Faussaire

Le FN, le faussaire de la question sociale, l’ami des rentiers et des classes possédantes, en quelques illustrations

Après plusieurs séances consécutives de baisse du CAC 40, le 1er juillet, après les résultats des élections qui montrent le FN au sommet, le CAC 40 rebondit…

Selon le journal Le Monde, les votes du FN entre 2022 et 2024 ont été « loin de sa ligne sociale »

Détail des votes à l’Assemblée nationale : les votes du groupe Rassemblement National

La suite des votes du FN

Assez édifiant ?

Le choix

Dimanche, les Français ont un choix fondamental à faire : se perdre dans la haine en se jetant dans les bras de bonimenteurs qui empoisonnent la République et qui trahiront bien vite leurs électeurs, ou bien se donner les moyens du renouveau et de la reconstruction. Le pays est à la croisée des chemins. Les Français voudront-ils voir dans leurs frères des boucs émissaires ou bien des camarades ? Voudront-ils aller chercher l’argent chez ceux qui n’en ont pas ou ceux qui n’en ont que trop ? Préféreront-ils l’autoritarisme à la décision collective ? Ce dimanche 7 juillet, ils sont face au choix. Le plus décisif de toute la Ve République.

L’Humanité, 5 juillet 2024

Ce dimanche, les électeurs et électrices de la 6è circonscription peuvent élire une députée du Nouveau Front Populaire. Inédit depuis 1981 sur notre territoire !

La candidate du NFP, Gabrielle Cathala, est arrivée largement en tête le 30 juin. La dernière semaine a été riche en actions de terrain, boîtage, porte à porte, distribution aux gares et devant les écoles. Cela nous a permis nombre de rencontres, de discussions  et d’échanges avec les habitant·es des huit villes. Nous sommes confiant·es !

Le 7 juillet, votons contre l’extrême-haine ! Votons pour une alternative progressiste, sociale, démocratique, écologique et pour une France solidaire !

Front démocratique !

La Fête de l’Humanité est signataire et co-organisatrice de l’appel à un grand meeting, organisé avec une centaine de médias indépendants, de syndicats et d’associations engagés, pour un Front démocratique contre l’extrême-droite !

Le pire nous fait face. Le Rassemblement national est au seuil du pouvoir. Son projet, fondé sur l’inégalité, la discrimination, le sexisme, le racisme et l’antisémitisme, piétine les valeurs de la République. Il menace notre démocratie. Pour nos libertés, pour notre humanité, pour notre société, pour notre économie, tout peut basculer.

Ensemble, construisons un Front démocratique contre l’extrême-droite. Avec ce simple mot d’ordre : votez ! Un seul bulletin, partout : contre l’extrême droite. C’est-à-dire un bulletin pour le ou la candidat·e en situation de battre le RN.

Oui, c’est demander à certaines et certains d’entre nous de voter le 7 juillet pour un adversaire politique. Un acte difficile, nous le savons. Mais un acte indispensable si nous voulons sauver notre capacité à vivre ensemble, dans un espace public pluraliste et apaisé, qui ne soit pas emporté dans une guerre de tous contre tous. Un acte indispensable si nous voulons préserver la République, sa vitalité, ses débats et ses confrontations démocratiques.

Dimanche 7 juillet, quelle que soit la situation dans votre circonscription, aidez par votre vote à faire battre le RN. Le lendemain, il sera trop tard.

En tête !

Gabrielle Cathala largement en tête dans la 6è circonscription du Val d’Oise ! Une victoire du Nouveau Front Populaire est possible dans la triangulaire de dimanche prochain ! Ci-dessous les résultats de la circonscription et ceux de Saint Gratien, dont nous nous félicitons particulièrement.

Bravo à Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, son suppléant, dont la présence et l’activité sans relâche sur le terrain a visiblement été efficace ! Bravo à toutes celles et ceux qui se sont investi.es sans compter dans cette campagne éclair !

