Le dimanche, c’est non

Premier rapport présenté au Conseil municipal de Saint Gratien le 21 novembre dernier : les dérogations au repos dominical.

Nous votons contre la dérogation au repos dominical des commerces de détails pour l’année 2025, comme à chaque fois que le Conseil municipal est sollicité sur cette question.

Comme chaque année, la dérogation porte sur 12 dimanches pour les commerces alimentaires, soit le nombre maximum autorisé. Il s’agit de Carrefour Market et Lidl. Le Grand Cercle et des concessions automobiles sont concernés pour 5 dimanches.

Pour nous, c’est toujours non au travail du dimanche !

Non, le travail le dimanche ne crée pas d’emplois : le pouvoir d’achat des clients n’est pas extensible, donc globalement le chiffre d’affaires reste le même et il n’y a donc pas de création d’emplois.

Non, les salariés ne sont pas « volontaires ». Soit ils sont contraints de rechercher des majorations de salaires parce que leurs salaires sont trop bas, soit ils sont contraints car s’ils refusent quand ils postulent à un emploi qui inclut le travail du dimanche, ils ne seront pas embauchés.

Non, parce que nous pensons que les étudiants qui prétendument bénéficieraient du travail le dimanche pour financer leurs études, rencontrent très souvent des difficultés à cumuler études et travail. Le travail est nuisible à leurs études.

Non, parce que le dimanche est un jour de repos collectif qui structure la société, et qui permet des loisirs sportifs, culturels, familiaux, associatifs, amicaux, cultuels etc… La liste n’étant pas exhaustive !

À suivre le dossier principal du Conseil de novembre : le rapport sur les orientations budgétaires pour 2025.

Le modèle Musk

Le dernier numéro du Mag de Saint Gratien vient de paraître.

Pour le moment, nous n’avons lu que la dernière page, celle des tribunes libres des différents groupes municipaux. La nôtre est à lire en bas de cet article. Les textes des autres groupes de la minorité sont consacrés à la paix, à l’éducation, à la transition écologique… des thèmes sur lesquels nous sommes souvent intervenus car ils nous semblent primordiaux, et sur lesquels nous pouvons d’ailleurs partager bien des propositions.

La majorité municipale, a elle, choisi d’essayer l’humour pour traiter de la difficile situation des collectivités locales, mises à mal par les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement.

Quelques remarques que suscite cette « lettre au père Noël ». Tout d’abord, le premier ministre n’est-il pas issu de la même famille politique que notre maire ? Dénoncer les conséquences sur le terrain de ce qu’on a décidé « en haut » est un peu étrange. Ensuite, on ne sait trop ce que recouvre la « bureaucratie » ou la « machine bureaucratique » dénoncées dans la prose majoritaire. Par contre, on saisit bien ce dont il est question quand on veut « rationaliser les dépenses publiques » ! Ce sont surtout les services publics qui sont en ligne de mire. On comprend totalement quand le propos est éclairé par la référence à Elon Musk, qui semble être devenu le maître à penser de la majorité ! Le milliardaire libertarien, qui prône renvois massifs de fonctionnaires et suppressions de subventions, fan absolu de la déréglementation, nous a été présenté comme le modèle à suivre au dernier Conseil municipal. Navrant. Et enfin, Saint Gratien n’est pas particulièrement touché par les restrictions budgétaires annoncées. Nous l’avons vu lors du débat sur les orientations budgétaires pour 2025. Nous y reviendrons en détail prochainement.    

Voici ci-dessous notre tribune, écrite au nom des élus du groupe municipal « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Des Gratiennois inondés

Les intempéries d’octobre ont montré que nous sommes exposés à de graves dégâts : inondations aux Raguenets et dans des bâtiments municipaux, dont la salle d’armes, pourtant récemment rénovée. Il faut chercher à atténuer ces événements climatiques qui vont se multiplier. St Gratien est en  retard.

Nous avons fait des propositions pour débétonniser la ville.

Les cours d’école, au sol bitumé avec peu d’arbres et d’herbe, doivent être végétalisées. La ville nous vante un « îlot de fraîcheur » à l’école Logeais. Il se réduit à un auvent qui protège de la pluie mais pas des fortes chaleurs, et à la plantation de 3 arbres sans réduction de l’espace goudronné…

Notre proposition lors des travaux de la salle d’armes de récupérer l’eau de pluie a bien fait rire la majorité. Sauf que la salle a été inondée et a provoqué l’inondation des maisons voisines en déversant son surplus d’eau dans la rue…

Solidarité : une famille avec 4 enfants, sans dette, est expulsée.

Le service social est resté impuissant. Nous saluons l’action solidaire de Gratiennois pour soutenir la famille dans sa recherche d’un logement… dans une autre ville. L’expulsion est une pratique d’un autre âge qui enfonce des personnes déjà fragiles. 

I.Volat, S. Bauer

Houleux

Un Conseil municipal bien houleux hier soir encore en salle des mariages… Il est bien difficile de faire entendre des propositions alternatives sans provoquer l’agacement voire l’énervement des élus de la majorité, qui le manifestent bruyamment. On le regrette.

Notre compte-rendu commence par les réponses du maire à nos « questions orales ». Ce pourrait être l’occasion de débattre sur le fond de questions locales, mais hélas, les réponses sont schématiques et mettent fin à tout échange puisqu’après la réponse du maire, nous n’avons plus la parole.   

Inondations du 17 octobre 2024 – Stéphane Bauer

Les intempéries d’octobre, certes exceptionnelles, ont montré que nous pourrions être exposés dorénavant à de graves dégâts : inondations notamment à la salle d’armes, pourtant récemment rénovée. La salle elle-même a été totalement inondée et a renvoyé vers les propriétés voisines le surplus de sa cuve de rétention d’eau.

Qu’envisage la ville pour éviter que de tels dommages se reproduisent ?

