Cinq député·es de plus pour la gauche !

5% pour la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, c’est 5 député·es en plus pour la gauche et 5 en moins pour la droite et l’extrême-droite !

Envoyez Léon à Bruxelles, et avec lui :
Sigrid Gérardin, enseignante en lycée professionnel et syndicaliste ; Emmanuel Maurel, député européen sortant,  GRS ; Hélène Bidard, militante féministe, adjointe à Paris ; André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée !

Pour une Europe de la coopération, qui garantisse des services publics de qualité, qui relocalise nos usines et protège les salarié.es et les agriculteurs. trices, qui s’engage pour une écologie ambitieuse et populaire ! 

Fan de Léon !

Impeccable interview sur LCP de Léon Deffontaines, tête de la seule liste de rassemblement à gauche qui réunit communistes, socialistes, radicaux, syndicalistes et militant·es féministes.

Situation internationale, économie, laïcité, immigration, RN, propositions européennes…  Parions que Léon, 27 ans, sera bientôt reconnu comme une parole politique de premier plan. Originalité des propositions, parfaite connaissance des sujets, réponses franches et précises, élocution parfaite, c’est une image très positive de l’engagement communiste : on est fan !   

C’est à écouter ici, et c’est passionnant !

https://www.youtube.com/live/Bn6EMjFLrLQ?si=WQF1oNiR0xNSgaKC

Comment agir pour mettre un terme au conflit en Ukraine ? Faut-il élargir l’Union européenne au risque d’une concurrence accrue des travailleurs ? Pourquoi ne faut-il surtout pas envoyer de troupes en Ukraine ? Comment éviter un conflit globalisé ? Comment la France peut-elle retrouver la voix indépendante qui fût la sienne sur la scène internationale ?

Léon Deffontaines plaide pour une défense autonome et non à la remorque des États-Unis via l’Otan. L’industrie de l’armement doit avoir pour objectif d’assurer notre défense et non d’être marchand d’armes. Pas d’armée européenne, ni de mutualisation de l’arme nucléaire, mais une coopération défensive à l’échelle de l’Europe, avec l’objectif de sortir de l’Otan.

Sur la Palestine, Léon Deffontaines réaffirme la nécessité urgente d’un plan de cessez-le-feu à Gaza, avec une perspective de paix juste et durable dans la région et la solution à deux États selon les frontières définies en 1967. La France doit agir en ce sens, et pour la libération des prisonniers politiques, dont notamment Marwan Barghouti. Le PCF condamne sans réserves les actions du Hamas, organisation terroriste islamiste et demande bien évidemment la libération des otages.

Sur le plan économique, si on peut se féliciter de voir des investisseurs étrangers choisir la France, c’est bien parce qu’ils savent qu’ils vont y trouver des travailleurs qualifiés. Léon Deffontaines souligne le rôle des services publics pour assurer des formations de qualité, et réclame des investissements publics pour réindustrialiser le pays. Il insiste aussi sur le déficit de production d’électricité qui nous handicape et se déclare en faveur de nouveaux réacteurs nucléaires.

Non à l’Europe du nivellement par le bas, pour l’assurance-chômage comme ce fût le cas pour la réforme de retraites. Au lieu de stigmatiser les chômeurs, investissons au contraire pour leur permettre de se former et de trouver un emploi.  

LCP fait ensuite un portrait de Léon Deffontaines, « député européen » en retraçant les grandes orientations de son programme (à 14 minutes de la vidéo) : paix, souveraineté, écologie rationnelle. Opposé à la PAC, qui favorise les grandes exploitations et l’élevage industriel intensif ; opposé aux accords de libre-échanges comme le Ceta ; contre le pacte asile et immigration ; pour remettre la question sociale au cœur des débats.

Léon Deffontaines est ensuite interrogé par Yves Thréard sur l’attitude à adopter pour contrer le RN. Comment la gauche peut-elle de nouveau parler aux « victimes de la mondialisation » ? La question sociale doit redevenir sa priorité. Bardella est un faussaire de la question sociale, lui qui a le même projet économique et social qu’Emmanuel Macron, comme le montrent les votes à l’Assemblée des députés RN.  Léon Deffontaines s’accorde pour cela avec François Ruffin, mais n’épargne pas Jean-Luc Mélenchon. Il y a une gauche sociale, celle qui s’était mobilisée contre la constitution européenne en 2005, qui a sa place entre le radicalisme de Mélenchon et l’eurofédéralisme libéral de Glucksmann.

