En manque de lecture

Elles nous manquent !

Stupidement incendiée fin juin 2023, la boite à livres des Marais n’a pas encore, malgré les promesses municipales, été réinstallée. Celle des Raguenets a également disparu… pourquoi ?

Dommage ! En effet, ce dispositif d’échange gratuit de livres entre habitant·es rencontre un vrai succès, quelque soit le quartier. Depuis l’automne 2019, les cinq puis six boîtes à livres se sont fait une place dans le paysage gratiennois. On s’en félicite un peu, car nous avons la prétention d’avoir été à l’initiative… Tout d’abord en pratiquant « sauvagement » les échanges de livres sur notre table du marché pendant quasiment une année… Merci encore à Gisèle, qui nous avait « légué » une bonne partie de son importante bibliothèque lors de son départ de Saint Gratien en 2018. Devant l’engouement des Gratiennois·es pour cette bibliothèque ambulante et gratuite, nous avons « soufflé » l’idée à plusieurs reprises à l’équipe municipale.. pour enfin la voir se concrétiser en 2019.

Certes, les boîtes pourraient être améliorées. Les portes, très sollicitées, ne sont pas assez solides et donnent rapidement des signes de faiblesse. Les étagères sont trop petites et donc trop encombrées. Surtout, la hauteur des boîtes n’est pas adaptée… aux enfants, pourtant eux aussi concernés !

Nous continuons donc à réclamer une boîte à livres « spéciale enfants », qui pourrait être aménagée au parc Barrachin, voire d’autres à proximité immédiate des écoles.  

Dans l’immédiat, vite le retour des boîtes à livres des Marais et des Raguenets !      

Engrenage

À la veille de l’avis du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, je partage l’interview sur « Franceinfo » de l’ancien Défenseur des droits, Jacques Toubon. Il s’exprimait dimanche 21 janvier, jour où partout en France des manifestations demandaient la non-application de cette loi discriminatoire.  

Loi immigration : la préférence nationale « contraire à nos principes constitutionnels »

Alors que des manifestations [étaient] prévues partout en France ce dimanche 21 janvier contre la loi immigration, l’ancien Défenseur des droits Jacques Toubon assure qu’avec ce texte « on a introduit dans cette nouvelle loi ce que j’appelle, et ce que je dénonce, la préférence nationale ».

C’est pour lui un principe « contraire à nos principes constitutionnels ». Il est d’ailleurs signataire aux côtés de 200 autres personnalités d’une tribune appelant à rejoindre les rassemblements.

« L’histoire de France a en grande partie été faite par les personnes venues de l’étranger », insiste Jacques Toubon. « On ne peut pas distinguer ‘eux et nous’ quand on parle de la France et des Français ».

Il rappelle que « le Conseil constitutionnel a été saisi » , « et il va être intéressant de savoir si le Conseil constitutionnel retient cette idée de non préférence nationale comme un principe fondamental ou s’il admet qu’on peut faire des accommodements au nom de la sauvegarde de l’intérêt public, de l’intérêt général ». Pour l’ancien Défenseur des droits « c’est quelque chose qui aura des conséquences ». 

Pour l’ancien secrétaire général du RPR, ancêtre du parti LR, « il y a un mouvement incontestable de droitisation et ceci n’est pas seulement sur l’immigration, mais sur d’autres sujets aussi. » Pour lui, « aujourd’hui le vrai sujet c’est : est-ce que la droite se laisse tenter par aller vers l’extrême droite ? Il y a une déviance et c’est mortel pour la droite ».

« Ce n’est pas l’opinion qui doit faire le droit fondamental », alerte encore Jacques Toubon. « Si le bien commun se résume à ce qui est socialement ou médiatiquement acceptable, je suis sûr qu’on basculera très vite de l’État de droit à un régime populiste ». Et pour l’ancien Défenseur des droits « des pays ont commencé à le faire. Regardez la Hongrie dans l’Union européenne d’aujourd’hui ». Jacques Toubon alerte : « quand on commence à mettre la main dans l’engrenage il faut arrêter le système, parce que sinon nous passons de l’État de droit au populisme ».

Retrouvez ici l’intégralité de l’entretien 

Une loi scélérate

201 personnalités appellent à manifester ce dimanche 21 janvier pour que ne soit pas appliquée la loi immigration.