Réponse du maire : ces événements étaient exceptionnels et les structures publiques ou maisons individuelles ne sont pas dimensionnées pour y faire face. Des aménagements complémentaires doivent souvent être prévus. Pour ce qui est des propriétés voisines à la salle d’armes, la provenance de l’eau qui les a frappées est sans lien avec la construction nouvelle, d’autant plus que celle-ci s’est accompagnée d’ajouts d’exutoires. La solution consiste plus probablement à créer une « noue végétale » sur la bande de terre voisine, qui va en cas de pluie centennale, collecter les masses d’eau et ainsi éviter des débordements éventuels.

Nos commentaires : il est bien étonnant d’entendre à nouveau affirmer que les inondations des pavillons voisins de la salle d’armes ne sont pas dues à la salle d’armes ! La ville a pourtant précédemment reconnu les débordements de la cuve de rétention d’eau, d’ailleurs filmés par les riverains.. Le maire est resté muet sur l’inondation de la salle elle-même, qui est tout de même inquiétante pour un équipement tout récemment rénové. Les travaux devaient justement prendre en compte la position de la salle en contrebas du collège et la prémunir de tout dégât des eaux. C’est raté. Attention, les événements dits exceptionnels risquent de devenir fréquents.  

Solidarité – Isabelle Volat

Les expulsions de locataires de bonne foi sont pour nous une pratique d’un autre âge qui enfonce des personnes déjà fragiles. Cela les isole de leur environnement et les condamne à une situation très précaire, sans résoudre aucun problème. Les enfants de ces familles sont particulièrement touchés quand ils se retrouvent à errer entre différents hébergements d’urgence.

Comment la ville peut-elle éviter en amont ces situations, qui sont toujours des catastrophes sur le plan humain ?  

Réponse du maire : il commence par rappeler que ce n’est pas la ville qui expulse les familles mais les propriétaires. Par ailleurs, la complexité et le temps des procédures font que ce ne sont pas des expulsions sans raisons, comme la question semble le dire, mais c’est souvent en raison d’impayés de loyers qui datent de plusieurs années, ou la reprise du logement par les propriétaires pour vente, ou leur propre relogement. Dans tous les cas, le CCAS intervient très en amont dès qu’il est informé de la situation. Une assistante sociale propose plusieurs rendez-vous aux locataires mais malheureusement il arrive parfois que ceux-ci ne se présentent pas.

Nos commentaires : l’art de noyer le poisson poussé à son paroxysme… Nous savons parfaitement que ce sont les propriétaires qui demandent l’expulsion, et les raisons qui peuvent la provoquer. Nous savons aussi que la réalité est parfois tout autre que le récit du maire, qu’un bailleur social peut expulser même quand le locataire a réglé sa dette, et que si les familles ne se présentent pas, ce n’est pas sans raison. Cela peut justifier un déplacement des  services sociaux avant d’arriver à la mise à la rue. Pas une once d’humanité dans cette réponse froide et administrative. Et en quoi le fait de mettre une famille dehors, y compris avec des enfants (rappelons que plus de 2 000 d’entre eux dorment dans la rue en France aujourd’hui), règle-t-il le problème ? Cela ne fait que l’aggraver.    

Marché municipal – Stéphane Bauer

On sait que les relations sont mauvaises depuis longtemps entre la ville et le concessionnaire du marché. Elles sont mêmes devenues rocambolesques, Mandon cassant unilatéralement le contrat en avril. La ville lui demandant finalement de rester mi-mai, alors qu’à ce moment-là le concessionnaire était devenu débiteur vis-à-vis de la ville de la concession restant à courir jusqu’en 2030. Nous avions l’opportunité de remettre tout à plat, en régie ou avec un nouveau concessionnaire, pour relancer le marché. Dans la convention qui  lie la ville et Mandon, il apparaît qu’il n’y aurait plus désormais de « taux d’engagement de remplissage du marché » (90 %) par Mandon-Somarep (cf. rapport n°12 du dernier CM, cet objectif a disparu), taux qui était l’élément central de la convention signée entre la ville et Mandon en 2017. Nous nous étonnons qu’on en soit arrivé là.

Quelles sont les obligations de Mandon en matière de remplissage du marché ?

Réponse du maire : la présentation des faits est inexacte. La ville a rappelé en mai à Mandon les conséquences juridiques d’une rupture unilatérale du contrat. Le délégataire en a tenu compte et la ville a évité une fermeture, même temporaire du marché. La passation d’un délégation de service public nécessite de 9 à 12 mois de procédure. S’agissant de l’objectif de remplissage du marché à 90%, nous en sommes loin. Mais qui peut reprocher à la ville d’avoir eu toujours de l’ambition pour le marché ? La ville a exprimé à plusieurs reprises son insatisfaction sur la situation. Le maire estime que le contexte économique, et aussi les usages de consommation actuels, sont de plus en plus difficiles pour les marchés.      

Nos commentaires : la question était pourtant claire mais la réponse est bien floue… L’objectif de remplir la halle à 90% est-elle toujours d’actualité ? Si oui, pourquoi a-t-elle disparu du rapport d’activité de Mandon ? Quant à l’ambition municipale pour le marché, hélas, on la sait fort modeste. Pas assez importante pour envisager une régie directe, par exemple. Trop facile d’incriminer les pratiques des consommateurs, car on sait aussi que des marchés dans des communes proches fonctionnent très bien : Enghien, mais aussi Ermont et Eaubonne, cette dernière ville avec 3 marchés par semaine…

Réglementation de l’éclairage nocturne – Isabelle Volat

À défaut de réduire une partie de la nuit l’éclairage public dans une partie de la ville, ce qui générerait des économies et serait également positif en matière écologique, serait-il possible de faire éteindre comme la réglementation l’impose : les enseignes lumineuses des commerces qui restent allumées pour certains ; les panneaux publicitaires Decaux ; la publicité du cinéma sous le porche du Forum ?    

Réponse du maire : la ville a répertorié précisément les commerçants qui ne respectent pas l’obligation d’éteindre ainsi que les panneaux qui restent allumés après 23h. Le service politique de la ville va directement intervenir auprès des intéressés pour leur rappeler le règlement et pour les quelques panneaux publicitaires allumés après 23h, la liste exhaustive a été communiquée à Decaux pour qu’il fasse le nécessaire. Quant aux panneaux du cinéma, ils sont bien éteints par le projectionniste après la dernière séance.

