Qui a cru à l’ilot de fraicheur ?

Réunion de quartier ce mardi 6 février 2024 à l’école Raymond Logeais. Une occasion que je ne rate jamais d’entendre les avis et préoccupations des habitants !

Ce soir, une assemblée assez fournie, rajeunie, ce qui se ressentira dans les questions au maire. Les sempiternelles remarques sur le stationnement et la circulation laisseront cette fois place à des sujets habituellement peu traités lors de ces rencontres.

On n’échappe pas en préambule au traditionnel exposé sur la « marche exploratoire » qui précède de quelques jours la réunion. Un intitulé bien ambitieux ! Cela se résume finalement à une visite du quartier par le maire et ses services, accompagnés des membres du groupe de quartier, pour relever les problèmes de voirie, propreté et espaces verts. Rien de fondamental n’émerge jamais de cette « exploration », qui se réduit à un état des lieux de l’espace public.

On remarque vite que contrairement aux années précédentes, il n’y a plus de présentation de projets municipaux. On se contentera cette année de courtes informations sur la mutuelle communale, le projet de « ressourcerie sportive », et le passage de la flamme olympique…  sujets qui d’ailleurs n’appellent pas de commentaires ni de questions du public.

Seule la très succincte présentation des travaux concernant l’école maternelle Raymond Logeais provoque un échange avec la salle. 80 000€ sont prévus pour ce qui nous avait été annoncé comme la réalisation d’un ilot de fraicheur. Attardons-nous un peu sur ce point. Depuis longtemps, nous avons alerté sur le sujet des cours d’école, véritables « ilots de chaleur » car très bétonnés, avec insuffisamment d’arbres et de verdure. Le dérèglement climatique fait que les périodes de forte chaleur y sont difficilement supportables. D’autre part, les aménagements classiques donnant une large part au terrain de foot au détriment de toute autre activité des élèves, sont aujourd’hui dépassés. Cela a fait l’objet de notre part de questions diverses au Conseil municipal notamment, et nous avons soulevé le problème lors des débats budgétaires. L‘ensemble des cours de nos 14 écoles devrait à notre sens, faire l’objet d’un réaménagement important : dés-imperméabilisation des sols et plantations pour des espaces rafraichis, plus agréables au quotidien et mieux partagés. Cela pourrait faire l’objet d’une concertation approfondie de la communauté éducative. Le projet municipal concernant l’école maternelle Raymond Logeais est aux antipodes : il s’agit finalement, nous l’apprenons en réunion de quartier, de l’implantation d’un auvent du type de celui existant dans la cour de l’école élémentaire, sur quatre piliers, destiné à protéger des intempéries, mais peu de la chaleur. Quant à « l’ilot de fraicheur » vanté par la ville, il semble ne s’agir que de la plantation de trois arbres… Regrettons ici le manque total de concertation et même d’information, puisqu’aucune réunion de la commission scolaire n’a eu lieu depuis septembre, sur ce sujet comme sur quoi que ce soit d’autre concernant le domaine scolaire.

Le débat étant lancé sur les écoles, des parents d’élèves présents soulèvent alors le problème des toilettes scolaires ! Toilettes trop peu nombreuses car le groupe scolaire a vu ces dernières années ses effectifs s’alourdir considérablement, et relativement vétustes. De plus, les parents y constatent, ici comme dans l’ensemble des écoles gratiennoises, un problème de nettoyage insuffisant. Une question sur laquelle nous sommes également intervenus à plusieurs reprises au Conseil municipal. Notre proposition : un état des lieux dans les 14 écoles, et un plan de rénovation en fonction des urgences. Dans l’immédiat, il faudrait un nettoyage en cours de journée. Ces toilettes sont fréquentées par de nombreux enfants (220 élèves par exemple à Raymond Logeais élémentaire) et on comprend bien la nécessité d’un coup de serpillière sur le temps de midi.. Sauf que la ville vient de repasser un marché avec une société de nettoyage pour les écoles (mais curieusement, pas pour la mairie, où continue d’œuvrer du personnel communal..) Dans ce contrat, rien ne prévoit un deuxième nettoyage des locaux en cours de journée. Le maire nous assure d’ailleurs qu’il n’en est pas question, puisqu’il chiffre le montant de cette éventuelle prestation supplémentaire à une augmentation de 5 ou 6% des impôts locaux ! Nous ne manquerons pas de le réinterroger sur cette évaluation, qui parait bien étonnante.  

Le sujet des encombrements automobiles et de la vitesse excessive constatée aux heures d’entrée et de sortie des élèves de l’école revient également dans la discussion. Problème hélas présent devant la plupart des écoles. Là aussi, c’est un sujet sur lequel nous avons plusieurs fois interpellé la ville : relance des dispositifs de pédibus, rues scolaires, c’est-à-dire fermées à la circulation aux heures où les élèves entrent et sortent des locaux.. ces solutions ont été mises en place dans des villes voisines. C’est possible, à condition de prendre cette question au sérieux. Elle n’est pas anecdotique. En dehors des soucis de pollution et des risques d’accidents, il y a aussi le fait que des enfants qui viennent à vélo ou à pied sont plus à même de commencer leur journée d’école dans de bonnes conditions que ceux qui sont véhiculés. L’exercice physique a des répercussions positives sur les apprentissages !

Je pose la question de l’évolution des effectifs de l’école Logeais, qui compte à présent 9 classes élémentaires. Or, les locaux n’ont pas été prévus pour une telle fréquentation. Ni les salles de classe (une supplémentaire a dû être aménagée dans les anciens locaux de la gardienne), ni la cour, ni le préau ne sont extensibles et tous ces espaces sont actuellement bien (trop ?) occupés. Peut-être aurait-il mieux fallu que les enfants habitant les nouveaux immeubles côté gare, soient affectés dans les écoles des Raguenets qui pouvaient les accueillir sans difficulté, au lieu de leur faire traverser la D14 pour se rendre à Logeais ? La mixité sociale y aurait aussi gagné. D’autre part, les élèves de ces immeubles étant dirigés ensuite vers le collège Jean Zay, il aurait été cohérent qu’ils fassent leur scolarité primaire dans les écoles du secteur de ce collège.

On apprend avec plaisir que la grève du 1er février des personnels de l’éducation nationale, enseignants, animateurs, Atsem..  a été tellement bien suivie que la ville s’est trouvée dans l’incapacité de mettre en place le service minimum d’accueil pour toutes les écoles… après l’avoir pourtant annoncé aux parents.

Autre sujet abordé , celui de la collecte des « bio-déchets ». Ce n’est pas sans poser de nombreuses questions. Le maire rappelle le dispositif de collecteurs mis en place aux Raguenets et Marais, mais estime plutôt négatif cette obligation pour les collectivités. En effet, le ramassage de ces déchets organiques suppose un nouveau passage de camions roulant au diesel. Les déchets sont acheminés dans une usine de méthanisation éloignée de notre territoire, et cette technique laisse un substrat très pollué, dont nous nous débarrassons… à l’étranger ! On aurait effectivement pensé que cette nouvelle collecte de déchets aurait été mieux réfléchie avant d’être imposée aux collectivités.

Autre pollution dont se préoccupe l’assemblée : celle des mégots jetés dans l’espace public, en quantité impressionnante. Sujet, là encore, que nous avons largement contribué à mettre en lumière ! Deux années de suite, nous avons collecté et apporté au Conseil municipal des quantités importants de mégots ramassés devant les commerces du centre-ville. Depuis 2020, nous rappelons régulièrement ce problème à la majorité municipale. L’affaire semble enfin avancer, puisqu’un partenariat se met en place avec la société « Tchao mégot » pour une collecte et un recyclage de ce déchet, petit mais extrêmement polluant.

Un habitant s’inquiète de savoir si la taxe foncière augmentera encore, après la hausse de +14% du taux communal en 2023. Le maire invoque bien évidemment les difficultés budgétaires des communes, l’augmentation du Smic, et l’absence de bouclier tarifaire des collectivités face à l’envolée des tarifs de l’énergie. Bouclier réclamé au niveau local, mais que les élus LR, dont une certaine sénatrice, refuseront de voter quand les communistes en présenteront le principe au Sénat.. ce dernier point n’étant évidemment pas évoqué par notre édile.  

Le maire est ensuite interrogé sur les travaux de la passerelle au-dessus des voies du RER C, ouvrage communal actuellement condamné et tellement délabré qu’il devra être démonté. Cette opération pourrait se réaliser en avril à l‘occasion d’arrêts de circulation des trains pour travaux fixés par la SNCF en vue des Jeux Olympiques. D’autre part, la ville étudie en partenariat avec la SNCF la possibilité de permettre le passage des habitants qui ne possèderaient pas de titre de transport, via un système de tickets délivrés par la mairie. Parfait ! Nous avions suggéré ce système, puisque la fermeture de la passerelle complique fortement la circulation -importante- des piétons entre le centre-ville et les Raguenets.

Je pose quant à moi la question de la rénovation du centre de loisirs Fossiez. Ce bâtiment, pavillon individuel à l’origine, n’est guère adapté à l’accueil de groupes d’enfants et n’a jamais connu de travaux depuis très longtemps. Surprise ! Ce sujet qui ne figurait pas dans le programme 2020 de la majorité, pourrait être étudié plus tôt que prévu avant la fin de la mandature et consister en une reconstruction complète. Il est temps quand on connaît l’état du bâtiment. Reste à connaître plus précisément ce qui sera envisagé. On sait que derrière de belles promesses peuvent se cacher des déconvenues. L’ilot de fraicheur tant vanté de Raymond Logeais, devenu simple auvent protégeant de la pluie, en est la preuve.    

Utiles !

En avant-première, notre expression « libre » (mais toutefois contrainte à 1333 signes, signature comprise…) dans le magazine municipal dont la distribution débutera ce week-end de fin janvier. Nous avons choisi de revenir sur les propositions que nous avons avancées au Conseil municipal de décembre 2023. Des élu·es constructif·ves, utiles !

Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »  Magazine municipal de janvier 2024

Notre rôle d’élus de la minorité, au-delà d’être des lanceurs d’alertes sur la gestion de la ville (voir notre précédente tribune) est aussi de faire des propositions constructives. Voici celles développées au dernier Conseil municipal.

Passerelle de la gare 

Équipement municipal essentiel pour relier les Raguenets et le centre-ville, la passerelle au-dessus des voies SNCF est si délabrée qu’elle devra être démontée. Nous proposons de l’élargir, de la couvrir, d’y adjoindre une pente douce pour pouvoir monter vélo, poussette, caddie.

D’ici sa reconstruction, nous suggérons que des contremarques soient données par la SNCF ou la mairie aux personnes désirant traverser sans posséder de titre de transport.

Marché municipal 

La gestion du concessionnaire est un échec. Même le maire en convient.

Pour sauver le marché, lieu convivial, nous avons proposé la création d’une commission municipale d’enquête pour le relancer ou le reprendre en régie directe.

Écoles 

Les cours bétonnées des écoles sont des ilots de chaleur. Elles doivent toutes être végétalisées.
Un diagnostic est également impératif (hygiène, climat scolaire) pour un plan de rénovation dans l’ensemble des toilettes scolaires.

Tous nos vœux pour 2024 et d’abord de paix !

I. Volat, S. Bauer

FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen

Blog : isabellevolat.fr

En manque de lecture

Elles nous manquent !

Stupidement incendiée fin juin 2023, la boite à livres des Marais n’a pas encore, malgré les promesses municipales, été réinstallée. Celle des Raguenets a également disparu… pourquoi ?

Dommage ! En effet, ce dispositif d’échange gratuit de livres entre habitant·es rencontre un vrai succès, quelque soit le quartier. Depuis l’automne 2019, les cinq puis six boîtes à livres se sont fait une place dans le paysage gratiennois. On s’en félicite un peu, car nous avons la prétention d’avoir été à l’initiative… Tout d’abord en pratiquant « sauvagement » les échanges de livres sur notre table du marché pendant quasiment une année… Merci encore à Gisèle, qui nous avait « légué » une bonne partie de son importante bibliothèque lors de son départ de Saint Gratien en 2018. Devant l’engouement des Gratiennois·es pour cette bibliothèque ambulante et gratuite, nous avons « soufflé » l’idée à plusieurs reprises à l’équipe municipale.. pour enfin la voir se concrétiser en 2019.