«  Soucieux de rassemblement et de solidarité, plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au Président de la République de ne pas promulguer cette loi. »

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, sera à la manifestation parisienne et explique pourquoi ci-dessous. Rendez-vous dimanche, 14h au Trocadéro.

« J’appelle nos concitoyens et concitoyennes à investir massivement les marches, les rassemblements, les défilés du 21 janvier pour faire résonner dans nos rues les valeurs républicaines – la liberté, l’égalité, la fraternité – contre la loi dit asile- immigration.

À l’heure où Emmanuel Macron et son gouvernement veulent nous diviser, nous devons, au contraire, nous unir largement et ne pas laisser s’installer, se développer le venin de la division.

Aussi, à la veille de ces marches, je veux partager deux convictions.

La première, c’est qu’avec le vote de cette loi dit asile-immigration, une digue a lâché.

Ce texte consacre les thèses les plus dangereuses et nauséabondes de l’extrême droite.

La remise en cause du droit du sol, les nombreuses mesures s’inspirant de la « préférence nationale », chère au Rassemblement national, non seulement stigmatisent et discriminent, mais visent à changer la conception même de notre nation.

En s’attaquant aux droits fondamentaux garantis par le préambule de notre Constitution, c’est notre pacte républicain, issu du Conseil national de la Résistance, qui est attaqué. Terrible signal envoyé à l’heure de l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon ! Nous devrions au contraire tirer les leçons de notre histoire commune, du combat des étrangers morts pour la France.

Ma deuxième conviction, c’est que cette loi n’offre aucune solution aux grands enjeux de la question migratoire et va même aggraver la situation.

Elle ne règle en rien les causes fondamentales de l’exil que sont la guerre, les persécutions, le dérèglement climatique. Elle va mettre davantage de personnes en situation de pauvreté, d’irrégularité, en difficulté d’accès au logement et à la santé, donc, au final, nourrir les mafias, les filières clandestines, et mettre en danger leur vie comme celle des autres.

Elle va affaiblir notre pays et tous ces métiers où tant d’hommes et de femmes issus de l’immigration contribuent à la richesse collective, à la solidarité nationale comme à la recherche. Elle va aggraver les divisions dans le monde du travail et tirer vers le bas les droits de toutes et tous, Français et étrangers.

L’heure est donc à une réaction puissante pour mettre en échec cette loi scélérate. C’est tout le monde du travail, toute la nation républicaine qui doit se lever.

Enfin, continuons d’agir pour la régularisation des travailleurs sans papiers. La République doit garantir à celles et ceux qui vivent et travaillent en France, payent des cotisations, un titre de séjour et l’accès aux prestations sociales sans discrimination.

Oui, nous avons un projet pour la France, avec une politique en matière d’immigration qui respecte pleinement les valeurs républicaines que nous chérissons. Nous continuerons de les défendre, en France comme à l’échelle européenne, avec Léon Deffontaines qui conduira une liste de large rassemblement qui place l’être humain au cœur de tous ses choix. »

100 jours

100 jours après le début de l’offensive militaire ordonnée par le gouvernement israélien, 23 000 Palestiniens ont été tués et la bande de Gaza est détruite à 60%.

Voici la position du PCF.  

La France doit s’engager concrètement pour un cessez-le-feu à Gaza.

À Gaza, la tragédie humaine s’aggrave de jour en jour. 

Victimes des bombardements massifs, les civils meurent par milliers. 23 000 Gazaouis, en majorité des femmes et des enfants, sont d’ores et déjà morts sous les bombes de l’armée israélienne. Écoles, hôpitaux, habitations, édifices culturels… aucun lieu, aucun refuge n’est épargné. 

Comment accepter que l’année 2024 débute avec de tels crimes contre tout un peuple ? Comment accepter le soutien de l’administration américaine à ces massacres de populations civiles ? Comment justifier le silence des pays de l’UE et le « deux poids deux mesures » en matière de droit international ?

Les risques de famine et d’épidémies, dénoncés par l’ONU, menacent désormais la survie des près de deux millions de Gazaouis déplacés depuis le début de l’intervention militaire israélienne.

Nous redisons toute notre amitié et toute notre solidarité au peuple palestinien endeuillé.

Nous apportons aussi tout notre soutien aux familles des victimes israéliennes des actes terroristes du 7 octobre, aux familles des otages comme aux députés et citoyens israéliens qui appellent à l’arrêt des combats et à une solution à deux États.

