Journée nationale de la Résistance

Nous commémorerons ce mercredi à Saint Gratien la Journée nationale de la Résistance. Je vous invite à nous accompagner, si vous le désirez.

Ci-dessous, le message annonçant cette initiative, qui est largement ouverte à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent garder vivant l’esprit de la Résistance.
 
Dans le calendrier des commémorations nationales, la date du 27 mai est celle de la Journée Nationale de la Résistance.

Les communistes de Saint Gratien commémoreront le 27 mai en déposant un bouquet aux monuments aux morts.

Cette date correspond à la première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR), il y a 77 ans. Né en 1943, en pleine guerre, le CNR réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales. Deux ans après, dans une France en ruine, un gouvernement réunissant des ministres gaullistes, de la SFIO et du PCF, reconstruisent le pays en faisant le choix de mettre en œuvre des avancées sociales, économiques et politiques majeures. Le programme du CNR fut adopté le 15 mai 1944, à l’unanimité de ses composantes communiste, gaulliste, socialiste, centriste… Cette actualité de la Résistance est tellement vivante aujourd’hui, à l’heure où tout le monde s’interroge sur les moyens de reconstruire nos pays, mis à l’arrêt par la pandémie.

Saint Gratien garde le souvenir de la résistance au travers de nombreuses places, rues et écoles : Jean Zay, Jean Moulin, Pierre Brossolette, Gabriel Péri, Danielle Casanova et bien d’autres encore, ainsi que le souvenir de résistants locaux tels que Suzanne Barroul, Maxime Hébert, Robert Joubel… C’est à eux aussi que nous penserons le 27 mai.

Nous vous invitons, en ces temps où subrepticement  le thème des « Jours heureux » est galvaudé – y compris par le Président de la République – à nous accompagner, si vous le souhaitez.

Rendez-vous place Gambetta, sous le gros cèdre, ce mercredi à 18 heures.

La ville et son équipe dirigeante, qui ne commémore pas cette journée, est prévenue et invitée à notre initiative.

Nous respecterons les consignes de sécurité sanitaire.
Merci à vous si vous souhaitez diffuser cette information.
  
Stéphane Bauer et Isabelle Volat

En annexe, le texte « Des jours heureux » de Monique Chemillier-Gendreau, juriste, professeure émérite de droit public et de science politique à l’université Paris-Diderot, spécialiste de droit international et de la théorie de l’État
Des jours heureux MCG

2020-05-27-commemoration-journee-nationale-resistance

7 réflexions sur “Journée nationale de la Résistance

  1. ccfd

    Gratuité des masques, interdiction des licenciements, renforcement des taxations des transactions financières…: un plan de sortie de crise a été publié mardi par une vingtaine de syndicats et associations, à l’origine d’une tribune publiée mi-mars et intitulée « Plus jamais ça – construisons le monde d’après ».

    « La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système », écrit le collectif, qui appelait en mars à « reconstruire un futur écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral ».

    Parmi les signataires, Amis de la Terre France, Attac France, CGT, Confédération paysanne, FSU, Greenpeace France, Oxfam France, Union syndicale Solidaires, 350.org, Action Non-Violente COP21, Alternatiba, CCFD-Terre Solidaire, Droit au Logement, FIDL, Le syndicat lycéen, Fondation Copernic, Syndicat de la magistrature, UNEF ou UNL.

    Pour répondre à la crise sanitaire et sociale « de façon urgente et efficace », le collectif propose la gratuité des masques, le renforcement des droits des travailleurs, une hausse des salaires, l’interdiction du licenciement dans les entreprises qui font du profit, la revalorisation immédiate des salaires et carrières de femmes ou l’accès au logement de qualité pour tous.

    Il propose également d’aller chercher l’argent « au bon endroit », en régulant l’activité bancaire, en luttant « efficacement » contre la fraude et l’évasion fiscale, en renforçant la taxation des transactions financières ou en supprimant les niches fiscales « inutiles ».

    Enfin, le collectif propose une reconversion écologique et sociale des activités, avec notamment l’arrêt des soutiens publics aux acteurs polluants ou l’interdiction de dividendes climaticides.