Certes, les boîtes pourraient être améliorées. Les portes, très sollicitées, ne sont pas assez solides et donnent rapidement des signes de faiblesse. Les étagères sont trop petites et donc trop encombrées. Surtout, la hauteur des boîtes n’est pas adaptée… aux enfants, pourtant eux aussi concernés !

Nous continuons donc à réclamer une boîte à livres « spéciale enfants », qui pourrait être aménagée au parc Barrachin, voire d’autres à proximité immédiate des écoles.  

Dans l’immédiat, vite le retour des boîtes à livres des Marais et des Raguenets !      

Bonne année !

« Il ne faut pas de tout pour faire un monde,

il faut du bonheur et rien d’autre. »

Paul Éluard

Travaillons ensemble pour davantage de bonheur en 2024 !

En ce tout début d’année, petit retour sur 2023 avec quelques images, toutes parues sur le blog : vente du muguet du 1er mai, activité municipale, incendie du centre  Camille Claudel, manifestations pour une autre réforme des retraites, élection d’un sénateur apparenté PCF, rencontres locales au marché, actions pour le développement des transports doux ou l’extinction de l’éclairage public, 80è anniversaire de la mort de Danielle Casanova en déportation, fête de l’Humanité, guerre à Gaza… tous ces sujets ont fait ici l’objet d’articles.

Continuez à nous suivre en 2024! 

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (3)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ? On vous raconte l’essentiel de la séance du Conseil municipal de Saint Gratien !

Après l’adoption du budget 2024, le Conseil vote les subventions aux associations. Comme annoncé en novembre, les subventions aux coopératives scolaires augmentent de +10%. C’est beaucoup ? Relativisons, cela représente +0,10€ par élève. La somme totale pour les 14 écoles s’élève à 2464€, ce qui est infime pour le budget de la ville. La dotation pour les projets des classes de CM2 connaît la même hausse et passe de 80€ par enfant à 88€. Pour mémoire, cette somme était inchangée depuis 2009. Cette année-là, la ville avait supprimé les classes de découverte. Les enseignant·es de CM2 pouvaient bénéficier, sur projet, d’une subvention de 80€ par élève. Or l’organisation de projets pédagogiques voire de mini-séjours coûte de plus en plus cher, la location de cars notamment. Cette hausse ne rattrapera pas les 15 ans de stagnation de ces crédits.

Débat sur la hausse de la subvention de + 40 000€ à l’ASSG. C’est un effet « JO » ! En effet, si la Région a pris en charge les salaires des sportifs de haut niveau (escrimeurs en ce qui nous concerne) en 2023, elle ne le fera plus en 2024 alors que ces derniers s’entraineront intensément à l’approche des JO et donc quitteront momentanément leur emploi. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Le Conseil fixe les tarifs des longs séjours d’été pour les enfants et jeunes Gratiennois·es. Aucune commission municipale n’a examiné ce point.

Il s’agit ici d’un éternel débat. Seuls existent des longs séjours depuis la suppression en 2023 des courts séjours de printemps et d’été. Un très faible nombre de jeunes est concerné puisque la ville achète 30 places pour 3 séjours « clés en main » à l’UCPA…. Le coût pour la ville est de 14 700€, soit 0,05% du budget de fonctionnement.  

Les inscriptions ont lieu un vendredi de 17 à 19h : premier arrivé, premier servi ? Nous posons la question chaque année.

Pour ma part, je ne cesserai jamais de le répéter à chaque fois : aujourd’hui en France un enfant sur trois ne part pas en vacances. Les enfants des milieux les plus modestes évidemment sont les premiers concernés. Partir de chez soi, découvrir d’autres espaces, d’autres enfants, d’autres activités sportives, culturelles, éducatives, progresser en autonomie, apprendre la vie en collectivité, c’est essentiel. La ville rate quelque chose en se contentant de dire qu’il n’y a pas de demande de la part des familles. On rate quelque chose en se contentant de sous-traiter les séjours à une structure commerciale qui n’a aucun lien avec notre  territoire ni avec la population concernée. Partir en vacances, ce n’est pas un luxe, c’est un élément primordial pour se construire. Le maire vante les divers stages pour les enfants et jeunes type 100% sport… mais partir c’est autre chose. À St Gratien, il n’y a plus de classes de découverte, qui permettaient à tous les enfants de CM2 de quitter la ville pour quelques jours, et quasi plus de colos. Cette intervention suscite un tollé parmi les élus de la majorité, pour lesquels la ville n’a pas à « se substituer aux familles » pour permettre aux enfants de partir en vacances. Tout au contraire, j’estime que les collectivités ont un grand rôle à jouer dans l’organisation de ces séjours collectifs qui contribuent grandement à émanciper notre jeunesse.   

La ville acquiert une propriété boulevard Pasteur dans le cadre d’un projet immobilier. Il reste un bien à acquérir pour que l’opération, qui ne comptera aucun logement social, puisse débuter.  

Nous votons pour « l’identification des zones d’accélération pour les énergies renouvelables », l’énergie photovoltaïque étant celle retenue pour le territoire. C’est une obligation nationale qui ne préjuge en rien de projets spécifiques. Notre appréciation est qu’il était temps ! Depuis 2010 quand le cabinet d’études Solving mandaté par la ville alertait sur le manque d’installations de production d’énergies renouvelables et préconisait leur développement pour échapper en partie à l’envolée prévisible des énergies fossiles… Seulement deux structures communales sont équipées de panneaux, la salle d’armes et les vestiaires du stade Delaune, c’est peu. Y a-t-il d’autres projets sur les bâtiments communaux, notamment les écoles ? Dans le cadre de la révision du PLU, la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des particuliers sera-t-elle permise, alors que c’est interdit aujourd’hui quand ils sont visibles de la rue ? Ce qui dénote un sérieux retard dans la prise en compte de ces nouvelles énergies.. Faut-il d’ailleurs attendre le nouveau PLU ou cette identification permettait-elle déjà la pose de panneaux sur les toits des particuliers quelque que soit leur disposition ? « On en tolère certains » répond le maire…

Dès 2010, nous avions proposé d’engager la ville beaucoup plus fortement vers les énergies renouvelables. Que ce soit la géothermie, les chaudières à granulés de bois, comme le gymnase de la Coussaye à Enghien, ou encore des mini-éoliennes, au sommet des lampadaires pour produire de l’électricité, la chaleur des eaux usées… les pistes ne manquent pas. Cela aurait mérité au moins un débat en commission de développement durable mais ce dossier n’y a pas été examiné.

