Pour une paix juste et durable

Je partage cette déclaration du Mouvement de la paix, après les événements tragiques en Israël.

Israël – Palestine : la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat, de l’envoi d’une force d’interposition de l’ONU et d’une solution politique à deux États

Le Mouvement de la Paix condamne fermement les attaques des commandos du Hamas contre les populations civiles israéliennes. Il apporte son soutien à toutes les victimes qu’elles soient israéliennes ou palestiniennes. Les différentes autorités annoncent plus de 1000 morts et des milliers de blessés. Nous soutenons l’appel du pape François « Que les attaques et les armes cessent, je vous en prie ! »

Cependant cette condamnation ne nous conduit pas à ignorer le contexte dans lequel ces attaques se sont déroulées. Comme le dit Eli Barnavi qui fut ambassadeur d’Israël en France, de 2000 à 2002, « la politique du gouvernement israélien ne peut être dédouanée de cette situation ». En effet, cet enchaînement de violences a lieu dans un contexte d’aggravation de la politique menée par le gouvernement d’extrême droite d’Israël dans les territoires occupés et la bande de Gaza.

Cette politique se caractérise par l’extension des colonies de peuplement, les assassinats ciblés de Palestiniens, les procédures de détention administrative de Palestiniens, sans jugement ni accès aux dossiers d’accusation (1000 détenus environ actuellement), le blocus inhumain de Gaza etc…

Il y a urgence, comme l’ont demandé samedi dernier les 55 pays de l’Union Africaine, « il faut revenir, sans conditions préalables, à la table des négociations pour mettre en œuvre le principe de deux États vivant côte à côte ». Nous soutenons leur appel de voir « la communauté internationale, et les grandes puissances mondiales en particulier, assumer leurs responsabilités pour imposer la Paix et garantir les droits des deux peuples » conformément aux résolutions de l’ONU.

La Palestine a accédé à l’Unesco en 2011. En 2012, l’Assemblée Générale des Nations Unies lui a accordé le statut d’État observateur, comme le Vatican. Aujourd’hui, 138 pays sur 193 à l’ONU reconnaissent l’État de Palestine comme État indépendant.

Nous appelons

– La France, les États-Unis et tous ceux ne l’ayant pas encore fait, à les rejoindre au plus vite car seule la reconnaissance de l’État de Palestine fournira le cadre juridique permettant à Israël et à la Palestine de vivre libres, indépendants et côte à côte ;

– La communauté internationale à enfin faire respecter la sécurité et l’existence des deux États.

Comme le souligne dans un communiqué du 8 octobre l’organisation israélienne Standing Together « nous avons vu aujourd’hui une preuve terrible et douloureuse qu’il n’y a pas de moyen de « gérer » l’occupation tout en assurant notre sécurité… Sur notre terre, il y a deux peuples, et si nous refusons à l’un d’entre eux la liberté et l’indépendance, nous ne pourrons jamais reposer en paix ».

La France doit prendre des initiatives comme elle l’avait fait dans le passé pour faire aboutir cette solution, car aucune paix juste et durable ne peut se construire au Moyen-Orient sans respecter les droits des Palestiniens.

Dans l’immédiat, nous appelons à exiger avec nous :

– Un cessez-le-feu immédiat,

– La libération des otages israéliens et des prisonniers politiques palestiniens

– La mise en place d’une force d’interposition, sous l’égide de l’ONU.

Au-delà de la Palestine, le Mouvement de la Paix souligne que dans la situation internationale actuelle, il faut que cesse la mise en œuvre d’un droit international à double vitesse qui conduit non seulement à décrédibiliser le multilatéralisme et les valeurs démocratiques dans le monde mais aussi à enflammer plus encore les esprits, à attiser les haines et à conduire l’humanité sur le chemin d’une généralisation de la guerre.

Le Mouvement de la Paix apporte son soutien aux forces de paix agissant dans cette région telles les femmes palestiniennes et israéliennes qui ont organisé un rassemblement pour la paix le 4 octobre pour ramener les responsables à la table des négociations.

Le Mouvement de la Paix, le 9 octobre 2023

Tout savoir ou presque sur… (4)

…la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2023

Pour continuer la série de « donné acte », le Conseil prend ensuite connaissance du rapport d’activité 2022 du délégataire Decaux sur l’exploitation du mobilier urbain.

La durée de ce contrat qui concerne les abribus et les différents panneaux d’information, d’une durée de 15 ans, a apparemment été mieux négocié que le précédent qui ne prévoyait aucune redevance pour la ville. Cette dernière touchera 55 000€ pour l’année 2022 sur ce contrat.

