Traditionnel « jeu » de questions et non-réponses entre les groupes minoritaires et le maire, en toute fin de séance du Conseil municipal de ce jeudi 26 septembre 2024.
Dommage ! Alors que cela pourrait être l’occasion d’un réel échange, le maire transforme ce moment en caricature, sans jamais reconnaître sa potentielle utilité, en expédiant ses réponses, en les utilisant pour vanter son action, voire pour déprécier ses oppositions, qui restent muettes après son intervention, puisque le débat est alors clos…
Nous persistons cependant à soulever des sujets absents de l’ordre du jour de la séance. Voici nos questions de septembre, et les pauvres réponses obtenues. Et comme d’habitude, vous pourrez lire la suite de notre compte-rendu des principaux points de la séance dans les tout prochains jours.
Travaux bureaux mairie
Des travaux sont en cours dans l’ancien gymnase adossé aux bâtiments de la mairie. Nous avons soulevé à plusieurs reprises la question de la rénovation des bureaux des étages de l’hôtel de ville, qui sont exigus et relativement vétustes.
Quels travaux sont actuellement en cours ?
Réponse du maire : pas de travaux actuellement en cours à la mairie ! la ville rénove régulièrement les locaux, l’an passé, trois bureaux ont été rénovés au premier étage et deux bureaux au deuxième. Cette année, il y a eu réaménagement du bureau des appariteurs. Les bureaux existants ne sont ni exigus ni vétustes. Sont encore envisagés des travaux d’isolation thermique, d’étanchéité des toitures terrasses, de sécurisation des fenêtres et effectivement la viabilisation de l’ancien gymnase, les études sont lancées, cela figure d’ailleurs dans les décisions du maire.
Nos commentaires : ce tout dernier point est inexact, nous lisons attentivement la liste des décisions qui nous sont communiquées en début de séance et celle-ci ne figure pas dans la liste des décisions présentées au Conseil ce 26 septembre. Pour le reste, il y a bien un trou béant dans le plafond du couloir qui mène aux casiers des élus, laissant apparaître la structure de la toiture de l’ancien gymnase… En ce qui concerne l’état des bureaux de la mairie, si le rez-de-chaussée est correct car régulièrement rénové, je maintiens que les bureaux des étages, non accessibles au public, sont exigus du fait de l’ancienneté du bâtiment, certes charmant mais néanmoins construit en 1904… et que leur entretien… laisse à désirer… La liste des travaux encore à réaliser, en étant d’ailleurs une preuve.
Traversée voies SNCF
La passerelle de la gare ayant été démontée, la traversée des voies SNCF à la gare RER de Saint Gratien n’est plus possible pour les habitants qui ne possèdent pas de titre de transport. Une convention entre la ville et la SNCF doit permettre avec un système de contremarque le franchissement des portillons pour les personnes qui veulent éviter le détour par la rue de Verdun. Mais les choses semblent s’éterniser. Pour mémoire, la passerelle a été déposée le 13 avril 2024, il y a donc bientôt six mois.
Pour quelle date peut-on espérer que les démarches pour obtenir une contremarque soient enfin possibles ?
Réponse du maire : suite au Conseil de juin, une convention a effectivement été signée avec la SNCF pour obtenir des laisser-passer pour les habitants concernés. Les services municipaux sont de leur côté, prêts pour établir les attestations. Malheureusement, la SNCF rencontre elle, des problèmes ne lui permettant pas d’être opérationnelle avant le mois de .. novembre ! Les cartes sont en effet fabriquées à … Singapour et ne seront pas livrables à la SNCF avant cette date et le logiciel d’encodage rencontre également des soucis qui ne seront pas non plus solutionnés avant octobre ou novembre… 
Nos commentaires : on reste pour le coup, sans voix. Si la ville ne tape pas du poing sur la table auprès de la SNCF, j’envisage de révéler au Canard enchaîné cette histoire « abracadabrantesque » ! On en rirait si des Gratiennois n’étaient pas pénalisés chaque jour par cette ahurissante délocalisation en Asie de la fabrication d’à peine quelques centaines de cartes en papier !
Fermeture centres culturels
Dans quelques mois, deux centres culturels seront fermés : Camille Claudel toujours en attente de travaux suite à l’incendie de juillet 2023, et le centre du Parc pour travaux de réhabilitation.
Comment les activités des différentes associations qui fréquentent ces centres seront-elles relocalisées ? 
Réponse du maire : toutes seront relocalisées, sauf la poterie puisqu’aucun four n’existe ailleurs en ville que dans les deux salles de Camille Claudel et du Parc.
Nos commentaires : c’est parfait, même si on trouve étonnant que la ville trouve si facilement des locaux quand deux centres sont inutilisables.
Pollution des mégots
Depuis 2020, nous alertons sur la pollution due aux mégots jetés au sol : pollution peu visible mais pourtant très importante. Malgré le partenariat noué entre la ville et l’entreprise « TchaoMegot » pour la collecte et le recyclage des mégots, dont nous nous félicitons, les choses évoluent peu. Les cendriers installés à proximité des commerces ne suffisent pas à changer les habitudes des fumeurs. Pour preuve, la quantité que nous avons collectée rue Berthie Albrecht lors de la journée du « Clean Up Day » le 21 septembre. L’importance de la lutte contre cette pollution ne mérite-t-elle pas un autre investissement de la ville : meilleure visibilité des cendriers, campagne d’information sur la nocivité des mégots en partenariat avec les collèges, les commerces, rappel de la réglementation en vigueur, par exemple ?