    « Il ne s’agit pas, cependant, de présenter un plan figé, ficelé et définitif. Au contraire, ces propositions ont vocation à être soumises au débat public et sont amenées à être complétées », soulignent les organisations.

    « Notre but est de faire la démonstration qu’il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et que ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables, à condition que la volonté politique et les moyens financiers soient enfin mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement, au lieu de les soumettre aux pressions et desiderata des lobbies ».

    Elles estiment qu’un « grand nombre de ces alternatives relèvent d’un déjà-là qu’il s’agit de conforter, de rénover et de généraliser ».

    Ce collectif a également lancé en mars une pétition sur le même sujet, signée mardi matin par 183.000 personnes.

    AFP, publié le mardi 26 mai 2020 à 13h21

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  2. Ecoles fermées : taclé par Blanquer, le maire (PCF) de Stains dénonce sa «politique d’austérité»
    Jean-Michel Blanquer s’en est pris sur LCI aux maires du 93, dont Stains, qui ferment leurs écoles, une mesure « anti-sociale ». De quoi révolter Azzedine Taïbi, maire de Stains.
    Attaqué par Jean-Michel Blanquer pour la fermeture de ses écoles, Azzédine Taïbi, maire sortant PCF de Stains, a vertement répliqué.

    LP/Claire Guédon

    La réponse du berger à la bergère. Alors que Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, a qualifié ce mardi sur LCI de « profondément anti-sociale » la décision des maires de Seine-Saint-Denis de fermer leurs écoles jusqu’en septembre — pointant notamment la ville de Stains — la réponse Azzedine Taïbi, le maire (PCF), est tombée, cinglante.
    « Ce qui est anti-social, c’est l’état dans lequel ce ministre, ainsi que ses prédécesseurs, ont mis l’école publique en Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires », rétorque ainsi Azzedine Taïbi.
    Sur la chaîne d’information en continu, Jean-Michel Blanquer avait ainsi estimé que, « quand on se veut social », on ne ferme pas une école, notamment « dans la ville la plus pauvre du département, comme Stains ». A noter que dans plusieurs autres villes du 93, dont Bobigny et Villepinte, les maires ont aussi choisi de réserver les écoles aux enfants de soignants ainsi qu’aux élèves les plus en difficulté.
    Sur LCI, Jean-Michel Blanquer a rappelé avoir mis en place, au début du quinquennat, le dispositif de dédoublement des classes élémentaires, permettant des effectifs de douze enfants par salle, et un meilleur apprentissage. « Cela a produit des effets pédagogiques et donc sociaux formidables sur les enfants, qui sont issus des milieux les plus pauvres, a ajouté le ministre. Parce qu’une commune décide de ne pas ouvrir, vous avez des enfants privés d’école! Du point de vue de l’histoire de la République, c’est assez honteux… »
    500 à 600 enfants en difficulté accueillis à partir du 2 juin
    Des propos « irresponsables » de la part d’un ministre, estime le maire de Stains. « Je suis surpris de cette attaque, qui, de fait, vise aussi les habitants que je représente », s’émeut encore l’édile communiste. Qui réplique.
    « D’abord, je le trouve mal informé : je l’invite ce mardi 2 juin à Stains, pour qu’il assiste à l’ouverture de quatre écoles dédiées aux enfants les plus en difficulté. Ce sont 500 à 600 enfants, identifiés par l’inspection d’académie depuis plusieurs semaines, qui vont retourner à l’école », détaille Azzedine Taïbi. Depuis le début de la crise sanitaire, la ville accueille aussi les enfants de soignants.
    Par ailleurs, l’élu précise que dans sa ville, « 60 % du budget » est consacré à l’éducation et plus globalement, à la « réussite des enfants de la ville ».
    Et Azzedine Taïbi de tacler à son tour « la politique d’austérité » menée par « ce gouvernement et ses prédécesseurs ». « Si l’école publique est dans un triste état, s’il y a autant de décrocheurs dans les quartiers… c’est de leur fait, du manque de moyens qu’on donne à l’éducation ici ! »
    Autre exemple, à Bobigny : alors que la municipalité UDI de Stéphane de Paoli avait choisi de fermer ses écoles maternelles, une mère d’élève a déposé un recours au tribunal administratif. Lequel a estimé que la non-réouverture des écoles maternelles portait une « atteinte grave et illégale au droit à l’éducation ». Dans la foulée, la justice a demandé au maire de la ville de définir d’ici juin « les modalités » pour accueillir les élèves.