Nous interrogeons le maire sur les panneaux lumineux : outre que leur intérêt informatif est tout relatif puisqu’ils nous donnent plus souvent les programmes de TF1 que des infos municipales.. nous demandons s’ils sont bien éteints à partir de 23h comme la loi le prévoit. Nous avions en effet remarqué lors d’une « balade nocturne » que ce n’était pas le cas. Visiblement le maire n’en sait rien puisqu’il nous parle de 1h du matin… à vérifier sur place !       

Pour terminer la séance, les élu·e·s entendent le rapport d’activité 2022 du délégataire Mandon-Somarep sur la gestion du marché municipal. Encore un « donné acte » bien évidemment. La concession cette fois est de 13 ans… le marché mettra peut-être moins de temps pour mourir. Nous sommes souvent revenus ici sur les difficultés du marché qui est non seulement un lieu commercial, mais aussi un endroit de lien social et de convivialité.  

Pas un mois sans que Mandon ne fasse l’objet d’un article de journal relatant les pratiques commerciales… douteuses… que nous connaissons aussi à St Gratien. C’est dans le « Parisien » et le « Canard enchaîné » que nous avons récemment appris qu’à Cergy et Argenteuil, les commerçants, comme à Saint Gratien, se plaignent de factures sans justificatifs ou de « pourboires obligatoires »…

Mais comme nous le dit la majorité, l’essentiel est que la ville touche environ 50 000€ par an au titre de ce contrat.

Et chaque année nous prenons acte…

Cette fois encore, nous avons redit notre mécontentement et notre inquiétude. Quel bilan tirer ? Ce sont des animations qui restent confidentielles et n’influent pas sur la fréquentation du marché, avec peu de produits locaux et peu de produits bio. Ou encore des projets qui ne se concrétisent jamais : regroupement des commerçants et/ou habillage des allées vides, buvette avec petite restauration, quid du restaurant annoncé sous la halle, du remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché ? Rien ne se passe malgré les promesses du concessionnaire. Du côté de la ville, pas d’animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité, cela pourrait aider : permanences des élus, prestations d’associations ? Recherche de producteurs locaux, bio ? Rien. Inexorablement, le nombre de commerçant·e·s diminue, et les client·e·s se font moins nombreux·ses.

La ville encaisse donc environ 50 000€ de redevance annuelle. Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un des rares endroits de notre ville où les Gratiennois.es peuvent se rencontrer ?

En fin de séance, je reste avec mes interrogations : les contrats de concession Mandon, Decaux, Effia, ne servent-ils au fond que de tiroir-caisse pour abonder le budget communal, sans souci  du service rendu aux habitants ?     

Questionnement aussi sur notre rôle d’élu·e·s. Au Conseil municipal de ce 28 septembre, nous avions à débattre (si le maire nous accorde le micro, bien entendu) de douze rapports. Six seulement ont fait l’objet d’un vote. Nous avons pris acte de 41 décisions du maire…

Notre assemblée n’est-elle déjà pas vidée de ses prérogatives, à l’heure où le maire se plaint que la politique gouvernementale vis-à-vis des collectivités les prive de toute autonomie ?

Prochain Conseil municipal le 16 novembre 2023

Le BIP, c’est toujours non

BIP : un sigle bien connu à Saint Gratien puisque notre commune est traversée par un tronçon de ce « boulevard intercommunal du Parisis », dont on reparle beaucoup du prolongement.

Pour mémoire, ce projet autoroutier a vu le jour dès… 1933 ! Sous la dénomination d’« ARISO », il s’agissait alors d’un gigantesque tracé de 2 fois 4 voies, traversant le val d’Oise, sans grande protection des riverains, à une époque où la lutte contre les nuisances routières n’était pas à l’ordre du jour. Des emprises sont délimitées et gelées sur toute les communes traversées. Jusque-là en sommeil, c’est en 1990 que ce projet refait surface, notamment à Saint Gratien puisque est prévu de réaliser le tronçon entre l’autoroute A15 et le Champ de Courses à Soisy.

Ce morceau du BIP sera ultérieurement construit en deux étapes, tandis qu’à l’autre extrémité, le tronçon entre l’autoroute A1 et Gonesse voit également le jour.

Le BIP a donné lieu à une forte mobilisation des riverains durant les 10 années des études et de sa réalisation. Une association d’habitants du quartier de « la Croix des Marais », regroupant la résidence des Marais à Saint Gratien et les quartiers pavillonnaires voisins de Saint Gratien et Sannois, a mené bataille sans relâche. L’utilité du projet a dès le début été contestée, car il apparaissait déjà que le BIP ne résoudrait en rien les difficultés de circulation dans nos communes. D’autre part, les protections contre les nuisances sonores et polluantes étaient à l’origine réduites au minimum ! Le BIP a d’abord été imaginé en hauteur… puis pourvu d’un simple rideau d’arbres, alors qu’il longeait au plus près des zones très densément peuplées, notamment la cité des Marais à Saint Gratien. Le tout sans que les élus de droite ne s’en émeuvent beaucoup…

Heureusement, les habitants ont su se faire entendre. Un mémorable Conseil municipal se tient alors à Saint Gratien, et la salle des mariages est archipleine de spectateurs, qui bien que normalement tenus au silence, se manifestent par des applaudissements nourris à la fin de l’intervention des élus communistes, qui réclament une large concertation et dénoncent les dangers du projet.