Une proposition phare ? Sortir du marché européen de l’électricité et ainsi redonner du pouvoir d’achat aux Français et faire baisser les charges des entreprises, alors qu’aujourd’hui le prix de l’électricité produite à bas coût grâce au nucléaire est indexé sur le prix du gaz allemand !

L’Europe est -elle « une chance » ? Les communistes sont-ils anti-européens ?  Non, mais nous ne sommes pas pour cette Europe-là qui lèse de plus en plus de Français ! Qui délocalise, qui met à mal les services publics, qui organise une concurrence économique déloyale.

Enfin, Léon Deffontaines regrette la confiscation du débat politique entre Macron et le RN, transformant l’élection européenne en élection de mi-mandat. Mais la question est celle-ci : quel projet pour la France et pour l’Europe ? La question centrale étant celle du pouvoir d’achat.

La dernière partie de l’interview porte sur l’appréciation du RN : sans aucun doute un parti xénophobe, qui a le même projet économique que E. Macron, la xénophobie en plus. Le principe de « préférence nationale » porte atteinte à l’idée de « nation française ». Ce qui nous unit, c’est non pas d’avoir des « racines «  communes, mais de partager un « destin commun ». Il faut accueillir ceux qui fuient les guerres et la misère, accueillir mieux et davantage. C’est la honte pour la France de voir se développer des camps indignes au lieu d’intégrer par le travail en donnant les mêmes droits pour tous. Ces travailleurs étrangers portent parfois nos services publics à bout de bras ! Il faut mettre les moyens pour une réelle politique d’intégration dans notre pays :accès à la formation, apprentissage du français, régularisation des travailleurs sans-papiers. Yves Thréard questionnant sur les menus hallal se verra rétorquer que cela ne concerne pas le sujet de l’immigration mais celui de la laïcité, bon nombre de musulmans étant français ! Léon Deffontaines terminera en réaffirmant sa conception de la laïcité : permettre à chacun de vivre en bonne intelligence quelles que soient ses croyances, en conservant à l’école sa place de « sanctuaire républicain ».

Qu’adviendra-t-il d’André Chassaigne, en cinquième position sur la liste conduite par Léon ?  Le « monsieur agriculture » de l’Assemblée nationale, celui qui a mis en place les retraites agricoles ! S’il est élu au Parlement européen, ce dont ne doute pas Léon, il ira y défendre les agriculteurs et l’alimentation à la française ! Il faut seulement que sa liste fasse 5%.. et nous y travaillons !         

Ce mercredi 15 mai, Léon Deffontaines sera en meeting au gymnase Japy à Paris.

Voici le programme : 18h30 ouverture des  portes, buvette et petite restauration ; 19h30  début du meeting, discours de Fabien Roussel et Léon Deffontaines, jusqu’à 21h

On vous y attend !

Démasquons-les !

Le dimanche 9 juin prochain, ce sont près de 360 millions de personnes qui seront appelées aux urnes pour élire leurs 705 représentant·es au Parlement européen pour les cinq ans à venir.

En France, nous élirons ce jour-là 81 député·es.

Nous ferons ici un modeste écho de la campagne, et notamment des propositions portées par la liste de la « Gauche unie pour le monde du travail », conduite par Léon Deffontaines et soutenue par Fabien Roussel. Cette liste rassemble des communistes, des socialistes, des radicaux, des syndicalistes, des militant·es féministes…

Vous ne pourrez pas vous déplacer le 9 juin et vous cherchez quelqu’un à qui donner procuration ? Contactez-nous !

Vous souhaitez participer à la tenue des bureaux de vote comme assesseur·se ? Contactez-nous !

Aujourd’hui, nous nous intéressons au programme si mensonger et trompeur du Rassemblement national, en totale contradiction avec les votes de ses député·es au Parlement européen. Démasquons-les !

Un article du « Hufftington Post » de Romain Herreros

Européennes 2024 : comment le RN s’aligne sur les intérêts des lobbies industriels au Parlement européen

Le cabinet Ecolobby a passé au crible les votes des eurodéputés du RN, que ce soit sur les superprofits, l’environnement ou l’agriculture.

Dans l’hexagone, le Rassemblement national aime se revendiquer antisystème, et se présenter comme le défenseur des petits contre les grands. Dans les couloirs du parlement européen en revanche, c’est une autre musique. Ses élus embrassent souvent les intérêts des multinationales ou des lobbies des géants de l’industrie.

