Questions et non-réponses

Traditionnel « jeu » de questions et non-réponses entre les groupes minoritaires et le maire, en toute fin de séance du Conseil municipal de ce jeudi 26 septembre 2024.

Dommage ! Alors que cela pourrait être l’occasion d’un réel échange, le maire transforme ce moment en caricature, sans jamais reconnaître sa potentielle utilité, en expédiant ses réponses, en les utilisant pour vanter son action, voire pour déprécier ses oppositions, qui restent muettes après son intervention, puisque le débat est alors clos…

Nous persistons cependant à soulever des sujets absents de l’ordre du jour de la séance. Voici nos questions de septembre, et les pauvres réponses obtenues. Et comme d’habitude, vous pourrez lire la suite de notre compte-rendu des principaux points de la séance dans les tout prochains jours.   

Travaux bureaux mairie

Des travaux sont en cours dans l’ancien gymnase adossé aux bâtiments de la mairie. Nous avons soulevé à plusieurs reprises la question de la rénovation des bureaux des étages de l’hôtel de ville, qui sont exigus et relativement vétustes.

Quels travaux sont actuellement en cours ? 

Réponse du maire : pas de travaux actuellement en cours à la mairie ! la ville rénove régulièrement les locaux, l’an passé, trois bureaux ont été rénovés au premier étage et deux bureaux au deuxième. Cette année, il y a eu réaménagement du bureau des appariteurs. Les bureaux existants ne sont ni exigus ni vétustes. Sont encore envisagés des travaux d’isolation thermique, d’étanchéité des toitures terrasses, de sécurisation des fenêtres et effectivement la viabilisation de l’ancien gymnase, les études sont lancées, cela figure d’ailleurs dans les décisions du maire.  

Nos commentaires : ce tout dernier point est inexact, nous lisons attentivement la liste des décisions qui nous sont communiquées en début de séance et celle-ci ne figure pas dans la liste des décisions présentées au Conseil ce 26 septembre. Pour le reste, il y a bien un trou béant dans le plafond du couloir qui mène aux casiers des élus, laissant apparaître la structure de la toiture de l’ancien gymnase… En ce qui concerne l’état des bureaux de la mairie, si le rez-de-chaussée est correct car régulièrement rénové, je maintiens que les bureaux des étages, non accessibles au public, sont exigus du fait de l’ancienneté du bâtiment, certes charmant mais néanmoins construit en 1904… et que leur entretien… laisse à désirer… La liste des travaux encore à réaliser, en étant d’ailleurs une preuve.     

Traversée voies SNCF

La passerelle de la gare ayant été démontée, la traversée des voies SNCF à la gare RER de Saint Gratien n’est plus possible pour les habitants qui ne possèdent pas de titre de transport. Une convention entre la ville et la SNCF doit permettre avec un système de contremarque le franchissement des portillons pour les personnes qui veulent éviter le détour par la rue de Verdun. Mais les choses semblent s’éterniser. Pour mémoire, la passerelle a été déposée le 13 avril 2024, il y a donc bientôt six mois.

Pour quelle date peut-on espérer que les démarches pour obtenir une contremarque soient enfin possibles ?

Réponse du maire : suite au Conseil de juin, une convention a effectivement été signée avec la SNCF pour obtenir des laisser-passer pour les habitants concernés. Les services municipaux sont de leur côté, prêts pour établir les attestations. Malheureusement, la SNCF rencontre elle, des problèmes ne lui permettant pas d’être opérationnelle avant le mois de .. novembre ! Les cartes sont en effet fabriquées à … Singapour et ne seront pas livrables à la SNCF avant cette date et le logiciel d’encodage rencontre également des soucis qui ne seront pas non plus solutionnés avant octobre ou novembre…

Nos commentaires : on reste pour le coup, sans voix. Si la ville ne tape pas du poing sur la table auprès de la SNCF, j’envisage de révéler au Canard enchaîné cette histoire « abracadabrantesque » ! On en rirait si des Gratiennois n’étaient pas pénalisés chaque jour par cette ahurissante délocalisation en Asie de la fabrication d’à peine quelques centaines de cartes en papier !    

Fermeture centres culturels

Dans quelques mois, deux centres culturels seront fermés : Camille Claudel toujours en attente de travaux suite à l’incendie de juillet 2023, et le centre du Parc pour travaux de réhabilitation.

Comment les activités des différentes associations qui fréquentent ces centres seront-elles relocalisées ? 

Réponse du maire : toutes seront relocalisées, sauf la poterie puisqu’aucun four n’existe ailleurs en ville que dans les deux salles de Camille Claudel et du Parc.  

Nos commentaires : c’est parfait, même si on trouve étonnant que la ville trouve si facilement des locaux quand deux centres sont inutilisables.