Longue bataille… qui malgré qu’elle n’arrivera pas à faire stopper l’implantation du BIP, réussit toutefois à faire suffisamment modifier le projet. Les voies seront enterrées, recouvertes d’une casquette de végétation malgré que les élus de droite affirment que cela est techniquement impossible, puis trop coûteux. La passerelle piétonne reliant la résidence à la gare d’Ermont est reconstruite, suite à la remise d’une pétition au ministre des transports de l’époque, un certain.. Jean-Claude Gayssot.

Le nouvel espace vert est apprécié et les nuisances réduites pour les riverains. N’oublions pas que nous le devons à l’action des habitants !

Quant au BIP, il a drainé une circulation nouvelle et comme prévu, il n’a nullement empêché le centre vile de Saint Gratien de subir un engorgement automobile important.

Aujourd’hui ressurgit le projet de tronçon central du BIP, avec les mêmes arguments : il faut désengorger les communes d’une circulation devenue insupportable. Mais qui y croit ? Une voie nouvelle apporte toujours une circulation nouvelle. Sans compter que les villes traversées se sont densément peuplées, et que l’insertion d’une route de deux fois deux voies parait impossible sans de nouvelles nuisances importantes. C’est à présent le Conseil départemental qui est à la manœuvre. À nouveau, les riverains s’organisent, manifestent, contestent en justice, font valoir d’autres solutions pour le Val d’Oise. Conserver des espaces verts, développer des liaisons douces, des transports en commun !

Aujourd’hui, comme hier, on soutient pleinement la mobilisation ! Quelques images ci-dessous, en direct de la grande marche organisée aujourd’hui sur le parcours. Pierre Barros, tout nouveau sénateur, apparenté PCF, était présent. 

Merci à Cécile et Brigitte pour leurs photos !

 

Tout savoir ou presque sur… (3)

…la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2023

Les élu·e·s n’ont plus à voter pour la suite de la séance du Conseil. Nous ne faisons que « donner acte » de rapports d’activité adressés par différents concessionnaires, auxquels la ville a délégué certains de ses domaines d’action : le stationnement payant, le mobilier urbain, le marché municipal.

C’est pour des durées de plus en plus longues que la ville délègue… : 10 ans pour Effia, 15 ans pour Decaux, 13 ans pour Mandon… Le service est-il rendu ? À quelles conditions ? La ville se plaint ensuite des délégataires et de leurs pratiques pas toujours… correctes… mais elle est tenue par des contrats difficilement et coûteusement modifiables.  

Indigo tout d’abord. Cette société, ex Vinci Park, a été en charge du stationnement payant au P1 du Forum, ainsi que des places payantes en voirie, d’octobre 2015 à septembre 2022.

Pendant ces 7 ans au total, seulement 4 rapports d’activité ont été fournis par Indigo, dont seulement 3 présentés au Conseil. Première question : pourquoi la ville n’a-t-elle pas actionné le principe de pénalités, pour non-communication des documents prévus dans le contrat ? 

Ce rapport-ci nous arrive un an après la période concernée (2022) .. qui plus est Indigo n’est plus délégataire. Tout cela est donc bien tardif.

Deuxième question : le contrat était-il bien négocié ? Visiblement non, le maire le reconnaît lui-même. Il a ensuite fallu que la ville recoure à un assistant à maîtrise d’ouvrage pour un contrat plus équilibré avec Effia.    

Avec Indigo, la ville percevait une redevance fixe de 6 000€ mais n’a jamais touché une redevance variable pourtant prévue car le seuil de recettes qui devait la déclencher était bien trop élevé (204 000€). Un contrat bien pensé ? De plus, la ville a supporté 55 000€ de travaux en fin de contrat, suite à un avenant, alors que les travaux devaient en principe revenir au délégataire.

Au final, Indigo gagne 66 000€ en 9 mois sur le dos des Gratiennois·e·s et la ville seulement 6 000€. C’est autant d’argent que les habitants ne dépensent pas dans les commerces de la ville. D’autres villes choisissent la zone bleue réglementée sans tous ces travaux qui servent à faire payer l’usager, bornes, systèmes de paiement, parcmètres…

Le maire met brutalement fin à la discussion : « on en a fini avec ce contrat, n’en parlons plus ! » Il tente de dévier le débat en nous reprochant de ne pas assister aux commissions municipales où nous pourrions selon lui, poser toutes nos questions, en citant par exemple la commission consultative des services publics locaux. Effectivement, nous n’avons jamais depuis 3 ans siégé dans cette instance. Et pour cause.. nous n’en sommes pas membres !

