Missak et Mélinée à Saint Gratien

Très belle soirée ce 8 mars au bar « Le Catinat » de Saint Gratien ! Faute de salle municipale, c’est là que nous avons reçu Gérard Streiff pour un débat autour de son livre « Missak et Mélinée Manouchian, un couple en résistance ».

La Panthéonisation de Missak Manouchian, premier étranger et premier communiste à être ainsi honoré, a remis sur le devant de la scène la période de la résistance face aux nazis, et l’histoire si particulière du groupe de résistants étrangers de « l’affiche rouge ». 

Excellent connaisseur de son sujet, Gérard Streiff, auteur et journaliste, a su nous faire partager sa passionnante recherche sur ce couple exceptionnel, comme l’étaient aussi leurs compagnons de « l’affiche rouge ». Belle surprise pour nous, il y avait dans la salle, non seulement des Gratiennois·es, mais des gens venus de villes voisines, des Arméniens, des Libanais, et très émouvant, un Gratiennois d’origine arménienne qui a connu Mélinée Manouchian !

Le parcours personnel de Missak et Mélinée, orphelins du génocide arménien devenus « Français de préférence », leur engagement au PCF puis dans la Résistance, l’organisation et les actions des FTP-MOI, leur traque par la police française, le rôle essentiel des femmes dans les actions de guérilla urbaine, la propagande immonde de l’affiche rouge, le courage héroïque de ces résistants face à la torture et à l’exécution… les deux heures et demi d’échanges ont été passionnants, à la hauteur de l‘histoire du groupe Manouchian.

Une page de notre histoire, qui 80 ans après, pose la question bien actuelle de la place des étrangers dans la construction de la France, et celle, fondamentale également, de notre engagement d’aujourd’hui.

Merci, Gérard Streiff, pour ce bel hommage à ces « étrangers et nos frères pourtant » ! 

 

11 réflexions sur “Missak et Mélinée à Saint Gratien

  1. Avatar de H.Krasucki H.Krasucki

    C’était avec Bruno Masure. Sur Antenne 2. Un 18 janvier.

    Anniversaire de la libération des camps.

    Henri Krasucki (ex FTP MOI) évoque sa déportation, à côté de Simone Veil.

    Au 50ieme anniversaire de la libération des camps.

    3 extraits Vidéos à suivre.

    « Henri KRASUCKI raconte la marche de la mort d’Auschwitz à laquelle il a participé, c’est-à-dire l’évacuation du camp qui a accéléré la mort de la moitié des prisonniers qui ont dû marcher 80 km dans le froid sans s’arrêter. Il explique qu’en tant que résistant et donc de « soldat sans uniforme », il s’attendait à la mort , ce qui lui permettait de garder une certaine dignité. Henri Krasucki affirme n’avoir jamais perdu sa confiance en l’homme grâce à tous les gens qu’il a vu essayer de survivre dans les camps. Mais il dit connaître le prix de la liberté et de la dignité »

    https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000004356/simone-veil-evoque-la-marche-de-la-mort.html

    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04323634/henri-krasucki-et-ses-souvenirs-de-la-deportation

    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04323635/henri-krasucki-a-propos-de-la-marche-de-la-mort-d-auschwitz

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  2. Avatar de Sophie Binet Sophie Binet

    La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet s’en prend au milliardaire Vincent Bolloré, accusé de financer l’extrême droite, dans un livre publié mercredi par un éditeur que l’homme d’affaires contrôle, Grasset.
    La dirigeante syndicale signe « Il est minuit moins le quart », un essai qui introduit la réédition du programme du Conseil national de la résistance, « Les Jours heureux », adopté il y a 80 ans, le 15 mars 1944.
    Après un rappel historique du contexte de ce programme, de la participation de la CGT clandestine, et de son héritage après guerre, Sophie Binet dit son inquiétude face à la situation politique actuelle.
    « Une partie des classes dominantes soutient ouvertement l’extrême droite, subventionnée par de grands patrons, d’Elon Musk à Vincent Bolloré, qui créent des ponts avec la droite traditionnelle », écrit-elle.
    « L’extrême droite prospère sur la montée de l’intégrisme religieux largement financé, là encore, par le capital. Ce sont les catholiques intégristes qui prônent le retour de la messe en latin, combattent le droit à l’IVG ou l’homoparentalité et profitent des largesses de Vincent Bolloré », ajoute la secrétaire générale de la CGT.
    Sophie Binet s’en prend plus généralement à la concentration des médias. la situation de M. Bolloré est citée à titre d’exemple, lui qui détient les chaînes Canal+ et CNews, la radio Europe 1, Le Journal du dimanche et d’autres titres, tel Paris Match dont il négocie la vente.
    « En France, une poignée de milliardaires se partagent aujourd’hui l’essentiel de la presse nationale et des médias. Une situation unique en Europe. Profondément alarmante, et bien loin du programme du CNR », estime-t-elle.
    Les éditions Grasset sont une filiale de Hachette Livre, donc de Lagardère, contrôlé depuis novembre par Vivendi, le groupe de M. Bolloré.
    Celui-ci, qui ne fait pas mystère de ses opinions très conservatrices, est entendu mercredi à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête parlementaire sur l’attribution des fréquences de la télévision numérique terrestre.
    publié le 13 mars à 12h07, AFP

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