Pollution des mégots

Depuis 2020, nous alertons sur la pollution due aux mégots jetés au sol : pollution peu visible mais pourtant très importante. Malgré le partenariat noué entre la ville et l’entreprise « TchaoMegot » pour la collecte et le recyclage des mégots, dont nous nous félicitons, les choses évoluent peu. Les cendriers installés à proximité des commerces ne suffisent pas à changer les habitudes des fumeurs. Pour preuve, la quantité que nous avons collectée rue Berthie Albrecht lors de la journée du « Clean Up Day » le 21 septembre. L’importance de la lutte contre cette pollution ne mérite-t-elle pas un autre investissement de la ville : meilleure visibilité des cendriers, campagne d’information sur la nocivité des mégots en partenariat avec les collèges, les commerces, rappel de la réglementation en vigueur, par exemple ?  

Réponse du maire : la ville est très impliquée sur le sujet. Un arrêté municipal a été créé à titre permanent sur l’interdiction de jeter des mégots sur l’espace public. Depuis mi-avril 2024, 15 cendriers ont été installés par les services. 120 880 (??) mégots ont été collectés, soit 28,2 kg, puis dépollués et revalorisés, sous forme de matière isolante utilisée pour le textile et les bâtiments. En 2025, il est prévu une augmentation du nombre de cendriers en partenariat avec l’éco-organisme Alcome. 

Nos commentaires : un sujet qui nous tient très à cœur, puisque nous sommes actifs sur cette question depuis le début du mandat ! Un sujet majeur au vu des quantités phénoménales collectées via les cendriers. Malheureusement, j’ai encore pu exhiber devant le Conseil la grosse boîte contenant les centaines de mégots ramassés en une heure de temps en centre-ville le 21 septembre ! Il ya donc encore beaucoup à faire. Nous avons la prétention de penser que nous ne sommes pas pour rien dans la légère prise de conscience de la ville de cette pollution. Pour autant, même si des actions ont été engagées, nous considérons qu’elles sont insuffisantes, la preuve étant qu’il reste toujours autant de mégots à terre. Une meilleure signalisation des cendriers installés, et surtout une campagne forte d’information en ville sous différentes formes est indispensable pour progresser. Personne ne connait par exemple l’arrêté du maire sur l’interdiction du jet de mégot ! À populariser largement !

Installation de médecins

En juin, le Conseil a voté pour l’acquisition d’un local pour aider à l’installation de nouveaux médecins au centre médical Casanova.  À une question de notre groupe, le maire a à l’époque répondu «  un médecin est déjà là à temps partiel et s’installera tout de suite dans le nouveau bureau et l’autre attend pour venir. » (cf PV de la séance) Mais au centre médical, on assure qu’aucun nouveau praticien n’est arrivé depuis deux ans.

Des informations sur ce sujet ? 

Réponse du maire : le maire confirme ses propos.

Nos commentaires : je confirme les miens, m’étant rendue à l’accueil du centre médical pour m’entendre dire qu’hélas, aucun nouveau médecin n’y était arrivé depuis deux ans..

À suivre…

Salle des mariages, 20 juin (5)

Suite de notre compte-rendu de la dernière séance du Conseil municipal de Saint Gratien

Parmi les autres dossiers débattus au Conseil ce 20 juin 2024

Nous votons pour une convention avec la SNCF pour permettre la traversée du passage souterrain par les riverains de la Gare de Saint Gratien. Nous l’avions dit dès la dépose de la passerelle de la gare : il est important que les Gratiennois qui ne possèdent pas de titre de transport puissent emprunter le souterrain au lieu de faire le détour par la rue de Verdun. Cela sera possible à partir du mois de septembre. Dommage que cela ait pris tant de temps, et qu’il faille encore deux démarches pour obtenir une contremarque : en mairie puis auprès de la SNCF, alors que le guichet de la gare est souvent fermé…

La ville passe un protocole d’accord avec le syndicat de copropriété du Forum, pour la régularisation de lots, entre les espaces privés et ceux appartenant à la ville, tels le cinéma ou la médiathèque. . La ville réalisera en contrepartie des travaux d’amélioration des espaces extérieurs pour 580 000€, dont seront déduits des travaux déjà effectués en 2003. Les copropriétaires se sont prononcés pour cette opération à une petite majorité lors de leur assemblée générale. Mais nous trouvons curieux que la ville revienne sur des travaux effectués il y a plus de 20 ans.

Nous votons pour l’acquisition d’un logement situé avenue Danielle Casanova en vue de développer l’offre de professionnels de santé. Nous comprenons bien le souci d’aider à l’installation de nouveaux médecins. Mais il apparait qu’aucune installation ne se concrétisera dans un futur proche, selon les renseignements que nous avons pris auprès du centre médical du Parc. Des locaux qui resteront sans généralistes comme malheureusement la maison de santé ?