La ville passe une convention avec un éco-organisme pour la gestion des mégots dans l’espace public.

Peut-être aurons-nous été utiles sur ce sujet ? Depuis 2020, nous avons alerté sur la pollution importante due aux mégots très répandus, notamment aux alentours des cafés. En centre-ville, rue Berthie Albrecht et rue d’Argenteuil, nous avons collecté à deux reprises des quantités phénoménales de mégots disséminés dans les massifs, les grilles d’arbres… Nous les avions même apportés en Conseil municipal ! Depuis, à part le cendrier de poche de TchaoMégot offert aux élus par le maire… rien n’a évolué. Nous soulignons la nécessité d’une campagne d’info en direction des fumeurs pour réduire le nombre de jets de mégots par terre, y compris devant le lycée et les collèges. Collecter, c’est bien, éviter le dépôt au sol, c’est mieux.. Donc une information pédagogique en direction des fumeurs serait bienvenue : flyer, insertion dans le Mag, affichage ciblé, info sur les panneaux de la ville…

Le dernier rapport présenté au Conseil concerne le marché municipal : c’est la traditionnelle hausse des droits de place des commerçants, qui est incluse dans le contrat liant la ville au gestionnaire Mandon-Somarep. Rappelons que ce concessionnaire perçoit environ 100 000€ par an à ce titre. Ce sont 100 000€ taxés sur les  25 commerçantes, qui versent donc chacun 4000 € pour seulement s’installer sur environ 100 marchés dans l’année… 100 000€, c’est aussi 2000 paniers de courses à 50 € prélevés sur le marché. Voilà le premier manque à gagner ! On peut aussi se demander ce que fait la ville pour le marché des 45 000€ annuels qu’elle perçoit du délégataire…

Non seulement nous votons contre cette augmentation, mais nous demandons la création, comme cela s’est fait à Argenteuil et Cergy, d’une commission municipale d’enquête constituée à parité d’élus de la majorité et de l’opposition sur la gestion du marché communal par Mandon. Depuis des mois, nous dénonçons les facturations opaques de fluides, le non-respect du cahier des charges, tel le non-entretien du local poubelles, le non-recrutement de commerçants pour remplacer les départs. Les deux autres groupes minoritaires partagent notre opinion.

Pourquoi cette augmentation de +3,29% ? Cela participe à produire de l’inflation et au renchérissement du marché. Le maire rappelle que ce vote est inclus dans le contrat et que donc le Conseil ne peut pas voter contre, sinon la ville serait mise en défaut « dans le conflit qui l’oppose au délégataire ». La ville s’est donc livrée pieds et poings liés durant les 13 ans de la concession.  Aujourd’hui, le délégataire n’assure plus ses obligations, comme tout récemment illuminer le marché pour les fêtes, il n’y a plus de commission tripartite entre la ville, Mandon et les commerçants. « On est en fin de parcours » selon l’adjoint au commerce… espérons que cela ne sera pas aussi la fin du marché !

Le prochain Conseil municipal aura lieu le 21 mars 2024. Une date bien lointaine ! Souhaitons qu’il ne comporte pas 23 points à l’ordre du jour comme celui de décembre, ce qui ne permet pas d’avoir un débat sérieux sur chaque dossier.

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (2)

Vous n’étiez pas en salle des mariages lors du dernier Conseil municipal de Saint Gratien ? On vous en raconte les grandes lignes  !

Le vote du budget 2024 est l’un des dossiers les plus importants de cette séance du Conseil municipal. Rarement de surprises dans cet exercice, puisque ce vote est précédé au mois de novembre d’un débat sur les orientations budgétaires qui en trace les grandes lignes. Nous ne votons évidemment pas le budget, puisque c’est la transcription financière de choix que nous ne partageons pas. Pour autant, nous saisissons l’occasion de débattre et d’avancer nos critiques, mais aussi nos propositions. Propositions qui ne sont pas toujours simples à élaborer, car il nous faut souvent solliciter à plusieurs reprises des informations que la ville délivre au compte-gouttes…

Le budget de fonctionnement 2024 s’élève à quasi 31 millions d’euros, et le budget d’investissement à 7,4 millions. Ce dernier comprend les dépenses d’équipement mais aussi le remboursement du capital de la dette.

Voici l’essentiel de nos interventions.

Une remarque : l’emprunt que la ville appelle pudiquement « structuré » (ou toxique quand la langue de l’adjoint aux finance fourche… ) connaîtra un taux de 9% et un surcoût de + 39 000€ « selon les prévisions »… ce que l’adjoint et le maire nous précisent à plusieurs reprises… Personne ne sait exactement ce que seront les parités monétaires entre le dollar et le franc suisse lors de la prochaine échéance et c’est justement le problème ! Rendez-vous au mois d’avril pour juger du surcoût qui est, heureusement pour la ville, pris en charge partiellement par le contribuable via un fond de soutien national.

Un regret. Nous demandons à connaître deux chiffres depuis des années : la masse globale de ce que représentent les différentes concessions et le poids des charges liées à l’énergie et aux fluides. C’est aussi conséquent en montant que les dépenses de personnel, entre 12 et 14 millions d’euros. La seule info obtenue concerne le chiffre de l’énergie : entre 2016 et 2023 le budget énergie de la ville a doublé. C’est pourquoi la ville s’était prononcée pour un bouclier tarifaire pour les collectivités (sauf la sénatrice qui a voté contre cette mesure au Sénat…)

S’agit-il bien comme la majorité le vante, d’un budget ambitieux et vertueux à fiscalité inchangée ? La fiscalité ne sera d’ailleurs pas inchangée puisque le contribuable aura à supporter une augmentation de +4% des bases locatives. Ni vertueux ni ambitieux si on regarde les priorités. L’enfouissement se taille toujours la part du  lion pour 1,1 million. Or il y a un an lorsque les inquiétudes étaient grandes sur les capacités financières de la ville face à l’envolée des prix de l’énergie, il avait été évoqué une pause sur ce poste… on en est loin !

