Questions et non-réponses

Traditionnel « jeu » de questions et non-réponses entre les groupes minoritaires et le maire, en toute fin de séance du Conseil municipal de ce jeudi 26 septembre 2024.

Dommage ! Alors que cela pourrait être l’occasion d’un réel échange, le maire transforme ce moment en caricature, sans jamais reconnaître sa potentielle utilité, en expédiant ses réponses, en les utilisant pour vanter son action, voire pour déprécier ses oppositions, qui restent muettes après son intervention, puisque le débat est alors clos…

Nous persistons cependant à soulever des sujets absents de l’ordre du jour de la séance. Voici nos questions de septembre, et les pauvres réponses obtenues. Et comme d’habitude, vous pourrez lire la suite de notre compte-rendu des principaux points de la séance dans les tout prochains jours.   

Travaux bureaux mairie

Des travaux sont en cours dans l’ancien gymnase adossé aux bâtiments de la mairie. Nous avons soulevé à plusieurs reprises la question de la rénovation des bureaux des étages de l’hôtel de ville, qui sont exigus et relativement vétustes.

Quels travaux sont actuellement en cours ? 

Réponse du maire : pas de travaux actuellement en cours à la mairie ! la ville rénove régulièrement les locaux, l’an passé, trois bureaux ont été rénovés au premier étage et deux bureaux au deuxième. Cette année, il y a eu réaménagement du bureau des appariteurs. Les bureaux existants ne sont ni exigus ni vétustes. Sont encore envisagés des travaux d’isolation thermique, d’étanchéité des toitures terrasses, de sécurisation des fenêtres et effectivement la viabilisation de l’ancien gymnase, les études sont lancées, cela figure d’ailleurs dans les décisions du maire.  

Nos commentaires : ce tout dernier point est inexact, nous lisons attentivement la liste des décisions qui nous sont communiquées en début de séance et celle-ci ne figure pas dans la liste des décisions présentées au Conseil ce 26 septembre. Pour le reste, il y a bien un trou béant dans le plafond du couloir qui mène aux casiers des élus, laissant apparaître la structure de la toiture de l’ancien gymnase… En ce qui concerne l’état des bureaux de la mairie, si le rez-de-chaussée est correct car régulièrement rénové, je maintiens que les bureaux des étages, non accessibles au public, sont exigus du fait de l’ancienneté du bâtiment, certes charmant mais néanmoins construit en 1904… et que leur entretien… laisse à désirer… La liste des travaux encore à réaliser, en étant d’ailleurs une preuve.     

Traversée voies SNCF

La passerelle de la gare ayant été démontée, la traversée des voies SNCF à la gare RER de Saint Gratien n’est plus possible pour les habitants qui ne possèdent pas de titre de transport. Une convention entre la ville et la SNCF doit permettre avec un système de contremarque le franchissement des portillons pour les personnes qui veulent éviter le détour par la rue de Verdun. Mais les choses semblent s’éterniser. Pour mémoire, la passerelle a été déposée le 13 avril 2024, il y a donc bientôt six mois.

Pour quelle date peut-on espérer que les démarches pour obtenir une contremarque soient enfin possibles ?

Réponse du maire : suite au Conseil de juin, une convention a effectivement été signée avec la SNCF pour obtenir des laisser-passer pour les habitants concernés. Les services municipaux sont de leur côté, prêts pour établir les attestations. Malheureusement, la SNCF rencontre elle, des problèmes ne lui permettant pas d’être opérationnelle avant le mois de .. novembre ! Les cartes sont en effet fabriquées à … Singapour et ne seront pas livrables à la SNCF avant cette date et le logiciel d’encodage rencontre également des soucis qui ne seront pas non plus solutionnés avant octobre ou novembre…

Nos commentaires : on reste pour le coup, sans voix. Si la ville ne tape pas du poing sur la table auprès de la SNCF, j’envisage de révéler au Canard enchaîné cette histoire « abracadabrantesque » ! On en rirait si des Gratiennois n’étaient pas pénalisés chaque jour par cette ahurissante délocalisation en Asie de la fabrication d’à peine quelques centaines de cartes en papier !    

Fermeture centres culturels

Dans quelques mois, deux centres culturels seront fermés : Camille Claudel toujours en attente de travaux suite à l’incendie de juillet 2023, et le centre du Parc pour travaux de réhabilitation.

Comment les activités des différentes associations qui fréquentent ces centres seront-elles relocalisées ? 

Réponse du maire : toutes seront relocalisées, sauf la poterie puisqu’aucun four n’existe ailleurs en ville que dans les deux salles de Camille Claudel et du Parc.  

Nos commentaires : c’est parfait, même si on trouve étonnant que la ville trouve si facilement des locaux quand deux centres sont inutilisables.

Pollution des mégots

Depuis 2020, nous alertons sur la pollution due aux mégots jetés au sol : pollution peu visible mais pourtant très importante. Malgré le partenariat noué entre la ville et l’entreprise « TchaoMegot » pour la collecte et le recyclage des mégots, dont nous nous félicitons, les choses évoluent peu. Les cendriers installés à proximité des commerces ne suffisent pas à changer les habitudes des fumeurs. Pour preuve, la quantité que nous avons collectée rue Berthie Albrecht lors de la journée du « Clean Up Day » le 21 septembre. L’importance de la lutte contre cette pollution ne mérite-t-elle pas un autre investissement de la ville : meilleure visibilité des cendriers, campagne d’information sur la nocivité des mégots en partenariat avec les collèges, les commerces, rappel de la réglementation en vigueur, par exemple ?  

Réponse du maire : la ville est très impliquée sur le sujet. Un arrêté municipal a été créé à titre permanent sur l’interdiction de jeter des mégots sur l’espace public. Depuis mi-avril 2024, 15 cendriers ont été installés par les services. 120 880 (??) mégots ont été collectés, soit 28,2 kg, puis dépollués et revalorisés, sous forme de matière isolante utilisée pour le textile et les bâtiments. En 2025, il est prévu une augmentation du nombre de cendriers en partenariat avec l’éco-organisme Alcome. 

Nos commentaires : un sujet qui nous tient très à cœur, puisque nous sommes actifs sur cette question depuis le début du mandat ! Un sujet majeur au vu des quantités phénoménales collectées via les cendriers. Malheureusement, j’ai encore pu exhiber devant le Conseil la grosse boîte contenant les centaines de mégots ramassés en une heure de temps en centre-ville le 21 septembre ! Il ya donc encore beaucoup à faire. Nous avons la prétention de penser que nous ne sommes pas pour rien dans la légère prise de conscience de la ville de cette pollution. Pour autant, même si des actions ont été engagées, nous considérons qu’elles sont insuffisantes, la preuve étant qu’il reste toujours autant de mégots à terre. Une meilleure signalisation des cendriers installés, et surtout une campagne forte d’information en ville sous différentes formes est indispensable pour progresser. Personne ne connait par exemple l’arrêté du maire sur l’interdiction du jet de mégot ! À populariser largement !

Installation de médecins

En juin, le Conseil a voté pour l’acquisition d’un local pour aider à l’installation de nouveaux médecins au centre médical Casanova.  À une question de notre groupe, le maire a à l’époque répondu «  un médecin est déjà là à temps partiel et s’installera tout de suite dans le nouveau bureau et l’autre attend pour venir. » (cf PV de la séance) Mais au centre médical, on assure qu’aucun nouveau praticien n’est arrivé depuis deux ans.