On recommence pour une semaine… et pour gagner !  

Info site du Monde

Résultats par bureau à Saint Gratien : les pourcentages sont calculés sur le nombre d’inscrits (seuls les candidats ayant obtenu 12,5% des inscrits sont qualifiés pour le 2è tour)

 

Dimanche

Veille de premier tour… L’inquiétude est grande chez les citoyen·nes rencontré·es tout au long de cette campagne, de voir arriver au pouvoir des forces racistes et xénophobes. Loin d’apporter une issue à la crise économique et sociale, aux difficultés que rencontrent tant de nos concitoyen·nes dans leur vie quotidienne, l’arrivée possible de l’extrême-droite serait une violence inédite pour les plus modestes, les salarié·es, les étranger·ères, les femmes, les homosexuel·les, les binationaux, le monde de la culture … La liste est longue de celles et ceux qui auraient à souffrir de la mise en œuvre d’une politique libérale, autoritaire, raciste. Le risque est grand. Dimanche, ne lâchez rien. Réaffirmez votre humanisme, vos valeurs de solidarité et de fraternité, votre volonté d’un juste partage des richesses, de la taxation du capital et des plus riches, du développement des services publics, d’une véritable planification écologique, d’une diplomatie au service de la paix, d’une lutte efficace contre le racisme et l’antisémitisme…. Dimanche, votez Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, les candidats du Nouveau Front Populaire, pour le programme ambitieux, réaliste et financé, du NFP, soutenu par le mouvement social. 

Ci-dessous, quelques images de notre campagne dans la 6è circonscription.

Vivre sans BIP

Pour répondre à l’interrogation de certains de nos lecteurs, voici la position de Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer, candidats du Nouveau Front Populaire, sur le sujet de la continuation du « BIP » , sur les villes de Soisy et Deuil, Montmorency, Groslay, Garges… jusqu’à Bonneuil en France. Nos candidats s’expriment aussi sur la politique des transports publics locaux dans notre circonscription.

Extrême-droite, extrême danger pour les femmes

Je partage cet article paru dans l’Humanité en avril 2024. Il alerte sur  les grands dangers de l’extrême-droite sur les droits des femmes. Danger d’autant plus grand que la candidate du RN dans notre circonscription, eurodéputée, a justement porté la question des droits des femmes au Parlement européen… et voté CONTRE tous les textes féministes : droit à disposer de son corps, violences faites aux femmes, écarts de salaires…. ! Elle porte une vision totalement archaïque et réactionnaire de la place des femmes dans notre société.

C’est à lire ci-dessous…. Et à dénoncer partout !  

Entre soutien à ses alliés anti-IVG et défense d’un système patriarcal, les eurodéputés lepénistes refusent tout progrès social pour les femmes. Mais l’extrême droite européenne s’empare du sujet, construisant un contre-récit dans lequel les seules menaces seraient liées à l’immigration et à l’islam.

L’extrême droite veut apparaître comme défenseuse des femmes, mais l’eurodéputée Annika Bruna, qui porte ces questions de droits des femmes pour les députés européens RN, a voté contre tous les textes féministes.

Annika Bruna n’a que 18 ans quand elle adhère au Front national, en 1974. Une époque où le parti de Jean-Marie Le Pen – dont elle a été l’attachée parlementaire de 2014 à 2019 – qualifiait la loi Veil légalisant l’avortement de « génocide antifrançais ».

Aujourd’hui, et depuis 2019, c’est elle qui porte les questions de droits des femmes pour les parlementaires européens du RN. Stratégie de dédiabolisation oblige, les mots ont changé, le fond est caché, mais la même pensée antiféministe se révèle à travers les votes.

Annika Bruna dénonce « la banalisation de l’avortement en Europe » et vote, en 2020, comme la quasi-totalité des eurodéputés RN contre une résolution visant à condamner fermement l’interdiction alors quasi totale du droit à disposer de son corps en Pologne, au nom de la « souveraineté » de cette dernière. L’extrême droite polonaise – qui n’est plus au pouvoir depuis octobre 2023 – comme la Hongrie de Viktor Orban sont des références.