Nos commentaires : dont acte ! Un quiproquo toutefois sur les affichages du cinéma dont nous avions bien précisé l’emplacement. Si ceux dans l’allée du cinéma sont bien éteints, il n’en va pas de même pour ceux situés sous le porche entre la place du Forum et la rue B. Albrecht.  

Football – Stéphane Bauer

Nous avons été interrogés sur l’accueil récent de l’équipe nationale de football d’Israël au Sivom, et sur le territoire de St Gratien, pour s’entrainer du 12 au 14 novembre sur le Stade Michel Hidalgo, dans le cadre de la Ligue des nations, qui somme toute reste un tournoi de nature amicale. Mais le sport ne fait pas abstraction des conflits. La participation d’Israël aux JO a fait débat, car la Charte olympique promeut le respect d’une « trêve olympique » (période de paix qui invite à l’arrêt des conflits – cessez le feu, qui s’étend d’une semaine avant le début des jeux olympiques à une semaine après les jeux paralympiques). La Russie et La Biélorussie ont pour cette raison été autorisées à envoyer seulement ses sportifs sous bannière neutre aux JO de Paris. Leurs sportifs sont exclus de toutes les compétitions internationales. En ce qui concerne la Palestine, les infrastructures sportives y ont été détruites par l’armée Israélienne, plus de 400 athlètes, bénévoles et employés du monde sportif ont été tués ou blessés en 2024 (dont 71 footballeurs pro. ou amateurs tués). L’entraineur de l’équipe olympique de Palestine en football est mort dans un bombardement sur la bande de Gaza début 2024. Lundi dernier, une footballeuse internationale libanaise (de la Beirut Football Academy) , membre de la sélection nationale, a été gravement touchée à la tête lors d’une frappe israélienne sur la banlieue de Chiyah.

Pourquoi notre collectivité n’a-t-elle pas utilisé cette occasion pour se prononcer pour l’arrêt des carnages (selon Joseph Borrel, chef de la diplomatie européenne en nov. 2023 et encore en mai 2024) et pour lancer un appel pour la paix dans cette région du monde, en écho du discours tenu devant le monument aux morts le 11 novembre ?

Réponse du maire : il rappelle que les questions en fin de Conseil doivent  avoir un lien direct avec notre commune. Il trouve regrettable que notre parti prenne en otages les malheureux qui meurent dans cette région. « Vous importez sur notre sol à des fins électoralistes un conflit venu du Proche-Orient », nous dit-il. Comme le maire l’a dit le 11 novembre, il est pour la paix dans le monde, que ce soit en Europe, au Proche-Orient, au Sahel, en Afghanistan, en Syrie, au Yémen et dans d’autres régions du monde où sévissent encore des guerres dont nous n’entendons jamais parler.   

Nos commentaires : vilaine réponse très politicienne ! Notre « parti », j’imagine qu’il vise le PCF bien que nous intervenions au Conseil au nom de la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen » a effectivement depuis des mois pris position contre ce qui apparait non pas comme une guerre, mais comme une entreprise génocidaire. L’évoquer à l’occasion d’une présence de footballeurs israéliens sur le territoire de la ville n’est pas incongru. Demander qu’un appel à la paix soit lancé à ce moment n’est nullement une « prise d’otages ». Le maire devrait mesurer ce que ces mots recouvrent. Nous ne savons pas si Dominique de Villepin, qui fortement alerte sur le massacre en cours à Gaza, ou la Cour pénale internationale, qui vient de lancer un mandat d’arrêt contre B. Netanyahou pour crimes de guerre, sont aussi soupçonnés d’arrière-pensées machiavéliques. Pour notre part, nous sommes horrifiés de ce qui se passe à Gaza, où meurent dans des conditions atroces des centaines de milliers de civils, majoritairement des femmes et des enfants. À notre modeste niveau, il nous semble de notre devoir  d’agir pour que cesse le piétinement du droit international par des dirigeants, qui faut-il le rappeler, sont d’extrême-droite. Je trouve également regrettable que les élus de la majorité ne soient pas capables de faire preuve d’un peu de correction, et ne puissent se retenir d’exprimer bruyamment leur désaccord, essayant de couvrir la voix de celui qui pose la question, comme si celle-ci était scandaleuse. Je rappelle aussi que le PCF n’a pas de leçon à recevoir de quiconque en ce qui concerne sa lutte incessante partout dans le monde, et de tous temps, pour la paix. 

À suivre les dossiers examinés en Conseil… 

On aime les Toiles !

On partage cet édito, lu dans le programme de notre cinéma préféré ! Oui, on aime notre cinéma « de quartier », qui est connu d’ailleurs bien au-delà de Saint Gratien, oui, on y est bien, oui, on y va souvent, et oui, on vous encourage à le fréquenter si ce n’est pas déjà le cas ! Avec un tarif record de 5€ la séance si vous prenez un carnet de 10 places !