D’autres priorités auraient pu être choisies : développement durable avec une accélération sur la végétalisation, notamment des cours d’école et les toilettes scolaires (30 000€ seulement sont budgétés pour la réfection des toilettes de l’école Grusse Dagneaux mais en même temps les toilettes filles à Jean Jaurès fuient…). Or il faudrait un véritable plan d’urgence pour les toilettes des écoles maternelles et élémentaires : rénovation, accès aux élèves en situation de handicap…  C’est un élément important qui participe à l’ambiance d’un établissement. Nous proposons de faire un état des lieux en faisant le tour des écoles avec des élu·es de la majorité et de l’opposition, en collaboration avec les directeur·trices d’école. Valérie Pécresse avait elle-même reconnu le problème lors de sa visite  du lycée en septembre dernier, et lancé des travaux.

Sur la végétalisation aussi, manque d’ambition avec une seule école concernée pour 60 000€. Or, on a battu en 2023 des records de température. L’ensemble des écoles est concerné.

Enfin, créer du liant entre les quartiers devrait être aussi une priorité au vu des événements de fin juin : élargissement des horaires de la bibliothèque Motordu et rénovation de la passerelle sont deux vrais sujets. Élargissement et couverture de cette passerelle devraient être envisagés. Ce serait un signe donné aux habitants des Raguenets que la ville se préoccupe aussi de leur quartier. Cela aurait été possible en décalant le budget enfouissement. C’est un sujet essentiel que nous avions déjà soulevé il y a plus d’un an en réunion de quartier aux Raguenets.   

L’adjoint aux finances réaffirme que l’enfouissement « promis aux habitants » est une « nécessité absolue ». Chacun sa politique et ses priorités ! La végétalisation ne fait visiblement pas partie de celles de la majorité…

Le maire revient sur le sujet de la passerelle qu’il n’est plus possible de réparer : il faudra la déposer et travailler avec la SNCF pour trouver la « meilleure solution » et faire que les gens qui ne sont pas utilisateurs des transports puissent passer d’un côté à l’autre. Ce point faisait l’objet d’une de nos questions orales.  

Nous sommes revenus sur le niveau de la taxe foncière, dont le taux a été augmenté de façon très importante l’an dernier. Or, une étude récente montre que la taxe foncière pèse davantage sur les propriétaires modestes. Les ménages les mieux dotés en patrimoine immobilier paient relativement moins de TF que les ménages les moins dotés.. un élément à garder en mémoire. Nous regrettons que le débat de 2023 ait été expédié : pourquoi une hausse de +14% du taux communal, pourquoi pas moins ? Et pourquoi justement l’année où les bases augmentaient de +7%, ce qui entraînait une hausse totale de +22% pour le contribuable ? On voit aujourd’hui que cette augmentation était peut-être excessive.  

En ce qui concerne le personnel communal, malgré les mesures d’augmentation décidées par l’État, nos dépenses restent très  en-deçà de la moyenne de la strate : 53,5% des dépenses à St Gratien contre 61,9% et même de l’ensemble des villes de France. Peut-on s’en féliciter ? Ou cela a-t-il des conséquences néfastes sur le services publics locaux, et les conditions de travail des agents ?

Sur le détail des dépenses d’équipement, quid des travaux du gymnase du Forum, dont la toiture fuit sur les terrains ? Picolo et Jean Zay sont cités puisqu’ils ont les mêmes problèmes mais pas celui du Forum. Il apparaît que les sommes sont inscrites au budget… 2023. Mais les sportif·ves attendent toujours les travaux…

Îlot de fraicheur pour la cour de Raymond Logeais pour 60 000€ : c’est peu ? À comparer avec la somme prévue pour la rénovation d’une salle au Forum de 50 000€…

Évidemment si on connaissait un peu le projet, on pourrait juger et nous répétons qu’il serait intéressant que la commission scolaire discute des projets en amont.

En novembre lors du débat d’orientations budgétaires, 150 000€ étaient prévus pour la cour de Raymond Logeais et les toilettes de Grusse Dagneaux. Au final, ce sera seulement 90 000 €.

Le budget travaux pour les écoles reste modeste : 189 000€, soit 4% des travaux listés dans le document. L’enfouissement et les travaux de voirie se taillent encore comme tous les ans la part du lion.  

Il y a quelques travaux dans les logements de la ville : est-ce pour le bâtiment de la rue Pierre Curie ? 47 000€ pour un bâtiment très vieillot qui en a grand besoin.

Le passage aux LED coûte cher : 500 000€. Nous suggérons d’économiser environ 100 000€ par an en éteignant l’éclairage public en milieu de nuit comme le font plusieurs villes du 95. Ce sont des économies non négligeables, et cette mesure apporte un impact positif sur la biodiversité et le sommeil humain, ainsi que la possibilité de voir les étoiles pour les enfants de la ville…

Centre du Parc : 150 000 € pour la maîtrise d’œuvre préalablement à la réhabilitation de ce bâtiment très dégradé. Les grandes lignes du projet ont été présentées en réunion de quartier avant de l’être en Conseil… curieux comme processus. On regrette d’avoir eu confirmation que les travaux se feraient sans agrandissement alors que le terrain le permet et que la concertation avec les associations a montré la nécessité de salles dédiées à des activités différentes qui cohabitent difficilement dans les mêmes salles.

Bref, la nécessaire végétalisation des cours et leur équipement en parcs à vélos se réduit à un seul « ilot de fraicheur ». La rénovation des toilettes scolaires est a minima. Aux Raguenets, la reconstruction de Camille Claudel étant prise en charge totalement par l’État, le département et la région, qu’investit la ville ? Pas de surprise : nous ne voterons pas ce budget qui rate une nouvelle fois le virage écologique et manque grandement d’ambition pour nos écoles et nos enfants.  

À suivre… les autres dossiers du Conseil, entre séjours de vacances, collecte des mégots et marché municipal.. 

Salle des mariages, 21 décembre 2023 (1)

Vous n’étiez pas en salle des mariages le 21 décembre dernier ?  Voici les principaux points à retenir du Conseil municipal de Saint Gratien.

