Tout changer dans la 6è !

Quelques échos en images du début de campagne du Nouveau Front Populaire dans notre 6è circonscription du Val d’Oise. 

La candidate du NFP est Gabrielle Cathala de la France Insoumise, bien connue des électeurs.trices puisqu’elle était déjà la candidate de la gauche lors des législatives de 2022. Elle avait talonné la candidate macroniste, et échoué de peu au deuxième tour. 

Le candidat suppléant, Stéphane Bauer, est lui aussi bien connu sur le terrain puisqu’il l’arpente depuis des années et est élu municipal PCF à Saint Gratien. Nous les soutenons pleinement dans cette campagne !

Les récents résultats des européennes montrent que la gauche peut être en tête au premier tour et gagner au second dans notre circonscription. Pour cela, non seulement nous démontrerons le danger majeur pour la République que représente l’extrême-droite, mais nous populariserons les mesures du programme du NFP : urgences sociales, défi climatique, développement des services publics, action pour la paix… un programme réaliste et finançable.

Campagne courte, trop courte et qui a donc démarré rapidement. Distributions aux gares, marchés, sorties d’école, porte à porte… Notre objectif est d’être au maximum au contact des habitant.es. Vous retrouverez sur ce blog des informations régulières sur notre activité.

Vous voulez nous rejoindre, vous cherchez un mandataire pour voter les 30 juin et 7 juillet, vous pouvez tenir un bureau de vote, vous souhaitez nous soutenir de quelque manière que ce soit ? Contactez-nous !  

Cinq député·es de plus pour la gauche !

5% pour la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, c’est 5 député·es en plus pour la gauche et 5 en moins pour la droite et l’extrême-droite !

Envoyez Léon à Bruxelles, et avec lui :
Sigrid Gérardin, enseignante en lycée professionnel et syndicaliste ; Emmanuel Maurel, député européen sortant,  GRS ; Hélène Bidard, militante féministe, adjointe à Paris ; André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée !

Pour une Europe de la coopération, qui garantisse des services publics de qualité, qui relocalise nos usines et protège les salarié.es et les agriculteurs. trices, qui s’engage pour une écologie ambitieuse et populaire ! 

Léon

Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella »

À une semaine des européennes, la tête de liste du PCF, Léon Deffontaines, revient sur les enjeux de la campagne, la situation à gauche, l’urgence climatique et le combat à mener contre l’extrême droite. Il est interrogé pour l’Humanité par Aurélien Soucheyre et Diego Chauvet.

Le candidat des communistes pour le 9 juin, Léon Deffontaines, a réalisé une percée médiatique en mettant le RN face à la réalité de ses votes contre l’intérêt général. Il entend déjouer les pronostics le jour du scrutin et appelle la gauche à se rassembler sur la question sociale, en plus de défendre une « écologie populaire et rationnelle ».

Quel est votre principal adversaire pour ces européennes ?

C’est Jordan Bardella. Nous avons tous les deux 28 ans, et le duel pourrait s’installer dans la durée. Je veux montrer ses contradictions. Chaque fois qu’il peut défendre les travailleurs français, le RN vote contre leurs intérêts.

L’extrême droite a refusé l’indexation des salaires sur l’inflation, le rétablissement de l’ISF, et ce parti qui se dit défenseur de la ruralité s’oppose aux lois contre les déserts médicaux. Déconstruire le mythe du RN, défenseur des travailleurs français, est l’un des enjeux de cette campagne.

Que répondez-vous à ceux disent qu’on n’a jamais essayé le RN ?

Que l’on est en réalité en train de l’essayer sur le plan économique et social. À l’Assemblée, la coalition gouvernementale et le RN votent systématiquement contre toute avancée pour les travailleurs. Leur projet est identique en la matière. Et le RN au Parlement européen vote majoritairement pour les traités de libre-échange.

Il faut bien sûr attaquer ce parti sur le caractère xénophobe, fasciste même, de son programme. Mais on s’évertue à le faire depuis quarante ans, et ce n’est pas suffisant. Le RN se dédiabolise sur la question sociale, et c’est sur cette supercherie qu’il faut l’attaquer.

Comment expliquer son niveau dans les sondages ?