Des informations sur ce sujet ? 

Réponse du maire : le maire confirme ses propos.

Nos commentaires : je confirme les miens, m’étant rendue à l’accueil du centre médical pour m’entendre dire qu’hélas, aucun nouveau médecin n’y était arrivé depuis deux ans..

À suivre…

Calomnie

La tribune libre de la majorité municipale, parue dans le magazine de septembre (vous pouvez la lire en toute fin d’article), nous interpelle. Elle nous est entièrement et nominativement consacrée, ce qui est déjà inhabituel. Mais surtout elle colporte bon nombre de contrevérités. Cela mérite une réponse.

La moitié de ce texte concerne la ville… de Grenoble ! Assez étonnant !  Qu’avons-nous de commun avec cette commune iséroise ? La suite du propos nous éclaire. Si la délinquance est importante à Grenoble, c’est, selon la tribune majoritaire, la faute du maire Éric Piolle, qui refuse d’armer sa police municipale et doute de l’efficacité des caméras de surveillance ! Voilà pourquoi l’insécurité serait si grande à Grenoble, comme plus généralement dans les villes dirigées « par la gauche et l’extrême-gauche » ! Et voilà qu’on en arrive au Nouveau Front Populaire gratiennois, qui mènerait le « même combat idéologique » que le maire de Grenoble.

En effet, nous avons refusé au dernier Conseil municipal, de voter 600 000€ pour l’installation de 70/90 nouvelles caméras, qui s’ajouteront aux 45 déjà en place. Nous nous sommes expliqués sur le sujet ici même.

Quelques remarques sur la prose d’ «Union pour Saint Gratien».

Le passage sur Grenoble et son maire reprend les mensonges propagés par la droite et l’extrême-droite sur les propos tenus par Éric Piolle. Ce dernier n’a jamais assimilé le drame de Grenoble, où un agent de la ville a été abattu alors qu’il portait secours suite à une collision entre véhicules, à un « accident ». Cela a largement été démontré par la presse, comme par exemple le Parisien ou Franceinfo.

Cela  est notamment très bien expliqué dans le « vrai du faux « de Franceinfo (et pour le coup, ces accusations sont fausses ! ). C’est à lire ici.

Le Parisien démonte également la fake news visant à discréditer Éric Piolle. À lire ici.

Il s’agissait bien d’une campagne de calomnie destinée à faire passer Éric Piolle pour un élu dangereux,  et responsable de l’insécurité qui existe dans sa ville. Il est assez surprenant de voir ces mensonges repris dans notre revue municipale, qui se déclare « revue d’information« . Ou de désinformation, cela dépend des pages….

Deuxième inexactitude : mais quelles sont donc les villes dirigées par l’extrême-gauche ? Aucune ! Car ni les écologistes, ni les communistes ne sont ainsi classés, ni d’ailleurs les Insoumis, comme l’a reconnu le Conseil d’État, qui les classifie « à gauche ». Mais « extrême-gauche », assurément, c’est beaucoup plus effrayant !

Il n’y a pas qu’Éric Piolle qui est injustement dénigré dans cette tribune. Le détour par Grenoble ne sert qu’à déformer nos propos et notre position à propos de « l’insécurité ». Elle reprend des échanges qui ont bien eu lieu lors de la séance du Conseil, mais en les sortant de tout contexte.

« Pour eux (les deux élus de SGSEC), ce serait de la politique fiction », nous assène la majorité municipale, laissant entendre que nous nions tout problème de sécurité. C’est faux ! Nous avons seulement dit que les caméras de surveillance ne réglaient aucun problème, et que seul « de l’humain sur le terrain » était efficace ! Une preuve éclatante en a d’ailleurs été donnée récemment. Si les Jeux Olympiques se sont si bien déroulés sur le plan sécuritaire, c’est parce que les forces de police étaient en nombre sur le terrain… les caméras n’ayant pour le coup pas été jugées suffisantes !

Lors de ce Conseil municipal, nous avons aussi insisté sur le versant « prévention ». Autant d’arguments que la tribune se garde bien de reprendre. Ce que nous qualifions de « politique fiction », c’est quand le maire élucubre sur ce qui se SERAIT passé en l’absence de caméras, dans un cas précis d’agression.  On peut toujours imaginer ce qui aurait pu advenir… ou pas. Avec des « si », tout est possible mais cela n’est pas un argument, et c’est cela que j’ai qualifié de «fiction ».

Si le maire nous avait démontré, chiffres à l’appui, l’efficacité des caméras, le débat aurait été différent. Mais jamais aucun chiffre concernant la délinquance ne nous est communiqué, aucun chiffre d’affaires ayant été élucidées grâce aux caméras, aucun pourcentage de faits dans les quartiers surveillés et ceux qui sont dépourvus de caméras…  

Ce que nous voyons, c’est que la multiplication des caméras ne règle pas les problèmes et surfe sur le « sentiment d’insécurité ».

Plus grave encore, il y a effet pervers. La sécurité publique est une compétence régalienne. La transférer aux communes, par le biais des polices municipales, et/ou par l’implantation des caméras, a eu l’effet pervers de désengager l’État. Plus les villes investissent dans la sécurité, plus leurs forces de police nationales disparaissent. C’est bien le cas à Saint Gratien, qui ne dispose non seulement pas de commissariat, mais a perdu son poste de police nationale.

En bref, nous avons certes avec la majorité des positions très éloignées sur les questions sécuritaires, mais rien ne justifie que nos positions soient complètement dénaturées.

Le fond de l’affaire, c’est que Monsieur Bachard et madame Eustache sont inquiets.

Il y a de quoi.

En juillet 2024, une députée LFI-NFP a été élue dans notre circonscription. Au premier tour, Gabrielle Cathala, dont mon collègue au Conseil, Stéphane Bauer, était le suppléant au titre du PCF,  a obtenu 39% des voix à Saint Gratien, contre seulement 9% pour la candidate de droite… Le grand malheur s’est confirmé une semaine plus tard, lorsque Gabrielle a recueilli plus de 45% des voix à Saint Gratien et a été élue députée de la 6è circonscription ! Jamais arrivé depuis 40 ans !

Les élections municipales ayant lieu dans un et demi, l’alerte est sérieuse pour l’équipe en place. Il faut remobiliser les électeurs de droite, voire ceux de la droite extrême, et donc agiter le chiffon rouge : des dangereux « d’extrême-gauche » qui ne croient pas aux caméras et réfutent même les problèmes d’insécurité, risquent d’être majoritaires au prochain scrutin.

Attendons-nous donc dans les prochains mois à voir s’aiguiser les attaques contre toute proposition d’action municipale alternative.

Pour nous, c’est clair. Le débat politique ne doit pas être coups bas et rumeurs infondées. Le débat, oui. La calomnie, non.