Nous votons pour une convention entre les communes de Saint Gratien, Eaubonne et Soisy-sous-Montmorency pour la poursuite des études du sous-sol en vue du projet de réseau de chaleur par géothermie. C’est une technique qui permet de chauffer des bâtiments à très bas coût, déjà utilisée dans certaines communes du Val d’Oise, et dont nous avions soulevé la pertinence dès les ateliers « Agenda 21 » en 2011. Espérons que ce procédé puisse voir le jour dans notre ville.

À suivre pour terminer : une motion pour la ligne 19 du métro

Salle des mariages, 20 juin (4)

Suite de notre compte-rendu de la dernière séance du Conseil municipal de Saint Gratien, le 20 juin 2024

Le Conseil débat comme chaque mois de juin du Compte administratif, document qui retrace les dépenses et recettes réellement effectuées lors de l’année précédente. Même s’il s’agit d’un document « administratif », nous votons contre pour exprimer notre désaccord sur les orientations qui sous-tendaient le budget.  

Comme le Compte Administratif 2022, celui de 2023 détonne par rapport aux prévisions alarmistes de l’adjoint aux finances en juin 2022, qui nous prédisait des périodes budgétaires difficiles suite à l’envolée des prix de l’énergie et des « charges » de personnel. Et finalement, nous sommes loin de la situation catastrophique annoncée. Évidemment, une lourde augmentation du taux de taxe foncière est passée par là. Donc un CA avec une « capacité d’autofinancement » confortable et un excédent de clôture de plus de 5 millions.

Nous avons souligné plusieurs éléments dans le débat.

Cantine : l’adjoint aux finances se félicite de la bonne fréquentation des restaurants scolaires, puisque deux enfants sur trois déjeunent à la cantine.. mais c’est oublier que si à Grusse Dagneaux, 90% des élèves sont demi-pensionnaires, c’est seulement un sur deux à Jean Sarrailh..

Concessions diverses de la ville, telles que cantine, entretien des locaux, parkings… : on constate un effet inflationniste puisque la ville est tenue par ces différents contrats alors que la situation serait différente si ces services étaient assurés en gestion directe.

Personnel : les dépenses de personnel n’augmentent à Saint Gratien que de + 1,6%, incluant l’augmentation du point d’indice et deux augmentations du SMIC. L’adjoint vante cette politique d’augmentation contenue malgré les mesures gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat. Mais à quelles conditions ? Ce sont des retards de recrutement, des postes qui restent vacants, des départs en retraite non remplacés.. et au final, moins de services rendus à la population : médiathèque fermée au mois d’août, fermée toute l’année à partir de 18h… pour ne prendre que cet exemple.

Dette : la ville n’emprunte plus qu’à taux fixe… c’est une bonne chose après le fiasco des prêts à taux variables.

Globalement, les chiffres du CA sont bons, après une augmentation du taux de TF qui a rapporté 2,6 millions d’impôts supplémentaires. Il y avait certes il y a un an beaucoup d’incertitudes sur les budgets des collectivités, confrontées à des prix de l’énergie qui connaissaient des augmentations record. Mais le débat à l’époque sur le niveau d’augmentation du taux de la TF avait été expédié. Aujourd’hui la ville peut placer de l’argent.. deux millions d’euros tout en investissant 600 000€ dans la vidéosurveillance ! On aurait pu imaginer, au lieu d’une seule et forte hausse des taux, de pratiquer en deux étapes avec une clause de revoyure en fonction de l’évolution des prix de l’énergie notamment.

En ce qui concerne l’investissement, qu’en est-il des priorités ? L’urgence est dans le domaine de la transition énergétique et écologique. Nous rappelons l’importance de la végétalisation des cours d’écoles notamment.

Si la ville peut se vanter de dépenses d’équipement en forte hausse sur 2022, c’est surtout parce que cette dernière année avait connu de bien maigres investissements. Plus généralement, ces dépenses d’équipement restent toutes ces dernières années très modérées. Elles sont à Saint Gratien de 214€ par habitant, alors qu’elles s’élèvent à 364€ par habitant pour les villes de même importance (chiffres 2022.) Contrairement à l’adjoint aux finances, pour qui la ville serait suffisamment équipée, nous estimons que des besoins existent dans notre commune.

Un souhait pour finir : que la commission des finances soit le lieu de débats qui la rendraient plus attractive, alors qu’elle est actuellement désertée par les élus.

À suivre…

Illustrations : cour de l’école Jean Jaurès, fresques murales de la salle des mariages, buste de Marianne dans la salle du Conseil.. et notre table de travail en séance

Salle des mariages, 20 juin (3)

Suite de notre compte-rendu de la dernière séance du Conseil municipal de Saint Gratien

Le rapport suivant  concerne un projet de « vidéoprotection urbaine », dénomination positive d’un dispositif de vidéosurveillance. Le coût de ce projet est de quasiment 600 000€ pour 70/90 caméras ! C’est un dispositif propre à Saint Gratien, dont les caméras s’ajouteront aux 45 déjà installées dans notre ville via la communauté d’agglomération. L’attente des habitants pour les caméras est forte, nous dit le maire. Est-ce un argument ? Peut-être, car effectivement, la vidéosurveillance est très efficace… politiquement.