C’est aussi pour défendre ces forces, leurs politiques natalistes misogynes, la restriction des libertés que l’extrême droite française a voté contre la ratification de la convention d’Istanbul en 2020. Considérée comme l’un des outils les plus aboutis pour lutter contre les violences faites aux femmes, parce qu’elle définit celles-ci comme une violation des droits de l’homme et une forme de discrimination ou encore parce qu’elle oblige les États signataires à intégrer dans leurs dispositifs législatifs un certain nombre d’infractions (violences psychologiques, harcèlement, mariage forcé, mutilations génitales féminines…).

Annika Bruna rejette cette ratification : « L’exécutif européen a profité du sujet primordial de la violence faite aux femmes pour relancer le débat sur la ratification par les États membres de la convention d’Istanbul (…). Les États ayant fait le choix souverain de ne pas la ratifier sont vilipendés, en particulier la Hongrie et la Pologne. » « Comme le RN prétend lutter contre les violences faites aux femmes, cette notion d’atteinte à la souveraineté nationale est un moyen de s’y opposer sans se dédire », analyse Gwendoline Lefebvre, ancienne présidente du Lobby européen des femmes et actuelle présidente de Femmes solidaires.

Faussement féministe, vraiment xénophobe

Cette dimension est primordiale : désormais, l’extrême droite veut apparaître comme défenseuse des femmes. Marine Le Pen en a fait un argument de campagne de plus en plus important depuis 2017. Au Parlement européen, plusieurs députées, dont des Espagnoles de Vox, des Polonaises du Pis ou encore des Allemandes de l’AfD se sont, aux côtés du RN, véritablement saisies lors de cette mandature de la question du droit des femmes, pour imposer leur propre grille de lecture.

« Ils sont en train de construire un discours alternatif, avec des femmes qui sont présentes, qui travaillent, qui prennent la parole », s’inquiète Gwendoline Delbos-Corfield. L’eurodéputée écologiste remarque que ce narratif repose particulièrement sur la lutte contre les violences, avec un prisme très particulier.

« Leur idée est que cette violence est arrivée en Europe avec l’immigration et l’arrivée de populations de religion musulmane. En prétendant qu’avant les femmes occidentales n’avaient aucun problème. Des députées RN comme Dominique Bilde prennent régulièrement l’exemple de faits divers de violences graves sur des femmes commises par des migrants ou des descendants d’immigrés. Le tout pour pouvoir dire que stopper l’immigration sauverait les femmes européennes. »

Ainsi, en mars 2022, pour justifier son opposition au troisième plan d’action de l’UE pour l’égalité entre les femmes et les hommes – débloquant des fonds consacrés à cette lutte –, Annika Bruna regrette que « sur la montée de l’islam radical (qui) est une menace forte pour les femmes, pour leurs libertés et leurs droits, le texte ne consacre pas un mot ».

Le bon vieux modèle familial

L’extrême droite européenne ne cible qu’une religion, tout en soutenant les catholiques conservateurs au pouvoir à Malte ou en Pologne jusqu’en 2023, en réduisant au niveau national les droits des femmes. Elle-même pratiquante, Annika Bruna porte d’ailleurs une « vision très traditionaliste des femmes, de la famille, de l’hétérosexualité comme norme », selon Gwendoline Lefebvre.