La fin du BIP

Excellente nouvelle ! On apprend par la presse locale (à lire l’article de la Gazette ci-dessous), l’abandon du projet d’avenue du Parisis, partie du BIP entre Soisy et Bonneuil. On se réjouit de voir stoppé ce projet coûteux d’autoroute urbaine, inutile et nocif pour notre santé et notre environnement. On salue la mobilisation citoyenne, soutenue par les députés et sénateurs de gauche du 95 (parmi lesquels Pierre Barros et Gabrielle Cathala), qui a pesé dans cette heureuse issue !

Val-d’Oise : le Département fait marche arrière sur le projet d’avenue intercommunale du Parisis

Mercredi 25 septembre 2024, la présidente du Conseil département du Val-d’Oise a annoncé que le Département renonçait au projet initial de l’Avenue du Parisis lancé en 2010.

Lancé tout droit vers la construction de l’avenue intercommunale du Parisis à la suite du feu vert du Conseil d’État en juin dernier, le Département vient de mettre un brutal coup de frein à ce projet lancé en 2010.

Dans un communiqué publié mercredi 25 septembre 2024 en fin de journée, Marie-Christine Cavecchi, présidente (LR) du Conseil départemental du Val-d’Oise a ainsi annoncé que « nous ne demanderons pas à Monsieur le Préfet du Val-d’Oise de confirmer la déclaration d’utilité publique (validée en appel par le Conseil d’État, Ndlr) de l’Avenue du Parisis ».

Un projet qui «nécessite d’être repensé»

Pour expliquer sa décision, elle ajoute que « les derniers échanges avec les maires confirment ma conviction que le projet initial, tel qu’il fut imaginé il y a bientôt 15 ans, nécessite aujourd’hui d’être repensé ».

Ce chantier titanesque, dont les premières esquisses remontaient à plusieurs dizaines d’années, consistait en la réalisation d’un boulevard urbain de 11 km (2×2 voies) entre Soisy-sous-Montmorency et Bonneuil-en- France, dans la continuité du boulevard intercommunal du Parisis (Bip).

La section dite Est – Groslay, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Arnouville, Bonneuil-en-France – a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (Dup) en 2016. Conscient qu’en presque 15 ans, les besoins de la population ont évolué, le Département a pris l’initiative de mener de nouvelles discussions dès avril 2023 avec les communes concernées. 

Un projet contre lequel se sont élevées de nombreuses voix au cours des dernières années pour demander son arrêt, dont un collectif issu des associations Vivre sans Bip, Sos Vallée de Montmorency, Les Amis de la Terre. « Il coupe en deux plusieurs villes du Val-d’Oise. Il menace la santé de 10 000 enfants, dont les écoles sont le long du tracé. Ce projet routier détruira également une centaine d’hectares d’espaces naturels et agricoles », fustigeait la semaine dernière Vivre sans Bip.

L’opposition des élus

Parmi ses opposants figuraient également Patrick Haddad, maire (Ps) de Sarcelles et Maxime Thory, maire (LR) de Montmorency. Mais aussi la députée (NFP) de la 6e circonscription du Val-d’Oise, Gabrielle Cathala, qui durant fin juillet a déposé une proposition de loi visant à abandonner l’aménagement routier de l’avenue du Parisis « pour protéger la santé humaine et préserver l’environnement par l’abandon du projet d’aménagement routier de l’Avenue du Parisis ». Deux lettres ayant été adressées au préfet du Val-d’Oise pour lui demander de ne pas valider la déclaration d’utilité publique.

Selon nos informations, cette dernière action ne serait toutefois pas à l’origine de la décision de la présidente du Département, celle-ci ayant cette conviction depuis un certain temps.

« Nos territoires bougent. Les modes de déplacement changent. Les consciences aussi. Le Département se doit d’être au rendez-vous de ces nouveaux enjeux. Ses réponses en matière de déplacement doivent être en adéquation avec ces attentes et ces impératifs. Notre priorité pour l’avenir du territoire a toujours été de concilier amélioration de la mobilité et préservation du cadre de vie de tous les Valdoisiens. C’est le sens de la décision que je prends aujourd’hui.  » Marie-Christine Cavecchi Présidente (LR) du Département   

Un changement de direction aussi soudain que surprenant alors qu’en 2022 le Département avait fait appel de la décision d’annulation de l’arrêté d’utilité publique du projet. « Cette annulation portait sur une question de forme et non sur le fonds de l’utilité publique », relève la patronne du Département.

Transports collectifs, plan Vélo et aménagements locaux

Aujourd’hui, le Département souhaite encourager les transports collectifs, les mobilités douces. Dans le communiqué, il précise « porter des projets structurants pour ses habitants tels que les trois lignes de bus à haut niveau de service dans le Grand Roissy, l’interconnexion de la ligne H à Saint-Denis Pleyel, le Plan Vélo ou bien encore la ligne 19 du Grand Paris Express », et assure « ne pas vouloir opposer développement économique et environnement » comme cela a pu lui être reproché par les opposants à l’Avenue du Parisis.

Pour autant le Conseil départemental estime que « les transports en commun et les déplacements doux ne permettront pas à eux seuls de résorber les embouteillages dans de nombreuses villes du tracé concerné par la DUP. Des aménagements locaux et des dessertes routières respectueuses de l’environnement, étudiés, discutés et validés avec les maires, restent indispensables pour améliorer significativement les circulations en milieu urbain. Il en va de l’attractivité du Val-d’Oise. Il s’agit d’ailleurs aussi d’une attente forte des nombreux Val d’Oisiens qui se déplacent chaque jour en voiture pour se rendre au travail. »

Thomas Hoffmann pour la Gazette

Tribune de rentrée

Voici le texte de notre « tribune libre », écrite pour notre groupe municipal  »  Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen ». Elle est parue dans le numéro de septembre 2024 du magazine de la ville.

On revient bientôt sur le sujet de ces expressions, puisque la majorité municipale nous consacre une partie de son propre texte ! Pour nous reprocher, bien évidemment, d’être de vilains élus irresponsables car nous contestons l’utilité des 70/90 nouvelles caméras que Saint Gratien va installer pour la modique somme de 600 000€.  Notre réponse très prochainement.

‌Tribune libre des élus « Saint Gratien solidaire, écologique et citoyen »

Bonne rentrée scolaire aux élèves gratiennois, à leurs enseignants et au personnel des écoles !

La vie des écoles est pour nous un axe clé de l’action municipale.

Or le compte administratif 2023 montre qu’après une forte augmentation du taux de taxe foncière, les comptes de la ville dégagent un important excédent de 5 M€.

Cela aurait dû être l’occasion d’en consacrer une part à la rénovation du bâti scolaire.

Nos cours d’école sont peu adaptées au changement climatique et nécessitent végétalisation et réaménagements, avec des répercussions positives sur les relations entre élèves. L’état général des sanitaires appelle aussi des travaux pour le bien-être à l’école.

Nous estimons ces investissements plus utiles que la dépense de 600 000€ pour 70 nouvelles caméras de surveillance qui doivent être installées dans St Gratien. La tranquillité publique relève bien davantage d’une présence humaine de policiers de proximité.    

Nous nous sommes très investis pour l’élection de Gabrielle Cathala. Une députée déjà très présente sur le terrain, à la rentrée, dans des actions de collecte de dons de fournitures scolaires, et cet été dans la poursuite des échanges devant les immeubles de plusieurs quartiers de notre circonscription.