L’édito de la brochure des Toiles de ce mois… à lire ci-dessous

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Jérôme Seydoux, patron de Pathé, court les plateaux pour évoquer l’ouverture de son nouveau cinéma, le Pathé Palace. Conçue par l’architecte Renzo Piano, la salle, sise avenue de l’Opéra dans le IX ème arrondissement de Paris, sera riche d’équipements luxueux, d’un service de conciergerie comme dans un hôtel quatre étoiles, d’un service en salle comme dans un restaurant gastronomique, et doté de sièges chauffants avec télécommande intégrée, position assise, penchée, couchée… sorte de lits médicalisés de luxe, il ne manque plus que l’infirmière.
On sait qu’à quatre-vingt-dix ans passés, le patriarche a personnellement supervisé sa construction dans les moindre détails (le malicieux documentariste suisse Jean-Stéphane Bron a, nous dit-on, suivi toutes les étapes de chantier titanesque et nous sommes assez impatients de voir ce que son œil acéré a retenu de l’entreprise) et il a, cela tombe sous le sens, investi une fortune dans ce paquebot symbolisant sa vision du cinéma de demain, à savoir : un cinéma spectaculaire, luxueux… et un cinéma cher puisqu’il faudra débourser 25€ pour une place.
Jérôme Seydoux a eu beau jeu de vanter, au passage, l’immense et indéniable succès du Comte de  Monte Cristo (plus de huit millions de spectateurs au compteur début septembre), tout en passant sous silence que sa série des Trois mousquetaires, première série de blockbusters patrimoniaux censés redynamiser le cinéma français, n’est finalement jamais rentrée dans ses frais colossaux.
Et il n’y a pas eu grand monde pour modérer l’enthousiasme de ce monsieur se présentant comme LE sauveur du cinéma dans l’hexagone, jusqu’à une célèbre journaliste d’une radio de service public qui s’est fendue d’un commentaire désinvolte sur les autres salles « où on est mal assis, serrés comme des sardines et où ça ne sent pas toujours bon » (sic). Il va donc falloir le redire : l’avenir dira si le modèle « de luxe » prôné par Pathé se révèle pertinent (on se souvient de la tentative équivalente de Luc Besson il y a une quinzaine d’années qui s’est soldée par un échec cuisant…) mais lorsque Mr Seydoux nous dit « si les gens veulent voir des films pas cher, qu’ils les regardent à la télévision », il balaye la nécessité de maintenir une expérience collective et accessible à tous et, surtout, il ignore manifestement qu’au prix maximum de 7€, il existe des cinémas où tous les spectateurs bénéficient d’un accueil plus que luxueux. Posez la question aux très jeunes spectateurs des Toiles à qui notre responsable des jeunes publics a toujours une attention particulière, aux grands qui ont régulièrement le plaisir d’échanger avec la crème de la crème du cinéma français, cinéastes, comédiens, critiques… Le tout dans un espace cosy, qui sent bon et où, certes, les spectateurs doivent rester en position assise… mais on peut tout de même se féliciter de ne pas encore ressembler aux personnages larvaires du film Wall-E, n’est-ce pas ?

L’équipe des Toiles !
 

Un temps record

J’essaie  ne pas les rater, car même si j’ai les plus grandes réserves sur la pratique de « démocratie de proximité » que nous vante la ville, les réunions de quartier (dites parfois « réunions du maire ») sont toujours l’occasion d’entendre les habitants. Ce n’est pas si fréquent dans notre ville.

J’étais donc ce mardi 15 octobre 2024, dans le préau de l’école élémentaire Jean Moulin, pour la réunion du « quartier 4 ». L’exposé commence inévitablement avec le rapport de la « marche exploratoire », un vocabulaire bien audacieux pour ce qui n’est finalement qu’une simple visite du quartier afin de repérer les éventuels problèmes de voirie, dépôts d’ordures, besoin de peinture sur le mobilier urbain ou réinstallation de la nouvelle boîte à livres.

« Il y a plus de gens de la mairie que d’habitants des Marais », me souffle mon voisin de chaise. C’est presque vrai ! Après rapide comptage, il y a effectivement 22 habitants dans la salle, et 16 personnes de la ville, entre maire et élus majoritaires, cabinet du maire, personnel administratif et police municipale… Est-ce la météo maussade, le peu de pub qui est faite pour ces rencontres… ou les Gratiennois ont-ils fini par se lasser de ces soirées où leur sont présentés des projets déjà actés ?

Ce soir, le maire évoque rapidement l’implantation de nouvelles caméras et rappelle que la ville est déjà surveillée, oups ! « vidéoprotégée » par 45 de ces engins. Nous disposons également de 16 policiers municipaux, beaucoup plus nombreux et disponibles selon lui que la police nationale. J’y vois un problème, puisque la sécurité, domaine de la compétence de l’État, a été ainsi transférée aux communes, qui disposent d’autant moins de forces nationales au fur et à mesure qu’elles investissent en matériel et en effectifs de police municipale. Une charge financière supplémentaire pour du personnel qui n’a pas les mêmes prérogatives que les forces de l’ordre nationales.       

Ensuite, comme dans ce quartier des Marais, la ville n’a implanté aucun équipement municipal, la présentation des actions est réduite à sa plus simple expression : dispositif « Voisins Vigilants » qui ici ne rencontre qu’un succès modéré et collecte des bio-déchets, thème déjà abordé lors de la précédente réunion de quartier…

C’est bien peu pour lancer les échanges, et je m’interroge sur le faible investissement dans cette partie de la ville. Difficile de tirer un quelconque enseignement sur l’efficacité de « Voisins Vigilants et Solidaires». Les « alertes » émises ont-elles permis d’empêcher le passage à l’acte ? À quoi ont pu servir les « échanges entre foyers VVS » ou les « échanges entre les VVS et la mairie » ?  Impossible de tirer une conclusion sur la pertinence de ce dispositif, sur lequel j’ai émis un avis dubitatif dès sa mise en œuvre.

Dans le quartier des Marais, je remarque qu’une activité suspecte de « porte à porte » a fait l’objet d’une alerte, ce qui n’est pas sans m’inquiéter puisqu’en juin dernier lors de la campagne électorale des législatives, j’ai moi-même pratiqué l’exercice…

Rien de neuf sur la collecte des bio-déchets qui semble bien fonctionner. Des habitants du centre-ville regrettent même de ne pas avoir des bacs de collecte et sont obligés pour trier leurs déchets ménagers, de venir les déposer aux Marais. Le système expérimental ne semble pas devoir être étendu dans l’immédiat. Personne n’est revenu sur « l’anomalie » écologique qui consiste à envoyer le contenu de ces bacs de collecte gratiennois à l’autre bout de l’Île-de-France afin de les traiter.

Une fois ces deux sujets majeurs évoqués… parole à la salle. Les traditionnelles remarques et plaintes concernant les dépôts sauvages ou l’état des trottoirs étant abordées, (y a-t-il vraiment besoin d’une réunion de quartier pour ces problèmes, qui pourraient se traiter directement et plus rapidement auprès des services techniques ? ), les échanges semblent devoir s’arrêter là.