L’extrême droite est épargnée. Le débat sur LCI (le 21 mai – NDLR) a été symptomatique. Les autres candidats avaient l’air tétanisés par Bardella. Personne n’osait l’attaquer. Il ne faut pas le laisser dérouler ses mensonges. Allons à l’affrontement ! D’autre part, nous n’avons pas été à la hauteur à gauche. Nous nous écharpons sur des questions de société et des sujets internationaux qui devraient nous rassembler. Nous devons refaire de la question sociale notre priorité.

Bardella n’avait rien d’autre à vous répondre que « vous êtes communiste », lorsque vous l’avez attaqué dans ce débat. Est-ce un problème d’être communiste ?

Quand on l’attrape sur le fond, Bardella est incapable de répondre. Il me renvoie donc à mon communisme comme s’il s’agissait d’une insulte. C’est révélateur de son absence de projet social. Mais si on veut nous renvoyer au passé, je suis fier d’être membre du parti de Missak Manouchian, panthéonisé cette année. L’histoire de mon parti, c’est la Résistance, le CNR, la Sécurité sociale.

L’héritage du RN, cofondé par un Waffen-SS, c’est la collaboration et Vichy. Le communisme aujourd’hui est synonyme d’espoir, de rupture avec une société capitaliste incapable de répondre à l’impératif environnemental et à nos aspirations à vivre mieux. Il s’agit d’aider chaque individu à s’épanouir pleinement, quelle que soit son origine sociale ou géographique. C’est le projet que je porte.

Vous étiez en meeting à Avion (Pas-de-Calais), il y a une semaine, seule circonscription perdue par le RN aux législatives 2022, au profit du PCF…

Nous sommes la seule force politique qui a fait reculer l’extrême droite. Dans le Pas-de-Calais, nous avons aussi fait perdre trois cantons au RN. Lorsque la gauche est capable de rassembler sur la question sociale, elle peut battre les lepénistes. C’est mon ambition pour les européennes et au-delà.

Qu’avez-vous appris dans cette campagne au cours de laquelle vous avez sillonné toute la France ?

J’en retiens la beauté des paysages et la richesse de la population. Une campagne, c’est l’occasion de parler, de reconstruire du lien social. Depuis quinze ans, la gauche est captive de deux offres politiques : l’une outrancière et polémiste, l’autre libérale. C’est ce qui l’empêche d’aller à la reconquête de l’électorat populaire et de progresser.

On nous renvoie toujours à François Hollande et à Jean-Luc Mélenchon, sur les marchés. Ce sont les deux cailloux dans nos chaussures. Nous devons écrire une nouvelle page. C’est avec une gauche du travail rassemblée que l’on retrouvera un électorat populaire et que nous redeviendrons majoritaires dans le pays.

Vous avez 23 syndicalistes sur votre liste, un record. En quoi est-ce une force ?

C’est une chose de défendre le monde du travail. C’en est une autre de faire élire au Parlement celles et ceux qui en sont les premiers représentants. Sigrid Gérardin et Fabien Gâche, en 2e et 7e position sur ma liste, incarnent au quotidien ceux qui luttent contre les effets dévastateurs des politiques européennes libérales. Les élire, c’est les faire entrer dans l’institution probablement la plus antisociale de notre système politique. Ils peuvent y être le fer de lance de la lutte contre la destruction des droits sociaux.

Dans vos meetings, on vous entend dire : « Cette Europe, qu’elle crève ! » N’est-ce pas contradictoire ?

Les institutions européennes se sont construites avec le dogme néolibéral. Elles sont une machine à broyer l’avenir des jeunes, à détruire l’emploi. Si nous y envoyons des députés européens, ils seront un appui pour résister à la marche forcée du néolibéralisme. Je ne crois pas que l’UE sera, demain, un levier pour l’émancipation des peuples, parce qu’elle sera dominée par la droite et l’extrême droite. Mais, y envoyer des représentants du peuple sera un moyen de mener la résistance dans les travées du Parlement.

Vous êtes donné entre 2 et 3 % des intentions de vote dans les sondages. Que comptez-vous faire pour y remédier dans la dernière ligne droite ?

Il fallait que nous tracions notre sillon dans cette campagne, peu importent les sondages. Lors de la campagne de 2019, ils se sont lamentablement plantés. J’ai donc peu confiance dans ces enquêtes. Les Français font leur choix au dernier moment, et c’est encore plus vrai dans une européenne. Le niveau de participation peut tout changer.

70 % des 18 à 29 ans prévoient de ne pas aller voter le 9 juin. Que leur dites-vous ?