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  3. Boursier.com

    La France : ça paye !

    Boursier.com, publié le jeudi 28 mai 2020 à 10h54

    Selon une étude d’Ernst & Young, le nombre d’investissements étrangers a bondi de 17% en 2019 dans l’Hexagone, qui passe devant le Royaume-Uni et l’Allemagne…
    La France va-t-elle rester attractive en 2020 ? Troisième en 2017, deuxième en 2018, la France est parvenue à décrocher en 2019 la première place dans le classement des pays européens les plus attractifs pour les investisseurs étrangers, selon un baromètre dévoilé ce jeudi par le cabinet Ernst & Young.
    « Pendant la crise sanitaire, la question de l’attractivité de la France n’était pas sur le devant de la scène. Les pouvoirs publics avaient, à juste titre, d’autres priorités », a expliqué Eric Fourel, le président d’EY France, à l’occasion de la publication annuelle du rapport du cabinet sur le sujet.
    Marc Lhermitte (EY) et Pascal Cagni (Business France) : La Franc, pays le plus attractif d’Europe en 2019 – 28/05par BFM Business
    Mais elle se pose désormais, « maintenant que les bleus aux âmes et aux corps commencent à s’estomper », a-t-il estimé. Elle se pose également parce que « la France, en 2019, prenait tout simplement la très convoitée première place sur le podium européen des investissements étrangers, devant ses compétiteurs historiques, le Royaume-Uni et l’Allemagne », a-t-il ajouté.
    Près de 1.200 projets d’investissements
    Au total, la France a enregistré 1.197 projets d’investissements venant de l’étranger en 2019, devant ses compétiteurs historiques, le Royaume-Uni (1.109 projets, soit +17%) et l’Allemagne (971 projets). L’Hexagone a conservé sa première place pour la production et la R&D, « dans la continuité de la forte progression observée en 2017 et 2018 », indique le cabinet, précisant qu’un premier sondage mené en février dernier le confirmait déjà : 32% des dirigeants estimaient que l’attractivité de la France était en amélioration et 50% la voyaient se stabiliser, malgré les remous sociaux de 2018 et 2019.
    « Depuis trois ans, la France est meilleure que ses voisins britanniques et allemands dans ce domaine. Or ce n’était pas gagné, car il fallait convaincre les investisseurs étrangers de venir alors que l’Hexagone a commencé 2019 avec les Gilets jaunes et avant de conclure avec les grèves contre la réforme des retraites », explique Eric Fourel.
    Si la crise amène à revisiter les plans d’investissement, 65% environ des investissements annoncés en 2019 seraient maintenus, selon l’analyse d’EY. En revanche, 25% des investissements ont été reportés et 10% annulés.
    La France va devoir défendre sa place pour 2020
    En 2020 et 2021, les investissements étrangers pourraient fortement ralentir. Les deux-tiers des dirigeants envisagent une réduction de leurs projets 2020, 15% tablent sur un report en 2021. En revanche, aucun ne prévoit d’annulation. Pour 80% des sondés, les plans de relance annoncés par les Etats seront déterminants dans leur volonté d’investir localement, ainsi que les trajectoires de sortie de crise choisies.
    Selon le cabinet, la France « doit rassurer sur sa stratégie immédiate ». Outre la confirmation du « cadre fiscal et réglementaire qui a permis à la France de retrouver la confiance des investisseurs depuis 2017 », sa stratégie devra également inclure l’accélération technologique, l’adaptation à l’urgence climatique, une nouvelle répartition des supply chains, ou encore la réaffirmation de la France comme « un hub technologique fort et incontournable en Europe »…

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  4. