Utiles

Stéphane Bauer et moi-même avons été élus en mars 2020 sur la liste « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Voici notre compte-rendu de mandat.  

En mars 2020, les 35 membres du Conseil municipal de Saint Gratien ont été élus suite à un scrutin qui a réuni  35% de participation. Siègent donc 27 élus de la majorité (60% des voix), 3 élus de la liste « Vivons Saint Gratien » (20%), 2 élus SGSEC (12%) et 1 élu PS (5%).

Notre choix a été de nous investir autant dans l’opposition que si nous étions aux affaires. Nous avons donc été durant ces 6 ans actifs malgré notre position minoritaire, avec l’idée que nous pouvons être utiles aux habitants et aussi à la majorité en avançant nos idées. Nous sommes critiques de la politique de la majorité municipale de droite, mais toujours aussi porteurs de propositions alternatives.

On dit souvent que les élus minoritaires sont des élus « à part entière ». Pour autant, ils ne sont pas associés au travail municipal, mais seulement informés, a minima, et une fois les projets finalisés.  Une de nos premières préoccupations est la « chasse à l’info » en mairie et via nos réseaux pour obtenir une vision claire et précise des différents dossiers.

Conseil municipal au temps de la Covid

Nous assistons à toutes les séances du Conseil municipal  (6 ou 7 par an), aux commissions préparatoires, aux manifestations municipales diverses, aux repas des anciens et du personnel, à la journée des associations, aux réunions de quartier…  Nous sommes aussi parfois devant les écoles et nous tenons des permanences en plein air pour être au contact des habitants et échanger avec eux. Parfois, nous les informons, parfois ce sont eux qui nous renseignent en nous sollicitant sur tel ou tel sujet.  

Nous ne touchons aucune indemnité.

Nous sommes présents et actifs : nous intervenons au Conseil sur quasiment tous les dossiers après préparation. Les procès-verbaux des séances en sont une trace, parfois peu fiable hélas. Nous posons des questions orales au maire à chaque Conseil comme le prévoit le règlement. Nous rédigeons une « tribune libre » dans chaque magazine municipal. Nous restituons l’essentiel de notre activité via ce blog et une page Facebook. Il nous arrive aussi de rédiger des communiqués de presse, des motions pour le Conseil, des lettres au maire.  

Parmi les thèmes que nous avons souvent abordés durant ces six années… et dont les lecteurs de ce blog ont eu des échos réguliers, citons :

Écoles et enfance

Alerte sur les tarifs et l’accès à la cantine, l’état des toilettes, la végétalisation des cours, le nombre d’Atsem dans les maternelles, le peu d’ouverture de la médiathèque Motordu, l’insuffisance des séjours de vacances, le non-remplacement des enseignants absents  

Transition écologique 

Propositions d’aménagements pour des déplacements « doux », notamment des pistes cyclables, demande d’utilisation d’énergies renouvelables tels les panneaux photovoltaïques, d’extinction de l’éclairage public une partie de la nuit, alerte sur la pollution due aux mégots, sur les nuisances aériennes, sur les  dysfonctionnements des transports en commun   

Travaux

Nous avons pointé, grâce à notre bonne connaissance des équipements municipaux, les nécessaires rénovations de divers bâtiments communaux, tel le Centre culturel du Parc, la salle Georges Brassens, le centre de loisirs, les bureaux des étages de la mairie.  

Nous avons dénoncé les travers des différentes délégations de service public, comme celle du marché, du stationnement payant, de la restauration scolaire, de l’entretien des bâtiments communaux, des crèches privées, et plaidé pour un retour au public de ces différentes prestations.

Finances

Nous nous sommes exprimés sur les budgets à l’occasion des débats d’orientations budgétaires, du vote du budget primitif, des comptes administratifs en saisissant ces occasions de propositions alternatives, comme par exemple les augmentations de la taxe foncière ou les rémunérations du personnel, ou en dénonçant la part excessive des travaux de voirie dans les dépenses. Dès 2012, nous avions alerté sur le coût démesuré de la  dette de la ville suite à la contraction d’emprunts toxiques, qui ont continué de peser sur nos budgets avec des renégociations très coûteuses. Le dernier emprunt court jusqu’en 2032, et ses surcoûts sont pris en charge par le contribuable.. national via un fond de soutien. Une histoire qui a bien écorné l’image de gestion de « bon père de famille » revendiquée par la majorité.   

Sécurité

Nous avons dit notre scepticisme vis-à-vis des caméras ou du  dispositif Voisins vigilants, et relayé les inquiétudes des habitants parfois confrontés aux trafics.

Santé 

Nous avons insisté sur le manque de médecins, et avancé dès 2019 la proposition d’un centre municipal de santé, structure publique, en lieu et place de la de maison de santé, qui aujourd’hui encore, 6 ans après son ouverture, ne compte pas de nouveau médecin.  

Commerce local 

Nous sommes  maintes fois intervenus avec des propositions pour redynamiser le marché municipal, et interpellé le maire sur la fermeture de la librairie du Forum.  

Démocratie participative 

Nous avons porté la demande d’un budget participatif, et critiqué le dispositif étroit des réunions de quartier. 

Solidarité internationale 

Nous avons fait connaître notre soutien au peuple palestinien victime d’une agression génocidaire, et questionné la ville sur l’aide nécessaire lors des séismes en Turquie ou au Maroc… 

Sur nombre de sujets, nous avons largement contribué à soulever les problèmes et faire en sorte que la municipalité soit obligée de s’y pencher, même de façon insuffisante. C’est l’exemple de la végétalisation des cours d’école, sujet que la ville a longtemps ignoré avant de s’y intéresser, certes de façon très insuffisante.  

Parfois la ville reprend nos idées, comme pour les boites à livres, ou les informations sur les personnalités qui ont donné leur nom à nos rues, en apposant des QR codes informatifs sur les plaques de rues.    

Enfin, nous nous sommes exprimés à l’occasion d’événements particuliers. Rappelons l’incendie du centre Camille Claudel en juin 2023 et le courrier du maire aux habitants du quartier. Nous avons dénoncé la stigmatisation des Raguenets et son appel à la délation. Nous étions aux côtés des jeunes du quartier lors de la destruction du city stade par la ville en 2020 et nous les avons accompagnés dans un souci d’apaisement et pour tenter de trouver une solution avec la ville. Nous avons assisté à la dépose de la passerelle de la gare et demandé via une pétition qu’une liaison piétonne et cyclable soit réimplantée pour permettre une circulation aisée entre les Raguenets et le centre-ville.

Nous avons cherché à être des élus utiles.. Notre mandat court jusqu’en mars 2026. À très bientôt !   

Un aperçu de notre activité est actuellement distribué sous forme de flyer, et est également publié sur la page Facebook du Front de Gauche et celle de SGSEC.

Condamnée

Madame Le Pen est rattrapée par la justice ce lundi 31 mars 2025.