J’observe le décalage entre ce que nous vivons, nous, les jeunes, et les discours sur l’Europe. L’exemple le plus édifiant, c’est Erasmus, que l’on nous vante comme merveilleux. Mais seulement 5 % d’une classe d’âge participent à ce programme. C’est quoi, l’Europe, pour les 95 % restants ? C’est l’impasse écologique à laquelle l’UE est incapable de répondre en nous enfermant dans les énergies fossiles.

C’est la baisse du pouvoir d’achat, avec des jeunes particulièrement touchés, qui se tournent vers l’aide alimentaire. Que fait l’UE ? Les contrats précaires, la mise en concurrence des travailleurs, la difficulté à faire des études… Culpabiliser les jeunes pour les envoyer voter revient à les mépriser. Ce ne sont pas les jeunes qui se désintéressent de l’Europe, mais l’UE et les candidats qui se détournent d’eux. Moi, je veux parler de leur réalité, de leur quotidien.

L’écologie est la grande absente de cette campagne. Que défendez-vous ?

Je souhaite faire de ce combat une priorité, pour une écologie populaire et rationnelle. Il faut traiter le problème du réchauffement climatique sans dogmatisme. Si on veut atteindre la neutralité carbone en 2050, donc diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il faut prioriser le fret ferroviaire et les transports en commun. Il faut aussi développer le mix énergétique entre nucléaire et renouvelable. C’est la seule façon de produire suffisamment d’électricité pour mener la transition écologique et industrielle. C’est ce discours raisonné, raisonnable, qu’il faut tenir.

Pourquoi défendez-vous l’organisation de référendums avant toute nouvelle adhésion à l’UE ?

L’élargissement sans condition, ni harmonisation fiscale et sociale s’est traduit par un accroissement de la mise en concurrence des travailleurs au sein de l’UE. De nombreuses usines ont été délocalisées à l’est parce que la main-d’œuvre y est moins chère. Les Français doivent être consultés parce que les conséquences sont très concrètes sur leur vie.

Élargir l’UE à des pays où le salaire minimum est inférieur à 200 euros par mois entraînera encore plus de délocalisations et un nivellement par le bas des salaires et des conditions de travail. L’agriculture subirait la même concurrence déloyale. Il ne s’agit pas de refuser la solidarité, il s’agit même d’aider ces pays à se développer. Mais un élargissement dans l’état actuel, c’est non.

Les délocalisations se font à l’intérieur de l’UE, mais aussi vers des pays du monde entier…

Parce que l’Europe est incapable de se défendre. Il faut remettre en place des mesures protectionnistes. Notre projet politique repose autour des trois P : protection, production, planification. Il faut en finir avec les traités de libre-échange qui saturent le marché européen de produits fabriqués dans des conditions sociales et environnementales non conformes à nos réglementations. Nous devons contrôler nos ports et docks, instaurer des taxes douanières plus conséquentes et permettre à nos marchés publics de privilégier nos usines françaises.

Nous voulons créer des filières industrielles stratégiques pour permettre à la France de retrouver sa souveraineté dans les secteurs où elle l’a perdue. Enfin, si l’on veut réindustrialiser et répondre aux impératifs environnementaux, il faut créer de nouveaux droits pour les travailleurs. Ils sont bien souvent la clé pour la reconversion de leur entreprise. Leurs choix stratégiques sont toujours plus intéressants et plus vertueux que ceux des actionnaires.

Vous défendez un espace européen de coopération. Êtes-vous pour une UE qui accueille ou qui refoule ?

On peut à la fois plus accueillir et mieux accueillir. La politique migratoire de la France et de l’UE ne peut se contenter de délivrer ou non des titres de séjour. Elle doit permettre à chacun d’être intégré pleinement dans la société. Ceux qui travaillent et tiennent nos services publics à bout de bras doivent bénéficier des mêmes droits que les autres, ce qui passe par la régularisation des travailleurs sans papiers.

J’insiste également sur la coopération. Les gens n’émigrent pas de gaîté de cœur, mais pour fuir le sous-développement. Nous devons changer notre rapport avec l’espace méditerranéen et l’Afrique subsaharienne, et multiplier les aides au développement. On ne peut pas reprocher aux gens de fuir la guerre, la misère ou la galère, quand le taux d’électrification du Niger, par exemple, avoisine les 17 %… Nos relations actuelles sont très ascendantes, avec la France qui dicte et qui pille les richesses.