Le Conseil passe ensuite à l’examen du rapport d’activité du nouveau concessionnaire du stationnement payant : Effia, pour la période du dernier trimestre 2022. Encore un « donné acte » et la majorité n’a visiblement pas envie que le document donne lieu à débat.

La ville a délégué la gestion du stationnement payant (le P1 du Forum et la voirie payante de surface) pour une durée de 10 ans. Elle touche à ce titre 3 000€ de redevance fixe (contre 6 000 dans le précédent contrat avec Indigo) et des redevances variables en fonction de seuils de recettes du délégataire.  

Or, sur 3 mois, Effia a encaissé 13 500€ au P1, soit beaucoup moins qu’Indigo sur la même période. En projetant, théoriquement certes, cette recette sur l’année, Effia pourrait encaisser seulement 54 000€ sur l’année. Nous serions donc loin du seuil fixé (80 000€) pour que la ville touche la redevance variable sur ce parking. Ce seuil de 80 000€ n’a jamais été atteint non plus par Indigo en 7 ans de contrat. Le maire estime que les années suivantes seront meilleures en terme de recettes, car les amendes distribuées par les ASVP inciteront les Gratiennois·e·s à payer leur stationnement…

Fatigué de nos questions, le maire laisse J. Eustache développer une intervention totalement hors sujet puisqu’elle aborde à nouveau le problème des commissions municipales où nous devrions selon elle, poser toutes nos questions, jugées trop pointues, sans en encombrer donc la séance du Conseil ! Plusieurs remarques sur ce sujet. Outre que les commissions sont fixées à des horaires difficilement compatibles avec les activités professionnelles d’un·e salarié·e travaillant sur Paris, et confronté·e de plus à des transports en commun de plus en plus aléatoires… lesdites commissions ne font pas l’objet de comptes-rendus publics (ni parfois même, de comptes-rendus tout courts). Donc la seule façon pour les Gratiennois·e·s d’être informé·e·s des dossiers… est bien que nous posions nos questions et remarques en séance du Conseil, n’en déplaise à madame Eustache, qui préférerait bien évidemment que nos interventions soient raccourcies au maximum.

D’ailleurs, j’en fais immédiatement les frais puisque le maire me refuse  la parole, alors que je ne me suis pas encore exprimée sur le rapport d’activité d’Effia. Une attitude totalement inadmissible ! Je ne peux donc pas évoquer les travaux prévus dans le contrat : environ 50M€ par an… dont nombre d’aménagements destinés à faire payer l’usager, bornes, système de paiement à distance etc… qui n’auraient pas lieu d’être si la ville instaurait une zone bleue.   

Je n’ai pas pu soulever le problème de cette fameuse part variable que la ville se vante de toucher sur la partie « voirie » des recettes. Le seuil est de 100M€ et n’a jamais été atteint non plus par Indigo. Mais là, Effia fait mieux en encaissant davantage. La ville touche donc cette fois-ci, et pour les 3 mois en question, la part variable sur les recettes de la voirie. Un jackpot ? Que non… 750€ de part fixe, soit 25% des 3 000€ prévus à l’année, et 2 262€ de part variable… Rapide calcul : cela peut représenter environ 12 000€ de recettes pour la ville sur un an. L’extrapolation reste théorique bien entendu, il faudra attendre le prochain rapport d’activité pour savoir comment évolue la fréquentation des parkings et si la ville continuera de toucher une part variable, et de combien.

Mais le meilleur est pour la fin. La ville a dû recourir à une assistance de maîtrise d’ouvrage pour travailler à un nouveau contrat, suite à l’expérience… décevante avec Indigo. Le coût de cette AMO ? Nous avions soulevé la question en novembre 2021, quand nous l’avions appris via les décisions du maire, et nous nous en étions déjà étonné·e·s… : 35 850€.. soit 11 années de redevance fixe de 3 000€…

La bonne affaire !   

À suivre : deux autres contrats, Decaux et Mandon-Somarep

Tout savoir ou presque sur… (2)

…la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2023

La suite des principaux points à retenir de la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2023

Lors du vote sur le recrutement de vacataires pour des animations sportives, nous demandons si le recrutement d’un éducateur·trice sportif·ve supplémentaire ne serait pas opportun, puisque un des deux actuellement en poste est à présent chargé de tâches administratives, et que la ville communique beaucoup sur les jeux Olympiques… Pour une fois, la réponse sera positive : un nouvel éducateur·trice sportif·ve est en cours de recrutement.