Les réactions ci-dessous de « l’Humanité » et de « Regards »

Marine Le Pen condamnée : une victoire pour la démocratie et l’État de droit, par Stéphane Sahuc dans l’Humanité

Peu importe la vérité, l’essentiel c’est de raconter l’histoire qui arrange. Dans le cas de la condamnation de Le Pen et compagnie, la fable mêle « complot anti-RN », « juges rouges corrompus », « verdict politique », « condamnation excessive », « volonté de nuire »… Un conte sur une justice partiale et « politique » qui priverait injustement des millions de Français d’une candidature à la présidentielle, « une justice contre la démocratie » en quelque sorte. Le tout repris en boucle par les leaders du Rassemblement national et les médias Bolloré pour imposer leur récit.

Cette mise en cause de la justice est d’autant plus grave que d’autres que le RN portent ce discours. Les renvois d’ascenseur entre le clan Sarkozy et le clan Le Pen pour s’insurger du sort fait à l’autre sont quotidiens. La droite et l’extrême droite toujours si promptes à réclamer une justice exemplaire et sévère – quand la justice doit simplement faire appliquer le droit – font la démonstration que ce qu’elles réclament c’est pour les autres.

Quitte à jeter aux oubliettes les attendus du jugement qui montrent que « la gravité de faits relève de leur nature systémique, de leur durée, du montant des fonds détournés, mais aussi de la qualité d’élus des auteurs et de l’atteinte portée à la confiance publique et aux règles du jeu démocratique ».

Alors, comment appelle-t-on ceux qui dénoncent une justice indépendante appliquant les lois et protégeant les règles démocratiques ? Qu’est-ce qu’une organisation politique dont l’obsession première, si elle arrive aux affaires, sera de mettre la justice au pas et donc d’en finir avec le principe de la séparation des pouvoirs ? Quand un projet politique a l’odeur, la couleur et la saveur du fascisme, c’est qu’il s’agit de fascisme.

Ne nous leurrons pas, la candidature compromise de Marine Le Pen pour 2027 ne met pas hors jeu le RN et encore moins son projet liberticide et raciste. La surenchère à droite et à l’extrême droite va battre son plein et, comme aux États-Unis, en Israël, en Hongrie ou en Russie, c’est le cœur du modèle démocratique qui sera visé. La responsabilité des forces de gauche pour ouvrir une issue politique est immense. Dans deux ans il sera peut-être trop tard.

Les cartes de la présidentielle 2027 rebattues, par Catherine Tricot dans « Regards »

Marine Le Pen a été condamnée à l’inéligibilité et ne sera pas candidate à la présidentielle. C’est un coup de tonnerre.

Marine Le Pen a donc été condamnée à 4 ans de prison, dont deux ans ferme, aménageables avec un bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de 5 ans assortie d’une exécution immédiate. En clair, Marine Le Pen se voit dans l’incapacité de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

C’est donc un jugement sans « laxisme » : les prévenus du procès en détournement de fonds européens ont tous été déclarés coupables, la plupart avec des peines de prison ferme. Les juges ont appliqué la loi votée par les députés en 2016, lesquels ont rendu obligatoire – et non automatique – la peine d’inéligibilité et l’exécution immédiate en cas de détournement de fonds.

Sitôt le verdict tombé, le leader Hongrois Viktor Orban tweete « Je suis Marine », le Kremlin déplore « une violation des normes démocratiques ». Dans le monde entier, l’ultra-droite marque son soutien au RN. Le jugement a un écho national et international.

Avant même le prononcé des peines, Marine Le Pen avait rejoint le siège du parti et son président Jordan Bardella. Les dirigeants du RN vont contester ce jugement, le déclarant partisan. Ils alimenteront la campagne planétaire contre la justice, son autonomie et sa fonction de garant du droit et des institutions.

Ce jugement est un tremblement de terre pour le RN, mais il l’est pour tout l’espace politique. Il est un peu l’équivalent de l’affaire Strauss-Kahn qui redistribua les cartes pour 2012.

Le RN va bien sûr mettre en selle un candidat. Il y a fort à parier que ce sera Jordan Bardella. Mais son très jeune âge (29 ans) et son positionnement à la croisée du RN, de Reconquête et des LR modifient la donne. Bardella a peu convaincu lors des législatives, pas plus qu’il ne s’impose parmi les cadres du RN. Il n’occupe pas exactement le même espace politique que Marine Le Pen. Mis en place pour rallier la bourgeoisie réactionnaire et les électeurs âgés, il devait bloquer Marion Maréchal. Le voilà en première ligne : les équilibres sont modifiés. La force de Marine Le Pen était du côté des catégories populaires, les plus nombreuses. Avec un tout autre profil, Bardella ne part pas avec les mêmes chances de victoire. Malgré une cote de popularité équivalente à celle de Marine Le Pen, son élection est loin d’être aussi crédible.

Bien des prétendants à l’Élysée vont se sentir rassérénés. Chassant sur les mêmes terres, Retailleau et Zemmour vont disputer la place au jeune homme au nom de l’expérience. Sur cette base, l’alliance du « bloc central » va en prendre un coup. La lutte entre Philippe et Retailleau prend corps.

À gauche, ceux qui ne veulent pas d’une candidature de rassemblement vont y trouver arguments. La droite divisée, la crédibilité de Bardella incertaine, le niveau à atteindre pour accéder au second tour s’abaisse et la perspective de victoire paraît moins bouchée. Jean-Luc Mélenchon en tirera argument. Raphaël Glucksmann aussi. Les forces d’entropie à gauche vont pouvoir se libérer. Audacieux et dangereux calculs : Marine Le Pen sort du jeu alors que l’extrême droite est en ascension, en Amérique comme partout en Europe. En France, ils sont nombreux à pouvoir et vouloir reprendre ces idées, au-delà du RN.

Les vœux de Gabrielle

Belle affluence à la salle des fêtes d’Enghien-les-Bains ce 28 janvier 2025 pour les vœux de la députée Gabrielle Cathala !

Des élus (mais aucun des maires de la 6è circonscription, oublieux des traditions républicaines), des militants, des responsables associatifs et syndicaux, des citoyens des huit villes concernées et même au-delà, sont venus se retrouver et échanger après les différentes interventions.

On y était ! Nous avons répondu présents à l’invitation de Gabrielle, ainsi que d’autres Gratiennois·es. Nous apprécions son action de terrain, sa présence active devant les écoles, les marchés, les cités… toujours à l’écoute des problèmes, des inquiétudes, des revendications, et sa réactivité dès qu’on la sollicite sur quelque sujet que ce soit. Elle connaît parfaitement les villes de la circonscription pour les arpenter si régulièrement, et avoir visité tous les lieux qui comptent, hôpital des enfants de Margency, casernes des pompiers, écoles, quartiers, forêt de Montmorency… Elle connaît les dossiers brûlants, nuisances aériennes, non-remplacements des professeurs absents, difficultés d’accès aux soins, de logement, prolongement heureusement abandonné du BIP…

Au-delà de son territoire d’élection, elle agit dans le Val d’Oise, notamment en visitant les lieux de privation de liberté, prison et centre de rétention, ou en soutenant les chauffeurs de bus grévistes.

À l’Assemblée, elle est de tous les combats avec un travail parlementaire acharné au sein de son groupe et avec ses partenaires du NFP. Au rebours des précédent·es député·s que nous avons connu·es dans la 6è, absent·es du terrain, injoignables, rétrogrades, on aime sa pugnacité, son attention pour les problèmes du quotidien, sa présence sur le terrain, l’information sur son activité qu’elle rétrocède régulièrement. Et bien sûr, nous sommes proches de ses orientations politiques, même si nous appartenons à des formations différentes.

