres seront nommés en fonction de leurs compétences et de la nature leur engagement.

Vous intervenez ce soir devant les communistes à Montpellier (à l’université d’été du PCF, ndlr). Que comptez-vous leur dire ?

J’aurai un échange avec eux. Je travaille très bien avec les communistes. Ce sont des gens dont j’estime beaucoup l’engagement, et avec qui j’ai en commun la défense acharnée des services publics. C’est un parti qui arrive à se renouveler, et à peser au sein de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon a ouvert la porte à un soutien sans participation de la FI à votre gouvernement pour permettre au NFP d’appliquer son programme. Qu’en pensez-vous ?

Jean-Luc Melenchon s’est exprimé samedi je crois que c’est clair. Ils ont posé la question (à Emmanuel Macron et aux partis de droite et du centre – NDLR) et nous attendons la réponse. La France Insoumise souhaite être une solution pas un problème pour les français. La priorité du NFP c’est changer la vie du pays et proposer un gouvernement dans les plus brefs délais.

La 6è à gauche toute

La « Gazette du Val d’Oise » revient sur les résultats du Nouveau Front Populaire dans la 6è circonscription, et la prise de ce « bastion » réputé de tout temps à droite. Mais quand la menace de l’extrême-droite est pressante, que les forces de gauche sont rassemblées, qu’un programme réaliste et chiffré est construit, que les quartiers populaires se mobilisent, aucune forteresse ne résiste. L’affaire ne s’arrête pas là, elle commence.  À très bientôt, à nouveau sur le terrain !  

Stéphane

Qui est Stéphane Bauer, suppléant de Gabrielle Cathala candidate à la députation dans la 6ème circonscription du Val d’Oise ?

Fort d’une très longue expérience dans le monde associatif des parents d’élèves, avec plusieurs actions gagnées dans l’intérêt des élèves et de leurs parents, comme par exemple l’accès des Moyennes sections à la sieste (pour les enfants qui en ont besoin et qui le veulent) au premier trimestre, le sauvetage de l’apprentissage de l’allemand en primaire (cm1 et cm2), l’installation d’un parc à vélos devant le lycée d’Enghien-les-Bains ou encore l’obtention avec ses collègues parents élus au lycée après 6 années d’interventions récurrentes au CA, d’un budget de 1,2 M€ pour rénover tous les blocs toilettes du lycée, il prolonge son engagement en politique.

En tant qu’élu municipal PCF, avec le groupe « St Gratien Solidaire, écologique & Citoyen » au Conseil municipal, il joue le rôle de lanceur d’alerte, comme par exemple sur le dossier du scandale des emprunts toxiques et en tire des propositions législatives, dans l’intérêt des habitants.

Comme lors de son expérience associative, il est force de proposition, comme par exemple, faire de sa ville une ville cyclable, par une « vélo-rution », en lien avec les adhérents locaux de Mieux se Déplacer à Bicyclette (MDB).

En un mot un suppléant utile, bien ancré dans le territoire de la 6ieme, investi dans des dossiers concrets, qui changent la vie pas dans 150 ans, mais rapidement et au bout de la rue…

Les emprunts toxiques : propositions législatives

Le choix

Dimanche, les Français ont un choix fondamental à faire : se perdre dans la haine en se jetant dans les bras de bonimenteurs qui empoisonnent la République et qui trahiront bien vite leurs électeurs, ou bien se donner les moyens du renouveau et de la reconstruction. Le pays est à la croisée des chemins. Les Français voudront-ils voir dans leurs frères des boucs émissaires ou bien des camarades ? Voudront-ils aller chercher l’argent chez ceux qui n’en ont pas ou ceux qui n’en ont que trop ? Préféreront-ils l’autoritarisme à la décision collective ? Ce dimanche 7 juillet, ils sont face au choix. Le plus décisif de toute la Ve République.

L’Humanité, 5 juillet 2024

Ce dimanche, les électeurs et électrices de la 6è circonscription peuvent élire une députée du Nouveau Front Populaire. Inédit depuis 1981 sur notre territoire !

La candidate du NFP, Gabrielle Cathala, est arrivée largement en tête le 30 juin. La dernière semaine a été riche en actions de terrain, boîtage, porte à porte, distribution aux gares et devant les écoles. Cela nous a permis nombre de rencontres, de discussions  et d’échanges avec les habitant·es des huit villes. Nous sommes confiant·es !

Le 7 juillet, votons contre l’extrême-haine ! Votons pour une alternative progressiste, sociale, démocratique, écologique et pour une France solidaire !

En tête !

Gabrielle Cathala largement en tête dans la 6è circonscription du Val d’Oise ! Une victoire du Nouveau Front Populaire est possible dans la triangulaire de dimanche prochain ! Ci-dessous les résultats de la circonscription et ceux de Saint Gratien, dont nous nous félicitons particulièrement.

Bravo à Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, son suppléant, dont la présence et l’activité sans relâche sur le terrain a visiblement été efficace ! Bravo à toutes celles et ceux qui se sont investi.es sans compter dans cette campagne éclair !

On recommence pour une semaine… et pour gagner !  

Info site du Monde

Résultats par bureau à Saint Gratien : les pourcentages sont calculés sur le nombre d’inscrits (seuls les candidats ayant obtenu 12,5% des inscrits sont qualifiés pour le 2è tour)

 

Dimanche

Veille de premier tour… L’inquiétude est grande chez les citoyen·nes rencontré·es tout au long de cette campagne, de voir arriver au pouvoir des forces racistes et xénophobes. Loin d’apporter une issue à la crise économique et sociale, aux difficultés que rencontrent tant de nos concitoyen·nes dans leur vie quotidienne, l’arrivée possible de l’extrême-droite serait une violence inédite pour les plus modestes, les salarié·es, les étranger·ères, les femmes, les homosexuel·les, les binationaux, le monde de la culture … La liste est longue de celles et ceux qui auraient à souffrir de la mise en œuvre d’une politique libérale, autoritaire, raciste. Le risque est grand. Dimanche, ne lâchez rien. Réaffirmez votre humanisme, vos valeurs de solidarité et de fraternité, votre volonté d’un juste partage des richesses, de la taxation du capital et des plus riches, du développement des services publics, d’une véritable planification écologique, d’une diplomatie au service de la paix, d’une lutte efficace contre le racisme et l’antisémitisme…. Dimanche, votez Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, les candidats du Nouveau Front Populaire, pour le programme ambitieux, réaliste et financé, du NFP, soutenu par le mouvement social. 

Ci-dessous, quelques images de notre campagne dans la 6è circonscription.

Vivre sans BIP

Pour répondre à l’interrogation de certains de nos lecteurs, voici la position de Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, candidats du Nouveau Front Populaire, sur le sujet de la continuation du « BIP » , sur les villes de Soisy et Deuil, Montmorency, Groslay, Garges… jusqu’à Bonneuil en France. Nos candidats s’expriment aussi sur la politique des transports publics locaux dans notre circonscription.