I. Volat, S. Bauer

Dominique à la fête

Dominique de Villepin : « Nous avons le devoir d’arrêter l’escalade meurtrière à Gaza »

Dominique de Villepin, invité à la fête de l’Humanité, a plaidé pour un nouvel ordre mondial fondé sur la justice et sur la paix.

Cette invitation a fait couler beaucoup d’encre. Certes, D. de Villepin est de droite et nous avons de nombreux désaccords sur la plupart des sujets. Nous n’oublions pas qu’il a été ministre de Jacques Chirac, à l’origine du projet de « CPE » qui avait suscité une forte mobilisation amenant à son abandon. Mais son discours devant le Conseil de Sécurité de l’ONU en 2003, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères,  avait aussi marqué les esprits : il avait brillamment détaillé l’opposition de la France à la guerre américaine en Irak.

En tout cas, dans les propos tenus à la fête, que ce soit sur la guerre à Gaza ou la situation politique française… rien à redire, nous partageons ses positions !

Pour juger vous-même, à lire ci-dessous son entretien avec les journalistes Rosa Moussaoui, Sébastien Crépel et Vadim Kamenka.

Photo Nicolas Cleuet

« Vous fournissez l’épée, nous fournissons le sang/Vous fournissez l’acier et le feu, nous fournissons la chair/Mais le ciel et l’air/Sont les mêmes pour vous et pour nous. » Que vous inspirent ces vers du poète palestinien Mahmoud Darwich ?

La poésie nous rappelle à la conscience de notre humanité commune. Nous avons tous le même devoir : arrêter cette escalade meurtrière. Le 7 octobre, ne l’oublions pas, c’est 1 200 morts et plus de 240 otages. À partir de là, l’engrenage de la vengeance sans limite, sans proportion, a conduit, à Gaza, à ce bilan effarant de 40 000 morts, dont 30 000 femmes et enfants, issus de la population civile. Ce bilan, qu’il nous faut regarder en face, est lié à un choix de réponse par la force de la part d’une démocratie soutenue par les États-Unis et par les autres démocraties.

Alors même que nous aurions la capacité, et c’est cela que je trouve particulièrement révoltant, d’introduire de la mesure dans la réponse israélienne. D’abord, parce que nous aidons économiquement Israël, y compris sur les territoires de la colonisation. Ensuite, parce que nous apportons à ce pays une aide militaire – c’est particulièrement vrai s’agissant des États-Unis. Et nous le faisons, en quelque sorte, en fermant les yeux sur cet engrenage de la violence dont nous savons qu’il ne peut conduire à rien.

Ceux qui plaident pour continuer la guerre, pour aller « jusqu’au bout », oublient une réalité fondamentale. Nous sommes dans une guerre dite « contre le terrorisme » qui ne peut être gagnée en employant le seul langage de la force. Surtout si cette logique de force est sans objectif politique. Benyamin Netanyahou répète que son but, c’est l’éradication du Hamas. Il est contredit par son ministre de la Défense, Yoav Gallant, qui dit lui-même que le Hamas a été désarmé.

À Gaza, tous les services de renseignements disent que le point d’achoppement des négociations, le corridor de Philadelphie, dans le sud de Gaza, n’a pas lieu d’être maintenu par Israël. Sur ce point, une entente est possible : on pourrait engager un cessez-le-feu qui permettrait de libérer de nombreux otages, comme cela a été possible une première fois. Mais le gouvernement Netanyahou cherche surtout à se maintenir au pouvoir. Le premier ministre israélien joue sa survie personnelle et judiciaire. D’où la persistance d’une politique ultraconservatrice et fondamentaliste, celle de Ben-Gvir et Smotrich, auxquels il est associé. Cet engrenage de la violence est sans issue.

Entre les victimes du 7 octobre et celles de Gaza, partagez-vous le constat d’un double standard, d’une empathie sélective ?

Le drame, c’est l’invisibilisation de la mort à Gaza. Il ne s’agit pas de nier l’horreur, ni la barbarie du 7 octobre. Mais tous ces morts ont un visage. Tous ces morts s’inscrivent dans un lignage, dans un souvenir. Comment fait-on son deuil de ces morts qui n’existent pas ?

Vous avez cité Mahmoud Darwich ; je garde la mémoire des vers de Paul Celan : « Alors vous montez en fumée dans les airs/alors vous avez une tombe au creux des nuages. » Quelles sont les sépultures de ces enfants et de ces femmes à Gaza, dans un territoire où même les cimetières sont bombardés ? Heureusement, il reste une conscience internationale. Tous, nous avons le devoir d’ouvrir les yeux.

La France apporte son soutien inconditionnel à Benyamin Netanyahou. Comment pourrait-elle retrouver une voix crédible, indépendante, écoutée pour dégager des alternatives de paix au Proche-Orient ?

Nous avons défendu le droit international en Ukraine mais que faisons-nous à Gaza ? Ce droit international, depuis 1947, est bafoué au Proche-Orient. La Cour internationale de justice s’est prononcée sur l’illégalité de la colonisation. Elle a dit son inquiétude sur ce qui pourrait conduire à un éventuel génocide. La Cour pénale internationale a mis en accusation des responsables israéliens et, également, même si je ne fais pas de parallèle, des responsables du Hamas.

Si nous sommes capables de faire gagner la justice à Gaza, c’est tout l’ordre mondial que nous pourrons refonder. Ce conflit est né avec la création de l’État d’Israël, au lendemain de cet immense traumatisme de la Shoah, mais aussi de cette immense injustice faite aux Palestiniens restés sans terre. Avec la Nakba, 700 000 personnes ont été contraintes au départ.

Vous avez à plusieurs reprises réaffirmé votre attachement à une solution à deux États, à la reconnaissance par la France d’un État de Palestine…

Reconnaître le droit du peuple palestinien, accepter une solution à deux États, c’est garantir la sécurité d’Israël. Je n’ignore rien de l’immense choc, en Israël, du 7 octobre, qui a ravivé la mémoire de la Shoah. Cet État refuge, tout à coup, montrait ses limites. Le mythe d’un État capable de tout sécuriser par des armes sophistiquées s’est effondré. Une seule arme pourra garantir la sécurité du peuple israélien. C’est la justice qui permettra aux deux peuples de vivre ensemble.

La seule solution pour les esprits les plus radicaux comme Benyamin Netanyahou, c’est l’extension du conflit, avec le rêve d’une guerre totale. On voit bien comment Israël pourrait, si le conflit s’étend, solliciter l’aide américaine. Les Israéliens ne peuvent pas seuls détruire le Hezbollah et s’en prendre à l’Iran, avec une vraie menace sur le plan nucléaire. Le schéma de Benyamin Netanyahou, c’est la politique du pire.

Au contraire, la réponse, dans le cadre de la solution à deux États, réside dans une administration pour tous les territoires occupés : Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem. Une administration qui pourrait prendre en main ces territoires le plus tôt possible, sous l’égide internationale, avec une Autorité palestinienne rénovée, légitime et crédible, avec une force internationale d’interposition. Un tel scénario exige des interlocuteurs prêts à avancer, du côté israélien comme du côté palestinien. Il implique un réengagement de la communauté internationale en faveur de la justice et de la paix. Liquider le Hamas, ce n’est pas liquider les Palestiniens, ni la question palestinienne.