Avant l’intervention de Gabrielle, se sont exprimé·es Sophie Maley, conseillère municipale d’Enghien, et Manuel Bompard, coordinateur du mouvement de La France Insoumise.

Nous retranscrivons ici la prise de parole de Stéphane Bauer, élu de Saint Gratien.

 Vœux 2025, Enghien-les-Bains, mardi 28 janvier 2025, 19h30

Mesdames, messieurs, chèr·es ami·es, collègues de campagne, camarades,

Bonsoir et merci d’être venus aussi nombreux·ses à cette cérémonie des vœux de notre députée, Gabrielle Cathala, auprès des habitants de notre 6è circonscription du Val d’Oise.

Qui aurait cru qu’un jour, des vœux de la gauche et des écologistes réunis, sous la bannière du Nouveau Front Populaire, seraient prononcés ici dans cette enceinte, à Enghien les Bains !  

Nous pensions que cela était impossible, nous, vous l’avez fait le 7 juillet dernier au terme d’une dense campagne de terrain, où on nous a vus partout, partout sur les terrains de notre circonscription.

 Je vous souhaite d’abord une bonne santé, et une bonne année de paix, et pour le reste le meilleur. Ce n’est pas rien, dans la période, pleine de tensions et d’incertitudes, nationales et internationales.

Pour me concentrer sur notre terrain, sur notre circonscription, deux souhaits, deux vœux.

Et je me tourne vers Gabrielle.

Mon  premier vœu. Le souhait de conserver une députée de terrain, le plus longtemps possible. Une députée efficace. Une députée qui se nourrit du terrain, de notre terrain, pour porter à l’Assemblée Nationale et dans les instances nationales, des propositions aiguisées, claires, qui marquent des points. Et tu as marqué des points : contre la 2 fois 2 voies, la prolongation inutile du BIP de Soisy vers Bonneuil, ta première proposition de loi dès mi- juillet ; ton intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale sur les aidants, en commission sur les conditions d’enseignement, les nuisances aériennes, les crèches privées…

Cela avait été un élément de discussion lors de la campagne. Tenir l’engagement de revenir après la campagne auprès des gens, des personnes, que l’on rencontrait au pied des magasins, dans les escaliers lors de nos porte-à-porte.

Engagement tenu. Très bien tenu ! Dès le 14 juillet tu organisais un pique-nique à Montmagny, puis un autre dès début septembre aux Raguenets à St Gratien. Depuis tu as démultiplié les contacts et les points de contacts avec les habitants de la circonscription. 

De par ta présence dans la circonscription, partout, au point que nous avons du mal à te suivre, nous avons là un outil pour exprimer nos doléances, mais aussi pour, de part nos expériences et nos vécus, faire suivre auprès de toi de la matière qui peut servir à alimenter, à illustrer, à conforter un projet de loi.

Mon premier souhait, c’est qu’ensemble nous continuions à créer les conditions pour que Gabrielle rayonne dans la circonscription, dans l’intérêt des besoins des habitants et dans l’intérêt général.

Deuxième souhait, deuxième vœu qui va au-delà de 2025.

Que notre rassemblement sous la bannière du Nouveau Front Populaire, de la gauche et des écologistes, résiste ici, dans nos villes, aux tempêtes, aux vicissitudes, aux ornières sur la route. Que le NFP s’élargisse, qu’il s’approfondisse.

Comme l’a dit encore récemment Lucie Castets, « quand on croit au NFP, ne nous arrêtons pas à chaque difficulté, à chaque soubresaut, à chaque tension… Les gens, les électeurs de gauche, les militants de gauche nous demandent de rester unis. Il existe un chemin pour être unis ». Sans rassemblement, sans notre rassemblement, il ne pourra y avoir de victoire en 2026 dans nos villes respectives. Sans rassemblement, nous ne serons pas capables de concevoir et porter un projet dans nos villes respectives pour faire changer les choses… Nous avons cette responsabilité-là. Construire un projet ambitieux, dans nos villes respectives. Avec les habitants. Pour les habitants.

Les gens ont besoin de cet espoir. Notamment dans la perspective des municipales de 2026.

Pourquoi cette exigence de projets ambitieux pour 2026, travaillés avec les habitants ?

Parce que nos services publics sont exsangues : des classes sans enseignant ici et là, une paupérisation de l’école publique ; un hôpital public dans une situation critique ; des besoins en matière de logements à des prix abordables pour les habitants de nos secteurs géographiques.

Et en face, nous avons des majorités aux commandes dans les villes où nous habitons, des majorités à droite sur l’échiquier politique, dans presque toutes les villes de notre circonscription, qui sont à bout d’idées, à bout de volonté, nous mettent à bout.

Un exemple à St Gratien, où je suis élu du groupe « St Gratien Solidaire Écologique et Citoyen ».

Dans le budget 2025, 16% des investissements seulement seront consacrés à la transition écologique ; et moins de 10% à l’enfance. 

Mais 30% du budget seront consacrés à la réfection de la voirie (= remettre du goudron) et 834 000 € (9% du budget d’investissement) pour installer 60 nouvelles caméras, à comparer à 56 000 € pour végétaliser une seule des 14 cours d’école…

Rien pour développer les mobilités alternatives à la voiture.

Rien pour le vieux centre de loisirs Fossiez, mal adapté à l’accueil des enfants.

Deux centres culturels seront certes réhabilités, avec recours à de fortes subventions, mais sans aucune concertation avec les responsables associatifs, ni les utilisateurs.

Il faut que cela change, au regard des enjeux.

Mon deuxième souhait est que nous travaillions ensemble dans nos villes respectives pour changer la donne. Il en va de notre responsabilité. Travailler à gauche, travailler avec les écologistes voire avec d’autres partenaires clairs sur ces objectifs et ambitions en matière de solidarité, de bifurcation écologique, de renouvellement de la démocratie locale.

Voilà l’ambition.

Voilà mes vœux pour 2025 et au-delà.

Merci à tou·tes. Et encore bonne année !

Stéphane Bauer

L’après Barnier

Alors qu’on attend aujourd’hui même la chute du gouvernement Barnier, Lucie Castets est interrogée par l’Humanité.

Après Michel Barnier, Lucie Castets ? L’économiste se dit toujours « disponible » pour Matignon, mais appelle la gauche à préparer la présidentielle.

Le Nouveau Front populaire (NFP) revendique-t-il toujours d’exercer le pouvoir avec vous à Matignon ?

Oui, au vu du résultat des législatives et de la situation, il serait légitime que nous gouvernions. Quant à savoir si je dois être première ministre, je ne suis pas dans une perspective égotique. J’ai fait partie de la solution cet été, si je dois encore faire partie de la solution maintenant, je me tiens à la disposition de la gauche.

Pour le reste, il faut reposer la question aux partis, mais aussi à Emmanuel Macron, qui porte la responsabilité de celui ou celle qu’il nommera. Le président nous a refusé le pouvoir une première fois. Résultat, c’est un échec total, et Michel Barnier s’apprête à tomber.

La gauche pourrait-elle bâtir des majorités sans risquer à son tour la censure ?