Photos du meeting parisien de Léon Deffontaines, le 15 mai au gymnase Japy

La « Gauche unie pour le monde du travail » regroupe le PCF, la Gauche Républicaine et Socialiste, les radicaux de gauche, l’Engagement, le Mouvement Républicain et Citoyen. 

Hala, la voix de la Palestine

La fédération du PCF 95 organisait mardi soir à Argenteuil (95) un échange avec Hala ABOU HASSIRA, Ambassadrice de Palestine en France. Autour d’elle : Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité ; Francis WURTZ, ancien député PCF européen ; Pierre BARROS, sénateur du Val d’Oise ; Cécile DUMAS, conseillère régionale d’Île-de-France et secrétaire fédérale du PCF95.

Hala ABOU HASSIRA, Ambassadrice de Palestine en France :

Le traitement du conflit par les grandes puissances qui gouvernent les instances internationales, comme l’ONU, l’OMS, l’UNHCR…  montre bien là une inégalité entre le nord et le sud.

Alors qu’elle était invisibilisée, la question palestinienne est revenue sur le devant de la scène. Mais à quel prix ?

Le problème ne se limite pas à Netanyahu. Les Palestiniens sont victimes de toute une politique d’état. Nous sommes victimes d’une oppression systémique. Avec l’objectif déclaré, dans la bouche de ministres israéliens d’exterminer le peuple palestinien[1].

Car qu’en est-il quand il s’agit de la démolition des maisons, du retournement de toutes les terres cultivées, de la confiscation des cartes d’identité, des emprisonnements administratifs en Israël de nos militants sans jugement ?  La vie d’un Palestinien vaut-elle la vie d’un autre être humain sur terre ?

Ce conflit met en évidence une politique du deux poids deux mesures. Pourtant, nous sommes les Ukrainiens du Moyen Orient.

C’est une politique de vengeance de la part d’Israël : Ce matin (mardi 28 mai 2024) le dernier hôpital de la bande de Gaza a cessé de fonctionner. Les 80 000 blessés qui vivent sur le territoire de Gaza n’ont plus accès aux soins.

C’est le moment de la vérité concernant la valeur du droit international. Ce droit a été écrit par des mains européennes et françaises. Il a été écrit pour que ne se reproduisent plus les horreurs de la guerre. C’est le moment de voir l’applicabilité du droit international.

Or, les instances internationales sont bloquées par les États-Unis.

Alors que l’État de Palestine a choisi la diplomatie, la voie du pacifisme, avec l’affirmation d’appartenir à la communauté des nations. Malgré cela, on refuse de nous reconnaître. On nous dénie le droit d’exister et à être reconnus.

Un crime ne justifie pas un crime encore plus grand. C’est un deux poids deux mesures à l’échelle 1000… C’est une hypocrisie totale.

Il faut que la France soit au rendez-vous. Il faut mettre à l’ordre du jour  du Sénat et de l’Assemblée nationale la question de la reconnaissance de l’État palestinien. Nous attendons ce moment. Que la France soit au rendez-vous de l’histoire.

Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité

Sans remonter à 1947 et la création de l’État d’Israël, nous avons fait des sacrifices pour arriver à la solution de deux États. Souvenons-nous des débats au Fatah en 1988, où à partir de là, Yasser Arafat va aller convaincre tous les représentants politiques palestiniens – et le spectre est large -, en disant : nous avons une opportunité pour créer un État. Certes sur 22 % de la Palestine. Mais on aura notre État.

Depuis, ils lui ont tourné le dos. En 1993/1994, ce sont les accords d’Oslo. Mais contrairement à ce qui a été prévu, il n’y a pas eu de création de l’État palestinien à compter de 1998. Sharon réoccupe alors le tiers des 22% dévolus aux Palestiniens.

… Dans les médias, c’est le deux poids deux mesures : on dit qu’Israël a le droit de faire des frappes préventives. Mais a-t-on entendu symétriquement que les Palestiniens ont le droit de se défendre ?

Examinons le sens des mots. Il est dit concernant le 7 octobre, qu’il s’agit de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Oui. Ce débat est connu en France et on qualifie le Hamas d’organisation terroriste[2]. On lui impute un crime de génocide.