Nous réaffirmons que les actes terroristes du Hamas du 7 octobre ne justifient en rien ces massacres de masse, cette logique de vengeance aveugle.

À cela s’ajoutent les déclarations dangereuses, honteuses des ministres israéliens racistes Belazel Smotrich et Itamar Ben Gvir appelant à « l’émigration » de la population palestinienne de Gaza. Ce sont de véritables insultes faîtes à l’humanité. Elles vont à l’encontre du droit international, des conventions de Genève et du statut de Rome. Les annonces de réimplantation de colons dans la bande de Gaza font partie du projet politique de l’extrême-droite israélienne. 

C’est d’une véritable épuration ethnique que les territoires palestiniens sont aujourd’hui menacés.

Les opérations d’expulsion, les assassinats et les arrestations menés par l’armée et les colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem Est ont fait de l’année 2023 la plus meurtrière depuis 2005.

Les risques de régionalisation du conflit sont plus graves que jamais.

Nous appelons de nouveau à un cessez-le-feu immédiat et permanent. Ces crimes doivent cesser. 

Nous demandons que la France hausse le ton, exige des sanctions contre le gouvernement israélien, saisisse la Cour Internationale de Justice comme l’a fait l’Afrique du Sud. Il faut augmenter la pression sur le gouvernement d’extrême-droite de Benjamin Netanyahou.

La France doit, avec les États qui s’y montreront prêts, proposer la tenue dans les meilleurs délais, d’une conférence internationale de paix, afin de fixer les conditions d’un arrêt durable de cette guerre effroyable qui ensanglante toute une région, au moyen d’une solution à deux États sur la base des résolutions des Nations unies. 

Dans cette perspective, le PCF demande que la France :

–        Reconnaisse l’État de Palestine, comme vient de le faire l’Espagne, comme premier acte d’une solution politique à deux États sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale de l’État palestinien ;

–        Saisisse la Cour Internationale de Justice afin que les dirigeants israéliens répondent de leurs actes devant la justice internationale. L’initiative prise par l’Afrique du Sud en invoquant la convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide pose cette exigence, sur laquelle les juridictions internationales compétentes doivent statuer. Les dirigeants du Hamas doivent également être traduits devant la justice internationale.

–        Exige que l’UE suspende son accord d’association avec l’État d’Israël tant que les dirigeants israéliens ne se conforment pas au droit international

–        Suspende toute coopération militaire avec l’État d’Israël.

–        Exige la libération des otages détenus dans la bande de Gaza.

–        Fasse pression pour la libération des prisonniers politiques palestiniens, au premier rang desquels figure Marwan Barghouti. 

–        Agisse pour la levée du blocus de Gaza.

Le PCF appelle à renforcer la mobilisation pour la paix et à participer aux manifestations qui se dérouleront le week-end du 13 et 14 janvier.

Seuls la paix, la justice et le droit permettront de rompre avec ce cycle de violences. 

Étouffez toutes les haines

200 personnalités, responsables politiques, associatifs, syndicaux et même religieux, artistes, universitaires, intellectuels… signent une tribune publiée par l’Humanité et Mediapart. Le texte appelle à manifester le 21 janvier prochain. Objectif : rassembler un maximum de personnes dans les rues pour demander à Emmanuel Macron la non-promulgation de la loi immigration.

Leur texte est à lire ci-dessous.

Marchons pour la Liberté, l’égalité, la fraternité

Dans notre diversité d’idées, d’engagements, de professions, nous exprimons notre grande inquiétude après le vote de la loi dite « asile-immigration ». C’est un tournant dangereux dans l’histoire de notre République.

D’abord parce que cette loi ne répond pas aux causes de l’exil forcé d’hommes, de femmes, d’enfants fuyant les guerres ou le réchauffement climatique, ni aux défis de l’accueil dans la dignité, ni au défi de la définition d’une politique digne et humaine d’intégration.

Ensuite, parce qu’elle a été rédigée sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de « préférence nationale ». Elle torpille les piliers porteurs de notre pacte républicain, hérité du Conseil national de la Résistance. Elle s’attaque ainsi au droit du sol autant qu’aux droits fondamentaux proclamés par la Constitution : au travail, à l’éducation, au logement, à la santé… Ce faisant, tous et toutes, Français autant qu’étrangers, nous nous trouvons menacés.