Je ne dis pas qu’à sa place je n’aurais pas été censurée, je suis la première à reconnaître que nous avons une majorité relative. Mais depuis, nous avons montré que nous pouvions mettre d’accord au-delà de nos rangs sur des amendements, lors du budget. Sur les services publics et les retraites, nous pouvons bâtir des majorités.

Tous les élus sur le terrain sont confrontés à des demandes d’amélioration des services publics. Cela impliquerait de forcer les macronistes à un peu de souplesse, certes, car ils portent un budget qui propose, notamment, de supprimer 4 000 postes de professeurs.

Boris Vallaud (PS) propose un pacte de non-censure avec les autres forces, hors RN, préalable à un gouvernement de gauche. Qu’en pensez-vous ?

Si la question est de travailler texte par texte sans menace de censure agitée à tout-va, cela me va et c’est d’ailleurs ce que j’ai proposé tout l’été. En revanche, s’il s’agit d’un accord gouvernemental très large avec des représentants du camp présidentiel, c’est irréaliste et notre électorat ne le comprendrait pas, surtout après cet été.

Pareillement, je pense qu’un gouvernement technique est une mauvaise hypothèse. Ce serait une sorte de nouveau macronisme. Comme si les experts n’avaient pas de socle idéologique…

Le RN s’apprête à censurer Michel Barnier après lui avoir servi de béquille. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas une surprise : on savait que le RN allait, à un moment, se retourner. Le vrai sujet, c’est comment la Macronie et LR se sont fait mener par le bout du nez par l’extrême droite. La vraie ligne rouge des macronistes, ce sont les hausses d’impôts, quitte à coopérer avec le RN. C’est une déception authentique pour moi de voir qu’aucun macroniste n’a eu de réflexe républicain. Emmanuel Macron devait être le rempart au RN, il en est le promoteur.

Désormais, les communiqués de Matignon citent directement Marine Le Pen pour la créditer de certaines avancées, comme sur le remboursement des médicaments, alors même que c’était une mesure portée par le NFP et que le premier ministre a toujours refusé de nous écouter.

Comment faire pour rendre visible l’arnaque du RN, qui se prétend le bouclier des classes populaires ?

Les idées racistes et réactionnaires ont progressé dans notre société mais je ne crois pas que cela suffise à expliquer la progression électorale du RN. Beaucoup des électeurs du RN se sont tournés vers ce parti en désespoir de cause : ils sont lassés par la classe politique disons « traditionnelle », avec le sentiment qu’elle est impuissante à changer leur quotidien… C’est à ça que la gauche doit répondre.

Or, avoir un très bon programme ne suffit pas. Les gens ne lisent pas nécessairement les programmes, on les comprend, ils fonctionnent – comme nous tous – d’abord par l’expérience du quotidien. J’ai croisé des sympathisants qui me disent : « Le Smic à 1 600 euros, c’est bien mais mon patron boulanger ne peut pas me verser ça et je ne veux pas le mettre dans la merde… » Il faut qu’on fasse preuve d’humilité collective. Cela ne veut pas dire que je ne soutiens pas le Smic à 1 600 euros ! Mais il faut expliquer mieux comment on y arrive, sans mettre ce patron boulanger, par exemple, en difficulté.

Si Emmanuel Macron venait à vous nommer, votre gouvernement est-il bouclé ?

J’ai déjà travaillé à plusieurs hypothèses, en concertation avec les partis. Toutes les composantes du NFP devront y être représentées, en évitant les personnalités les plus clivantes qui peuvent heurter les sensibilités de chacun. Et je suis favorable à ce qu’on ouvre à la société civile ou à certaines figures hors NFP, qui seraient prêtes à travailler avec nous et partagent notre socle.

À l’inverse, si le président se refusait à nouveau à nommer le NFP, que peut faire la gauche ?

Je le vois mal entendre raison, c’est donc l’hypothèse la plus probable. Nous devrons continuer à travailler à l’Assemblée pour construire un changement de cap politique, et préparer les prochaines échéances électorales.

Une présidentielle anticipée, par exemple ?

Je ne suis pas pour destituer le président de la République, en revanche je comprendrais qu’il se pose la question de démissionner. La crise politique vient d’abord de l’Élysée.

Vous avez appelé, le 30 novembre, aux côtés de Marine Tondelier, à fixer le principe d’une candidature commune à la présidentielle.

Oui, mais pas seulement. La candidature commune, et le fait de trouver une méthode de désignation, cela nous semble le B.A.BA pour ne pas partir désunis. Le projet est dans le nom, « Gagnons ensemble » : s’organiser et préparer la suite, avec toutes les forces de ce pays qui veulent œuvrer à la victoire d’un projet commun à l’ensemble de la gauche. Aller écouter et parler à tous ceux qui se sont éloignés de nous ou qui ne votent pas, ou plus.

Nous devons démontrer que nous savons écouter, et tenir compte de ce que les gens disent, contrairement à ce qui a été fait depuis 2017. Le NFP a été un élan incroyable, qui doit beaucoup à la société civile organisée, avec un fort désir d’union qui n’est pas retombé. Il faut renouer avec cet esprit. Nous pouvons approfondir le programme, en associant là encore la société civile et en nous appuyant sur des consensus locaux, sur la santé, l’éducation, la fiscalité…

Jean-Luc Mélenchon aussi a appelé à se rallier aux insoumis pour une candidature commune.

Notre démarche n’a rien à voir. Nous appelons à décloisonner le NFP, pour dépasser les 28 % et atteindre les 50 % pour être en mesure d’obtenir une majorité absolue aux législatives et de remporter la présidentielle. J’espère que la censure va provoquer un esprit de responsabilité, pour être en mesure de dépasser les postures. Nous gagnerons tous à travailler ensemble.

Encore à l’Assemblée Nationale !

Nous avions déjà été invité·es pour une visite des prestigieux locaux du « Palais Bourbon » en juillet. C’est à présent à une rencontre avec les associations écologistes du Val d’Oise que Gabrielle Cathala, députée LFI-NFP de la 6è circonscription, nous a convié·es ce 25 octobre 2024.

On salue au passage l’engagement total de Gabrielle, évidemment à l’Assemblée en cette période pour le moins agitée de débat budgétaire, mais aussi sa présence régulière sur le terrain, au plus près des habitants des communes de sa circonscription. Les précédent·es député·es ne nous y avaient pas vraiment habitué·s.. à tel point que les habitant·es des Raguenets, croisé·es récemment lors d’une « permanence mobile », s’étonnaient de déjà nous revoir, certain·es y voyant même le signe d’élections en cours ! C’est dire si le fait qu’une élue soit accessible et présente est peu habituel aux yeux des citoyen·nes.

Il s’agissait ce vendredi d’échanger avec diverses associations locales engagées dans le domaine de l’écologie. Voici un bref aperçu, qui n’a pas la prétention de tout relater, de la rencontre en présence de Gabrielle Cathala et d’un de ses collègues LFI au Conseil régional, sur ces sujets régulièrement commentés sur notre blog.

Les photos des « ors de la République »ont été prises lors de la visite de l’Assemblée qui a suivi.