Jamais la question palestinienne n’a été aussi prégnante, incontournable, nécessaire à la création d’un nouvel ordre mondial. Si la communauté internationale veut éviter le spectre d’une guerre globale, mondialisée, elle doit offrir un avenir aux peuples, changer la perspective du monde.

Toute voix critique du gouvernement israélien s’expose à l’infamante accusation d’antisémitisme. Vous-même avez été la cible de tels procédés. Comment l’avez-vous vécu ?

Toute instrumentalisation de l’antisémitisme nuit à la lutte indispensable contre l’antisémitisme. Nous sommes dans un monde où les réseaux sociaux, les chaînes d’information en continu ne cessent de polariser les jugements et les opinions publiques. Cette logique de clivage est permanente. Nous devons donc nous méfier de l’instrumentalisation de nos paroles.

Mais ceux qui lancent ces accusations refusent en fait le débat. Je suis prêt à parler avec tout le monde. Et cette liberté fait peur à ceux qui refusent le dialogue et veulent le clore avec des étiquettes : « Antisémite », « anti-Israélien », « antisioniste ». Non ! Nous devons prendre le risque du débat. Un devoir s’impose quand on fait de la politique : assumer ses convictions.

La France a choisi elle aussi, au Sahel, la voie de la « guerre contre le terrorisme »…

Derrière cette guerre contre le terrorisme, et souvent derrière l’emploi de la force, il y a, sous-jacente, cette pensée magique du changement de régime qui réglerait tout. La politique du changement de régime, défendue par les néoconservateurs américains, s’est déployée en Irak, en Libye, en Syrie. Avec pour résultat le chaos que l’on sait. Elle est encore omniprésente sur la scène internationale, face à l’Iran, face à la Russie.

Je crois au contraire que l’ordre international tel qu’il a été défini en 1945 et tel qu’il devra être refondé implique l’acceptation du principe de non-ingérence, qui n’est pas synonyme de désintérêt pour les droits de l’homme. Toute leçon donnée aux autres doit commencer par soi-même. Regardez ce qui s’est passé le 6 janvier 2021 avec l’invasion du Capitole à Washington. Est-ce l’image d’une grande démocratie ? La confusion idéologique conduit les démocraties occidentales à s’égarer dans la surenchère. Or il n’y a pas d’issue dans la surenchère.

Qu’est-ce qui distingue le spectre de la « guerre globale » contre laquelle vous mettez en garde des conflits mondiaux du XXe siècle ?

Le spectre de la guerre globale est présent dans beaucoup de nos discours, y compris parfois dans la politique des sanctions. Les deux tiers de l’humanité ne suivent pas nos politiques de sanction. Les Brics, eux, se posent la question de vivre sans ce dernier tiers, en commerçant par le biais d’échanges qui ne passeraient pas par le dollar, par les marchés internationaux. C’est la construction d’un monde parallèle qui peu à peu va nous isoler. Tout cela change les mentalités du monde.

Et si la France veut rester capable de parler au Brésil, à l’Afrique du Sud, à l’Algérie, à l’Indonésie, nous devons construire un langage commun hors de la confrontation entre les États-Unis et la Chine. C’est aussi la question posée à l’Otan : doit-elle se projeter vers l’Asie pour contenir l’influence chinoise ? Cette logique d’élargissement des conflits, de guerre totale, nous menace. Au contraire, l’Europe doit préserver son indépendance, son autonomie stratégique. Elle doit construire son identité et sa souveraineté dans un grand partenariat avec le Sud global. L’avenir est là.

Le président Biden se dit « déterminé à mettre l’Ukraine dans la meilleure position possible pour l’emporter ». Comment initier un processus diplomatique conduisant à la désescalade ?

Ce conflit a déjà fait 300 000 victimes, on voit bien qu’il ne mène nulle part. Comment faire en sorte que la Russie ait intérêt à ne pas aller plus loin, à transiger ? C’est la question stratégique aujourd’hui sur la table. Nous devons être capables de dire là où peut se nouer une paix raisonnable. C’est compliqué, avec l’enjeu territorial au Donbass et en Crimée. Mais la question du statut de l’Ukraine, de sa neutralité, se pose aussi, comme celle des garanties de sécurité.

Redoutez-vous le retour de Donald Trump ?

Donald Trump prétend qu’il va faire la paix en Ukraine en 24 heures. Ça paraît peu raisonnable. Il a sans doute son idée sur Gaza ; elle ne passe sans doute pas par la création d’un État palestinien. Mais cela peut produire un réveil. Les Européens finiront peut-être par comprendre que les États-Unis, quoi qu’il arrive, privilégieront, comme ils l’ont fait avec Barack Obama, une continuité historique et diplomatique qui ne va pas dans le sens de l’Europe.

L’obsession des États-Unis, c’est l’Asie-Pacifique, avec l’objectif d’empêcher la Chine de devenir la première puissance mondiale. Ce n’est pas l’enjeu pour l’Europe. Nous n’avons pas partie liée avec les États-Unis sur l’ensemble de leur vision stratégique mondiale. L’Europe doit comprendre qu’elle a des intérêts communs avec le Sud global. Il faut être capable de mettre les pieds dans le plat.

Mario Draghi, l’ancien gouverneur de la BCE, fait justement le constat d’un décrochage économique de l’Europe. Il préconise un grand plan européen d’investissement. Michel Barnier, lui, a pour mission de conduire en France un plan d’austérité sans précédent. Quelles peuvent en être les conséquences économiques, sociales, politiques ?

L’austérité est toujours un renoncement. On peut choisir le sérieux budgétaire face à la dette tout en restant exigeant sur la nécessité de préserver la croissance. Nous avons besoin, comme les Américains et comme les Chinois, de relancer nos économies dans un moment où la différenciation se fait dans la grande bataille numérique, technologique. Cela exige des sommes colossales.

Mario Draghi parle de 800 milliards d’euros par an. C’est un immense effort, les États-Unis l’ont fait. Il faut être capable de cette audace. Le drame de la France, c’est que la start-up nation s’est faite à périmètre constant. Le résultat, c’est que nous sommes aujourd’hui dans un pays étriqué, qui rapetisse, ne pense pas, un pays égoïste. L’avenir, c’est au contraire la capacité d’offrir à chacun une perspective. Et cela suppose de renier la politique du rabot.

La dissolution de l’Assemblée nationale a ouvert une crise inédite sous la Ve République. Peut-elle se muer en crise de régime ?

Je ne suis pas forcément le mieux placé pour parler de dissolution… Mais je me permets de dire quand même que cette dernière dissolution n’a rien à voir avec la précédente. Là, j’avoue qu’on a un maître ès dynamite. Se couper de l’exigence démocratique, c’est courir le risque d’une crise de régime. Je l’ai dit dès le lendemain des législatives : il fallait faire les choses dans l’ordre, en respectant les Français.