En fait, on répond à un sentiment d’insécurité par un sentiment de sécurité. Aucun chiffre dans le rapport sur l’évolution de la délinquance avant ou après l’installation de caméras. Celles déjà installées sont-elles inefficaces ? Pourquoi les nouvelles le seraient-elles davantage ? Dans quelques années, viendra-t-on nous dire qu’il faut en installer de nouvelles ?    

« Il y a  toujours cette croyance dans le fait que la technologie va permettre de prévenir le crime. Or c’est rarement comme ça que ça se passe… » dixit chercheur Olivier Tesquet, journaliste pour la cellule « enquête » de Télérama et auteur de plusieurs livres sur la question.

Ça fait des années que la Cour des comptes demande une évaluation sérieuse de cette technologie, car ça a un coût pour le contribuable. Ce bilan n’arrive jamais !

Mais les scientifiques, année après année, produisent des enquêtes pour démontrer l’inefficacité de ces caméras très onéreuses et dénoncent le lobby des technologies de sécurité.

La course aux caméras n’a jamais démontré son efficacité dans la prévention, et fort rarement dans la recherche des auteurs d’actes de délinquance, en milieu ouvert (les caméras peuvent être efficaces dans les parkings ou les hôpitaux).

La vidéosurveillance empêche-t-elle les infractions, sert-elle à retrouver les auteurs ? Rien ne le démontre.

En fait, se posent trois problèmes :

-Les caméras ne sont pas dissuasives dans les rues car les délinquants estiment que le risque de se faire identifier et interpeller, est faible.

– La probabilité pour un délinquant d’être pris en flagrant délit est extrêmement faible car il y a plusieurs dizaines de caméras à surveiller en permanence.

-Les forces de police étant ce qu’elles sont, il y a bien peu de chance que le délinquant même repéré par caméra soit interpellé rapidement.

L’impact de la vidéosurveillance sur la dissuasion et l’élucidation des délits s’avère marginal comme le montre une étude menée en Isère en 2021 à la demande de la gendarmerie : la vidéosurveillance a joué un rôle dans la résolution d’environ 1% des enquêtes.

Combien de caméras seront au final installées à St Gratien ? Sur quoi le maire s’appuie-t-il pour estimer l’efficacité du dispositif ? Pour notre part, nous sommes persuadés que rien ne remplace l’humain, particulièrement en matière de prévention. 600 000€ c’est une somme considérable qui aurait pu être utilisée pour un réel investissement pour la sécurité publique. Les caméras ne sont qu’un leurre.  Les centaines de millions d’euro dépensés inutilement pour la vidéosurveillance le seraient bien plus efficacement s’ils l’étaient pour des actions de prévention de terrain ou pour la police de proximité, très malheureusement supprimée par Nicolas Sarkozy. De l’humain, voilà ce qu’il faut, tant pour la prévention que pour la répression !

Sans grande surprise, le maire nous déroule un grand discours sécuritaire et nous vante les mérites -supposés mais jamais démontrés- de la multiplication des caméras. Nous votons contre ce dispositif.

À suivre…   

Salle des mariages, 20 juin (2)

Suite de notre compte-rendu de la séance du 20 juin 2024 du Conseil municipal de Saint Gratien

La ville crée 100 emplois d’animateurs non permanents pour les activités périscolaires. En fait, entre 80 et 90 animateurs sont employés chaque année, tant pour l’encadrement des temps de cantine que pour les centres de loisirs. Je saisis l’occasion pour demander s’il est exact que le taux d’encadrement durant la pause méridienne est passé de 1 animateur pour 14 enfants à 1 pour 18, comme cela m’a été signalé…. Pas de réponse du maire qui m’indique que je m’éloigne du rapport présenté et que je devrais reposer ma question en commission scolaire.. J’en déduis, puisqu’il n’y a pas de démenti, que mon info doit être véridique… À propos des dites commissions, seules deux se sont tenues durant cette année scolaire, dont une uniquement pour répondre aux questions que j’avais envoyées à l’adjointe, peu après la rentrée scolaire. Aucune de ces deux réunions n’a fait l’objet d’un quelconque compte-rendu.  