Le Conseil prend ensuite acte des comptes et du rapport de gestion de la Saiem. Cette société d’économie mixte a géré les différentes ZAC et a actuellement peu d’activité puisque les programmes immobiliers sont achevés.

Nous questionnons sur la commercialisation de parkings aux Raguenets, quartier où le stationnement est devenu très problématique. En effet, la Saiem a acquis en mai 2016 un lot de parkings dans la résidence des Raguenets et ces parkings ont commencé à être loués à partir de mai 2018, avec difficulté au vu des tarifs pratiqués. Environ 20 parkings seulement sont loués sur les 33, et la Saiem perd à ce titre 10 000€.

À l’occasion de la décision budgétaire modificative, nous interrogeons sur la réhabilitation du Centre culturel du parc.

En juin, l’adjoint aux finances avait fait allusion à « la possibilité, le contexte budgétaire ayant évolué, d’engager peut-être des travaux. Cela va peut-être être l’occasion de pouvoir démarrer certains travaux, comme le centre culturel du parc, qui pourrait être mis en chantier un peu plus tôt que prévu grâce à cette situation meilleure. »

Cette opération n’étant prévue ni  lors du rapport d’orientations budgétaires, ni  lors du vote du budget primitif, nous demandons des précisions. Vers quoi s’oriente-t-on ? Réhabilitation, rénovation, reconstruction, agrandissement ? Quid des associations qui y ont leurs activités le temps des travaux ? Ont-elles été déjà rencontrées ? A-t-on une idée du calendrier ?

Le maire indique qu’il s’agira certainement d’une rénovation plutôt qu’une reconstruction. L’objectif est d’améliorer la qualité du bâtiment, passoire thermique très énergivore. Il indique que la ville travaillera avec les associations qui utilisent aujourd’hui ce lieu, pour répondre au mieux à leurs attentes. Le projet n’est pas ficelé et le maire promet qu’il reviendra en commission au fur et à mesure de son avancement. Promesses vertueuses, à condition qu’elles se réalisent car nous avons trop l’habitude d’être informés des projets une fois qu’ils sont finalisés.

La ville prolonge de trois ans le dispositif qui lui permet de bénéficier du fonds de soutien relatif aux emprunts structurés à risques.

Pour nos lecteurs qui l’ignoreraient, je rappelle que nous sommes très souvent exprimés ici sur ce sujet. En 2006/2007, la maire de l’époque, J. Eustache contracte auprès de la banque Dexia deux emprunts structurés pour 75% de la dette de la commune, qui se révèleront « toxiques ». Ces prêts sont indexés sur l’évolution du taux de change entre monnaies, le franc suisse, l’euro et le dollar en ce qui concerne Saint Gratien. La « bonne affaire » vantée par la majorité se révèle catastrophique en 2012 quand les taux jusqu’ici stables se mettent à s’envoler… comme les taux d’intérêts de nos emprunts qui frôlent alors les 24%

Deux renégociations en 2012 puis 2016, coûteront très cher à la commune, qui a sollicité l’aide du fond de soutien, et donc bénéficie pour éponger un peu sa facture, de fonds publics.

Loin de reconnaître que la contraction de tels prêts avait été très hasardeuse, le maire et l’adjoint aux finances ont continué de vanter la « bonne affaire » qui avait permis, selon eux de financer les équipements municipaux. À quel prix ? La majorité des communes ont investi à la même époque, sans recourir à des emprunts si risqués, ce qui revenait à jouer l’argent public au casino..

L’affaire, loin d’être « bonne », continue jusqu’en 2032.

À suivre… les contrats avec Indigo, Effia, Decaux, Mandon-Somarep… sont-ils aussi de « bonnes affaires » pour les Gratiennois·e·s ?

Tout savoir ou presque sur…

…la séance du Conseil municipal du 28 septembre 2023

Le Conseil entend en tout début de séance une très succincte information de l’adjointe aux affaires scolaires sur la rentrée, principalement les effectifs globaux et les noms des directeurs et directrices nouvellement nommé·e·s. Pas d’intervention possible pour nous après cette communication. Dommage ! La commission scolaire ne s’étant pas réunie depuis le mois d’avril 2023, nous aurions eu nombre de questions sur les effectifs par école et par classe, le nombre d’animateurs et celui des enfants déjeunant à la cantine, la répartition des Atsem et du personnel de service par école, les travaux dans les bâtiments scolaires durant l’été.. Nous aurions pu aborder le problème de la suppression d’un poste d’Atsem à la maternelle Jean Sarrailh… Tout cela étant très risqué, le maire refuse la parole à un élu qui demande à intervenir. Bon début. Pour nos infos, il nous faudra nous dresser par courrier au service scolaire…     

Nous examinons ensuite les décisions du maire : 41 depuis le mois de juin, ce qui suscite évidemment quelques interrogations.   