Mais ce qu’on dit pour l’un, il faut aussi le dire pour l’autre…

Dans les médias français, il est dit qu’on ne peut pas comparer les crimes des uns et des autres. Je cite Caroline Fourest qui a dit que « ce n’est pas les mêmes morts ». D’autres ont dit, que « les civils palestiniens tués, c’étaient des dégâts collatéraux ».

Tout cela est intolérable : Le combat que nous avons à mener, c’est un combat pour la défense de l’humanité.

Personne dans la salle : Je reviens sur le terme d’anéantissement de toute une population[3]. Car le dynamitage de l’université de Gaza avec l’embrasement de tous ses livres, filmé de l’extérieur par des soldats israéliens, revient à dire sur les réseaux sociaux : vous n’aurez plus d’éducation. Le dynamitage des bureaux de l’état civil de l’équivalent de la préfecture de Gaza City, revient à dire : vous n’aurez plus d’endroit où faire reconnaître la naissance des vôtres. Le dynamitage du palais de justice revient à dire : vous n’avez plus d’endroit pour faire justice. Ce sont tous les symboles de ce qui fait société qui est détruit.

Francis Wurtz, ancien député PCF européen

Que faut-il faire ? Faire pression sur Israël, en suspendant les accords d’association entre l’UE et Israël. Car ces accords disent que quand il y a des violations des droits de l’homme, on suspend les accords.

Il y a une responsabilité européenne. Bien qu’on dise qu’on soit pour deux États, on n’agit pas.

Chaque année, est rédigé un rapport européen qui prévoit la création d’un État palestinien. Chaque année il est republié. Il y a toute une série de recommandations pour qu’on y arrive. Mais chaque année le document est classé sans suite.

J’ai moi-même interpellé Javier Solana quand il était responsable des affaires étrangères pour l’UE, de la tribune du parlement européen, pour dénoncer l’attitude complice des États européens, qui va à l’encontre de la diplomatie européenne qui prévoyait malgré tout de petites avancées vers la reconnaissance de la Palestine. Mais c’est l’ensemble des États européens qui à l’époque étaient responsables.

Pierre BARROS 

Le sénateur rappelle ses voyages en Cisjordanie et ce qu’il y a vu, notamment la patiente et méthodique avancée de la colonisation, mètre par mètre, maison par maison. Mais aussi la joie des Palestiniens lors des fêtes traditionnelles malgré le mur, malgré les obstructions à leur liberté de mouvement.

Personne dans la salle : Puisque la solution à deux États, presque plus personne n’y croit, est ce qu’un état binational ne serait pas la solution ?

Hala ABOU HASSIRA : J’entends la proposition. Au final, ce sont les Palestiniens qui choisiront. Deux États côte à côte ou un seul État binational ?

Pour ma part, je reste pour la solution à deux États. Pourquoi ? Pour pouvoir exercer notre droit à l’autodétermination. Exercer ce droit souverain. Mais, c’est vrai, l’espace se réduit du fait de la fragmentation, de l’isolement de Gaza et de la Cisjordanie.

Demander l’égalité dans un seul État ? L’alternative avec un seul État, aujourd’hui, serait terrible : l’apartheid. À Gaza, les notions d’égalité et de liberté n’existent pas. 2,5 millions de Palestiniens ne sont pas sortis de Gaza (40 km de long, 10 km de large) depuis 17 ans.

Les Palestiniens avaient dans le passé fait la proposition d’un état binational laïque. Ce sont les Israéliens qui en n’ont pas voulu.

On reste engagé sur la solution à deux États. Car définie par des résolutions de l’ONU de 1967… nous sommes pour le respect du droit international.

Je souhaite remercier pour le soutien dont on bénéficie partout dans le monde et en France en particulier.

Prises de notes : Stéphane BAUER

Hala Abou Hassira dans quelques articles de médias français

Frappes à Rafah : « c’est une condamnation à mort pour les 2,3 millions de civils Palestiniens », selon Hala Abou Hassira, ambassadrice de la Palestine en France (francetvinfo.fr)

Reconnaissance de la Palestine : « J’invite les autorités françaises à passer à l’acte », exhorte Hala Abou Hassira – L’Humanité (humanite.fr)

Guerre Israël-Hamas : à Paris, le drame personnel de l’ambassadrice palestinienne, Hala Abou Hassira (lemonde.fr)