Vivre sans BIP

Un « grand projet » heureusement tout récemment abandonné ! Mais ne pas croire que tout s’arrête là. Il importe maintenant de construire un projet alternatif pour ces espaces qui échappent,  momentanément, peut-être…, au rouleau de bitume et à une circulation dense, porteuse de nuisances non négligeables dans une région très urbanisée. Développement des transports en commun, trames verte et bleue, liaison avec la forêt de Montmorency, préservation des activités agricoles, travail de développement durable avec les écoles, partenariat avec le Siare, contournement routier de la ville de Soisy… un nouveau projet regroupant toutes ces thématiques serait utile pour éviter tout retour d’un tracé routier destructeur de ces espaces naturels dans cette partie du Val d’Oise. Une proposition de loi visant à préserver l’environnement avait été déposée dès septembre par Gabrielle Cathala.

Mieux se déplacer à bicyclette-MDB

Les mobilités douces : un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous intervenons régulièrement à Saint Gratien !  MDB rappelle tout d’abord la mort d’une « personne à vélo », qui avant d’être un « cycliste », est un individu ! Un contexte de violences routières assez inquiétant. MDB fait ensuite, en lien avec le sujet précédent, la proposition d’implanter sur l’ex-tracé du BIP, une piste cyclable qui pourrait relier les écoles et ainsi offrir la possibilité aux enfants de se rendre à l’école en vélo, limitant du même coup l’engorgement automobile qu’on connait aux entrées et sortie des établissements.

Le département investit chaque année entre 6 et 8 millions pour les infrastructures cyclistes, MDB regrette toutefois que cela soit surtout dans les zones peu denses. Si la pratique du cyclotourisme est intéressante, on ne doit pas oublier pour autant l’urgence de continuités cyclables dans nos villes, pour permettre une pratique quotidienne du vélo plus aisée et en toute sécurité. On souligne l’importance du stationnement des vélos dans les immeubles, qui pose bien souvent problème, et la question encore irrésolue de l’intermodalité… comment monter son vélo dans un bus, un train ou dans le RER ?  

Triangle de Gonesse

Le « CPTG » relate l’annulation de la ZAC de 300 hectares, mais craint une nouvelle ZAC et une nouvelle DUP. La question de l’accès routier à cette zone n’est pas anodine non plus.. et bien entendu, le CPTG continue de s’opposer à l’implantation d’une cité scolaire avec internat sur le Triangle, zone déclarée inhabitable pour cause de nuisances aériennes insupportables… et donc inapte à accueillir un établissement où le bruit environnant rendrait toute activité scolaire particulièrement pénible. Un projet alternatif à cette implantation est en réflexion, dans un lieu moins isolé et beaucoup plus propice à l’accueil d’étudiant·es. Quant à la gare prévue, le CPTG rappelle que les transports du quotidien manquent cruellement d’investissements et d’entretien, et que cette gare « en plein champ » ne sera utile à aucun·e habitant·e du Val d’Oise.

Nuisances aériennes

L’association « Advocnar » qu’on ne présente plus, agit depuis des années pour la réduction du trafic aérien afin de préserver la santé des riverains et de lutter contre le dérèglement climatique. Force est de constater que les avancées technologiques et les différentes techniques de manœuvre des avions se révèlent peu efficaces, ainsi que les arrêtés de restriction des avions les plus bruyants. Pour aboutir à une réduction du trafic, l’Advocnar se prononce pour une taxation du kérosène et une modulation du prix des billets : plus on voyage et plus on est taxé. Cela pénaliserait les grands voyageurs tout en permettant une utilisation raisonnée de l’avion. L’Advocnar préconise un couvre-feu de 23 h à 6 h du matin aux abords des aéroports, notamment Roissy qui en est dépourvu, et également le plafonnement du nombre de vols. Attention évidemment à l’importance des emplois qui dépendent directement de l’activité aéroportuaire, comme Fedex pour qui travaillent de nombreux Val d’Oisiens. L’Advocnar alerte aussi sur le projet des taxis volants qui permettraient, à prix d’or, de relier les aéroports entre eux, y compris au-dessus de Paris, dont le survol est jusqu’ici interdit.  

Alors que notre députée regagnait l’hémicycle pour l’examen de la partie recettes du budget (malgré la séance du samedi, le vote n’a finalement pas eu lieu), les participant·es à la réunion ont pu visiter une partie de l’Assemblée. Merci à Clément, notre guide !

Calomnie

La tribune libre de la majorité municipale, parue dans le magazine de septembre (vous pouvez la lire en toute fin d’article), nous interpelle. Elle nous est entièrement et nominativement consacrée, ce qui est déjà inhabituel. Mais surtout elle colporte bon nombre de contrevérités. Cela mérite une réponse.

La moitié de ce texte concerne la ville… de Grenoble ! Assez étonnant !  Qu’avons-nous de commun avec cette commune iséroise ? La suite du propos nous éclaire. Si la délinquance est importante à Grenoble, c’est, selon la tribune majoritaire, la faute du maire Éric Piolle, qui refuse d’armer sa police municipale et doute de l’efficacité des caméras de surveillance ! Voilà pourquoi l’insécurité serait si grande à Grenoble, comme plus généralement dans les villes dirigées « par la gauche et l’extrême-gauche » ! Et voilà qu’on en arrive au Nouveau Front Populaire gratiennois, qui mènerait le « même combat idéologique » que le maire de Grenoble.

En effet, nous avons refusé au dernier Conseil municipal, de voter 600 000€ pour l’installation de 70/90 nouvelles caméras, qui s’ajouteront aux 45 déjà en place. Nous nous sommes expliqués sur le sujet ici même.

Quelques remarques sur la prose d’ «Union pour Saint Gratien».

Le passage sur Grenoble et son maire reprend les mensonges propagés par la droite et l’extrême-droite sur les propos tenus par Éric Piolle. Ce dernier n’a jamais assimilé le drame de Grenoble, où un agent de la ville a été abattu alors qu’il portait secours suite à une collision entre véhicules, à un « accident ». Cela a largement été démontré par la presse, comme par exemple le Parisien ou Franceinfo.

Cela  est notamment très bien expliqué dans le « vrai du faux « de Franceinfo (et pour le coup, ces accusations sont fausses ! ). C’est à lire ici.

Le Parisien démonte également la fake news visant à discréditer Éric Piolle. À lire ici.

Il s’agissait bien d’une campagne de calomnie destinée à faire passer Éric Piolle pour un élu dangereux,  et responsable de l’insécurité qui existe dans sa ville. Il est assez surprenant de voir ces mensonges repris dans notre revue municipale, qui se déclare « revue d’information« . Ou de désinformation, cela dépend des pages….

Deuxième inexactitude : mais quelles sont donc les villes dirigées par l’extrême-gauche ? Aucune ! Car ni les écologistes, ni les communistes ne sont ainsi classés, ni d’ailleurs les Insoumis, comme l’a reconnu le Conseil d’État, qui les classifie « à gauche ». Mais « extrême-gauche », assurément, c’est beaucoup plus effrayant !

Il n’y a pas qu’Éric Piolle qui est injustement dénigré dans cette tribune. Le détour par Grenoble ne sert qu’à déformer nos propos et notre position à propos de « l’insécurité ». Elle reprend des échanges qui ont bien eu lieu lors de la séance du Conseil, mais en les sortant de tout contexte.