Nous votons pour la signature du contrat de ville « Engagements Quartiers 2030 ». Il s’agit derrière ce titre un peu obscur pour le non-initié, d’actions concernant le quartier des Raguenets, déclinées selon des objectifs louables et ambitieux auxquels on ne peut que souscrire : « favoriser l’épanouissement de l’enfant-élève » ou « renouer la confiance entre les habitants et les institutions »… Mais très concrètement ? Cela signifie-t-il des horaires d’ouverture élargis de Motordu ? Des Atsem en nombre suffisant dans les maternelles ? Les enfants de moins de 3 ans scolarisés ? Des classes moins chargées ? Des infirmières et médecins scolaires ? Une maison de santé avec des médecins généralistes qui assurent aussi une politique de prévention ? De l’îlotage par la police nationale ?  Des transports publics qui fonctionnent ? Des colos pour les enfants l’été ? Des commerces de proximité ? On peut allonger la liste pour de nombreux domaines… Nous questionnons sur l’élargissement possible du dispositif au quartier des Marais.  

Nous votons ensuite pour accepter le don à la ville par son propriétaire de la statue d’Andromède. Cette œuvre du sculpteur Jules Franceschi, réalisée en 1859, se trouve sur un terrain privé et se dégrade. Nous nous étions déjà exprimés sur ce sujet en septembre 2021 lorsque le problème avait été soulevé par l’association « Aimons St Gratien en Val d’Oise ».  

Oui à la conservation et l’exposition publique d’un élément non négligeable du patrimoine de la ville. Un regret : que la commune n’ait pas été en capacité de mener à bien ce projet et de le financer. Ce sont deux associations (« Aimons Saint Gratien en Val d’Oise «  et « L’art dans la ville », présidée par François Scellier, qui prendront en charge la restauration et le déplacement de la statue qui sera installée sur la place Gambetta, non loin de son emplacement actuel. Nous remercions « ASGVO » et son président François Paget sans l’intervention et la ténacité de qui Andromède n’aurait pas été sauvegardée.

À suivre : 600 000€ pour de nouvelles caméras !  

Salle des mariages, 20 juin (1)

L’intense période électorale m’a tenue éloignée des travaux d’écriture, et du compte-rendu du dernier Conseil municipal. Voici donc avec beaucoup de retard, les principaux points à retenir de cette séance du 20 juin 2024.

Concernant le procès-verbal de la séance précédente du 21 mars 2024, nous faisons remarquer qu’il est très compliqué de relire un PV trois mois après la séance. C’est le seul document qui informe les Gratiennois·es sur les débats du Conseil, il est donc important qu’il retranscrive fidèlement les interventions. Ceci n’est pas souvent le cas ! Je rappelle nos demandes lors de la séance de mars, qui évidemment n’apparaissent pas dans ce nouveau PV. La question serait réglée si on faisait comme de très nombreuses villes aujourd’hui : retransmettre la séance en ligne, avec l’avantage de faciliter l’accès des citoyens au travail du Conseil. Pourquoi pas à St Gratien ?  Pas de réponse du maire à cette interrogation..

Nous questionnons ensuite sur les décisions du maire, communiquées en début de séance. Notamment, nous demandons le coût total des travaux de dépose de la passerelle de la gare : 410 00€, comprenant la dépose des escaliers, qui est prévue incessamment. À noter que la ville bénéficie de subventions pour ces travaux  : 138 000€ déjà perçus et un dossier a été déposé pour d’autres subventions complémentaires pour un montant maximum de 70%.

Nous demandons des précisions sur la rénovation du centre culturel du Parc. Les études dureraient jusqu’à la fin 2024, les travaux auraient donc lieu un peu plus tôt que prévu au premier trimestre 2025 pour une livraison finale début 2026. Nous nous félicitons que ce projet avance mais quelle info avons-nous ainsi que les habitants et associations qui utilisent les locaux ? Les associations avaient des réserves sur les grandes orientations de cette rénovation, notamment sur l’agrandissement du centre pour de nouvelles salles. Est-ce qu’elles ont été concertées, et le seront-elles au fur et à mesure de l’avancement du projet ? Comment seront relocalisées les associations quand deux centres culturels risquent d’être inutilisables en même temps ?  Ce dossier ne mériterait-il pas d’être présenté en Conseil comme l’avaient été les travaux de la salle d’armes ? C’est un projet important pour la ville qui mériterait selon nous une présentation.

Le maire nous indique que les associations ont été consultées plusieurs fois et en fonction des évolutions elles le seront encore. Un des aspects principaux de la rénovation concerne l’isolation de ce bâtiment très énergivore. Cela a des impacts sur les aménagements intérieurs. Le projet sera détaillé en commission culture mais cela est aujourd’hui prématuré.

Espérons que ce dossier nous soit présenté avant sa phase finale pour permettre des corrections. C’est souvent un projet totalement finalisé qui nous est montré… impossible à faire évoluer. Quant aux associations, elles ont émis des souhaits, notamment d’agrandissement du centre pour éviter le partage de salles pour des activités très différentes. Mais jusqu’ici elles n’ont guère été entendues.. Pas de réponse concernant la relocalisation des activités le temps des travaux.