Le maire, qui d’habitude apprécie moyennement nos interventions, cette fois m’incite à prendre la parole, tant il craint que la réunion ne se termine en un temps un peu trop record…

J’en profite pour évoquer la circulation rue d’Ermont, devenue véritable et très fréquentée entrée de ville , où les automobilistes sur l’élan de leur vitesse en sortant du BIP, ignorent parfois la limitation à 30km/h. Des pictogrammes au sol rappelant le 30, voire même un dessin de vélo (soyons fous !) pourrait les inciter à ralentir. Et décidément la soirée est inédite, puisque mon souhait est directement approuvé par le maire, qui vient d’avoir la même illumination en se rendant ce soir aux Marais.

Hélas, je ne rencontre pas le même succès pour mon deuxième thème, celui des commerces. Je pose à chaque réunion aux Marais la question du commerce de proximité qui pourrait revenir en haut de la résidence dans les locaux appartenant au bailleur. La ville pourrait peser quand notamment des volontaires se présentent pour reprendre la boulangerie. Mais elle se contente de renvoyer vers le bailleur, qui depuis des années laisse ces locaux vides à l’abandon. Dommage pour le quartier, qui en plus des 600 logements de la résidence des Marais, a vu ces dernières années la constructions de plusieurs programmes immobiliers le long de la rue d’Ermont. Autant de clients potentiels, en plus des habitants des pavillons autour du cimetière.

La question est posée du manque de médecins dans notre ville, même si cela dépasse les compétences communales. L’occasion d’annoncer l’arrivée prochaine de 3 médecins. Comme Saint Thomas, j’attends de voir, d’autant que le centre Casanova où la ville a investi pour un nouveau cabinet, n’a pour le moment aucun nouveau praticien en vue. Quant aux cabines de « téléconsultation » qui sont à la mode pour pallier le manque de médecins… je pense que, comme pour les  caméras, une machine remplace difficilement un humain !  

Seule une dernière question donnera au maire l’occasion de faire un peu durer le plaisir.  Comment les villes, et les collectivités locales en général, vont-elles supporter la cure d’austérité qui s’annonce pour elles ? En effet le nouveau gouvernement, dont le premier ministre est de la même famille politique que le maire, a annoncé une ponction de 5 milliards sur leurs budgets. Une vraie préoccupation, la communauté d’agglomération verra son budget amputé de 2 millions, celui du département le sera de 20 millions. Le maire est inquiet, mais en bon politique, il épargne le gouvernement en soulignant la nécessité de « faire des économies ». On sera curieux de voir lesquelles, car il était très critique envers les majorités qui ont ces dernières années baisser les dotations, mettant ainsi à mal les services publics locaux. Un débat que nous reprendrons  très prochainement, puisqu’en novembre, le Conseil municipal débattra des orientations budgétaires de Saint Gratien pour 2025.

La réunion se termine moins d’une heure après avoir commencé. En traversant la cour de l’école, ouverte pour la circonstance au stationnement, je compte 12 voitures. C’est beaucoup quand on sait que les habitants du quartier viennent tous à pied à la réunion, étant donné la proximité immédiate de leurs immeubles. Finalement, j’aurais dû reparler de pistes cyclables.     

Jusqu’en 2030…

Suite et fin de notre compte-rendu du Conseil municipal de septembre

Dernier dossier présenté aux élus : le rapport d’activité 2023 du délégataire Mandon-Somarep sur la gestion du marché municipal. Comme les trois précédents, ce rapport ne fait pas l’objet d’un vote de l’assemblée municipale.

La ville a délégué pour 13 ans, jusqu’en 2030, la gestion du marché à la société Mandon-Somarep, et cela n’est pas un long fleuve tranquille…

On connaît bien ce délégataire puisque presque chaque mois Mandon fait l’objet d’un article de journal relatant ses pratiques commerciales… disons douteuses dans divers marchés d’Île-de-France. Malheureusement nous les subissons aussi à St Gratien. Notamment il y a eu récemment des tentatives de pression, illégales si on a bien compris, pour dénoncer unilatéralement le contrat et pour revoir la redevance versée à la ville à la baisse. Cela s’ajoute à de nombreuses interrogations et plaintes des commerçants depuis des années à propos de factures de fluides non accompagnées de justificatifs.   

Comment va le marché de Saint Gratien ? Pas bien ! Chaque année nous prenons acte de son lent déclin. En 2023, il y a eu stabilisation du nombre de commerçants abonnés, soit 14. On peut difficilement tomber plus bas et tout le monde sait que le marché est très fragile.

Les « animations » du concessionnaire restent confidentielles voire quasi inexistantes en 2023. Certains commerçants s’étonnent d’ailleurs de payer pour des animations fantômes. Cela n’influe pas positivement sur la fréquentation du marché, puisque cela concerne les clients déjà sur place. Aucun projet annoncé ne s’est concrétisé ; regroupement des commerçants et/ou habillage des allées vides, restaurant annoncé sous la halle, remplacement du petit producteur local ayant quitté le marché. On a récemment remarqué un mauvais entretien du local poubelles, qui semble à présent réglé, après intervention de la ville. On déplore le non-respect du stationnement des camions rue Hémonnot les jours de marché, ce qui gêne la circulation piétonne des clients.

Seul point positif : la buvette avec une petite restauration qui semble un peu démarrer et apporte un lieu convivial sous la halle.  

Alors que faire ? On regrette l’absence d’animations municipales, même si nous savons bien que cela ne suffirait pas à relancer l’activité : permanences des élus, prestations d’associations ? Recherche de producteurs locaux, bio ?  Car nous savons que des marchés voisins fonctionnent bien y compris le dimanche, comme à Eaubonne, Ermont, Enghien… avec certes des situations différentes du nôtre. Nous ne partageons pas l’opinion du maire pour qui ce type de commerce n’est plus attractif. Il est très apprécié de personnes âgées qui n’ont pas forcément de véhicules et qui recherchent un commerce proche. Mais il y a aussi une nouvelle population dans le quartier proche du Parc, qui est tentée par cette offre différente des grandes surfaces.  