Réponse du maire : la ville est très impliquée sur le sujet. Un arrêté municipal a été créé à titre permanent sur l’interdiction de jeter des mégots sur l’espace public. Depuis mi-avril 2024, 15 cendriers ont été installés par les services. 120 880 (??) mégots ont été collectés, soit 28,2 kg, puis dépollués et revalorisés, sous forme de matière isolante utilisée pour le textile et les bâtiments. En 2025, il est prévu une augmentation du nombre de cendriers en partenariat avec l’éco-organisme Alcome. 
Nos commentaires : un sujet qui nous tient très à cœur, puisque nous sommes actifs sur cette question depuis le début du mandat ! Un sujet majeur au vu des quantités phénoménales collectées via les cendriers. Malheureusement, j’ai encore pu exhiber devant le Conseil la grosse boîte contenant les centaines de mégots ramassés en une heure de temps en centre-ville le 21 septembre ! Il ya donc encore beaucoup à faire. Nous avons la prétention de penser que nous ne sommes pas pour rien dans la légère prise de conscience de la ville de cette pollution. Pour autant, même si des actions ont été engagées, nous considérons qu’elles sont insuffisantes, la preuve étant qu’il reste toujours autant de mégots à terre. Une meilleure signalisation des cendriers installés, et surtout une campagne forte d’information en ville sous différentes formes est indispensable pour progresser. Personne ne connait par exemple l’arrêté du maire sur l’interdiction du jet de mégot ! À populariser largement !
Installation de médecins
En juin, le Conseil a voté pour l’acquisition d’un local pour aider à l’installation de nouveaux médecins au centre médical Casanova. À une question de notre groupe, le maire a à l’époque répondu « un médecin est déjà là à temps partiel et s’installera tout de suite dans le nouveau bureau et l’autre attend pour venir. » (cf PV de la séance) Mais au centre médical, on assure qu’aucun nouveau praticien n’est arrivé depuis deux ans.
Des informations sur ce sujet ?
Réponse du maire : le maire confirme ses propos.
Nos commentaires : je confirme les miens, m’étant rendue à l’accueil du centre médical pour m’entendre dire qu’hélas, aucun nouveau médecin n’y était arrivé depuis deux ans..
À suivre…
La tribune libre de la majorité municipale, parue dans le magazine de septembre (vous pouvez la lire en toute fin d’article), nous interpelle. Elle nous est entièrement et nominativement consacrée, ce qui est déjà inhabituel. Mais surtout elle colporte bon nombre de contrevérités. Cela mérite une réponse.



La poésie nous rappelle à la conscience de notre humanité commune. Nous avons tous le même devoir : arrêter cette escalade meurtrière. Le 7 octobre, ne l’oublions pas, c’est 1 200 morts et plus de 240 otages. À partir de là, l’engrenage de la vengeance sans limite, sans proportion, a conduit, à Gaza, à ce bilan effarant de 40 000 morts, dont 30 000 femmes et enfants, issus de la population civile. Ce bilan, qu’il nous faut regarder en face, est lié à un choix de réponse par la force de la part d’une démocratie soutenue par les États-Unis et par les autres démocraties.
À Gaza, tous les services de renseignements disent que le point d’achoppement des négociations, le corridor de Philadelphie, dans le sud de Gaza, n’a pas lieu d’être maintenu par Israël. Sur ce point, une entente est possible : on pourrait engager un cessez-le-feu qui permettrait de libérer de nombreux otages, comme cela a été possible une première fois. Mais le gouvernement Netanyahou cherche surtout à se maintenir au pouvoir. Le premier ministre israélien joue sa survie personnelle et judiciaire. D’où la persistance d’une politique ultraconservatrice et fondamentaliste, celle de Ben-Gvir et Smotrich, auxquels il est associé. Cet engrenage de la violence est sans issue.
Nous avons défendu le droit international en Ukraine mais que faisons-nous à Gaza ? Ce droit international, depuis 1947, est bafoué au Proche-Orient. La Cour internationale de justice s’est prononcée sur l’illégalité de la colonisation. Elle a dit son inquiétude sur ce qui pourrait conduire à un éventuel génocide. La Cour pénale internationale a mis en accusation des responsables israéliens et, également, même si je ne fais pas de parallèle, des responsables du Hamas.
La seule solution pour les esprits les plus radicaux comme Benyamin Netanyahou, c’est l’extension du conflit, avec le rêve d’une guerre totale. On voit bien comment Israël pourrait, si le conflit s’étend, solliciter l’aide américaine. Les Israéliens ne peuvent pas seuls détruire le Hezbollah et s’en prendre à l’Iran, avec une vraie menace sur le plan nucléaire. Le schéma de Benyamin Netanyahou, c’est la politique du pire.
Jamais la question palestinienne n’a été aussi prégnante, incontournable, nécessaire à la création d’un nouvel ordre mondial. Si la communauté internationale veut éviter le spectre d’une guerre globale, mondialisée, elle doit offrir un avenir aux peuples, changer la perspective du monde.




































© Raphael Lafargue / ABACAPRESS
Les consultations se poursuivent en début de semaine. Si à l’issue de celles-ci vous n’êtes pas nommée à Matignon, comment réagirez-vous ? Que devra faire le NFP ?