Une force est arrivée en tête, il fallait lui donner sa chance. Est-ce que cela aurait duré ? Est-ce que le Nouveau Front populaire (NFP) aurait eu l’audace d’étendre ses lignes pour constituer un gouvernement qui puisse avoir une majorité ? Ce n’était pas au président de la République d’y répondre à la place du NFP. Nous sommes dans une situation très singulière : c’est le parti arrivé en dernier qui forme le gouvernement. Reconnaissez quand même un mérite à ce choix : il donne raison à la parole évangélique. « Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ! »

Michel Barnier est un homme d’expérience, de dialogue, il l’a prouvé à Bruxelles. Bruxelles n’est pas le Parlement français. Je lui souhaite bon courage, avec le RN aux aguets. Mais il ne faut pas désespérer de la démocratie : nous avons d’autres options. L’expérience d’un gouvernement de front républicain mériterait peut-être d’être tentée. Vous avez devant vous un gaulliste : j’ai la mémoire de 1944. Un gouvernement d’union nationale, en cas de crise majeure, pourrait être une réponse. Ce que je souhaite, c’est que personne ne joue la politique du pire. Parce que le pire, nous savons tous où cela conduit.

Quelle fête !

Trois jours qui passent bien trop vite ! La fête de l’Huma 2024 s’est tenue dans l’Essonne ces 13, 14 et 15 septembre. Traditionnel rendez-vous politique, festif, culturel, musical, sportif, littéraire, international…. (liste non exhaustive !)  de la rentrée, l’édition 2024 a cette année pris un relief tout particulier. Le journal fêtait ses 120 ans d’existence, et continue de revendiquer sa place de média indépendant et engagé. La fête a fait bien évidemment une grande place au Nouveau Front Populaire, aux échanges entre forces de gauche, qui, ce n’est pas nouveau, ont des divergences mais aussi un tel « devoir « d’union ! 

À la fête, il y avait du monde, davantage que l’an dernier… Du soleil, c’est assez inédit aussi ! Des débats… audacieux, comme celui entre la « patronne » de la CGT  et le président du Medef. Des invités… inattendus comme Dominique de Villepin (très applaudi!), d’autres moins surprenants, comme François Ruffin (un peu chahuté, comme quoi la fête est toujours étonnante), des grandes personnalités tels Angela Davis… Au village du monde, c’est toujours un voyage extraordinaire de solidarité, avec cette année une mention spéciale et émouvante à la Palestine.. Des concerts qui ont fait le plein  entre MC Solaar, Pomme ou Calogero…  Des dizaines de stands plus imaginatifs les uns que les autres, et pas seulement en matière culinaire. Et tant d’autres choses qu’il faudrait un livre pour ne pas en oublier !

On regrette que cela soit déjà fini, avec l’impression d’en avoir si peu vu, entendu, profité ! En voici un tout petit aperçu, avec quelques photos prises aux détours des allées. (Merci à J, S, P. pour leurs clichés !) 

 

À l’Assemblée !

Visite de l’Assemblée Nationale

Vendredi 6 septembre, Gabrielle Cathala, députée de la 6ème circonscription du Val d’Oise, a organisé une visite guidée de l’Assemblée Nationale à l’attention des militants et des sympathisants du Nouveau Front Populaire.

Nous avons parcouru les allées emblématiques du Palais Bourbon.

Le Palais Bourbon est situé sur le quai d’Orsay dans le 7ème arrondissement de Paris.

Il abrite l’Assemblée Nationale depuis 1879.

Les 577 députés siègent dans l’Hémicycle ou salle des séances.

L’Hémicycle a été agrandi au XIXème siècle. Cependant les colonnades, le bureau et le fauteuil du Président, ainsi que le bas-relief sur la tribune de l’orateur ont conservé leur aspect d’origine.

Sous le bas-relief se trouvent les bureaux réservés aux rapporteurs de séances. De chaque côté de ces bureaux sont disposés les sièges de huissiers qui sont garants du bon déroulement de la séance.

La scène de la grande tapisserie centrale évoque les origines grecques de la démocratie.

Le vocabulaire des lieux ne manque pas d’humour !

L’espace tout en haut de l’hémicycle et réservé aux députés non réélus se nomme le « cimetière ». Les anciens députés sont autorisés à assister aux séances parlementaires.

Les loges situées au-dessus de l’hémicycle sont appelées « guignols ». Les membres des cabinets ministériels ou encore des photographes peuvent s’y installer pendant la séance des questions au gouvernement.

La Galerie des Fêtes permet de rejoindre l’hôtel de Lassay qui constitue le siège de la présidence de l’Assemblée Nationale.

Une partie des jardins de l’hôtel de Lassay est accessible aux députés.

La grande Rotonde est un espace emprunté à la fois par les journalistes qui se rendent à la tribune de la presse et par les députés qui viennent acheter leurs journaux au kiosque à journaux qui se trouve sur la gauche.

La salle des Quatre colonnes est utilisée pour interviewer les députés. On y trouve les deux monuments aux morts des deux grandes guerres mondiales.

De chaque côté de la porte faisant face au jardin se trouvent : à droite le buste du député chrétien social Albert de Mun, et à gauche celui du député socialiste Jean Jaurès.

La salle des Conférences est utilisée par les députés pour lire leur courrier et répondre aux messages qui leur sont destinés. Aucune conférence ne s’y tient plus aujourd’hui.

Le bronze de Dalou a été créé pour célébrer le centenaire de la Révolution française.

Au centre de la cour d’honneur, une monumentale sphère en granit noir, « La sphère des Droits de l’Homme », a été réalisée par l’artiste américain Walter de Maria pour le bicentenaire de la Révolution française.

Un grand merci à Gabrielle Cathala pour cette passionnante visite de l’Assemblée Nationale.

(ndlr) D’autres visites de l’Assemblée seront bien entendu proposées par notre députée, notamment à l’attention des élèves de la circonscription. Merci à Fabienne pour ce compte-rendu et ces photos qui nous donnent un aperçu de ce lieu emblématique !

 

 

Mépris

Les raisons ne manquent pas de s’indigner de la nomination de Michel Barnier au poste de premier ministre.

Un total déni de démocratie alors qu’une majorité d’électeurs se sont mobilisés en juin pour faire barrage à l’extrême-droite, et ont porté en tête le Nouveau Front Populaire. Même des politiques fort éloignés de la gauche reconnaissent que c’est dans ses rangs qu’un premier ministre aurait dû être désigné. Une première ministre en l’occurrence puisque c’est Lucie Castets qui a été choisie par l’ensemble des forces du NFP.

Et voilà qu’après deux mois d’attente interminable, c’est un vieux cheval de retour qui nous arrive ! Ce n’est pas tant son âge qui pose problème, quoiqu’on passe du plus jeune premier ministre de la Vè au plus vieux.

C’est surtout son curriculum qui fleure bon la naphtaline ! Cet homme regorge d’idées pour les « gens d’en bas » ! Lors de la primaire des Républicains pour la présidentielle de 2022,  il est bien le premier dans la course à la droitisation :  il se prononce pour reculer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, pour allonger le temps de travail, pour organiser une « pause migratoire » de 3 à 5 ans, pour cesser les « régularisations inconditionnelles « de sans-papiers, pour remettre en cause l’AME, pour restreindre le regroupement familial… Il n’a bien évidemment pas appelé à faire barrage à la peste brune en juin, et sa formation politique est arrivée en queue des législatives… Totale incohérence et mépris de la démocratie que de le voir arriver à Matignon.