La parlementaire RN fustige une pseudo- « théorie du genre » qui serait « encouragée » par l’Union européenne et défend un modèle patriarcal dans lequel les différences entre les hommes et les femmes seraient naturelles. Mettant en avant la « complémentarité » entre les hommes et les femmes, elle a rejeté, au nom du groupe européen ID (Identité et Démocratie) , une résolution sur la « stratégie de l’Union en matière d’égalité entre les femmes et les hommes » comprenant des objectifs de parité. Avec ce mot d’ordre : « Nous ne voulons pas imposer à nos filles de devenir des hommes comme les autres. »

« Ces parlementaires d’extrême droite estiment qu’il y a naturellement deux états, celui de la femme et celui de l’homme, et donc que les deux n’ont pas les mêmes besoins, les mêmes ambitions, décrypte l’écologiste Gwendoline Delbos-Corfield. En conséquence, elles s’opposent à l’égalité effective et refusent toute politique publique de contrainte qui pourrait amener à l’égalité de genre, sur la représentation, les salaires, l’accès à l’emploi. » Comme les politiques de quota mais aussi la lutte pour l’égalité salariale. Le RN a en effet voté contre une résolution sur l’écart de salaire entre hommes et femmes en 2020 et s’est abstenu en 2023 sur une directive imposant la transparence aux entreprises pour lutter contre ces écarts de rémunération.

Inversion des valeurs

Mais, pour l’extrême droite, il ne s’agirait pas de votes antiféministes, bien au contraire. Elle est parvenue à bâtir un récit qui ferait d’elle la vraie défenseuse de la liberté des femmes : « Puisque à gauche nous défendons l’égalité effective, elles renversent le stigmate en nous disant « c’est vous qui méprisez les femmes, en pensant qu’elles ne peuvent pas atteindre de meilleurs salaires sans politique publique » », relate la parlementaire écologiste, membre de la commission Droits des femmes. « Les socialistes et les marxistes souhaitent corseter les femmes dans une idéologie qui correspond à leurs besoins politiques », a par exemple scandé l’Allemande Christine Anderson.

L’autre pendant de cette vision du genre – un terme honni par l’extrême droite, notamment pour mieux exclure les personnes trans des dispositifs –, c’est le refus catégorique de voir les discriminations et violences comme des faits sociétaux et systémiques. Les textes liés au harcèlement, comme des dispositifs permettant de les combattre au sein même des institutions européennes, sont systématiquement rejetés par le RN et ses alliés, au nom de ce type d’argument : « La quasi-totalité des hommes (ont) un comportement approprié. Les hommes ne sont pas tous des coupables en puissance nécessitant d’être rééduqués par les féministes », a par exemple expliqué Annika Bruna en 2021. « Leur idée est de dire : « Oui il y a des brebis galeuses, mais ce n’est pas un problème global » », traduit Gwendoline Delbos-Corfield.

Quelle ne fut donc pas la fureur d’Annika Bruna et de toute l’extrême droite européenne quand la convention d’Istanbul puis la Cour de justice de l’Union européenne en janvier ont considéré les femmes comme un « groupe social » susceptible d’être persécuté en tant que tel dans certains pays. Un statut qui facilite l’obtention de celui de réfugiée. « C’est la création d’une nouvelle filière d’immigration », pronostique la parlementaire. Elle s’oppose ainsi à une mesure d’un humanisme élémentaire, qui pourrait permettre d’aider des milliers de femmes. Loin, très loin, de la vision qu’a l’extrême droite du genre, et de l’Europe.

Nemesis : un groupuscule identitaire comme référence 

Dans son instrumentalisation du féminisme à des fins xénophobes, le Rassemblement national a trouvé dans le Collectif Nemesis sa référence. Un groupuscule identitaire visant les personnes trans, l’immigration et l’islam, par ailleurs soutien de groupes d’extrême droite violents (comme l’Alvarium à Angers) et qui incite à l’entraînement au combat. Adepte des actions médiatiques, le collectif s’était notamment fait remarquer lorsqu’une vingtaine de ses membres ont posé en burqa sur la place du Trocadéro en 2021 avec le slogan « Les Françaises en 2050 ? ». La présidente et co-fondatrice du collectif, Alice Cordier, a été invitée à deux reprises à des conférences des Français du groupe ID. Lors d’un colloque en 2021, puis à Bruxelles, en mars 2022 à la demande d’Annika Bruna, pour une intervention sur la « Liberté et la protection des femmes dans l’UE ». Elle a pu y développer sa vision identitaire du féminisme, guidée par ce credo infondé : « La plus grande menace face aux libertés des femmes aujourd’hui en France est sans nul doute l’immigration qui apporte son lot de principes et de valeurs ultra misogynes ». Pour elle la société occidentale patriarcale n’est pas une problématique, il faudrait au contraire défendre une « virilité européenne » qui serait en déclin.