Compte-rendu à suivre avec notamment : l’examen du compte administratif 2023 et les comptes au beau fixe depuis l’importante augmentation des taux.. ; l’investissement pharamineux dans de nouvelles caméras ; le devenir de la statue d’Andromède ; une motion en faveur de la ligne 19…

Sept minutes pour cinq questions

Nos questions orales au Conseil municipal du 20 juin 2024, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », et les « réponses » du maire.

Ce système de questions/réponses est totalement vidé de son sens, puisqu’aucun débat n’est possible. En effet, nous ne pouvons plus nous exprimer après la réponse faite par le maire.

De plus, ce dernier nous fait des réponses tellement laconiques, inexactes ou provocatrices, que cette possibilité d’interpeler le maire est dans notre ville,  devenue caricaturale. Un nouvel exemple ci-dessous, en fin de la séance du 20 juin 2024 du Conseil municipal.   

Marché municipal- Stéphane Bauer

Lors du Conseil municipal du 21 mars 2024, le maire annonçait avoir reçu de la part de l’actuel concessionnaire SOMAREP-MANDON, par Lettre Recommandée, un avis officiel de rupture de la délégation de service public concernant le marché municipal. Depuis, le gestionnaire continue d’assurer la tenue des deux marchés hebdomadaires et un nouveau placier est en fonction. Cet état de fait et nos échanges avec les commerçants, nous ont fait comprendre que SOMAREP-MANDON est toujours en charge de la gestion du marché. Aucune information de la ville ne nous est parvenue à ce sujet et la commission commerce ne s’est pas réunie sur ce point. Nous souhaitons donc savoir dans quelles conditions la DSP se poursuit avec SOMAREP-MANDON (toujours avec un prélèvement global d’environ 100 000 €/an sur les commerçants ?) et si on peut espérer un changement positif dans les pratiques du gestionnaire (facturation sans lien avec un relevé d’eau et/ou d’électricité, etc.), souvent dénoncées dans les médias à l’encontre de SOMAREP-MANDON, ici et dans de nombreux autres marchés. Notre seul souci est la pérennité du marché, sa relance pouvant être compromise si le nombre de commerçants continuait de diminuer.

Que s’est-il donc passé entre Mandon-Somarep et la ville en mars 2024 ?

Réponse du maire : la ville a reçu un courrier de Somarep de cessation de délégation de service public à compter du 7 mai. La ville, appuyée de son avocat, s’y est formellement opposée, exigeant l’application du contrat. Finalement, Somarep a informé de sa renonciation à sa décision de résilier le contrat de façon unilatérale. La situation est entre les mains des avocats respectifs.  

Nos commentaires : réponse très partielle qui ne nous donne que bien peu d’informations, notamment sur les conditions dans lesquelles la délégation va se poursuivre entre deux partenaires qui ont des relations si dégradées. Il reste 6 ans à tenir… les commerçants sont fatigués de ce bras de fer permanent qui bloque toute avancée, comme par exemple l’installation de calicots indiquant le nom du commerce, ce qui se pratique dans tous les marchés.. Tous les engagements de Somarep, animations, marché des terroirs, aménagement des allées vides… restent sans suite.    

Passerelle de la gare-Stéphane Bauer

L’intérêt de cette liaison inter-quartiers n’est plus à démontrer, particulièrement pour les habitants des Raguenets. Nous estimons que cet équipement qui perdurera pour les décennies à venir, mérite plus qu’une reconstruction à l’identique (qui ne serait pas subventionnée) et qu’il faut profiter de l’occasion pour créer une liaison piétonne et cyclable, si possible couverte, facilement empruntable pour tous, y compris les personnes à mobilité réduite, entre les quartiers du centre-ville et les Raguenets et ainsi atténuer la coupure physique entre les quartiers. Cela devrait faire l’objet d’une large concertation citoyenne.

Que prévoit la ville pour cet équipement ?   ²

Réponse du maire : la ville prévoit la construction d’une passerelle totalement accessible et non couverte. Les études foncières sont en cours ainsi que les discussions avec la SNCF. Il est techniquement impossible d’assurer une liaison entièrement cyclable qui demanderait une pente de plusieurs centaines de mètres. La ville sera contrainte d’opter pour des ascenseurs de part de d’autre permettant le cheminement des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite.  

Nos commentaires : « Techniquement impossible » est un argument imparable pour couper court à toute discussion. Nous l’avons entendu à l’époque de la réalisation de la casquette du BIP, jugée impossible mais pourtant finalement créée.. Une pente suffisamment douce pour être empruntée par des piétons poussant un vélo ou une poussette d’enfants, le sujet mérite débat car l’équipement sera reconstruit pour des dizaines d’années à venir.    