[1] « J’en appelle au Premier ministre et au ministre des Affaires étrangères, c’est l’occasion de mettre au point un projet visant à encourager l’émigration des habitants de Gaza vers d’autres pays du monde » ministre de la Sécurité nationale https://www.sudouest.fr/international/moyen-orient/israel/guerre-israel-hamas-des-ministres-israeliens-veulent-chasser-les-palestiniens-de-gaza-et-le-retour-des-colons-17990072.php?csnt=18fc6526c90

« Tirez sur les femmes et les enfants pour la sécurité d’Israël », a déclaré le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. https://www.tf1info.fr/international/guerre-gaza-un-ministre-israelien-a-t-il-appele-a-tirer-sur-les-femmes-et-les-enfants-palestiniens-pour-garantir-la-securite-d-israel-2286056.html

[2] Si selon Taoufiq TAHANI, Président d’honneur de l’association France Palestine Solidarité, la notion de terrorisme n’existe pas en droit, l’Assemblée générale des Nations unies l’a cependant consacrée au niveau politique en affirmant la définition en janvier 2006 (résolution 60/43), définissant les actes de terrorisme comme des « actes criminels conçus ou calculés pour terroriser l’ensemble d’une population, un groupe de population ou certaines personnes à des fins politiques ».

[3] « Je pense que Houwara devrait être anéantie », a déclaré le ministre israélien des Finances https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/2023-03-04/israel/un-ministre-regrette-avoir-appele-a-aneantir-une-ville-palestinienne.php

À lire d’autres infos sur cette soirée et la plantation d’un olivier à Argenteuil sur la page Facebook du Front de Gauche de Saint Gratien : https://www.facebook.com/frontdegauche.stgratien

Reconnaître la Palestine maintenant

Je viens de signer cette pétition lancée aujourd’hui par le PCF et je vous invite à le faire également. Contrairement à ce que dit E. Macron, c’est bien le moment ! Plus qu’un symbole, c’est reconnaître le droit à la Palestine d’exister, alors que la politique de colonisation menée par Israël cherche à effacer les territoires palestiniens de Cisjordanie et Jérusalem est, et massacre la population gazaouie.

La France doit reconnaître l’État de Palestine immédiatement !

Trois pays européens, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, ont choisi de reconnaître officiellement l’État de Palestine. Désormais, au total, 147 pays dans le monde auront reconnu l’État de Palestine.

Le silence et l’immobilisme de la France sont incompréhensibles et honteux. Ils brouillent et décrédibilisent l’action de notre pays. Après avoir voté en faveur de l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU au Conseil de sécurité le 18 avril dernier, puis à l’Assemblée générale de l’ONU le 10 mai dernier, la France doit appliquer à elle-même ses propres votes.

Il est totalement hypocrite de la part du gouvernement français de prétendre que les conditions ne seraient pas réunies.

Assez de discours ! Une action concrète est urgente.

La France doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, sur la base des frontières de 1967. Cela serait un geste hautement politique, et concret, un engagement fort pour une paix juste et durable reposant sur une solution à deux États. Toutes les grandes voix pour la paix, en Palestine et en Israël, portent cette exigence.

La France dont la voix a longtemps compté au Proche-Orient ne peut pas rester à côté de l’Histoire. La résolution votée en 2014 par l’Assemblée nationale doit être appliquée.

Sa politique étrangère en serait d’autant plus grandie que cela représenterait une forte pression politique sur le gouvernement d’extrême droite de B. Netanyahou pour un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza, alors que le procureur de la Cour Pénale Internationale vient de demander un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité contre deux dirigeants israéliens et trois dirigeants du Hamas. Ce serait également un engagement de la France à agir pour la fin de la colonisation et de l’occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, en conformité avec les résolutions de l’ONU. Alors qu’Emmanuel Macron brandit l’autonomie stratégique dans les discours et sur le papier, cela serait une réelle autonomisation vis-à-vis de la politique des États-Unis.

Assez d’hypocrisie ! Assez d’effacement !

Je signe pour que la France reconnaisse immédiatement et sans condition l’État de Palestine !

Signez ici

 

Une tribune en mai

À lire ci-dessous notre tribune municipale de mai… où nous ne faisons pas du tout ce qui nous plaît, puisque notre texte est contraint à 1334 caractères, y compris la signature, ce qui nous oblige à beaucoup synthétiser ! 

Tribunc libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », parue dans le Magazine de Saint Gratien de mai 2024.