C’est ce qui ressort d’une étude menée par le cabinet Ecolobby, qui a épluché les votes des eurodéputés RN depuis 2019. Rendue publique mardi 7 mai, celle-ci présente 10 histoires montrant comment les troupes de Jordan Bardella ont apporté leurs voix ou leur soutien à des mesures favorables à des géants de l’industrie. Ce que n’a pas manqué de souligner sur le réseau social X la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier.

Super-profits, emballage…

Une activité pro-business qui tranche avec le discours socialisant affiché en France par Marine Le Pen et ses députés. Exemple avec la taxe sur les superprofits : en février 2023, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale décrivait l’instauration de cet impôt exceptionnel comme « une urgence économique, mais surtout une urgence de justice sociale à l’égard des Français ». Au regard de cette position, on pourrait donc penser que les eurodéputés RN ont œuvré en ce sens au Parlement européen. Eh bien non.

Quelques mois auparavant, en octobre 2022, une résolution du Parlement européen visait à instaurer une « taxe sur les bénéfices exceptionnels à l’encontre des compagnies d’énergie », et ce pour aider « les ménages vulnérables et les petites et moyennes entreprises (PME), y compris grâce à des plafonds tarifaires ». Malgré les discours tenus en France, les élus RN se sont abstenus, comme on peut le voir sur le compte rendu du vote, et ce alors que leurs partenaires au sein du groupe Identité et démocratie (ID) ont eux voté pour cette résolution.

« Plus intéressant encore : ils se sont opposés à la proposition (amendement 45) visant à élargir la taxe sur les superprofits à l’ensemble des secteurs d’activité », note encore Ecolobby. Pourtant, le 2 mai dernier, Jordan Bardella répétait sa volonté de voir instaurée une taxe sur les superprofits. Comprendra qui pourra.

Autre exemple : l’interdiction des emballages jetables à usage unique. Alors que cette mesure a fait son apparition en France (notamment dans les McDonald’s), le Parlement européen planchait sur une proposition similaire. Or, cette mesure a été combattue avec vigueur par les lobbies du secteur, au point que l’échec de cette interdiction a été perçu comme une victoire de leur part. Là encore, le RN a voté contre la mesure, en prenant le parti des industriels. Ce qui se retrouve par ailleurs dans l’avis rendu par l’eurodéputée RN Virginie Joron, qui a repris une bonne part des éléments de langage du secteur.

Comme le souligne Le Monde, la position du parti d’extrême droite à ce sujet interroge d’autant plus que la mesure vise à harmoniser à l’échelle de l’UE une réglementation qui est déjà en vigueur en France.

« Contradiction »

Sur un autre sujet, les eurodéputés RN ont également voté contre une mesure (l’article 15 de la proposition sur la « lutte contre le changement climatique ») visant à obliger les entreprises comptant plus de 500 employés et réalisant un chiffre d’affaires mondial supérieur à 150 millions d’euros à rendre leurs objectifs de résultats compatibles avec la transition écologique.

« Les députés Gilles Lebreton et Virginie Joron du groupe Rassemblement national ont porté un amendement, le 3 947, pour demander… la suppression de l’article 15 de la proposition et ainsi l’obligation pour les entreprises de respecter un devoir de vigilance en lien avec les enjeux climatiques », souligne Ecolobby, précisant que cet article avait fait l’objet d’une intense campagne de la part du « Medef européen » (à laquelle le RN a été sensible).

Cité par Le Monde, le socialiste luxembourgeois Marc Angel, vice-président du Parlement européen, s’étonne du parti pris de la formation lepéniste. « L’extrême droite m’étonne par sa contradiction entre son discours de défense des petits et ses votes. Lorsqu’on propose de renforcer les droits des salariés, des consommateurs, de la planète, ils se rangent toujours du côté du “big business”, avec les lobbyistes », observe-t-il.

Auprès de StreetPress, Jordan Allouche, fondateur d’Ecolobby et pilote de cette étude, fait une analyse similaire : « Nous avons pu voir l’alignement du RN sur certains lobbies industriels. Même s’ils ne se rencontrent pas forcément, cela montre un alignement entre leurs intérêts et les collusions entre ces deux entités. Ça rappelle surtout que dans l’extrême droite, il y a droite. Et c’est une droite libérale qui ne défend pas les plus démunis mais au contraire les intérêts économiques des grandes corporations ».

Un positionnement qui concerne également l’agriculture ou le privilège accordé aux voitures de luxe en marge de l’interdiction des moteurs thermiques, pour le moment peu abordé dans cette campagne pour les élections européennes.

Voir la totalité de l’enquête : https://jevotelobby.fr/