Travaux de reconstruction du centre Camille Claudel-Isabelle Volat

Le centre Camille Claudel incendié il y a bientôt un an présente toujours une façade ravagée.

Pouvez-vous nous faire un état récapitulatif de ce qui est maintenant acté pour sa rénovation et le calendrier des travaux ? 

Réponse du maire : une réhabilitation complète du centre sera réalisée sauf dans sa partie basse, globalement épargnée par l’incendie. En revanche, la partie haute sera intégralement reconstruite, charpente, toiture et éléments intérieurs. Les performance s énergétiques répondront aux exigences de la loi Élan. Les travaux débuteront mi 2025 et s’achèveront courant 2026.  

Nos commentaires : deux ans pour ces travaux de reconstruction… espérons que la façade calcinée sera d’ici là un minimum recouverte pour présenter un aspect moins sinistre. À moins que le maire ne veuille jusqu’au bout laisser sous les yeux des habitants les stigmates des émeutes de juin 2023, après les avoir sommés de dénoncer les incendiaires ?   

 Inspirations durables-Isabelle Volat

La journée du 25 mai 2024 nous a semblé riche de diverses pistes d’actions en termes de développement durable. Pour autant, elles demandent à être mises en application : par exemple, le principe de collecte des mégots, initiative judicieuse que nous avions d’ailleurs suggérée dès 2020, a trouvé un débouché de recyclage, mais l’action peine encore à être connue à Saint Gratien. 

Quelles seront pratiquement les retombées concrètes à court terme des différents thèmes traités lors de cette journée ? 

Réponse du maire : Saint Gratien est exemplaire en matière de développement durable et l’a encore prouvé lors de cet événement. S’agissant des mégots, la ville les collecte et les recycle, ce que très peu de villes font. Saint Gratien est la seule ville à le faire dans le Val d’Oise. Nous sommes fiers d’être régulièrement cités en exemple, sur le cimetière, qui devient un lieu de visite, le compostage dans les écoles…   

Nos commentaires : aucune réponse donc à notre question sur les suites concrètes de la journée « Inspirations durables » mais un cocorico bien étonnant ! Notre cimetière n’a rien de particulier et bien d’autres villes alentour en possèdent de bien aussi entretenus et apaisants ! Le compostage dans les écoles est une pratique répandue dans de nombreuses villes. Sur quelles nouvelles initiatives débouchera donc la journée du 25 mai ? A priori, aucune. Quel dommage.

 Parking P1-Stéphane Bauer

Ce parking qui depuis le changement de gestionnaire, paraissait mieux entretenu, semble à présent connaître des problèmes de sécurité et d’entretien : grilles accès voitures abaissées et plusieurs issues piétonnes sont condamnées à partir de 20 h (4 sur 6 sans qu’on en comprenne la raison), portes qui s’ouvrent difficilement, et l’éclairage, quand il existe, est très faible. La signalisation des 6 issues, dénommées A, B,C, D, E et F mais ne figurant sur aucun plan, est inexistante.

Comment sortir rapidement du parking en cas d’urgence, incendie ou agression, ou tout simplement accéder facilement à son véhicule lorsque 4 issues sur 6 sont fermées et qu’aucun plan ne signale l’emplacement des 2 seules issues accessibles ?    

Réponse du maire : le mode de fonctionnement des accès du parking n’a pas évolué depuis l’arrivée du nouveau délégataire Effia. Seuls les deux accès réglementaires piétons restent accessibles avec un ticket après 20h. Les accès voitures fonctionnent en mode automatique quand se présente un véhicule. Le parking répond bien aux normes d’incendie réglementaires. L’accès aux issues de secours est balisé et affiché sur les plans d’évacuation. L’éclairage est assuré par des LED et des dispositifs détecteurs de mouvements.   

Nos commentaires : pour être allée vérifier sur place, je confirme que l’indication des issues de secours ouvertes le soir est inexistante. L’éclairage est minimal dans les différents escaliers d’accès.

Réponses du maire à ces 5 questions en 7 minutes chrono, lecture des questions par nous-mêmes comprise.

Où l’on reparle de la banque Dexia…

Suite de notre compte-rendu de la séance du 21 mars 2024 du Conseil municipal de Saint Gratien

Nous votons pour une subvention exceptionnelle au CCAS, qui n’est hélas pas une augmentation de l’aide à apporter aux familles en cette période de forte inflation, mais seulement une subvention ponctuelle destinée à l’achat de deux véhicules frigorifiques pour le portage des repas des personnes âgées. Une subvention exceptionnelle pour une dépense ponctuelle, ce qui fait que la subvention au CCAS reste de fait inchangée depuis de nombreuses années. La ville nous affirme qu’elle est suffisante pour répondre aux besoins, ce dont nous doutons fortement.