On comprend l’indignation et la colère de celles et ceux qui se sont mobilisé.es en juin pour la défense des services publics, la revalorisation du SMIC, la gratuité scolaire, le retour à la retraite à 60 ans, et qui voient aujourd’hui bafouer le résultat des élections, avec un premier ministre qui a visiblement l’aval de l’extrême-droite.

Pour le dire, manifestations partout en France ce week-end… un début qui aura forcément des suites.  

Lucie à Matignon

Lucie Castets : « Je proposerai un gouvernement resserré et une orientation claire »

Dans un entretien à l’Humanité, suite à sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée, Lucie Castets défend la nécessité de faire des compromis du fait de la majorité relative. Mais sans céder sur les « priorités » insiste-t-elle. Elle répond également à la Macronie et la droite qui jouent le blocage en menaçant d’une motion de censure immédiate dans le cas d’un Gouvernement comportant des ministres issus de LFI. Ce vendredi, la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon s’adresse aux communistes depuis leur université d’été de Montpellier.

Article de Diego Chauvet

© Raphael Lafargue / ABACAPRESS

À l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État vendredi matin, accompagnée des dirigeants du Nouveau front populaire, Lucie Castets relève une évolution dans la posture d’Emmanuel Macron. Pas encore au point que celui-ci ne la nomme à Matignon la semaine prochaine.

Mais, dans un entretien accordé à l’Humanité au sortir du rendez-vous avec le chef de l’État, la candidate de la gauche assure être prête : elle détaille les mesures qu’elle prendra sitôt nommée et ce que sera la pratique du pouvoir de son gouvernement.

Avec les chefs de parti et les présidents de groupes parlementaires, vous avez été reçue par le président de la République. Que lui avez-vous dit pour le décider de vous nommer à Matignon ?

Je ne cherche pas à convaincre le président de me nommer à Matignon. C’est la logique des institutions qui veut que le président de la République désigne une Première ministre issue des forces politiques arrivées en tête des élections législatives. Le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête, et ce sont les organisations politiques qui le composent qui m’ont désignée pour diriger le futur gouvernement.

En 2022, il n’y avait pas de majorité absolue non plus. Le Président de la République a pourtant désigné une Première ministre dans les rangs de la force arrivée en tête. Il doit en être de même avec le Nouveau Front Populaire, après le résultat des dernières législatives. Je note avec inquiétude qu’il était prêt à nommer Jordan Bardella, même en l’absence de majorité absolue, avant le second tour, alors qu’il s’y refuse jusqu’ici pour la gauche.

J’ai dit au chef de l’état que j’étais extrêmement préoccupée par la situation du pays, et qu’il était de notre responsabilité commune de trouver un chemin pour répondre aux préoccupations des Français. Je lui ai rappelé que le résultat des élections traduisait un rejet très clair de la politique menée depuis sept ans. Enfin, quand bien même le barrage républicain a fonctionné, l’extrême droite n’est pas loin du pouvoir. Il est tout à fait légitime à considérer que notre programme ne lui plaît pas sur le plan idéologique. Il peut regretter que nous souhaitions revenir sur ses orientations politiques. En revanche, s’appuyer là-dessus pour nous empêcher de former un gouvernement revient à dévoyer la logique des institutions de la Ve République, à la fois dans leur lettre et dans leur esprit.

Il y a déjà eu des cohabitations, et elles ont bien fonctionné. Moi Première ministre, j’agirai avec tout le respect des prérogatives de chacun, en vertu de la Constitution. Sur les sujets internationaux et européens par exemple, il n’est pas question de parler d’une voix non consensuelle.

Pensez-vous l’avoir convaincu ?

Ce qui est nouveau dans la posture du président de la République, c’est qu’il semble prendre acte du fait que les Français attendent un changement dans la politique menée depuis sept ans. Il a accepté la clarification qu’il a lui-même appelée de ses vœux avec la dissolution. Mais j’ai l’impression qu’il ne prend pas acte du fonctionnement institutionnel. Il a l’air de chercher à vouloir construire lui-même ses coalitions. Ce n’est pas son rôle. Dans une démocratie parlementaire, il doit désigner un ou une Première ministre issue de la force arrivée en tête. À ce dernier, ou cette dernière, le soin de constituer un gouvernement et d’aller chercher des coalitions. Pour ma part, je fais le choix d’un gouvernement resserré avec une orientation politique claire. Ensuite, j’ai bien conscience qu’avec une majorité relative il faudra trouver des compromis.

Les consultations se poursuivent en début de semaine. Si à l’issue de celles-ci vous n’êtes pas nommée à Matignon, comment réagirez-vous ? Que devra faire le NFP ?

S’il choisit de désigner quelqu’un d’une autre force politique la semaine prochaine, c’est qu’il n’a pas vraiment compris l’aspiration au changement des Français. Il ne peut être incarné que par le Nouveau front populaire. Aucune autre coalition ne s’est présentée en tant que telle devant les Français. Aucune autre n’a présenté le nom d’un possible chef de gouvernement. Aucune autre n’a un programme clair de rupture et de changement politique, à la fois crédible et ambitieuse.

Si vous êtes nommée, vous avez promis un « changement de pratiques ». Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

C’est déjà prendre acte que nous n’avons qu’une majorité relative. En l’absence de majorité absolue, le Parlement doit jouer un rôle encore plus grand, le travail parlementaire être au cœur de notre démocratie. C’est aussi ce que j’ai dit ce matin au Président de la République.

Il est fondamental de s’appuyer sur nos parlementaires, mais aussi sur nos élus locaux. J’en ai rencontré énormément depuis un mois, mais aussi auparavant de par mes activités professionnelles. Ils ont beaucoup d’idées, une grande capacité à innover, même s’ils manquent de moyens pour mettre en œuvre leurs compétences. Ils savent aussi chercher du consensus sur le terrain, même avec des forces politiques qui leur sont opposées. Lutter contre les déserts médicaux par exemple, ça rassemble bien au-delà des forces de gauche. Je pense que les élus locaux ont un souci sincère de la condition de leurs concitoyens. Ils doivent nous inspirer.

Lorsque j’entends davantage écouter le terrain, je pense aussi aux salariés, aux forces syndicales, aux chefs d’entreprise, aux associations, aux collectifs… La société civile a joué un rôle majeur dans la dernière campagne électorale. Elle s’est massivement mobilisée contre le RN. J’aspire à jouer un rôle de traits d’union entre les partis, mais aussi à incarner quelque chose qui les dépasse. Ils jouent un rôle fondamental dans la vie politique, mais il faut aussi reconnaître les aspirations des collectifs et des électeurs de gauche qui ne se reconnaissant pas forcément dans un parti.

Comment comptez-vous éviter une censure, comme vous la promet l’ancienne ministre Aurore Bergé ?

Je la renvoie à ses responsabilités. Aurore Bergé semble être à l’aise avec le fait de contredire la décision du Président de la République s’il est amené à me nommer. Elle a l’air de l’être aussi avec le fait de rajouter de l’instabilité à un pays qui ne demande que de la stabilité. Enfin, elle a l’air confortable avec l’idée de censurer, avec le RN, une coalition qui propose du progrès pour la vie des Français. Il est problématique que des ministres ou des proches d’Emmanuel Macron puissent tenir de tels propos.

