La mort rend-elle soudain respectable ? Certes non. Qu’il soit vif ou mort, il n’y a aucun respect à avoir pour celui qui aura remis en selle l’extrême-droite dans notre pays.
Ni « polémiste », ni « figure de la vie politique », Le Pen père était un provocateur haineux, un tortionnaire, raciste, antisémite, islamophobe, négationniste, homophobe, sexiste, condamné par la justice à de multiples reprises pour des saillies abjectes.
Le porteur de haine est mort, notre combat contre l’immonde continue.

Mort de Jean-Marie Le Pen : de l’importance de la sémantique, de Maurice Ulrich
L’histoire est bonne fille. L’Élysée dans son communiqué concernant la mort de Jean-Marie Le Pen s’en remet à son jugement sur les décennies de vie politique du fondateur du Front national. Mais, se demande-t-on, que va-t-elle dire, l’histoire, et quand ?
Qui va l’écrire ou qui va parler à sa place si elle ne peut le faire toute seule ? Saura-t-elle se prononcer par exemple sur les « polémiques » qu’évoque François Bayrou et dont le défunt était coutumier ? Une façon de parler, avec une vingtaine de condamnations pour incitation à la haine raciale ou contestation de crimes contre l’humanité. Polémiques. Le racisme et le négationnisme seraient des opinions à verser au débat ?
Et comment juger en effet le polémiste, le tribun ou encore « le menhir », ainsi surnommé de manière flatteuse par une bonne partie des médias comme pour saluer un roc, un bloc de granit fermement ancré dans son sol. Les mots ont un sens. Ça s’appelle la sémantique. Ils ne sont pas innocents et peuvent même être complices.
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La liste est longue.
https://www.francetvinfo.fr/politique/jean-marie-le-pen/mort-de-jean-marie-le-pen-on-a-liste-ses-nombreuses-condamnations-par-la-justice_2811103.html
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