Enfin, la ville prélève environ 50 000€ (+ ou – 5000€ de buvette dont elle prend en charge les droits de place). Ne pourrait-elle pas en reverser une partie pour aider à l’activité commerciale de cet endroit qui est tout de même, aussi, un lieu convivial de lien social essentiel dans notre ville ?

On ne reviendra pas sur le « péché originel » qui a consisté à passer un bien trop long contrat (13 ans) avec des délégataires qui ne sont pas fiables, et de ne pas avoir « osé » la gestion directe. À Saint Gratien, nous estimons que les délégations de service public ou les contrats passés  avec le privé, sont trop souvent une solution de facilité, au détriment du service rendu à la population. Restauration scolaire, stationnement payant, réservation de berceaux dans des crèches privées, entretien des bâtiments communaux, marché municipal, pour ne citer que ces exemples.  

Prochain Conseil municipal le 21 novembre 2024, avec le débat d’orientations budgétaires. Avec les annonces gouvernementales concernant les collectivités locales, ce sera un sujet porteur d’inquiétudes ! 

La gratuité, c’est judicieux

Suite de notre compte-rendu de la séance du 26 septembre 2024 du Conseil municipal de Saint Gratien

Le Conseil prend connaissance du rapport d’activité du délégataire Effia pour 2023. Effia a pris la suite d’Indigo pour la gestion du stationnement payant en surface et du parking P1 du Forum.      

Les rapports d’activité du délégataire sont jusqu’ici plus réguliers qu’avec Indigo… qui se dispensait de les fournir bien que le contrat passé avec la ville lui en faisait obligation.

Le contrat avec Effia est aussi mieux bordé que celui avec Indigo. Ce dernier  comportait des seuils trop hauts jamais déclenchés pour le versement d’une redevance variable à la ville. De plus, cette dernière a eu à supporter des travaux en fin de contrat, alors que ceux-ci devaient être à la charge du délégataire.

Mais le contrat passé pour 10 ans avec Effia est-il pour autant beaucoup plus avantageux ? Est-il utile aux Gratiennois ?

On constate que le stationnement payant rapporte peu à la ville, même quand les seuils de redevance variable sont déclenchés. La ville ne cherche pas une rentabilité sur le  stationnement payant, nous dit l’adjoint aux finances, mais à aider le commerce en régulant le stationnement. Peut-être ! Mais qui alors tire bénéfice des 205 000€ prélevés en 2023 sur les automobilistes qui ont eu recours aux horodateurs et autres machines pour payer le droit de s’arrêter ? Si ce n’est pas la ville, c’est donc Effia !    

Nous avons examiné de près le rapport d’activité du délégataire. Un rapport très touffu… trop, peut-être car il nous inonde de chiffres dans lesquels il est ardu de se retrouver. Nous avons cherché à y voir plus clair.

La ville perçoit une redevance fixe de 3 000€, soit 2 000€ sur le P1 et 1 000€ sur la voirie. Le rapport indique pour 2023 une redevance variable de 16 132€, après le déclenchement de divers seuils dépendants de la fréquentation et donc des recettes de Effia. La redevance totale pour 2023 encaissée par la ville est de 19 132€. La commune touche donc à peine 26€ par an pour chacune des 734 places concernées, ce qui est bien peu.

Mais de plus, en nous penchant plus précisément sur les chiffres du rapport d’Effia, nous y avons constaté de nombreuses erreurs ! Calcul de la redevance variable sur le P1 erronée, surestimée de plus de 1 000€, total des recettes perçues inexact (environ 205 000€), calcul du résultat d’exploitation incompréhensible (environ 26 000€)…  Dans le tableau qui reprend le bilan financier d’Effia, les 3 lignes concernant la redevance sont inexactes… Bref, un rapport truffé d’erreurs !     

Le rapport émane d’Effia, et non des services, s’empresse de nous rappeler le maire quand on lui fait remarquer ces erreurs. Certes ! Mais il est tout de même regrettable de voir présenté en Conseil municipal un rapport dont la partie financière comporte tant d’inexactitudes.

Notre appréciation générale

Le P1 est globalement assez bien entretenu, avec quelques efforts de signalétique sur les différents accès, signalés par de nouveaux panneaux. Nous avions d’ailleurs fait remarquer au Conseil de juin que les issues étaient mal indiquées. Une porte est toujours défectueuse et reste ouverte. À quoi sert donc de fermer les autres le soir ?

Dans la situation actuelle, pour résumer : finalement l’exploitation de ces 734 places rapporte peu à la ville et coûte beaucoup aux Gratiennois.. quasi 205 000€ de recettes perçues par Effia. C’est autant qui n’est pas dépensé dans les commerces de la ville. La ville perçoit environ 19 000€, Effia réalise un bénéfice de 26 000€, et les travaux consistent principalement en dispositifs visant à faire payer l’usager… On peut donc s’interroger sur la pertinence de ce dispositif.

D’autres villes choisissent la zone bleue réglementée. Avantage : des économies sans tous ces travaux qui servent à l’encaissement, bornes, horodateurs, systèmes de paiement… Il y a moins de dépenses et un stationnement qui est tout de même réglementé. Le maire nous rétorque que la durée du stationnement en  zone bleue est plus long et donc la rotation des véhicules moins rapide, ce qui défavoriserait le commerce. Mais non ! Il existe différentes zones, verte, orange… qui permettent de fixer des durées de stationnement plus ou moins longues. Mais les dépenses inhérentes au P1 nécessiteraient toujours de le rendre payant, ce qui engorgerait donc le stationnement gratuit en voirie, nous dit encore le maire. Mais ces dépenses, principalement d’entretien, ne sont pas si importantes qu’elles nécessiterait de rendre le P1 payant. Notre argumentaire en faveur de la zone réglementée reste judicieux.