« Pour eux (les deux élus de SGSEC), ce serait de la politique fiction », nous assène la majorité municipale, laissant entendre que nous nions tout problème de sécurité. C’est faux ! Nous avons seulement dit que les caméras de surveillance ne réglaient aucun problème, et que seul « de l’humain sur le terrain » était efficace ! Une preuve éclatante en a d’ailleurs été donnée récemment. Si les Jeux Olympiques se sont si bien déroulés sur le plan sécuritaire, c’est parce que les forces de police étaient en nombre sur le terrain… les caméras n’ayant pour le coup pas été jugées suffisantes !

Lors de ce Conseil municipal, nous avons aussi insisté sur le versant « prévention ». Autant d’arguments que la tribune se garde bien de reprendre. Ce que nous qualifions de « politique fiction », c’est quand le maire élucubre sur ce qui se SERAIT passé en l’absence de caméras, dans un cas précis d’agression.  On peut toujours imaginer ce qui aurait pu advenir… ou pas. Avec des « si », tout est possible mais cela n’est pas un argument, et c’est cela que j’ai qualifié de «fiction ».

Si le maire nous avait démontré, chiffres à l’appui, l’efficacité des caméras, le débat aurait été différent. Mais jamais aucun chiffre concernant la délinquance ne nous est communiqué, aucun chiffre d’affaires ayant été élucidées grâce aux caméras, aucun pourcentage de faits dans les quartiers surveillés et ceux qui sont dépourvus de caméras…  

Ce que nous voyons, c’est que la multiplication des caméras ne règle pas les problèmes et surfe sur le « sentiment d’insécurité ».

Plus grave encore, il y a effet pervers. La sécurité publique est une compétence régalienne. La transférer aux communes, par le biais des polices municipales, et/ou par l’implantation des caméras, a eu l’effet pervers de désengager l’État. Plus les villes investissent dans la sécurité, plus leurs forces de police nationales disparaissent. C’est bien le cas à Saint Gratien, qui ne dispose non seulement pas de commissariat, mais a perdu son poste de police nationale.

En bref, nous avons certes avec la majorité des positions très éloignées sur les questions sécuritaires, mais rien ne justifie que nos positions soient complètement dénaturées.

Le fond de l’affaire, c’est que Monsieur Bachard et madame Eustache sont inquiets.

Il y a de quoi.

En juillet 2024, une députée LFI-NFP a été élue dans notre circonscription. Au premier tour, Gabrielle Cathala, dont mon collègue au Conseil, Stéphane Bauer, était le suppléant au titre du PCF,  a obtenu 39% des voix à Saint Gratien, contre seulement 9% pour la candidate de droite… Le grand malheur s’est confirmé une semaine plus tard, lorsque Gabrielle a recueilli plus de 45% des voix à Saint Gratien et a été élue députée de la 6è circonscription ! Jamais arrivé depuis 40 ans !

Les élections municipales ayant lieu dans un et demi, l’alerte est sérieuse pour l’équipe en place. Il faut remobiliser les électeurs de droite, voire ceux de la droite extrême, et donc agiter le chiffon rouge : des dangereux « d’extrême-gauche » qui ne croient pas aux caméras et réfutent même les problèmes d’insécurité, risquent d’être majoritaires au prochain scrutin.

Attendons-nous donc dans les prochains mois à voir s’aiguiser les attaques contre toute proposition d’action municipale alternative.

Pour nous, c’est clair. Le débat politique ne doit pas être coups bas et rumeurs infondées. Le débat, oui. La calomnie, non.

À l’Assemblée !

Visite de l’Assemblée Nationale

Vendredi 6 septembre, Gabrielle Cathala, députée de la 6ème circonscription du Val d’Oise, a organisé une visite guidée de l’Assemblée Nationale à l’attention des militants et des sympathisants du Nouveau Front Populaire.

Nous avons parcouru les allées emblématiques du Palais Bourbon.

Le Palais Bourbon est situé sur le quai d’Orsay dans le 7ème arrondissement de Paris.

Il abrite l’Assemblée Nationale depuis 1879.

Les 577 députés siègent dans l’Hémicycle ou salle des séances.

L’Hémicycle a été agrandi au XIXème siècle. Cependant les colonnades, le bureau et le fauteuil du Président, ainsi que le bas-relief sur la tribune de l’orateur ont conservé leur aspect d’origine.

Sous le bas-relief se trouvent les bureaux réservés aux rapporteurs de séances. De chaque côté de ces bureaux sont disposés les sièges de huissiers qui sont garants du bon déroulement de la séance.

La scène de la grande tapisserie centrale évoque les origines grecques de la démocratie.

Le vocabulaire des lieux ne manque pas d’humour !

L’espace tout en haut de l’hémicycle et réservé aux députés non réélus se nomme le « cimetière ». Les anciens députés sont autorisés à assister aux séances parlementaires.

Les loges situées au-dessus de l’hémicycle sont appelées « guignols ». Les membres des cabinets ministériels ou encore des photographes peuvent s’y installer pendant la séance des questions au gouvernement.

La Galerie des Fêtes permet de rejoindre l’hôtel de Lassay qui constitue le siège de la présidence de l’Assemblée Nationale.

Une partie des jardins de l’hôtel de Lassay est accessible aux députés.

La grande Rotonde est un espace emprunté à la fois par les journalistes qui se rendent à la tribune de la presse et par les députés qui viennent acheter leurs journaux au kiosque à journaux qui se trouve sur la gauche.

La salle des Quatre colonnes est utilisée pour interviewer les députés. On y trouve les deux monuments aux morts des deux grandes guerres mondiales.

De chaque côté de la porte faisant face au jardin se trouvent : à droite le buste du député chrétien social Albert de Mun, et à gauche celui du député socialiste Jean Jaurès.

La salle des Conférences est utilisée par les députés pour lire leur courrier et répondre aux messages qui leur sont destinés. Aucune conférence ne s’y tient plus aujourd’hui.

Le bronze de Dalou a été créé pour célébrer le centenaire de la Révolution française.

Au centre de la cour d’honneur, une monumentale sphère en granit noir, « La sphère des Droits de l’Homme », a été réalisée par l’artiste américain Walter de Maria pour le bicentenaire de la Révolution française.

Un grand merci à Gabrielle Cathala pour cette passionnante visite de l’Assemblée Nationale.

(ndlr) D’autres visites de l’Assemblée seront bien entendu proposées par notre députée, notamment à l’attention des élèves de la circonscription. Merci à Fabienne pour ce compte-rendu et ces photos qui nous donnent un aperçu de ce lieu emblématique !

 

 

Mépris

Les raisons ne manquent pas de s’indigner de la nomination de Michel Barnier au poste de premier ministre.

Un total déni de démocratie alors qu’une majorité d’électeurs se sont mobilisés en juin pour faire barrage à l’extrême-droite, et ont porté en tête le Nouveau Front Populaire. Même des politiques fort éloignés de la gauche reconnaissent que c’est dans ses rangs qu’un premier ministre aurait dû être désigné. Une première ministre en l’occurrence puisque c’est Lucie Castets qui a été choisie par l’ensemble des forces du NFP.