Nous votons le procès-verbal de la séance de novembre, ce qui est assez inhabituel. Cette fois-ci, nos interventions sont correctement retranscrites : c’est donc possible ! Si nous insistons tant sur le PV, c’est que c’est la seule façon pour les citoyen·nes qui n’ont pas assisté à la séance de connaître la teneur des échanges, puisque la ville ne retransmet pas les Conseils municipaux en ligne. On le regrette ! De nombreuses villes ont recours à ce procédé, qui permet à chacun·e de s’informer sur le travail de leurs élu·es.

Les premiers points à l’ordre du jour sont consacrés au personnel municipal. Nous nous félicitons notamment que soit versée la fameuse prime « inflation » qui bénéficie aux agents en fonction de leur rémunération. Cela représente une dépense de 170 000€ pour la ville. Une prime bien justifiée : nous nous sommes à plusieurs reprises inquiétés de savoir si la commune la verserait.  285 agents sont concernés à Saint Gratien et toucheront entre 300 et 800€. À noter qu’il s’agit d’une proposition de l’État, lequel ne compensera pas cette dépense.

Nous votons contre l’augmentation des tarifs de location des salles municipales : + 4,5% et + 15% en ce qui concerne la salle Georges Brassens et le théâtre Jean Marais, équipements récemment rénovés. Des hausses significatives avaient déjà eu lieu en 2023.

Nous demandons le nombre de locations pour cette année et le montant des sommes encaissées par la ville. 33 locations ont eu lieu en 2023 : 6 pour le théâtre Jean Marais, 9 fois la salle Jean Hulin, 6 fois le centre du Parc, 3 fois la salle Brassens, 7 fois la cantine de Jaurès réservée au personnel et 2 fois à Claudel, pour un total de recettes de 10 250 €.

L’occasion ici de relancer le débat sur l’occupation des salles municipales. J’ai interrogé la commission « culture » pour avoir connaissance d’un état des lieux sur cette question mais les réponses apportées n’ont pas été beaucoup plus loin que l’éternel « ça dépend »… Il nous semble notamment que la salle Brassens, dont la rénovation a été relativement coûteuse, n’est finalement pas très utilisée, alors que d’autres locaux sont surchargés. Les associations se bousculent dans le centre culturel du Parc. Des activités ne pourraient-elles pas être relocalisées ?    

Deux spectacles seulement de la saison culturelle se déroulent cette année à Georges Brassens. Le maire fait remarquer qu’une grande salle est difficile à remplir, que la politique culturelle de la ville  a un certain positionnement et fait face à la concurrence des villes voisines et de Paris, et que des spectacles importants ont un certain coût… de même que l’utilisation des salles a également un coût en terme de  personnel, de chauffage. Tout ira mieux nous promet le maire quand Claudel aura été reconstruit et le centre du Parc réhabilité. Certes ! Mais notre question reste entière sur la sous-utilisation de la salle Brassens…   

Nous votons pour l’attribution d’une subvention complémentaire au Centre Communal d’Action Sociale pour 2023. Il ne s’agit pas hélas d’une augmentation proprement dite du budget du CCAS, malgré le fait que l’inflation apporte des difficultés et une demande d’aide sociale accrue. La subvention passe de  701 960 € à 743 810 €, soit + 41 850 €. Les dépenses de personnel du CCAS  sont en effet impactées par les mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat et l’augmentation de l’énergie. Le CCAS projette de plus l’installation d’une cabine de télémédecine au sein de la maison de santé, pour environ 37 000€ mais des subventions sont attendues.

À suivre : le vote du budget 2024

Quatre déceptions et une lueur d’espoir

Les réponses du maire à nos questions de décembre…

Jeux Olympiques – Stéphane Bauer

Quelles retombées concrètes peut-on attendre des Jeux Olympiques pour les Gratiennois, habitants et sportifs, et notamment de l’accueil des équipes colombienne et américaine : visite des scolaires ; séances de selfies avec habitants ; invitations de Gratiennois aux JO, eux qui prêteront leurs installations sportives… ?

Réponse du maire : le maire rappelle que la délégation américaine sera hébergée au CDFAS et sur le site du Sivom sous l’égide du CDFAS. Cette proximité aura un impact considérable pour les Gratiennois. Un partenariat est en cours pour l’accueil des scolaires, et les enfants du secteur jeunesse et du périscolaire. De nombreuses rencontres sont prévues pour permettre aux classes des écoles et collèges d’échanger avec des représentants du « Team USA ». Il y aura aussi le passage de la flamme le 19 juillet qui sera un grand moment avec de nombreuses animations. Lorsque la ville connaîtra le nom des qualifiés pour l’escrime, elle pourra engager des actions fortes entre les classes et les escrimeurs français et étrangers qui seront accueillis. Le partenariat avec le cercle d’escrime et ses champions est déjà largement engagé depuis des années.

Notre commentaire : rencontres entre sportifs et scolaires… le minimum ?

Transports – Isabelle Volat

Le tramway fait un retour dans de nombreuses villes. C’est un mode de transport moderne, efficace. Circulant sur une voie réservée, il est rapide, régulier et accessible à tous. Des lignes de tram se développent ou sont en projet dans notre département. Le tram existe dans des villes voisines, notamment Épinay. Des  réflexions ont été avancées à Argenteuil pour poursuivre la ligne qui dessert Bezons. Ce sont des projets qui pourraient permettre le désengorgement de la circulation automobile.

Pourquoi notre ville, (et vous en tant que Conseiller départemental), ne s’engage-t-elle pas pour que le tram arrive jusqu’à son territoire ?   