Nous questionnons notamment sur les demandes de subvention auprès du département, de la Région et de l’État pour la reconstruction du centre Camille Claudel, demandes faites le 11 septembre… deux mois et demi de perdus alors que les associations, la PMI, la halte-garderie, attendent avec impatience de retrouver leurs locaux ? Nous rappelons au maire que nous lui avons écrit dès début juillet pour savoir s’il avait sollicité ces aides mais nous n’avons jamais eu de réponse. Nous finissons par apprendre que le coût total des dégradations s’élève à 3,5 millions d’euros et que le reste à charge pour la commune, après les remboursements des assurances et le versement des aides sollicitées, pourrait être… nul.   

Autre question puisque nous n’avons aucune info sur le sujet : il apparaît que des associations n’ont pas retrouvé de locaux : club de tarot, atelier d’arts plastiques pour les enfants par exemple. Comment les activités des différentes associations qui étaient hébergées dans le centre, la PMI, la halte-garderie et les séances de judo pour les scolaires ont-elles été relocalisées ? Aucune réponse du maire… à qui il nous faudra écrire pour espérer des renseignements que nous sommes tout de même en droit de connaître !  

Nous nous étonnons du coût d’une expo prochainement prévue à la salle Villeglé pour 80 000€. D’ordinaire, les coûts des expos n’atteignent pas ces sommets…  

Après les échanges sur ces 41 décisions du maire, le Conseil examinera ensuite douze rapports. Six seulement feront l’objet d’un vote des élu·e·s et six ne seront que des « donné acte ».

Il s’agit en effet de rapports d’activité de la Saiem et de différents délégataires, pour le stationnement payant, le mobilier urbain et le marché municipal. C’est l’effet d’externalisations à tout-va, qui dépossèdent petit à petit la commune de ses prérogatives. N’a-t-elle pas été jusqu’à réserver des places de crèche dans une structure privée ? Nous déléguons beaucoup et pour des durées toujours plus longues : 10 ans pour Effia, 15 ans pour Decaux, 13 ans pour Mandon…

Le service est-il rendu ? À quelles conditions ? La ville peut toujours se plaindre ensuite des délégataires et de leurs pratiques pas toujours vertueuses… c’est trop tard et inutile puisqu’elle est tenue par des contrats difficilement renégociables.  

Démonstration à venir avec la suite de notre compte-rendu de la séance

Questions/réponses

Nos questions orales au Conseil municipal du 28 septembre 2023, pour le groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », et les réponses du maire. Après la réponse du maire, la parole ne nous est plus donnée. Nos commentaires n’ont donc pas été prononcés en séance.

Ligne de bus 138 – Stéphane Bauer

Les usagers de ce transport nous signalent de nombreux dysfonctionnements.

Exemple : Bonjour à tous

Je suis étudiant en BTS et je voulais partager une préoccupation concernant le bus 138. J’ai remarqué que ses horaires sont devenus vraiment problématiques, et j’ai même pris le temps d’analyser la situation en observant ses passages. Il semble qu’il effectue des services partiels jusqu’au Barbaniers à Gennevilliers, ce qui a pour conséquence la suppression de certains services à mon arrêt, Cité Jean Moulin à Saint-Gratien. Cela entraîne d’importants retards et des désagréments pour de nombreux usagers.

La ville peut-elle s’adresser à l’opérateur pour que ce service retrouve un fonctionnement correct correspondant à l’affichage et aux besoins des usagers ?

Réponse du maire : le maire commence à relativiser le problème en signalant qu’il ne s’agit que d’un seul témoignage. Il affirme n’avoir reçu aucun courrier. Néanmoins, il s’engage à interroger la RATP.

Notre commentaire : les dysfonctionnements sont avérés, même si les usagers mécontents n’ont pas jugé utile d’adresser leurs réclamations au maire…

ATSEM – Isabelle Volat

L’école Jean Sarrailh maternelle compte 5 classes et bénéficie actuellement de 4 ATSEM. Fin septembre, une ATSEM quitte l’école et ne sera pas remplacée. Il n’y aura donc plus que 3 ATSEM pour 5 classes, dont certaines ont 27 et 28 élèves, avec des enfants en situation de handicap, sans AESH. Or nous connaissons tous l’importance d’une scolarisation maternelle dans de bonnes conditions pour des élèves qui peuvent  rencontrer des difficultés d’apprentissage. Les ATSEM jouent un rôle essentiel pour le bon déroulement des journées des jeunes élèves.

La ville, qui affirme « être plus que jamais engagée aux Raguenets » dans le Mag de ce mois-ci, peut-elle réexaminer une décision que ne comprennent ni les parents, ni les enseignants ? 