Source : Le vrai bilan du RN au Parlement européen #3. « Stopper l’immigration sauverait les femmes européennes » : à Bruxelles, comment le RN instrumentalise les droits des femmes . Cet article de Florent Le Du fait partie de la série : Le vrai bilan du RN au Parlement européen (5 épisodes), parue dans l’Humanité en 2024

 

Sept minutes pour cinq questions

Nos questions orales au Conseil municipal du 20 juin 2024, au nom du groupe « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen », et les « réponses » du maire.

Ce système de questions/réponses est totalement vidé de son sens, puisqu’aucun débat n’est possible. En effet, nous ne pouvons plus nous exprimer après la réponse faite par le maire.

De plus, ce dernier nous fait des réponses tellement laconiques, inexactes ou provocatrices, que cette possibilité d’interpeler le maire est dans notre ville,  devenue caricaturale. Un nouvel exemple ci-dessous, en fin de la séance du 20 juin 2024 du Conseil municipal.   

Marché municipal- Stéphane Bauer

Lors du Conseil municipal du 21 mars 2024, le maire annonçait avoir reçu de la part de l’actuel concessionnaire SOMAREP-MANDON, par Lettre Recommandée, un avis officiel de rupture de la délégation de service public concernant le marché municipal. Depuis, le gestionnaire continue d’assurer la tenue des deux marchés hebdomadaires et un nouveau placier est en fonction. Cet état de fait et nos échanges avec les commerçants, nous ont fait comprendre que SOMAREP-MANDON est toujours en charge de la gestion du marché. Aucune information de la ville ne nous est parvenue à ce sujet et la commission commerce ne s’est pas réunie sur ce point. Nous souhaitons donc savoir dans quelles conditions la DSP se poursuit avec SOMAREP-MANDON (toujours avec un prélèvement global d’environ 100 000 €/an sur les commerçants ?) et si on peut espérer un changement positif dans les pratiques du gestionnaire (facturation sans lien avec un relevé d’eau et/ou d’électricité, etc.), souvent dénoncées dans les médias à l’encontre de SOMAREP-MANDON, ici et dans de nombreux autres marchés. Notre seul souci est la pérennité du marché, sa relance pouvant être compromise si le nombre de commerçants continuait de diminuer.

Que s’est-il donc passé entre Mandon-Somarep et la ville en mars 2024 ?

Réponse du maire : la ville a reçu un courrier de Somarep de cessation de délégation de service public à compter du 7 mai. La ville, appuyée de son avocat, s’y est formellement opposée, exigeant l’application du contrat. Finalement, Somarep a informé de sa renonciation à sa décision de résilier le contrat de façon unilatérale. La situation est entre les mains des avocats respectifs.  

Nos commentaires : réponse très partielle qui ne nous donne que bien peu d’informations, notamment sur les conditions dans lesquelles la délégation va se poursuivre entre deux partenaires qui ont des relations si dégradées. Il reste 6 ans à tenir… les commerçants sont fatigués de ce bras de fer permanent qui bloque toute avancée, comme par exemple l’installation de calicots indiquant le nom du commerce, ce qui se pratique dans tous les marchés.. Tous les engagements de Somarep, animations, marché des terroirs, aménagement des allées vides… restent sans suite.    