Réponse du maire : les transports ne sont pas une compétence du Conseil départemental. Par contre, le département du Val d’Oise s’est engagé pour la ligne 19 du métro. La présidente de la Région a reçu le 20 décembre des représentants du 95 pour travailler sur les études de plusieurs dizaines de millions  sur la faisabilité de la ligne 19. Ce qui est pressenti est un départ de Nanterre, un passage à Argenteuil soit à la gare, soit au Val d’Argent, ensuite soit Ermont-Eaubonne ou Saint Gratien, puis Champ-de-Courses à Soisy et Deuil-Montmagny jusqu’à Roissy. Le maire indique que sa priorité sera de défendre ce projet au plus proche des habitants. L’État ne mettant plus un euro en-dehors des gares du Grand Paris, le financement sera assuré par la Région et le département. Le préprojet estime le coût à 8 milliards d’euros, pour une réalisation en 2040. Pour ce qui concerne le tramway, il pourrait y avoir un prolongement, mais ce n’est pas du tout défendu par l’État. Le prolongement du T11 jusqu’à Argenteuil, pourtant promis, n’est d’ailleurs même plus à l’ordre du jour. Tous les élus du Val d’Oise soutiennent le projet du métro.          

Notre commentaire : le Conseil départemental n’a pas la compétence transports, mais cela ne l’empêche visiblement pas de donner son avis sur le projet de cette ligne 19… Le maire ne répond pas à notre question qui portait sur le prolongement du tramway d’Épinay jusqu’à Saint Gratien. La ligne de métro dans le 95 et ses 8 milliards d’euros nous semble bien lointaine. Le projet est loin d’être finalisé, le tracé pourrait même utiliser une partie de la si contestée ligne 17, et sa fameuse gare en plein champ.. La ville a raté le coche du tramway, quel dommage.        

Passerelle de la gare – Stéphane Bauer

Le sujet de la passerelle a rapidement été évoqué le 14/12/23 en réunion de quartier. Des échafaudages de soutien ont été installés sous la structure mais apparemment il n’y a pas de travaux engagés pour le moment. Il est à craindre que la passerelle reste condamnée pour une longue période. Pouvez-vous revenir sur le diagnostic et les perspectives de rénovation ?

Cet équipement étant très emprunté, nous suggérons de permettre l’accès au souterrain pour les personnes désirant relier le centre-ville aux Raguenets mais ne possédant pas de titre de transport. Cela pourrait être organisé avec l’accord de la SNCF pour un système de contremarque afin de franchir gratuitement les tourniquets.

Réponse du maire : la SNCF a refusé cette proposition par 3 fois. L’idée la plus simple était d’avoir une passerelle commune avec la SNCF et de ne pas avoir à refaire une passerelle si on arrivait à avoir un souterrain commun. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on n’est plus dans la réparation. Ce qui a été fait n’a pas servi à grand-chose puisqu’aujourd’hui l’état du soutien et de la charpente métallique est tel que la passerelle devra être déposée au plus vite. La ville s’est rapproché de la SNCF pour travailler à déposer la passerelle et mener des échanges avec la SNCF pour permettre le passage. La ville va redemander que le passage soit possible sans titre de transport mais il n’y  aucune garantie à ce stade.        

Notre commentaire : nous ne sommes visiblement pas sortis du problème… et les habitants du quartier vont devoir faire le détour encore pendant une longue période… Les travaux seront coûteux et complexes mais on peut se demander pourquoi la ville a laissé cet équipement se dégrader pendant aussi longtemps.

Centre Fossiez – Isabelle Volat

Des interventions ont lieu ces jours-ci sur les fenêtres du centre de loisirs. Cet équipement ancien et peu adapté à l’accueil de groupes d’enfants va-t-il faire l’objet d’une rénovation ? 

Réponse du maire : il y a effectivement un plan de rénovation. La ville a rencontré cette semaine les représentants du Département et de la Région pour financer cette rénovation dans le cadre d’un contrat d’aménagement régional, ce qui permettrait d’engager les études dès 2024, pour des travaux en 2025.   

Notre commentaire : c’est Noël ! Cette rénovation n’a jamais été évoquée et n’est pas prévue dans le programme de la majorité. Une question pertinente, donc, qui nous apporte une information que le maire s’est bien gardé de nous transmettre jusqu’ici. On a la prétention d’avoir souvent mis la question sur le tapis, et ainsi contribué à la faire prendre en compte… Une bonne nouvelle pour les enfants accueillis à Fossiez ! Un projet à suivre.    

Marché municipal – Stéphane Bauer

Divers articles de presse et de reportages télé (y compris sur TF1), ont récemment mis en cause la gestion par Mandon-Somarep de marchés dans le 78 et le 95. Encore plus récemment, après débats en conseil municipal, des villes avoisinantes ont amorcé des actions à l’encontre de Mandon : fin du règlement en espèces des places à Cergy ; désignation d’une commission d’enquête à Argenteuil ; questions diverses à Bezons. Des pratiques, recoupées au marché Hémmonot, nous interpellent, car elles font écho à ce qui est rapporté ailleurs.

Voici une liste non exhaustive des  engagements non tenus par le concessionnaire : outre le non-respect du taux de remplissement à 95%, état déplorable des poubelles du marché (il n’est reste plus que 5..), dont le modèle date du concessionnaire précédent (Guérin) ; poubelles non nettoyées (problème d’hygiène) ; non entretien du local poubelle (gonds cassés, portes condamnées, trous dans le sol, cf. photos jointes) ; facturation des commerçants volants à des niveaux de prix vus nulle part ailleurs dans le 95 (ce qui explique leur nombre en diminution à l’extérieur) ; animations non tenues  (pas de décoration de Noël cette année ; pas d’animation habituelle pour la fête des mères…) alors que SOMAREP prélève aux commerçants une ligne « animations » ; plusieurs dimanches où n’a pas été respectée l’interdiction de stationner devant le marché.. ; regard d’égout enfoncé dans les allées du marché..

La facturation des fluides n’est pas motivée par un relevé de compteur (alors que les commerçants ont tous un compteur électrique personnel)…cf article dans le Parisien ;

La commission tripartite avec l’ensemble des acteurs ne se tient plus ou bien il y a des engagements verbaux donnés par Mandon, mais infirmés par courrier de son avocat après la séance.. (comme il a été dit en réunion publique jeudi dernier)

Pour toutes ces raisons, il nous semble qu’une commission d’enquête devrait être constituée, pour porter un diagnostic factuel sur ces remontées (qui pourra être complété par l’obtention du rapport des commissaires aux comptes sur les derniers bilans comptables du marché, communiqués par Mandon).