Nous votons contre la décision modificative liée au budget 2024 que nous n’avons pas approuvé. Nous interrogeons à ce propos sur le coût de « l’ilot de fraicheur », nouvelle dénomination des espaces verts, situé place Marcel Sembat car il nous semble bien élevé : plus de 143 000€. Ceci comprend l’acquisition et la démolition des boxes anciennement situés à cet endroit. Nous nous étonnons de la nécessité d’un système de vidéoprotection pour le jardin pédagogique des Raguenets, mais le maire nous indique que c’est la règle pour tout lieu accueillant du public.. Nous sommes donc partout vidéosurveillés, oups, « vidéoprotégés » ce qui est infiniment plus positif.

Le vote des taux d’imposition 2024 n’apporte pas de débat particulier, les taux restant inchangés (39,91% notamment sur les propriétés bâties). Personne n’a oublié leur forte augmentation en 2023, +14% du taux communal, ce qui couplé à la forte augmentation des bases, a entraîné une hausse de +22% de la taxe foncière. Une remarque : nous manquent cette année les comparatifs avec les taux des communes avoisinantes, les taux des communes de même strate et les taux départementaux, pourtant promis en commission.   

La ville demande la prorogation du dispositif du « fonds de soutien » relatif aux emprunts structurés… ceux-là même que l’adjoint aux finances se risque parfois à appeler « toxiques ». Cela concerne un emprunt dont les taux sont corrélés au dollar américain et au franc suisse.

La ville bénéficiera donc du fonds de soutien jusqu’à son extinction en 2028, mais le prêt court lui jusqu’en 2032.

Le taux de ce prêt au 1er avril 2024 est de 8,9%. Le reste à charge (surcoût) pour la ville sera de +4000€, après versement du fonds de soutien, qui, rappelons-le, est issu des poches des contribuables. Le surcoût total est de +27 000€, pour un emprunt qui ne s’élève plus qu’à 200 000€… une bonne affaire qui ne saute pas aux yeux..

Nous nous sommes souvent exprimés sur ce dossier et avons toujours condamné ce recours à des prêts très risqués, puisque indexés sur la parité entre monnaies étrangères. Cela avait conduit à des taux d’intérêt de 23% et des renégociations en catastrophe, très coûteuses pour les finances de la ville. Le maire et l’adjoint aux finances se refusent aujourd’hui à tirer le bilan de ces emprunts contractés en 2007 par J. Eustache (qui curieusement, n’intervient jamais sur ce dossier) et qui courent jusqu’en 2032. La promesse nous avait pourtant été faite de faire les comptes, une fois ce dossier clôturé.

Les emprunts toxiques s’élevaient à l’origine à 7 millions d’euros. En intérêts, ils auront coûté à la commune 5 804 00€, à savoir : remboursements, frais des deux renégociations, échéances « dégradées » en 2014, 2015, 2016 avec des surcoûts de 300 000 à 500 000€ avec des taux à 19%, 21% et 22%, le surcoût de 125 000 lié à un nouvel emprunt avec Dexia sur 15 ans à 4,65%… Addition : 5,804 millions. Le fonds de soutien s’élevant à 2,12 millions, le solde est donc de 3,577 millions. La réponse du maire ? « Bon, allez.. on passe au vote.» 

Certes, Saint Gratien n’est pas la seule commune à être tombée dans le piège de ces prêts. Mais elle n’a jamais reconnu son erreur et a au contraire toujours vanté « sa bonne affaire », alors même qu’elle portait plainte contre la banque Dexia.. Elle a toujours refusé d’en tirer le bilan, se contentant d’affirmer que cela lui avait permis de financer plusieurs équipements. Mais à quel prix !

La ville étend le périmètre du dispositif du « permis de louer », qui permet de mieux lutter contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil. Cela aurait d’après le maire un effet dissuasif puisque les propriétaires sont obligés de déclarer leurs locations, et un effet de contrôle en cas de signalement par un locataire ou à l’occasion d’une relocation.

Enfin, la ville reconduit de nouveau sa « brocante de rue » le 30 juin avenue Terré. Comme d’habitude, nous dit l’adjoint au commerce dans sa présentation. Nous regrettons que cette initiative se déroule immuablement dans le même quartier. Pourquoi pas en centre-ville, ou aux Raguenets, où il y a des commerces et où les habitants seraient aussi contents d’avoir de l’animation dans leur quartier ? Et pourquoi interdire la vente (et même le don !) de vêtements, alors que c’est cela qui intéresse nombre de familles dans un contexte économique difficile ? Notamment les vêtements d’enfants sont très demandés. Nous nous abstenons donc sur ce sujet.

Prochain Conseil municipal le 20 juin. Des séances qui se font de plus en plus rares ! On le regrette, car la démocratie locale souffre de cette gestion municipale de moins en moins partagée.