Réponse du maire : Bien qu’on lui ait rappelé que nous connaissions les normes, il se contente de rappeler les « règles », c’est-à-dire celles qu’il a lui-même édictées : 1 ATSEM pour les classes de petits et seulement 1/2 poste pour les autres classes. Soyez assurés, nous dit-il, que la ville met tout en œuvre pour que les enfants soient accueillis dans des conditions agréables.

Notre commentaire : réponse ô combien prévisible ! Sans autre argument, il félicite le service scolaire et son adjointe pour son travail « remarquable ». Une formule bateau ressassée à tout propos pour couper court au débat. Reste qu’à l’heure où la ville se vante de « s’engager » pour les Raguenets, on constate qu’il n’en est rien. Un salaire modeste au niveau du SMIC, c’est encore trop pour le budget communal ! À rapprocher de bien d’autres dépenses sur lesquelles la ville ne lésine pas, 70 000€ par exemple pour la prochaine expo d’art contemporain, contre lequel nous n’avons rien, précisons-le ! Mais assurer un encadrement correct avec une présence humaine satisfaisante, c’est aussi essentiel. On sait que les besoins sont grands dans ce quartier qui accueille nombre d’élèves allophones notamment. Un seul adulte pour enseigner  toute la journée à 27 ou 28 enfants de 4 ans… le maire devrait tenter l’expérience, nous suggéraient les parents présents en salle des mariages, un peu dépités de sa réponse…          

Nuisances aériennes – Stéphane Bauer

L’association « Advocnar » qui agit contre les nuisances aériennes, propose aux villes de voter une motion pour réclamer le plafonnement des vols de Roissy à 440 000 vols par an (-10% sur 2019) et un couvre-feu pour protéger la santé et le sommeil des riverains de cet aéroport.

À quelles conditions la ville de Saint Gratien envisage-t-elle de signer une telle motion* ? 

* cf. ci-dessous l’argumentaire de l’Advocnar

Réponse du maire : le prochain Conseil municipal pourrait mettre cette motion à son ordre du jour.

Notre commentaire : alléluia !  

Pouvoir d’achat – Isabelle Volat

Les fonctionnaires peuvent bénéficier, d’ici la fin de l’année, de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat d’un montant variant de 300 à 800 euros. Au nom du principe de libre administration, les collectivités sont libres de verser la prime à leurs agents. De plus, un décret du mois d’août permet la mise en œuvre d’un autre coup de pouce : le relèvement de 50% à 75% du taux de prise en charge du prix des abonnements à un moyen de transport collectif ou à un service public de location de vélos souscrits par les agents publics pour les déplacements domicile-travail.

La ville envisage-t-elle d’appliquer ces mesures visant à sauvegarder le pouvoir d’achat en ces temps de forte inflation, d’autant que le Compte administratif 2022 a montré en juin 2023 que la commune bénéficiait de marges de manœuvres plus importantes qu’escompté ?

Réponse du maire : il faut attendre les décrets d’application concernant la fonction publique territoriale. Réponse au prochain Conseil.  

Notre commentaire : à suivre.. certes nous déplorons que l’État décide d’augmentations possibles mais laisse aux collectivités le soin de régler la note. Pour autant, nombre de fonctionnaires territoriaux ont de petits salaires et sont confrontés à une forte inflation. Cette prime est donc importante en cette période.    

Concertation avec Enghien – Stéphane Bauer

Le 17 juin 2023, les concerts du festival de Saint Gratien se sont télescopés avec le concert de Yannick Noah à Enghien.

N’est-il pas possible de se concerter avec les villes voisines pour éviter de programmer des festivités – qui de plus ont un coût pour les 2 communes – aux mêmes dates, afin de maximiser le nombre de spectateurs sur l’une puis l’autre des manifestations culturelles ?  

Réponse du maire : l’affluence au festival a été très satisfaisante. La programmation est faite bien en amont de celle d’Enghien et St Gratien ne va pas attendre pour fixer ses dates et réserver les spectacles.

Notre commentaire : une concertation impossible entre deux villes proches, on peine à le croire.  

Appendice

Comme à Amsterdam, le trafic aérien à Roissy doit être plafonné pour la santé et le climat !

Campagne lancée par ADVOCNAR

Nous, associations de défense de l’environnement et des populations survolées, demandons le plafonnement de l’aéroport de Roissy à 440 000 mouvements/an ainsi qu’un couvre-feu nocturne de 8 heures consécutives, afin de protéger le climat et la santé des Franciliens.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Le gouvernement des Pays-Bas a pris une décision historique : plafonner le trafic de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol à 440 000 mouvements/an, en dessous du niveau de 2019, pour protéger les riverains et le climat. Nous demandons une mesure identique à l’aéroport de Roissy, qui connaît un trafic similaire à celui d’Amsterdam-Schiphol (environ 500 000 mouvements/an en 2019).