Sur le fond, j’ai sincèrement à cœur d’améliorer la vie des Français. Nous essaierons de trouver des mesures consensuelles. Sur la santé, sur l’éducation, sur le logement, sur la sécurité, il y a beaucoup d’attentes des Français. Les élus d’autres camps que le NFP savent que les électeurs attendent ces mesures. Ils sauront prendre leurs responsabilités.

S’il faut bâtir des compromis au-delà des rangs du NFP, jusqu’où irez-vous ? Sont-ils seulement possibles compte tenu des rapports de force à l’Assemblée nationale ?

Ils existent déjà. Des parlementaires hors du NFP ont déjà déclaré vouloir travailler sur un impôt sur la fortune vert, sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises, sur le fait de revenir sur les exonérations de cotisations patronales pour les hauts salaires… La question sera celle du curseur. Je ne sais pas exactement où il tombera. Si je le disais maintenant, ce serait ne pas respecter le travail parlementaire. En tant que Première ministre, je n’aurais pas à m’y immiscer. Je donnerai des orientations, des impulsions.

Le pouvoir d’achat reste l’une des premières préoccupations des Français. Le programme du NFP prévoit une hausse du Smic, des salaires du privé et des fonctionnaires comme des pensions de retraite : comment faire ?

Ce sont des objectifs extrêmement clairs pour le Nouveau front populaire, et ils sont attendus par les Français. Je n’envisage pas, si je suis nommée, d’abandonner ces priorités. Personne ne le comprendrait, et revenir sur ce genre de promesses ferait le jeu du RN.

Pour y parvenir, il faudra trouver des compromis au Parlement, mais aussi redonner la main aux partenaires sociaux. Lorsque j’ai pu les rencontrer cet été, ils m’ont rappelé combien la méthode d’Emmanuel Macron leur paraissait inadmissible. Les propositions qui lui étaient transmises étaient aussitôt jetées au fond d’un puits.

Sur les retraites, notre objectif est de prendre un texte réglementaire à très court terme, pour décaler l’entrée en vigueur de la réforme et redonner la main aux partenaires sociaux pour discuter des conditions de financement du système.

Sur le Smic, notre objectif reste la revalorisation à 1 600 euros. Nous discuterons aussi avec les partenaires sociaux des modalités de sa mise en œuvre. Le « changement de pratiques » n’est pas un slogan.

À Matignon, votre première échéance serait de préparer un budget et de le faire voter par une Assemblée où il manque 100 sièges à la gauche pour être majoritaire. Est-ce mission impossible ?

On ne connaît pas encore les conditions de discussion d’un budget, puisqu’on ne sait toujours pas quand Emmanuel Macron nommera le gouvernement. Il est inadmissible sur le plan démocratique qu’un gouvernement démissionnaire, chargé de la gestion des affaires courantes, soit en train de construire un budget austéritaire, à rebours des aspirations exprimées par les électeurs.

Dès 2025, nous voulons faire voter certaines mesures, et elles devront être financées. Nous y travaillons. Nous conditionnons nos nouvelles dépenses à de nouvelles recettes. Nous ne voulons pas creuser le déficit public. L’enjeu est d’arriver à un niveau de recettes suffisant pour ne pas décevoir les Français qui ont voté pour nous. Nous respecterons nos interlocuteurs au Parlement, mais un budget est typiquement une situation pour laquelle nous pourrions passer par un 49.3 si nous y étions obligés. Ce n’est pas ce que je souhaite.

Pourrez-vous revenir sur les orientations austéritaires fixées par Gabriel Attal dans ses lettres de cadrage ?

Tout dépend de la date à laquelle nous arrivons à Matignon. Si le budget est déjà en discussion, il faudra faire des amendements du gouvernement. C’est une opération périlleuse, et en tout cas, pas du tout satisfaisante.

À l’échelle internationale, vous aurez à traiter des guerres en Ukraine et à Gaza. Comment la « diplomatie de la paix » peut-elle se concrétiser, alors que les Affaires étrangères sont en général un domaine réservé au président de la République ?

Il faut que la cohabitation fonctionne. C’est déjà arrivé par le passé, et je ne suis pas inquiète à ce sujet. Il n’y a pas de différences majeures en matière de politique étrangère. Il est nécessaire de reconnaître rapidement l’État de Palestine, mais ce n’est pas à rebours de la politique étrangère menée jusqu’ici par la France. Il faudra de la concertation. Il n’est pas question que le président de la République et la Première ministre s’affichent désunis à l’échelle européenne comme internationale.

Vous tenez votre légitimité du choix des 4 partis du NFP, lesquels affichent souvent publiquement des divergences, notamment tactiques. Par exemple, sur la menace de destituer Emmanuel Macron. Comment gérerez-vous ces désaccords ?

Comme tous les Premiers ministres l’ont fait auparavant. Des désaccords, il y en a toujours au sein des partis eux-mêmes. Je ne me pose pas en arbitre. Les discussions au sein du Nouveau front populaire sont saines et productives. J’ai été amenée à m’exprimer sur la question de la destitution. Ce n’est pas l’option que je privilégie, en revanche il me semble légitime de chercher à mettre un terme à la situation actuelle qui n’est bonne pour personne. Il y aura sûrement des discussions, mais je ne suis pas inquiète.

La gauche surprend jour après jour. Personne ne pensait qu’elle parviendrait à s’unir pour les législatives, puis qu’elle trouverait un nom pour Matignon. Tout le monde pensait que l’union exploserait dans le mois suivant les élections. En réalité, l’union de la gauche est toujours là, comme l’a montré la rencontre à l’Élysée ce matin.

Vous n’êtes donc pas « prisonnière de votre camp » comme l’a écrit l’Opinion ?

Pas du tout. Je suis assez libre. Je n’ai jamais pensé à devenir Première ministre. J’ai un engagement associatif sincère, un travail passionnant auquel je suis attaché. Je ne suis prisonnière de rien, même si j’ai accepté cette mission périlleuse. J’ai la légitimité que m’ont accordée les quatre partis du NFP. En réalité, ils me laissent beaucoup de place.

Vous avez dit déjà réfléchir à votre potentiel gouvernement. Avec quelle méthode ? Quels équilibres ?

Toutes les forces du NFP seront représentées dans ce gouvernement. J’envisage aussi son ouverture à des figures de la société civile, parce que c’est important et que les Français y sont attachés. Les ministres seront nommés en fonction de leurs compétences et de la nature leur engagement.

Vous intervenez ce soir devant les communistes à Montpellier (à l’université d’été du PCF, ndlr). Que comptez-vous leur dire ?

J’aurai un échange avec eux. Je travaille très bien avec les communistes. Ce sont des gens dont j’estime beaucoup l’engagement, et avec qui j’ai en commun la défense acharnée des services publics. C’est un parti qui arrive à se renouveler, et à peser au sein de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon a ouvert la porte à un soutien sans participation de la FI à votre gouvernement pour permettre au NFP d’appliquer son programme. Qu’en pensez-vous ?

Jean-Luc Melenchon s’est exprimé samedi je crois que c’est clair. Ils ont posé la question (à Emmanuel Macron et aux partis de droite et du centre – NDLR) et nous attendons la réponse. La France Insoumise souhaite être une solution pas un problème pour les français. La priorité du NFP c’est changer la vie du pays et proposer un gouvernement dans les plus brefs délais.