Les grands ciseaux du maire

Nos interventions sur le budget 2024 ont totalement disparu du PV du Conseil municipal. C’est pourtant la seule voie d’information pour les Gratiennois, la séance n’étant pas en ligne. Une censure antidémocratique pathétique.

Pour la passerelle : signez !

La passerelle municipale à la gare est essentielle pour la liaison entre les Raguenets et le centre-ville. Sa reconstruction nous engage pour des dizaines d’années à venir. Il faut créer une large passerelle empruntable par tous, yc pour les caddies, poussettes, vélos et fauteuils roulants. Ce doit être l’occasion d’une large concertation. Signez notre pétition pour le demander au maire : https://chng.it/ZNDsybGzbd

Dérive lamentable de J. Eustache-Brinio

Maire, elle avait plombé nos finances par des emprunts toxiques chez Dexia, et fait condamner la ville pour discrimination en refusant l’accès de la cantine à des enfants de réfugiés. Sénatrice, le naufrage s’accélère. Elle vote POUR la retraite à 64 ans, CONTRE le bouclier énergétique pour les collectivités, CONTRE l’inscription de l’IVG dans la Constitution et signe un rapport qui s’inspire de complotistes dans une croisade transphobe et discriminatoire. Sans jamais rendre compte de ses mandats !

I.Volat, St. Bauer
FB : saintgratiensolidaireecologiqueetcitoyen
Blog : isabellevolat.fr

Oui à l’école publique !

En cette journée de mobilisation du monde éducatif, je partage cette pétition que je viens de signer, à l’appel de la Coopérative des élu·es républicain·es et citoyen·nes.

Contre les fermetures de classes et les réformes anti-démocratiques de l’école publique

Pour une école égalitaire et émancipatrice

Le gouvernement a décidé de sacrifier l’École, de la maternelle à l’université, au prétexte de logique austéritaire. Nous refusons que des générations de jeunes, celles-là même qui construiront la société de demain, soient sacrifiées sur l’autel de politiques libérales et budgétaires injustes, inégalitaires et dangereuses pour la cohésion sociale du pays.

C’est pourquoi, nous, élu·es, appelons la population dans nos villes, villages, départements et régions à soutenir l’appel intersyndical du 25 mai et rejoindre les mobilisations qui s’organisent sur l’ensemble du territoire et dans les outremers. 

Avec vous, nous dénonçons l’instrumentalisation de la baisse démographique par le ministère de l’Éducation nationale pour justifier les fermetures massives de classes. Cet argument sert en réalité de prétexte pour « économiser » des postes alors que, selon nous, il devrait être au contraire une opportunité pour réduire les effectifs et améliorer les conditions de travail et d’apprentissage des élèves.

Nous exigeons que le gouvernement renonce à la labellisation des manuels scolaires et qu’il respecte la liberté pédagogique des enseignant·es.

Nous exigeons qu’il abandonne sa réforme « chocs des savoirs » au collège qui ne sert qu’à trier les jeunes dès 11 ans pour réduire leur parcours scolaire et qu’il abroge sa réforme des lycées pros, véritable outil de destruction de la voie professionnelle scolaire.

Nous exigeons la mixité sociale des établissements.

Nous exigeons qu’un plan ambitieux de revalorisation salariale de tous les personnels s’engage, qu’un pré-recrutement et qu’une formation solide aux métiers soit mis en œuvre pour enrayer la grave crise d’attractivité que traverse notre pays ainsi qu’un plan de résorption de la précarité.

À rebours de cette casse globale de l’École, nous exigeons des moyens ambitieux pour nos établissements scolaires afin que tous les jeunes, quelques soient leur lieu de vie et leur origine sociale, bénéficient d’un enseignement rigoureux et émancipateur. Nous ne laisserons pas les dirigeants de ce pays saccager l’école qui est la richesse de ceux qui n’en n’ont pas.

Celles et ceux qui tiennent nos écoles à bout de bras : professeur·es, AESH, AED, ATSEM, agent·es d’accueil et d’entretien, personnels administratifs, sociaux et de santé sont engagés pour faire réussir tous les jeunes. Le gouvernement et la ministre de l’Éducation nationale doivent impérativement améliorer leurs conditions salariales et de travail afin que tous les personnels puissent vivre dignement de leur travail.

Images d’un précédent mouvement de grève des écoles de Saint Gratien