Victor Hugo écrivait : « Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. »

Soucieux de rassemblement et de solidarité plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au Président de la République de ne pas promulguer cette loi. Le dimanche 21 janvier nous appelons à manifester dans notre diversité notre attachement à la devise de la République : « Liberté, égalité, fraternité. »

Voir la liste des signataires sur le site de Mediapart ou de l’Humanité

Bonne année !

« Il ne faut pas de tout pour faire un monde,

il faut du bonheur et rien d’autre. »

Paul Éluard

Travaillons ensemble pour davantage de bonheur en 2024 !

En ce tout début d’année, petit retour sur 2023 avec quelques images, toutes parues sur le blog : vente du muguet du 1er mai, activité municipale, incendie du centre  Camille Claudel, manifestations pour une autre réforme des retraites, élection d’un sénateur apparenté PCF, rencontres locales au marché, actions pour le développement des transports doux ou l’extinction de l’éclairage public, 80è anniversaire de la mort de Danielle Casanova en déportation, fête de l’Humanité, guerre à Gaza… tous ces sujets ont fait ici l’objet d’articles.

Continuez à nous suivre en 2024! 

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (3)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ? On vous raconte l’essentiel de la séance du Conseil municipal de Saint Gratien !

Après l’adoption du budget 2024, le Conseil vote les subventions aux associations. Comme annoncé en novembre, les subventions aux coopératives scolaires augmentent de +10%. C’est beaucoup ? Relativisons, cela représente +0,10€ par élève. La somme totale pour les 14 écoles s’élève à 2464€, ce qui est infime pour le budget de la ville. La dotation pour les projets des classes de CM2 connaît la même hausse et passe de 80€ par enfant à 88€. Pour mémoire, cette somme était inchangée depuis 2009. Cette année-là, la ville avait supprimé les classes de découverte. Les enseignant·es de CM2 pouvaient bénéficier, sur projet, d’une subvention de 80€ par élève. Or l’organisation de projets pédagogiques voire de mini-séjours coûte de plus en plus cher, la location de cars notamment. Cette hausse ne rattrapera pas les 15 ans de stagnation de ces crédits.

Débat sur la hausse de la subvention de + 40 000€ à l’ASSG. C’est un effet « JO » ! En effet, si la Région a pris en charge les salaires des sportifs de haut niveau (escrimeurs en ce qui nous concerne) en 2023, elle ne le fera plus en 2024 alors que ces derniers s’entraineront intensément à l’approche des JO et donc quitteront momentanément leur emploi. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Le Conseil fixe les tarifs des longs séjours d’été pour les enfants et jeunes Gratiennois·es. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Il s’agit ici d’un éternel débat. Seuls existent des longs séjours depuis la suppression en 2023 des courts séjours de printemps et d’été. Un très faible nombre de jeunes est concerné puisque la ville achète 30 places pour 3 séjours « clés en main » à l’UCPA…. Le coût pour la ville est de 14 700€, soit 0,05% du budget de fonctionnement.  

Les inscriptions ont lieu un vendredi de 17 à 19h : premier arrivé, premier servi ? Nous posons la question chaque année.

Pour ma part, je ne cesserai jamais de le répéter à chaque fois : aujourd’hui en France un enfant sur trois ne part pas en vacances. Les enfants des milieux les plus modestes évidemment sont les premiers concernés. Partir de chez soi, découvrir d’autres espaces, d’autres enfants, d’autres activités sportives, culturelles, éducatives, progresser en autonomie, apprendre la vie en collectivité, c’est essentiel. La ville rate quelque chose en se contentant de dire qu’il n’y a pas de demande de la part des familles. On rate quelque chose en se contentant de sous-traiter les séjours à une structure commerciale qui n’a aucun lien avec notre  territoire ni avec la population concernée. Partir en vacances, ce n’est pas un luxe, c’est un élément primordial pour se construire. Le maire vante les divers stages pour les enfants et jeunes type 100% sport… mais partir c’est autre chose. À St Gratien, il n’y a plus de classes de découverte, qui permettaient à tous les enfants de CM2 de quitter la ville pour quelques jours, et quasi plus de colos. Cette intervention suscite un tollé parmi les élus de la majorité, pour lesquels la ville n’a pas à « se substituer aux familles » pour permettre aux enfants de partir en vacances. Tout au contraire, j’estime que les collectivités ont un grand rôle à jouer dans l’organisation de ces séjours collectifs qui contribuent grandement à émanciper notre jeunesse.   

