Lu dans l’Humanité de ce week-end
L’accord de « cessez-le-feu » conclu en octobre entre Israël et le Hamas a été présenté en grande pompe par Donald Trump comme un « premier pas vers… une paix durable ». En réalité, dans un silence redoublé depuis cette date, le génocide se poursuit à Gaza. Au moins 327 personnes, dont 136 enfants, ont été tuées depuis tandis que les survivants sont sciemment privés d’une aide humanitaire à la hauteur de leur besoin. « Les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestiniens en leur infligeant délibérément des conditions de vie destinées à les anéantir », résume Amnesty International dans un rapport étayé publié hier.
Au même moment, en Cisjordanie, le nombre de raids de colons et de soldats explose. Violences, expulsions, arrestations sont le lot quotidien des familles palestiniennes sous le joug du plan d’annexion de Benyamin Netanyahou. Après la diffusion de vidéos montrant des soldats tuant deux Palestiniens, l’Autorité palestinienne a dénoncé, hier, une « exécution sommaire » et un « crime de guerre documenté et complet ». Un crime qui s’ajoute à une liste d’une insupportable longueur.
Pourtant, les pays européens, qui avaient à peine commencer à envisager des sanctions lorsque les images d’enfants ravagés par la famine avaient secoué l’opinion publique mondiale, ont remballé toute velléité de contraindre le gouvernement israélien à respecter le droit international et la dignité humaine. C’est pour les rappeler à la raison que des manifestations sont organisées partout sur le continent ce samedi, dont une à Paris au départ de République à 14 heures.
L’Humanité publie également, ce vendredi 28 novembre 2025, un appel à la libération de Marwan Barghouti, le « Mandela palestinien » emprisonné depuis plus de vingt-trois ans, signé par plus de 50 personnalités. Car si le plan Trump entend mettre sous tutelle le peuple palestinien, la paix ne pourra s’écrire sans justice et respect de sa souveraineté et de ses droits.