À suivre… le rapport d’activité du délégataire du marché municipal

Bien peu

À l’ordre du jour de ce Conseil de septembre, 8 rapports donnant lieu à vote, 4 dossiers dont les élus prendront seulement « acte » et 41 décisions du maire… Ces dernières étant tellement nombreuses que leur lecture ne se fera plus en séance comme cela était le cas jusqu’ici. Tant pis pour le public qui ne comprendra plus rien en entendant des questions éventuelles sur des décisions dont il n’a pas eu connaissance…

Bien peu de choses finalement se décident en Conseil municipal. On vous raconte l’essentiel de la séance de septembre.

Le Conseil entend une information sur la rentrée scolaire, avec les effectifs des 14 écoles élémentaires et maternelles, et les travaux d’été réalisés dans ces locaux. À noter une diminution globale du nombre d’élèves  de 35 par rapport à l’année précédente : il y a 2 192 écoliers gratiennois, dont 1 378 élèves en élémentaire et 814 en maternelle. Une ouverture de classe a eu lieu à Jean Zay maternelle. Il manque encore 18 animateurs pour les temps de cantine.   

Décisions du maire

Souvent techniques ou relevant de l’administration courante, elles cachent parfois des mesures plus fondamentales. Nous interrogeons cette fois sur les montants dévolus aux illuminations festives de la ville (49 000€ en 2023), ceux pour l’équipement progressif en LED des lampadaires (192 000€ en 2023), demandons des précisions sur une procédure de préemption d’un commerce, finalement abandonnée.

À propos de l’implantation d’un « ilot de fraicheur » dans la cour de l’école maternelle Raymond Logeais, nous suggérons que soit organisée une visite sur place (la cour est difficilement visible de la rue) pour apprécier la pertinence de cet aménagement. Nous ne posons pas notre question sur le démarrage de l’activité « golf urbain » car ce sujet fait l’objet d’une question orale d’un groupe de l’opposition. (On apprendra que le golf fait un tabac, pour ceux qui en auraient douté.)

Emplois

Si nous votons diverses mesures de modifications du tableau des emplois ,n nous nous interrogeons sur la création d’emplois non permanents de saisonniers pendant les périodes de vacances scolaires. Autant on comprend facilement qu’on recrute des animateurs pour les vacances scolaires, autant pour les jardiniers et  les agents de voirie, la chose paraît plus surprenante. Ce sont au final des emplois qui restent précaires. Même chose pour le  recrutement d’agents contractuels remplaçants.

Nous votons pour la mise en place du « bonus attractivité » de la CAF pour les personnels des accueils collectifs de la petite enfance, il s’agit d’une augmentation de leur rémunération toujours bonne à prendre.  

Nous votons pour la préservation des sépultures des personnalités gratiennoises au cimetière communal, même s’il nous semble un peu étrange de mêler un pilote automobile ou un animateur télé avec des résistants..

Saiem

À l’occasion de la présentation des comptes annuels de la SAIEM pour 2023, nous interrogeons sur le nombre de places de parking louées au P2 du Forum et aux Raguenets. Quelques-unes restent encore vacantes.  

Mobilier urbain

Le Conseil examine le rapport d’activité 2023 de Decaux qui exploite le mobilier urbain.

Cette délégation comporte un intérêt financier pour la ville, contrairement au contrat précédent, qui ne prévoyait pas de redevance…  La ville encaisse à présent 55 000€ par an.

Le contrat inclut l’entretien et le nettoyage des différents mobiliers, panneaux d’affichage, abris bus… Mais qu’en est-il des panneaux d’affichage libre, qui ne sont eux jamais  nettoyés ? Ah… c’est du ressort des services municipaux ! Mais en fait, hélas, du nôtre, à l’occasion de nos (fréquents) collages !

J’interroge sur l’intérêt des panneaux lumineux qui affichent plus souvent le programme de TF1 que des infos municipales, et m’inquiète de savoir s’ils sont bien éteints la nuit à partir de 23 h, comme le prévoit le règlement municipal de publicité. On m’assure que c’est à présent le cas. Nous avions relevé il y a peu que ces panneaux restaient allumés la nuit.  

À suivre : le rapport du concessionnaire du marché municipal, et celui d’Effia qui gère le stationnement payant. Avec quelques sujets… d’étonnement !  

Questions et non-réponses

Traditionnel « jeu » de questions et non-réponses entre les groupes minoritaires et le maire, en toute fin de séance du Conseil municipal de ce jeudi 26 septembre 2024.

Dommage ! Alors que cela pourrait être l’occasion d’un réel échange, le maire transforme ce moment en caricature, sans jamais reconnaître sa potentielle utilité, en expédiant ses réponses, en les utilisant pour vanter son action, voire pour déprécier ses oppositions, qui restent muettes après son intervention, puisque le débat est alors clos…

Nous persistons cependant à soulever des sujets absents de l’ordre du jour de la séance. Voici nos questions de septembre, et les pauvres réponses obtenues. Et comme d’habitude, vous pourrez lire la suite de notre compte-rendu des principaux points de la séance dans les tout prochains jours.   

Travaux bureaux mairie

Des travaux sont en cours dans l’ancien gymnase adossé aux bâtiments de la mairie. Nous avons soulevé à plusieurs reprises la question de la rénovation des bureaux des étages de l’hôtel de ville, qui sont exigus et relativement vétustes.

Quels travaux sont actuellement en cours ? 

Réponse du maire : pas de travaux actuellement en cours à la mairie ! la ville rénove régulièrement les locaux, l’an passé, trois bureaux ont été rénovés au premier étage et deux bureaux au deuxième. Cette année, il y a eu réaménagement du bureau des appariteurs. Les bureaux existants ne sont ni exigus ni vétustes. Sont encore envisagés des travaux d’isolation thermique, d’étanchéité des toitures terrasses, de sécurisation des fenêtres et effectivement la viabilisation de l’ancien gymnase, les études sont lancées, cela figure d’ailleurs dans les décisions du maire.  