La ville acquiert une propriété boulevard Pasteur dans le cadre d’un projet immobilier. Il reste un bien à acquérir pour que l’opération, qui ne comptera aucun logement social, puisse débuter.  

Nous votons pour « l’identification des zones d’accélération pour les énergies renouvelables », l’énergie photovoltaïque étant celle retenue pour le territoire. C’est une obligation nationale qui ne préjuge en rien de projets spécifiques. Notre appréciation est qu’il était temps ! Depuis 2010 quand le cabinet d’études Solving mandaté par la ville alertait sur le manque d’installations de production d’énergies renouvelables et préconisait leur développement pour échapper en partie à l’envolée prévisible des énergies fossiles… Seulement deux structures communales sont équipées de panneaux, la salle d’armes et les vestiaires du stade Delaune, c’est peu. Y a-t-il d’autres projets sur les bâtiments communaux, notamment les écoles ? Dans le cadre de la révision du PLU, la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des particuliers sera-t-elle permise, alors que c’est interdit aujourd’hui quand ils sont visibles de la rue ? Ce qui dénote un sérieux retard dans la prise en compte de ces nouvelles énergies.. Faut-il d’ailleurs attendre le nouveau PLU ou cette identification permettait-elle déjà la pose de panneaux sur les toits des particuliers quelque que soit leur disposition ? « On en tolère certains » répond le maire…

Dès 2010, nous avions proposé d’engager la ville beaucoup plus fortement vers les énergies renouvelables. Que ce soit la géothermie, les chaudières à granulés de bois, comme le gymnase de la Coussaye à Enghien, ou encore des mini-éoliennes, au sommet des lampadaires pour produire de l’électricité, la chaleur des eaux usées… les pistes ne manquent pas. Cela aurait mérité au moins un débat en commission de développement durable mais ce dossier n’y a pas été examiné.

La ville passe une convention avec un éco-organisme pour la gestion des mégots dans l’espace public.

Peut-être aurons-nous été utiles sur ce sujet ? Depuis 2020, nous avons alerté sur la pollution importante due aux mégots très répandus, notamment aux alentours des cafés. En centre-ville, rue Berthie Albrecht et rue d’Argenteuil, nous avons collecté à deux reprises des quantités phénoménales de mégots disséminés dans les massifs, les grilles d’arbres… Nous les avions même apportés en Conseil municipal ! Depuis, à part le cendrier de poche de TchaoMégot offert aux élus par le maire… rien n’a évolué. Nous soulignons la nécessité d’une campagne d’info en direction des fumeurs pour réduire le nombre de jets de mégots par terre, y compris devant le lycée et les collèges. Collecter, c’est bien, éviter le dépôt au sol, c’est mieux.. Donc une information pédagogique en direction des fumeurs serait bienvenue : flyer, insertion dans le Mag, affichage ciblé, info sur les panneaux de la ville…

Le dernier rapport présenté au Conseil concerne le marché municipal : c’est la traditionnelle hausse des droits de place des commerçants, qui est incluse dans le contrat liant la ville au gestionnaire Mandon-Somarep. Rappelons que ce concessionnaire perçoit environ 100 000€ par an à ce titre. Ce sont 100 000€ taxés sur les  25 commerçantes, qui versent donc chacun 4000 € pour seulement s’installer sur environ 100 marchés dans l’année… 100 000€, c’est aussi 2000 paniers de courses à 50 € prélevés sur le marché. Voilà le premier manque à gagner ! On peut aussi se demander ce que fait la ville pour le marché des 45 000€ annuels qu’elle perçoit du délégataire…

Non seulement nous votons contre cette augmentation, mais nous demandons la création, comme cela s’est fait à Argenteuil et Cergy, d’une commission municipale d’enquête constituée à parité d’élus de la majorité et de l’opposition sur la gestion du marché communal par Mandon. Depuis des mois, nous dénonçons les facturations opaques de fluides, le non-respect du cahier des charges, tel le non-entretien du local poubelles, le non-recrutement de commerçants pour remplacer les départs. Les deux autres groupes minoritaires partagent notre opinion.

