En cette journée de mobilisation du monde éducatif, je partage cette pétition que je viens de signer, à l’appel de la Coopérative des élu·es républicain·es et citoyen·nes.
Contre les fermetures de classes et les réformes anti-démocratiques de l’école publique
Pour une école égalitaire et émancipatrice
Le gouvernement a décidé de sacrifier l’École, de la maternelle à l’université, au prétexte de logique austéritaire. Nous refusons que des générations de jeunes, celles-là même qui construiront la société de demain, soient sacrifiées sur l’autel de politiques libérales et budgétaires injustes, inégalitaires et dangereuses pour la cohésion sociale du pays.
C’est pourquoi, nous, élu·es, appelons la population dans nos villes, villages, départements et régions à soutenir l’appel intersyndical du 25 mai et rejoindre les mobilisations qui s’organisent sur l’ensemble du territoire et dans les outremers.
Avec vous, nous dénonçons l’instrumentalisation de la baisse démographique par le ministère de l’Éducation nationale pour justifier les fermetures massives de classes. Cet argument sert en réalité de prétexte pour « économiser » des postes alors que, selon nous, il devrait être au contraire une opportunité pour réduire les effectifs et améliorer les conditions de travail et d’apprentissage des élèves.
Nous exigeons que le gouvernement renonce à la labellisation des manuels scolaires et qu’il respecte la liberté pédagogique des enseignant·es.
Nous exigeons qu’il abandonne sa réforme « chocs des savoirs » au collège qui ne sert qu’à trier les jeunes dès 11 ans pour réduire leur parcours scolaire et qu’il abroge sa réforme des lycées pros, véritable outil de destruction de la voie professionnelle scolaire.
Nous exigeons la mixité sociale des établissements.
Nous exigeons qu’un plan ambitieux de revalorisation salariale de tous les personnels s’engage, qu’un pré-recrutement et qu’une formation solide aux métiers soit mis en œuvre pour enrayer la grave crise d’attractivité que traverse notre pays ainsi qu’un plan de résorption de la précarité.
À rebours de cette casse globale de l’École, nous exigeons des moyens ambitieux pour nos établissements scolaires afin que tous les jeunes, quelques soient leur lieu de vie et leur origine sociale, bénéficient d’un enseignement rigoureux et émancipateur. Nous ne laisserons pas les dirigeants de ce pays saccager l’école qui est la richesse de ceux qui n’en n’ont pas.
Celles et ceux qui tiennent nos écoles à bout de bras : professeur·es, AESH, AED, ATSEM, agent·es d’accueil et d’entretien, personnels administratifs, sociaux et de santé sont engagés pour faire réussir tous les jeunes. Le gouvernement et la ministre de l’Éducation nationale doivent impérativement améliorer leurs conditions salariales et de travail afin que tous les personnels puissent vivre dignement de leur travail.
Images d’un précédent mouvement de grève des écoles de Saint Gratien