Mayotte

Des bidonvilles entiers rasés, des maisons et infrastructures dévastées, pas d’eau ni d’électricité… Face à l’ampleur de la catastrophe qui frappe Mayotte, Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur démissionnaire, qui comme ses prédécesseurs ne voyait jusque-là dans l’archipel qu’un laboratoire sécuritaire et de répression des migrants, a promis de « mobiliser tous les moyens possibles en termes civils et militaires ». Emmanuel Macron, qui doit lui aussi faire le voyage « dans les prochains jours », a annoncé une journée de deuil national. Mais au-delà du symbole indispensable et des mesures d’urgence, l’État considérera-t-il le 101e département Français enfin à égalité ?

Car si des « centaines », voire des « milliers », de victimes sont attendues c’est non seulement lié à l’ampleur du cyclone Chido, auquel le territoire n’était pas préparé malgré les alertes des scientifiques sur l’intensification de ces phénomènes du fait du réchauffement climatique. Mais aussi parce que Mayotte a été abandonnée à la pauvreté et aux cases de tôle, condamnée à être le plus grand désert médical de France, soumise à la soif avec des investissements notoirement insuffisants pour assurer l’accès à l’eau au point que le choléra a fait des victimes ces derniers mois…

Face à l’urgence et à l’ensemble de ces défis, la responsabilité de l’État est engagée. La solidarité est également de mise. Pour y participer, le Secours Populaire Français, qui a déjà débloqué un fonds de 100 000 euros et s’apprête à envoyer une mission sur place, lance un appel aux dons.

L’Humanité, 17 décembre 2024

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