Et voilà qu’après deux mois d’attente interminable, c’est un vieux cheval de retour qui nous arrive ! Ce n’est pas tant son âge qui pose problème, quoiqu’on passe du plus jeune premier ministre de la Vè au plus vieux.

C’est surtout son curriculum qui fleure bon la naphtaline ! Cet homme regorge d’idées pour les « gens d’en bas » ! Lors de la primaire des Républicains pour la présidentielle de 2022,  il est bien le premier dans la course à la droitisation :  il se prononce pour reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, pour allonger le temps de travail, pour organiser une « pause migratoire » de 3 à 5 ans, pour cesser les « régularisations inconditionnelles « de sans-papiers, pour remettre en cause l’AME, pour restreindre le regroupement familial… Il n’a bien évidemment pas appelé à faire barrage à la peste brune en juin, et sa formation politique est arrivée en queue des législatives… Totale incohérence et mépris de la démocratie que de le voir arriver à Matignon.

On comprend l’indignation et la colère de celles et ceux qui se sont mobilisé.es en juin pour la défense des services publics, la revalorisation du SMIC, la gratuité scolaire, le retour à la retraite à 60 ans, et qui voient aujourd’hui bafouer le résultat des élections, avec un premier ministre qui a visiblement l’aval de l’extrême-droite.

Pour le dire, manifestations partout en France ce week-end… un début qui aura forcément des suites.  

Lucie à Matignon

Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire »

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI. Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

Article de Diego Chauvet

© Raphael Lafargue / ABACAPRESS

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement.

En 2022, il n’y avait pas de majorité absolue non plus. Le Président de la République a pourtant désigné une Première ministre dans les rangs de la force arrivée en tête. Il doit en être de même avec le Nouveau Front Populaire, après le résultat des dernières législatives. Je note avec inquiétude qu’il était prêt à nommer Jordan Bardella, même en l’absence de majorité absolue, avant le second tour, alors qu’il s’y refuse jusqu’ici pour la gauche.

J’ai dit au chef de l’état que j’étais extrêmement préoccupée par la situation du pays, et qu’il était de notre responsabilité commune de trouver un chemin pour répondre aux préoccupations des Français. Je lui ai rappelé que le résultat des élections traduisait un rejet très clair de la politique menée depuis sept ans. Enfin, quand bien même le barrage républicain a fonctionné, l’extrême droite n’est pas loin du pouvoir. Il est tout à fait légitime à considérer que notre programme ne lui plaît pas sur le plan idéologique. Il peut regretter que nous souhaitions revenir sur ses orientations politiques. En revanche, s’appuyer là-dessus pour nous empêcher de former un gouvernement revient à dévoyer la logique des institutions de la Ve République, à la fois dans leur lettre et dans leur esprit.

Il y a déjà eu des cohabitations, et elles ont bien fonctionné. Moi Première ministre, j’agirai avec tout le respect des prérogatives de chacun, en vertu de la Constitution. Sur les sujets internationaux et européens par exemple, il n’est pas question de parler d’une voix non consensuelle.

Pensez-vous l’avoir convaincu ?

Ce qui est nouveau dans la posture du président de la République, c’est qu’il semble prendre acte du fait que les Français attendent un changement dans la politique menée depuis sept ans. Il a accepté la clarification qu’il a lui-même appelée de ses vœux avec la dissolution. Mais j’ai l’impression qu’il ne prend pas acte du fonctionnement institutionnel. Il a l’air de chercher à vouloir construire lui-même ses coalitions. Ce n’est pas son rôle. Dans une démocratie parlementaire, il doit désigner un ou une Première ministre issue de la force arrivée en tête. À ce dernier, ou cette dernière, le soin de constituer un gouvernement et d’aller chercher des coalitions. Pour ma part, je fais le choix d’un gouvernement resserré avec une orientation politique claire. Ensuite, j’ai bien conscience qu’avec une majorité relative il faudra trouver des compromis.

Les consultations se poursuivent en début de semaine. Si à l’issue de celles-ci vous n’êtes pas nommée à Matignon, comment réagirez-vous ? Que devra faire le NFP ?

S’il choisit de désigner quelqu’un d’une autre force politique la semaine prochaine, c’est qu’il n’a pas vraiment compris l’aspiration au changement des Français. Il ne peut être incarné que par le Nouveau front populaire. Aucune autre coalition ne s’est présentée en tant que telle devant les Français. Aucune autre n’a présenté le nom d’un possible chef de gouvernement. Aucune autre n’a un programme clair de rupture et de changement politique, à la fois crédible et ambitieuse.

Si vous êtes nommée, vous avez promis un « changement de pratiques ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

C’est déjà prendre acte que nous n’avons qu’une majorité relative. En l’absence de majorité absolue, le Parlement doit jouer un rôle encore plus grand, le travail parlementaire être au cœur de notre démocratie. C’est aussi ce que j’ai dit ce matin au Président de la République.

Il est fondamental de s’appuyer sur nos parlementaires, mais aussi sur nos élus locaux. J’en ai rencontré énormément depuis un mois, mais aussi auparavant de par mes activités professionnelles. Ils ont beaucoup d’idées, une grande capacité à innover, même s’ils manquent de moyens pour mettre en œuvre leurs compétences. Ils savent aussi chercher du consensus sur le terrain, même avec des forces politiques qui leur sont opposées. Lutter contre les déserts médicaux par exemple, ça rassemble bien au-delà des forces de gauche. Je pense que les élus locaux ont un souci sincère de la condition de leurs concitoyens. Ils doivent nous inspirer.

Lorsque j’entends davantage écouter le terrain, je pense aussi aux salariés, aux forces syndicales, aux chefs d’entreprise, aux associations, aux collectifs… La société civile a joué un rôle majeur dans la dernière campagne électorale. Elle s’est massivement mobilisée contre le RN. J’aspire à jouer un rôle de traits d’union entre les partis, mais aussi à incarner quelque chose qui les dépasse. Ils jouent un rôle fondamental dans la vie politique, mais il faut aussi reconnaître les aspirations des collectifs et des électeurs de gauche qui ne se reconnaissant pas forcément dans un parti.

Comment comptez-vous éviter une censure, comme vous la promet l’ancienne ministre Aurore Bergé ?

Je la renvoie à ses responsabilités. Aurore Bergé semble être à l’aise avec le fait de contredire la décision du Président de la République s’il est amené à me nommer. Elle a l’air de l’être aussi avec le fait de rajouter de l’instabilité à un pays qui ne demande que de la stabilité. Enfin, elle a l’air confortable avec l’idée de censurer, avec le RN, une coalition qui propose du progrès pour la vie des Français. Il est problématique que des ministres ou des proches d’Emmanuel Macron puissent tenir de tels propos.

Sur le fond, j’ai sincèrement à cœur d’améliorer la vie des Français. Nous essaierons de trouver des mesures consensuelles. Sur la santé, sur l’éducation, sur le logement, sur la sécurité, il y a beaucoup d’attentes des Français. Les élus d’autres camps que le NFP savent que les électeurs attendent ces mesures. Ils sauront prendre leurs responsabilités.

S’il faut bâtir des compromis au-delà des rangs du NFP, jusqu’où irez-vous ? Sont-ils seulement possibles compte tenu des rapports de force à l’Assemblée nationale ?