Nos commentaires : ce tout dernier point est inexact, nous lisons attentivement la liste des décisions qui nous sont communiquées en début de séance et celle-ci ne figure pas dans la liste des décisions présentées au Conseil ce 26 septembre. Pour le reste, il y a bien un trou béant dans le plafond du couloir qui mène aux casiers des élus, laissant apparaître la structure de la toiture de l’ancien gymnase… En ce qui concerne l’état des bureaux de la mairie, si le rez-de-chaussée est correct car régulièrement rénové, je maintiens que les bureaux des étages, non accessibles au public, sont exigus du fait de l’ancienneté du bâtiment, certes charmant mais néanmoins construit en 1904… et que leur entretien… laisse à désirer… La liste des travaux encore à réaliser, en étant d’ailleurs une preuve.     

Traversée voies SNCF

La passerelle de la gare ayant été démontée, la traversée des voies SNCF à la gare RER de Saint Gratien n’est plus possible pour les habitants qui ne possèdent pas de titre de transport. Une convention entre la ville et la SNCF doit permettre avec un système de contremarque le franchissement des portillons pour les personnes qui veulent éviter le détour par la rue de Verdun. Mais les choses semblent s’éterniser. Pour mémoire, la passerelle a été déposée le 13 avril 2024, il y a donc bientôt six mois.

Pour quelle date peut-on espérer que les démarches pour obtenir une contremarque soient enfin possibles ?

Réponse du maire : suite au Conseil de juin, une convention a effectivement été signée avec la SNCF pour obtenir des laisser-passer pour les habitants concernés. Les services municipaux sont de leur côté, prêts pour établir les attestations. Malheureusement, la SNCF rencontre elle, des problèmes ne lui permettant pas d’être opérationnelle avant le mois de .. novembre ! Les cartes sont en effet fabriquées à … Singapour et ne seront pas livrables à la SNCF avant cette date et le logiciel d’encodage rencontre également des soucis qui ne seront pas non plus solutionnés avant octobre ou novembre…

Nos commentaires : on reste pour le coup, sans voix. Si la ville ne tape pas du poing sur la table auprès de la SNCF, j’envisage de révéler au Canard enchaîné cette histoire « abracadabrantesque » ! On en rirait si des Gratiennois n’étaient pas pénalisés chaque jour par cette ahurissante délocalisation en Asie de la fabrication d’à peine quelques centaines de cartes en papier !    

Fermeture centres culturels

Dans quelques mois, deux centres culturels seront fermés : Camille Claudel toujours en attente de travaux suite à l’incendie de juillet 2023, et le centre du Parc pour travaux de réhabilitation.

Comment les activités des différentes associations qui fréquentent ces centres seront-elles relocalisées ? 

Réponse du maire : toutes seront relocalisées, sauf la poterie puisqu’aucun four n’existe ailleurs en ville que dans les deux salles de Camille Claudel et du Parc.  

Nos commentaires : c’est parfait, même si on trouve étonnant que la ville trouve si facilement des locaux quand deux centres sont inutilisables.

Pollution des mégots

Depuis 2020, nous alertons sur la pollution due aux mégots jetés au sol : pollution peu visible mais pourtant très importante. Malgré le partenariat noué entre la ville et l’entreprise « TchaoMegot » pour la collecte et le recyclage des mégots, dont nous nous félicitons, les choses évoluent peu. Les cendriers installés à proximité des commerces ne suffisent pas à changer les habitudes des fumeurs. Pour preuve, la quantité que nous avons collectée rue Berthie Albrecht lors de la journée du « Clean Up Day » le 21 septembre. L’importance de la lutte contre cette pollution ne mérite-t-elle pas un autre investissement de la ville : meilleure visibilité des cendriers, campagne d’information sur la nocivité des mégots en partenariat avec les collèges, les commerces, rappel de la réglementation en vigueur, par exemple ?  

Réponse du maire : la ville est très impliquée sur le sujet. Un arrêté municipal a été créé à titre permanent sur l’interdiction de jeter des mégots sur l’espace public. Depuis mi-avril 2024, 15 cendriers ont été installés par les services. 120 880 (??) mégots ont été collectés, soit 28,2 kg, puis dépollués et revalorisés, sous forme de matière isolante utilisée pour le textile et les bâtiments. En 2025, il est prévu une augmentation du nombre de cendriers en partenariat avec l’éco-organisme Alcome. 

Nos commentaires : un sujet qui nous tient très à cœur, puisque nous sommes actifs sur cette question depuis le début du mandat ! Un sujet majeur au vu des quantités phénoménales collectées via les cendriers. Malheureusement, j’ai encore pu exhiber devant le Conseil la grosse boîte contenant les centaines de mégots ramassés en une heure de temps en centre-ville le 21 septembre ! Il ya donc encore beaucoup à faire. Nous avons la prétention de penser que nous ne sommes pas pour rien dans la légère prise de conscience de la ville de cette pollution. Pour autant, même si des actions ont été engagées, nous considérons qu’elles sont insuffisantes, la preuve étant qu’il reste toujours autant de mégots à terre. Une meilleure signalisation des cendriers installés, et surtout une campagne forte d’information en ville sous différentes formes est indispensable pour progresser. Personne ne connait par exemple l’arrêté du maire sur l’interdiction du jet de mégot ! À populariser largement !

Installation de médecins

En juin, le Conseil a voté pour l’acquisition d’un local pour aider à l’installation de nouveaux médecins au centre médical Casanova.  À une question de notre groupe, le maire a à l’époque répondu «  un médecin est déjà là à temps partiel et s’installera tout de suite dans le nouveau bureau et l’autre attend pour venir. » (cf PV de la séance) Mais au centre médical, on assure qu’aucun nouveau praticien n’est arrivé depuis deux ans.

Des informations sur ce sujet ? 

Réponse du maire : le maire confirme ses propos.

Nos commentaires : je confirme les miens, m’étant rendue à l’accueil du centre médical pour m’entendre dire qu’hélas, aucun nouveau médecin n’y était arrivé depuis deux ans..

À suivre…