Pourquoi cette augmentation de +3,29% ? Cela participe à produire de l’inflation et au renchérissement du marché. Le maire rappelle que ce vote est inclus dans le contrat et que donc le Conseil ne peut pas voter contre, sinon la ville serait mise en défaut « dans le conflit qui l’oppose au délégataire ». La ville s’est donc livrée pieds et poings liés durant les 13 ans de la concession.  Aujourd’hui, le délégataire n’assure plus ses obligations, comme tout récemment illuminer le marché pour les fêtes, il n’y a plus de commission tripartite entre la ville, Mandon et les commerçants. « On est en fin de parcours » selon l’adjoint au commerce… espérons que cela ne sera pas aussi la fin du marché !

Le prochain Conseil municipal aura lieu le 21 mars 2024. Une date bien lointaine ! Souhaitons qu’il ne comporte pas 23 points à l’ordre du jour comme celui de décembre, ce qui ne permet pas d’avoir un débat sérieux sur chaque dossier.

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (2)

Vous n’étiez pas en salle des mariages lors du dernier Conseil municipal de Saint Gratien ? On vous en raconte les grandes lignes  !

Le vote du budget 2024 est l’un des dossiers les plus importants de cette séance du Conseil municipal. Rarement de surprises dans cet exercice, puisque ce vote est précédé au mois de novembre d’un débat sur les orientations budgétaires qui en trace les grandes lignes. Nous ne votons évidemment pas le budget, puisque c’est la transcription financière de choix que nous ne partageons pas. Pour autant, nous saisissons l’occasion de débattre et d’avancer nos critiques, mais aussi nos propositions. Propositions qui ne sont pas toujours simples à élaborer, car il nous faut souvent solliciter à plusieurs reprises des informations que la ville délivre au compte-gouttes…

Le budget de fonctionnement 2024 s’élève à quasi 31 millions d’euros, et le budget d’investissement à 7,4 millions. Ce dernier comprend les dépenses d’équipement mais aussi le remboursement du capital de la dette.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Une remarque : l’emprunt que la ville appelle pudiquement « structuré » (ou toxique quand la langue de l’adjoint aux finance fourche… ) connaîtra un taux de 9% et un surcoût de + 39 000€ « selon les prévisions »… ce que l’adjoint et le maire nous précisent à plusieurs reprises… Personne ne sait exactement ce que seront les parités monétaires entre le dollar et le franc suisse lors de la prochaine échéance et c’est justement le problème ! Rendez-vous au mois d’avril pour juger du surcoût qui est, heureusement pour la ville, pris en charge partiellement par le contribuable via un fond de soutien national.

Un regret. Nous demandons à connaître deux chiffres depuis des années : la masse globale de ce que représentent les différentes concessions et le poids des charges liées à l’énergie et aux fluides. C’est aussi conséquent en montant que les dépenses de personnel, entre 12 et 14 millions d’euros. La seule info obtenue concerne le chiffre de l’énergie : entre 2016 et 2023 le budget énergie de la ville a doublé. C’est pourquoi la ville s’était prononcée pour un bouclier tarifaire pour les collectivités (sauf la sénatrice qui a voté contre cette mesure au Sénat…)

S’agit-il bien comme la majorité le vante, d’un budget ambitieux et vertueux à fiscalité inchangée ? La fiscalité ne sera d’ailleurs pas inchangée puisque le contribuable aura à supporter une augmentation de +4% des bases locatives. Ni vertueux ni ambitieux si on regarde les priorités. L’enfouissement se taille toujours la part du  lion pour 1,1 million. Or il y a un an lorsque les inquiétudes étaient grandes sur les capacités financières de la ville face à l’envolée des prix de l’énergie, il avait été évoqué une pause sur ce poste… on en est loin !

D’autres priorités auraient pu être choisies : développement durable avec une accélération sur la végétalisation, notamment des cours d’école et les toilettes scolaires (30 000€ seulement sont budgétés pour la réfection des toilettes de l’école Grusse Dagneaux mais en même temps les toilettes filles à Jean Jaurès fuient…). Or il faudrait un véritable plan d’urgence pour les toilettes des écoles maternelles et élémentaires : rénovation, accès aux élèves en situation de handicap…  C’est un élément important qui participe à l’ambiance d’un établissement. Nous proposons de faire un état des lieux en faisant le tour des écoles avec des élu·es de la majorité et de l’opposition, en collaboration avec les directeur·trices d’école. Valérie Pécresse avait elle-même reconnu le problème lors de sa visite  du lycée en septembre dernier, et lancé des travaux.