Passerelle de la gare-Stéphane Bauer

L’intérêt de cette liaison inter-quartiers n’est plus à démontrer, particulièrement pour les habitants des Raguenets. Nous estimons que cet équipement qui perdurera pour les décennies à venir, mérite plus qu’une reconstruction à l’identique (qui ne serait pas subventionnée) et qu’il faut profiter de l’occasion pour créer une liaison piétonne et cyclable, si possible couverte, facilement empruntable pour tous, y compris les personnes à mobilité réduite, entre les quartiers du centre-ville et les Raguenets et ainsi atténuer la coupure physique entre les quartiers. Cela devrait faire l’objet d’une large concertation citoyenne.

Que prévoit la ville pour cet équipement ?   ²

Réponse du maire : la ville prévoit la construction d’une passerelle totalement accessible et non couverte. Les études foncières sont en cours ainsi que les discussions avec la SNCF. Il est techniquement impossible d’assurer une liaison entièrement cyclable qui demanderait une pente de plusieurs centaines de mètres. La ville sera contrainte d’opter pour des ascenseurs de part de d’autre permettant le cheminement des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite.  

Nos commentaires : « Techniquement impossible » est un argument imparable pour couper court à toute discussion. Nous l’avons entendu à l’époque de la réalisation de la casquette du BIP, jugée impossible mais pourtant finalement créée.. Une pente suffisamment douce pour être empruntée par des piétons poussant un vélo ou une poussette d’enfants, le sujet mérite débat car l’équipement sera reconstruit pour des dizaines d’années à venir.    

Travaux de reconstruction du centre Camille Claudel-Isabelle Volat

Le centre Camille Claudel incendié il y a bientôt un an présente toujours une façade ravagée.

Pouvez-vous nous faire un état récapitulatif de ce qui est maintenant acté pour sa rénovation et le calendrier des travaux ? 

Réponse du maire : une réhabilitation complète du centre sera réalisée sauf dans sa partie basse, globalement épargnée par l’incendie. En revanche, la partie haute sera intégralement reconstruite, charpente, toiture et éléments intérieurs. Les performance s énergétiques répondront aux exigences de la loi Élan. Les travaux débuteront mi 2025 et s’achèveront courant 2026.  

Nos commentaires : deux ans pour ces travaux de reconstruction… espérons que la façade calcinée sera d’ici là un minimum recouverte pour présenter un aspect moins sinistre. À moins que le maire ne veuille jusqu’au bout laisser sous les yeux des habitants les stigmates des émeutes de juin 2023, après les avoir sommés de dénoncer les incendiaires ?   

 Inspirations durables-Isabelle Volat

La journée du 25 mai 2024 nous a semblé riche de diverses pistes d’actions en termes de développement durable. Pour autant, elles demandent à être mises en application : par exemple, le principe de collecte des mégots, initiative judicieuse que nous avions d’ailleurs suggérée dès 2020, a trouvé un débouché de recyclage, mais l’action peine encore à être connue à Saint Gratien. 

Quelles seront pratiquement les retombées concrètes à court terme des différents thèmes traités lors de cette journée ? 

Réponse du maire : Saint Gratien est exemplaire en matière de développement durable et l’a encore prouvé lors de cet événement. S’agissant des mégots, la ville les collecte et les recycle, ce que très peu de villes font. Saint Gratien est la seule ville à le faire dans le Val d’Oise. Nous sommes fiers d’être régulièrement cités en exemple, sur le cimetière, qui devient un lieu de visite, le compostage dans les écoles…   

Nos commentaires : aucune réponse donc à notre question sur les suites concrètes de la journée « Inspirations durables » mais un cocorico bien étonnant ! Notre cimetière n’a rien de particulier et bien d’autres villes alentour en possèdent de bien aussi entretenus et apaisants ! Le compostage dans les écoles est une pratique répandue dans de nombreuses villes. Sur quelles nouvelles initiatives débouchera donc la journée du 25 mai ? A priori, aucune. Quel dommage.