En effet, la situation sanitaire est critique autour de Roissy, le plus grand aéroport d’Europe en nombre de vols, de jour comme de nuit. Dans une tribune, plus de 100 professionnels de santé dénoncent le grave impact sanitaire du bruit aérien, avec jusqu’à trois années de vie en bonne santé perdues sous les couloirs aériens de cet aéroport et 1,4 millions de Franciliens exposés à un niveau de bruit aérien qui dépasse le seuil recommandé par l’OMS.

De plus, la baisse du trafic aérien est nécessaire pour tenir nos engagements climatiques car les progrès technologiques et les carburants alternatifs ne suffiront pas, comme le soulignent l’ADEME, le Haut conseil pour le climat et l’étude Aviation-climat de l’ISAE SUPAERO. L’aéroport de Roissy pèse lourdement dans le bilan carbone de notre pays : près de 4 % de nos émissions de CO2 ! Et beaucoup plus si on intègre – comme nous devrions le faire – l’effet sur le climat des traînées de condensation et des oxydes d’azote émis en altitude.

Le trafic aérien ne peut plus continuer à croître – à Roissy comme sur les autres plateformes françaises et européennes – et doit même décroître, sans report sur d’autres aéroports, pour protéger la santé et le climat.

Signez et partagez cette pétition ! Grâce à vous, nous avons remporté une grande victoire avec l’abandon du projet d’extension de Roissy, le Terminal 4. Mobilisons-nous à nouveau ! Ensemble, nous pouvons obtenir une décision politique comme à Amsterdam.

Références :

Tribune de rentrée

Voici l’expression des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » dans le magazine municipal de septembre/octobre 2023. Une »tribune libre » mais toutefois très encadrée ! Nous sommes limités à 1333 signes, signature comprise, et nous devons fournir notre texte 15 jours avant la distribution de la revue. Et évidemment, nous n’avons pas droit aux photos !

Nous avons choisi en ce mois de septembre 2023 de consacrer notre espace à la rentrée scolaire, et à la situation du quartier des Raguenets, après l’incendie du centre Camille Claudel. Bonne lecture !  

Bonne rentrée aux élèves gratiennois, malgré des sujets d’inquiétude : coût des fournitures, augmentation des tarifs de cantine, crédits municipaux aux écoles non revalorisés depuis des années. La ville doit réfléchir sur le bâti scolaire, trop peu adapté aux fortes chaleurs, envisager la végétalisation des cours d’école.

Nous serons engagés avec les enseignants et les parents pour que le service public de l’éducation fonctionne au mieux dans notre ville 

Incendie de C. Claudel 

Pour interpeller et sanctionner, il y a une police et une justice en France. Le maire doit, lui, construire du vivre ensemble. Non stigmatiser un quartier, appeler à la délation.

Et maintenant ? La reconstruction du centre au plus vite est évidente et nécessaire. Cela ne dispense pas de suivre d’autres pistes. Développer l’aide aux devoirs, scolariser les moins de 3 ans, encourager les rencontres entre habitants, porter attention à la mixité sociale.

La ville a investi (cf. DOB, inv. détaillés), de 2014 à 2023 : 498 € par habitant dans le quartier des Marais – 3 000 hab; 643 € par habitant dans le quartier des Raguenets – 5 500 hab; et 1 210 € par habitant dans l’ensemble du reste des quartiers de la ville – 12 500 hab.

Et si c’était une partie du problème ?

I. Volat, S. Bauer

FB: saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog: isabellevolat.fr

Sénatoriales 2023

Bravo à Pierre Barros, maire de Fosses, président de l’association départementale des élu·e·s communistes et républicain·e·s, et désormais sénateur du Val d’Oise, apparenté PCF !

Il rejoindra le nouveau groupe des 17 sénateurs et sénatrices communistes, groupe qui sort renforcé de deux nouveaux membres après le scrutin de ce dimanche 24 septembre 2023.

La surprise est donc à gauche dans notre département avec cette élection, grâce aux 262 voix et 11, 58% recueillis par Pierre Barros. Le nouveau sénateur était soutenu par le PCF, LFI et Génération.s. Il avait aussi reçu le soutien d’élus EELV, bien que sa liste ne comportait pas de candidat écologiste.

La gauche retrouve deux postes sur cinq dans le Val d’Oise, Rachid Temal (PS) étant reconduit.

Nous nous réjouissons aussi de l’échec du candidat zemmourien, transfuge venu des rangs de LR, candidat sortant.. et sorti !

Détail des résultats ci-dessous. (info « La Gazette du 95 »)