Sur la végétalisation aussi, manque d’ambition avec une seule école concernée pour 60 000€. Or, on a battu en 2023 des records de température. L’ensemble des écoles est concerné.

Enfin, créer du liant entre les quartiers devrait être aussi une priorité au vu des événements de fin juin : élargissement des horaires de la bibliothèque Motordu et rénovation de la passerelle sont deux vrais sujets. Élargissement et couverture de cette passerelle devraient être envisagés. Ce serait un signe donné aux habitants des Raguenets que la ville se préoccupe aussi de leur quartier. Cela aurait été possible en décalant le budget enfouissement. C’est un sujet essentiel que nous avions déjà soulevé il y a plus d’un an en réunion de quartier aux Raguenets.   

L’adjoint aux finances réaffirme que l’enfouissement « promis aux habitants » est une « nécessité absolue ». Chacun sa politique et ses priorités ! La végétalisation ne fait visiblement pas partie de celles de la majorité…

Le maire revient sur le sujet de la passerelle qu’il n’est plus possible de réparer : il faudra la déposer et travailler avec la SNCF pour trouver la « meilleure solution » et faire que les gens qui ne sont pas utilisateurs des transports puissent passer d’un côté à l’autre. Ce point faisait l’objet d’une de nos questions orales.  

Nous sommes revenus sur le niveau de la taxe foncière, dont le taux a été augmenté de façon très importante l’an dernier. Or, une étude récente montre que la taxe foncière pèse davantage sur les propriétaires modestes. Les ménages les mieux dotés en patrimoine immobilier paient relativement moins de TF que les ménages les moins dotés.. un élément à garder en mémoire. Nous regrettons que le débat de 2023 ait été expédié : pourquoi une hausse de +14% du taux communal, pourquoi pas moins ? Et pourquoi justement l’année où les bases augmentaient de +7%, ce qui entraînait une hausse totale de +22% pour le contribuable ? On voit aujourd’hui que cette augmentation était peut-être excessive.  

En ce qui concerne le personnel communal, malgré les mesures d’augmentation décidées par l’État, nos dépenses restent très  en-deçà de la moyenne de la strate : 53,5% des dépenses à St Gratien contre 61,9% et même de l’ensemble des villes de France. Peut-on s’en féliciter ? Ou cela a-t-il des conséquences néfastes sur le services publics locaux, et les conditions de travail des agents ?

Sur le détail des dépenses d’équipement, quid des travaux du gymnase du Forum, dont la toiture fuit sur les terrains ? Picolo et Jean Zay sont cités puisqu’ils ont les mêmes problèmes mais pas celui du Forum. Il apparaît que les sommes sont inscrites au budget… 2023. Mais les sportif·ves attendent toujours les travaux…

Îlot de fraicheur pour la cour de Raymond Logeais pour 60 000€ : c’est peu ? À comparer avec la somme prévue pour la rénovation d’une salle au Forum de 50 000€…

Évidemment si on connaissait un peu le projet, on pourrait juger et nous répétons qu’il serait intéressant que la commission scolaire discute des projets en amont.

En novembre lors du débat d’orientations budgétaires, 150 000€ étaient prévus pour la cour de Raymond Logeais et les toilettes de Grusse Dagneaux. Au final, ce sera seulement 90 000 €.

Le budget travaux pour les écoles reste modeste : 189 000€, soit 4% des travaux listés dans le document. L’enfouissement et les travaux de voirie se taillent encore comme tous les ans la part du lion.  

Il y a quelques travaux dans les logements de la ville : est-ce pour le bâtiment de la rue Pierre Curie ? 47 000€ pour un bâtiment très vieillot qui en a grand besoin.

Le passage aux LED coûte cher : 500 000€. Nous suggérons d’économiser environ 100 000€ par an en éteignant l’éclairage public en milieu de nuit comme le font plusieurs villes du 95. Ce sont des économies non négligeables, et cette mesure apporte un impact positif sur la biodiversité et le sommeil humain, ainsi que la possibilité de voir les étoiles pour les enfants de la ville…

Centre du Parc : 150 000 € pour la maîtrise d’œuvre préalablement à la réhabilitation de ce bâtiment très dégradé. Les grandes lignes du projet ont été présentées en réunion de quartier avant de l’être en Conseil… curieux comme processus. On regrette d’avoir eu confirmation que les travaux se feraient sans agrandissement alors que le terrain le permet et que la concertation avec les associations a montré la nécessité de salles dédiées à des activités différentes qui cohabitent difficilement dans les mêmes salles.