 Parking P1-Stéphane Bauer

Ce parking qui depuis le changement de gestionnaire, paraissait mieux entretenu, semble à présent connaître des problèmes de sécurité et d’entretien : grilles accès voitures abaissées et plusieurs issues piétonnes sont condamnées à partir de 20 h (4 sur 6 sans qu’on en comprenne la raison), portes qui s’ouvrent difficilement, et l’éclairage, quand il existe, est très faible. La signalisation des 6 issues, dénommées A, B,C, D, E et F mais ne figurant sur aucun plan, est inexistante.

Comment sortir rapidement du parking en cas d’urgence, incendie ou agression, ou tout simplement accéder facilement à son véhicule lorsque 4 issues sur 6 sont fermées et qu’aucun plan ne signale l’emplacement des 2 seules issues accessibles ?    

Réponse du maire : le mode de fonctionnement des accès du parking n’a pas évolué depuis l’arrivée du nouveau délégataire Effia. Seuls les deux accès réglementaires piétons restent accessibles avec un ticket après 20h. Les accès voitures fonctionnent en mode automatique quand se présente un véhicule. Le parking répond bien aux normes d’incendie réglementaires. L’accès aux issues de secours est balisé et affiché sur les plans d’évacuation. L’éclairage est assuré par des LED et des dispositifs détecteurs de mouvements.   

Nos commentaires : pour être allée vérifier sur place, je confirme que l’indication des issues de secours ouvertes le soir est inexistante. L’éclairage est minimal dans les différents escaliers d’accès.

Réponses du maire à ces 5 questions en 7 minutes chrono, lecture des questions par nous-mêmes comprise.

Un espoir

Pourquoi je voterai pour les candidats du Nouveau Front Populaire dans la 6è circonscription du Val d’Oise, Gabrielle Cathala et Stéphane Bauer

Le NFP est le rassemblement de l’ensemble de la gauche, qui en moins d’une semaine a fait l’effort inédit de s’unir malgré les différences entre les diverses formations qui la composent. Un esprit de responsabilité qu’il faut saluer.

Le NFP est le seul à pouvoir faire face à l’extrême-droite, raciste et antisociale. Malgré la façade légèrement repeinte, la bête immonde est toujours là. La « préférence nationale » n’est autre qu’un apartheid social, l’extrême-droite sème la haine et la division. Elle stigmatise les citoyens étrangers qui participent à la création des richesses de notre pays. Elle s’oppose à toute mesure de progrès social. Elle est un danger immense pour la République. Tout dans son programme est contraire aux valeurs de justice, de solidarité et de fraternité.

Pour autant, il ne suffit pas de voter « contre ». Trop souvent nous votons par défaut, par stratégie, pour simplement faire barrage. Aujourd’hui, nous pouvons voter POUR un programme de rupture et de transformation sociale ! Le programme du NFP prévoit quinze jours pour la rupture, cent jours pour bifurquer et les mois suivants pour transformer. Il est ambitieux et financé.  À ce jour, le Nouveau Front populaire est la seule force politique à avoir donné un programme chiffré aussi détaillé. Les recettes : ISF, imposition des superprofits et des hauts patrimoines, suppression des niches fiscales injustes, taxe sur les transactions financières… sont précisément explicitées.  

Le NFP prévoit 20 mesures phares dont l’abrogation de la réforme des retraites et de l’assurance chômage ainsi que de la loi immigration, le blocage des prix sur les produits de première nécessité et l’énergie, le SMIC à 1600 euros nets et la revalorisation de 10 % des APL. Côté international, ce programme planifie la reconnaissance immédiate de la Palestine, l’action pour un cessez-le-feu à Gaza et la recherche d’une solution de paix pour l’Ukraine. Ensuite les mois suivants viendront les mesures fondamentales pour une autre voie, sociale, solidaire et écologique dans les domaines des services publics, du logement, de la justice, de la réindustrialisation, de la sécurité… 

Vous pouvez retrouver ci-dessous ici l’intégralité du programme du NFP et son financement.

Le programme du NFP

Les propositions économiques du NFP

La proposition macroéconomique

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