La commission aurait pour objectif de retisser un lien entre les acteurs, ou à défaut pourrait proposer à la ville des arguments devant mener à une rupture de la concession avant son terme, pour tenter avec un autre concessionnaire (comme récemment à Enghien), de relancer le marché ou bien le reprendre en régie, comme cela est suggéré par plusieurs commerçants.

Approuvez-vous le principe d’une telle commission d’enquête ? 

Réponse du maire : on n’est pas à l’Assemblée nationale ou au Sénat, il n’y a pas de commission d’enquête possible ! S’agissant de la gestion du délégataire, le maire a confié une mission à un avocat. Il attend sa conclusion et sa stratégie pour répondre. 

Notre commentaire : une commission d’enquête municipale est tout à fait possible, Argenteuil l’a mise en place. Nous reviendrons sur cette question de l’avenir du marché, qui a aussi fait l’objet d’un assez long débat en séance, lors du vote de l’augmentation du droit de place des commerçants. On voit que le caractère « problématique » de la gestion de Mandon, que nous avons souvent évoquée suite à nos échanges avec les commerçants, est enfin reconnue par la ville. Il ne sera certes pas facile de sortir du contrat, qui court jusqu’en 2030. Une des erreurs n’a-t-elle pas été de signer pour une durée de 13 ans ? Le marché de Saint Gratien est en grande difficulté.  Pourtant, les marchés alentour peuvent rencontrer un grand succès. Grosse affluence ces jours-ci au marché d’Eaubonne, ou d’Enghien… Il se dit même que des élus gratiennois y feraient leurs courses…   

Nos questions au maire

Voici nos « questions orales » au maire lors du Conseil municipal du 21 décembre 2023, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ».

Réponses du maire ce jeudi soir, en dernier point à l’ordre du jour du Conseil municipal. Venez assister à la séance !

Jeux Olympiques – Stéphane Bauer

Quelles retombées concrètes peut-on attendre des Jeux Olympiques pour les Gratiennois, habitants et sportifs, et notamment de l’accueil des équipes colombienne et américaine : visite des scolaires ; séances de selfies avec habitants ; invitations de Gratiennois aux JO, eux qui prêteront leurs installations sportives… ?

Transports – Isabelle Volat

Le tramway fait un retour dans de nombreuses villes. C’est un mode de transport moderne, efficace. Circulant sur une voie réservée, il est rapide, régulier et accessible à tous. Des lignes de tram se développent ou sont en projet dans notre département. Le tram existe dans des villes voisines, notamment Épinay. Des  réflexions ont été avancées à Argenteuil pour poursuivre la ligne qui dessert Bezons. Ce sont des projets qui pourraient permettre le désengorgement de la circulation automobile.

Pourquoi notre ville, (et vous en tant que Conseiller départemental), ne s’engage-t-elle pas pour que le tram arrive jusqu’à son territoire ?   

Passerelle de la gare – Stéphane Bauer

Le sujet de la passerelle a rapidement été évoqué le 14/12/23 en réunion de quartier. Des échafaudages de soutien ont été installés sous la structure mais apparemment il n’y a pas de travaux engagés pour le moment. Il est à craindre que la passerelle reste condamnée pour une longue période. Pouvez-vous revenir sur le diagnostic et les perspectives de rénovation ?

Cet équipement étant très emprunté, nous suggérons de permettre l’accès au souterrain pour les personnes désirant relier le centre-ville aux Raguenets mais ne possédant pas de titre de transport. Cela pourrait être organisé avec l’accord de la SNCF pour un système de contremarque afin de franchir gratuitement les tourniquets. 

Centre Fossiez – Isabelle Volat

Des interventions ont lieu ces jours-ci sur les fenêtres du centre de loisirs. Cet équipement ancien et peu adapté à l’accueil de groupes d’enfants va-t-il faire l’objet d’une rénovation ? 

Marché municipal – Stéphane Bauer

Divers articles de presse et de reportages télé (y compris sur TF1), ont récemment mis en cause la gestion par Mandon-Somarep de marchés dans le 78 et le 95. Encore plus récemment, après débats en conseil municipal, des villes avoisinantes ont amorcé des actions à l’encontre de Mandon : fin du règlement en espèces des places à Cergy ; désignation d’une commission d’enquête à Argenteuil ; questions diverses à Bezons. Des pratiques, recoupées au marché Hémmonot, nous interpellent, car elles font écho à ce qui est rapporté ailleurs.

Voici une liste non exhaustive des  engagements non tenus par le concessionnaire : outre le non-respect du taux de remplissement à 95%, état déplorable des poubelles du marché (il n’est reste plus que 5..), dont le modèle date du concessionnaire précédent (Guérin) ; poubelles non nettoyées (problème d’hygiène) ; non entretien du local poubelle (gonds cassés, portes condamnées, trous dans le sol, cf. photos jointes) ; facturation des commerçants volants à des niveaux de prix vus nulle part ailleurs dans le 95 (ce qui explique leur nombre en diminution à l’extérieur) ; animations non tenues  (pas de décoration de Noël cette année ; pas d’animation habituelle pour la fête des mères…) alors que SOMAREP prélève aux commerçants une ligne « animations » ; plusieurs dimanches où n’a pas été respectée l’interdiction de stationner devant le marché.. ; regard d’égout enfoncé dans les allées du marché..

La facturation des fluides n’est pas motivée par un relevé de compteur (alors que les commerçants ont tous un compteur électrique personnel)…cf article dans le Parisien ;

La commission tripartite avec l’ensemble des acteurs ne se tient plus ou bien il y a des engagements verbaux donnés par Mandon, mais infirmés par courrier de son avocat après la séance.. (comme il a été dit en réunion publique jeudi dernier)

Pour toutes ces raisons, il nous semble qu’une commission d’enquête devrait être constituée, pour porter un diagnostic factuel sur ces remontées (qui pourra être complété par l’obtention du rapport des commissaires aux comptes sur les derniers bilans comptables du marché, communiqués par Mandon).

La commission aurait pour objectif de retisser un lien entre les acteurs, ou à défaut pourrait proposer à la ville des arguments devant mener à une rupture de la concession avant son terme, pour tenter avec un autre concessionnaire (comme récemment à Enghien), de relancer le marché ou bien le reprendre en régie, comme cela est suggéré par plusieurs commerçants.

Approuvez-vous le principe d’une telle commission d’enquête ?