Bref, la nécessaire végétalisation des cours et leur équipement en parcs à vélos se réduit à un seul « ilot de fraicheur ». La rénovation des toilettes scolaires est a minima. Aux Raguenets, la reconstruction de Camille Claudel étant prise en charge totalement par l’État, le département et la région, qu’investit la ville ? Pas de surprise : nous ne voterons pas ce budget qui rate une nouvelle fois le virage écologique et manque grandement d’ambition pour nos écoles et nos enfants.  

À suivre… les autres dossiers du Conseil, entre séjours de vacances, collecte des mégots et marché municipal.. 

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (1)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ?  Voici les principaux points à retenir du Conseil municipal de Saint Gratien.

Nous votons le procès-verbal de la séance de novembre, ce qui est assez inhabituel. Cette fois-ci, nos interventions sont correctement retranscrites : c’est donc possible ! Si nous insistons tant sur le PV, c’est que c’est la seule façon pour les citoyen·nes qui n’ont pas assisté à la séance de connaître la teneur des échanges, puisque la ville ne retransmet pas les Conseils municipaux en ligne. On le regrette ! De nombreuses villes ont recours à ce procédé, qui permet à chacun·e de s’informer sur le travail de leurs élu·es.

Les premiers points à l’ordre du jour sont consacrés au personnel municipal. Nous nous félicitons notamment que soit versée la fameuse prime « inflation » qui bénéficie aux agents en fonction de leur rémunération. Cela représente une dépense de 170 000€ pour la ville. Une prime bien justifiée : nous nous sommes à plusieurs reprises inquiétés de savoir si la commune la verserait.  285 agents sont concernés à Saint Gratien et toucheront entre 300 et 800€. À noter qu’il s’agit d’une proposition de l’État, lequel ne compensera pas cette dépense.

Nous votons contre l’augmentation des tarifs de location des salles municipales : + 4,5% et + 15% en ce qui concerne la salle Georges Brassens et le théâtre Jean Marais, équipements récemment rénovés. Des hausses significatives avaient déjà eu lieu en 2023.

Nous demandons le nombre de locations pour cette année et le montant des sommes encaissées par la ville. 33 locations ont eu lieu en 2023 : 6 pour le théâtre Jean Marais, 9 fois la salle Jean Hulin, 6 fois le centre du Parc, 3 fois la salle Brassens, 7 fois la cantine de Jaurès réservée au personnel et 2 fois à Claudel, pour un total de recettes de 10 250 €.

L’occasion ici de relancer le débat sur l’occupation des salles municipales. J’ai interrogé la commission « culture » pour avoir connaissance d’un état des lieux sur cette question mais les réponses apportées n’ont pas été beaucoup plus loin que l’éternel « ça dépend »… Il nous semble notamment que la salle Brassens, dont la rénovation a été relativement coûteuse, n’est finalement pas très utilisée, alors que d’autres locaux sont surchargés. Les associations se bousculent dans le centre culturel du Parc. Des activités ne pourraient-elles pas être relocalisées ?    

Deux spectacles seulement de la saison culturelle se déroulent cette année à Georges Brassens. Le maire fait remarquer qu’une grande salle est difficile à remplir, que la politique culturelle de la ville  a un certain positionnement et fait face à la concurrence des villes voisines et de Paris, et que des spectacles importants ont un certain coût… de même que l’utilisation des salles a également un coût en terme de  personnel, de chauffage. Tout ira mieux nous promet le maire quand Claudel aura été reconstruit et le centre du Parc réhabilité. Certes ! Mais notre question reste entière sur la sous-utilisation de la salle Brassens…   

Nous votons pour l’attribution d’une subvention complémentaire au Centre Communal d’Action Sociale pour 2023. Il ne s’agit pas hélas d’une augmentation proprement dite du budget du CCAS, malgré le fait que l’inflation apporte des difficultés et une demande d’aide sociale accrue. La subvention passe de  701 960 € à 743 810 €, soit + 41 850 €. Les dépenses de personnel du CCAS  sont en effet impactées par les mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et l’augmentation de l’énergie. Le CCAS projette de plus l’installation d’une cabine de télémédecine au sein de la maison de santé, pour environ 37 000€ mais des subventions sont attendues.

À suivre : le vote du budget 2024