Ils existent déjà. Des parlementaires hors du NFP ont déjà déclaré vouloir travailler sur un impôt sur la fortune vert, sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, sur le fait de revenir sur les exonérations de cotisations patronales pour les hauts salaires… La question sera celle du curseur. Je ne sais pas exactement où il tombera. Si je le disais maintenant, ce serait ne pas respecter le travail parlementaire. En tant que Première ministre, je n’aurais pas à m’y immiscer. Je donnerai des orientations, des impulsions.

Le pouvoir d’achat reste l’une des premières préoccupations des Français. Le programme du NFP prévoit une hausse du Smic, des salaires du privé et des fonctionnaires comme des pensions de retraite : comment faire ?

Ce sont des objectifs extrêmement clairs pour le Nouveau front populaire, et ils sont attendus par les Français. Je n’envisage pas, si je suis nommée, d’abandonner ces priorités. Personne ne le comprendrait, et revenir sur ce genre de promesses ferait le jeu du RN.

Pour y parvenir, il faudra trouver des compromis au Parlement, mais aussi redonner la main aux partenaires sociaux. Lorsque j’ai pu les rencontrer cet été, ils m’ont rappelé combien la méthode d’Emmanuel Macron leur paraissait inadmissible. Les propositions qui lui étaient transmises étaient aussitôt jetées au fond d’un puits.

Sur les retraites, notre objectif est de prendre un texte réglementaire à très court terme, pour décaler l’entrée en vigueur de la réforme et redonner la main aux partenaires sociaux pour discuter des conditions de financement du système.

Sur le Smic, notre objectif reste la revalorisation à 1 600 euros. Nous discuterons aussi avec les partenaires sociaux des modalités de sa mise en œuvre. Le « changement de pratiques » n’est pas un slogan.

À Matignon, votre première échéance serait de préparer un budget et de le faire voter par une Assemblée où il manque 100 sièges à la gauche pour être majoritaire. Est-ce mission impossible ?

On ne connaît pas encore les conditions de discussion d’un budget, puisqu’on ne sait toujours pas quand Emmanuel Macron nommera le gouvernement. Il est inadmissible sur le plan démocratique qu’un gouvernement démissionnaire, chargé de la gestion des affaires courantes, soit en train de construire un budget austéritaire, à rebours des aspirations exprimées par les électeurs.

Dès 2025, nous voulons faire voter certaines mesures, et elles devront être financées. Nous y travaillons. Nous conditionnons nos nouvelles dépenses à de nouvelles recettes. Nous ne voulons pas creuser le déficit public. L’enjeu est d’arriver à un niveau de recettes suffisant pour ne pas décevoir les Français qui ont voté pour nous. Nous respecterons nos interlocuteurs au Parlement, mais un budget est typiquement une situation pour laquelle nous pourrions passer par un 49.3 si nous y étions obligés. Ce n’est pas ce que je souhaite.

Pourrez-vous revenir sur les orientations austéritaires fixées par Gabriel Attal dans ses lettres de cadrage ?

Tout dépend de la date à laquelle nous arrivons à Matignon. Si le budget est déjà en discussion, il faudra faire des amendements du gouvernement. C’est une opération périlleuse, et en tout cas, pas du tout satisfaisante.

À l’échelle internationale, vous aurez à traiter des guerres en Ukraine et à Gaza. Comment la « diplomatie de la paix » peut-elle se concrétiser, alors que les Affaires étrangères sont en général un domaine réservé au président de la République ?

Il faut que la cohabitation fonctionne. C’est déjà arrivé par le passé, et je ne suis pas inquiète à ce sujet. Il n’y a pas de différences majeures en matière de politique étrangère. Il est nécessaire de reconnaître rapidement l’État de Palestine, mais ce n’est pas à rebours de la politique étrangère menée jusqu’ici par la France. Il faudra de la concertation. Il n’est pas question que le président de la République et la Première ministre s’affichent désunis à l’échelle européenne comme internationale.

Vous tenez votre légitimité du choix des 4 partis du NFP, lesquels affichent souvent publiquement des divergences, notamment tactiques. Par exemple, sur la menace de destituer Emmanuel Macron. Comment gérerez-vous ces désaccords ?

Comme tous les Premiers ministres l’ont fait auparavant. Des désaccords, il y en a toujours au sein des partis eux-mêmes. Je ne me pose pas en arbitre. Les discussions au sein du Nouveau front populaire sont saines et productives. J’ai été amenée à m’exprimer sur la question de la destitution. Ce n’est pas l’option que je privilégie, en revanche il me semble légitime de chercher à mettre un terme à la situation actuelle qui n’est bonne pour personne. Il y aura sûrement des discussions, mais je ne suis pas inquiète.

La gauche surprend jour après jour. Personne ne pensait qu’elle parviendrait à s’unir pour les législatives, puis qu’elle trouverait un nom pour Matignon. Tout le monde pensait que l’union exploserait dans le mois suivant les élections. En réalité, l’union de la gauche est toujours là, comme l’a montré la rencontre à l’Élysée ce matin.

Vous n’êtes donc pas « prisonnière de votre camp » comme l’a écrit l’Opinion ?

Pas du tout. Je suis assez libre. Je n’ai jamais pensé à devenir Première ministre. J’ai un engagement associatif sincère, un travail passionnant auquel je suis attaché. Je ne suis prisonnière de rien, même si j’ai accepté cette mission périlleuse. J’ai la légitimité que m’ont accordée les quatre partis du NFP. En réalité, ils me laissent beaucoup de place.

Vous avez dit déjà réfléchir à votre potentiel gouvernement. Avec quelle méthode ? Quels équilibres ?

Toutes les forces du NFP seront représentées dans ce gouvernement. J’envisage aussi son ouverture à des figures de la société civile, parce que c’est important et que les Français y sont attachés. Les ministres seront nommés en fonction de leurs compétences et de la nature leur engagement.

Vous intervenez ce soir devant les communistes à Montpellier (à l’université d’été du PCF, ndlr). Que comptez-vous leur dire ?

J’aurai un échange avec eux. Je travaille très bien avec les communistes. Ce sont des gens dont j’estime beaucoup l’engagement, et avec qui j’ai en commun la défense acharnée des services publics. C’est un parti qui arrive à se renouveler, et à peser au sein de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon a ouvert la porte à un soutien sans participation de la FI à votre gouvernement pour permettre au NFP d’appliquer son programme. Qu’en pensez-vous ?

Jean-Luc Melenchon s’est exprimé samedi je crois que c’est clair. Ils ont posé la question (à Emmanuel Macron et aux partis de droite et du centre – NDLR) et nous attendons la réponse. La France Insoumise souhaite être une solution pas un problème pour les français. La priorité du NFP c’est changer la vie du pays et proposer un gouvernement dans les plus brefs délais.

La 6è à gauche toute

La « Gazette du Val d’Oise » revient sur les résultats du Nouveau Front Populaire dans la 6è circonscription, et la prise de ce « bastion » réputé de tout temps à droite. Mais quand la menace de l’extrême-droite est pressante, que les forces de gauche sont rassemblées, qu’un programme réaliste et chiffré est construit, que les quartiers populaires se mobilisent, aucune forteresse ne résiste. L’affaire ne s’arrête pas là, elle commence.  À très bientôt, à nouveau sur le terrain !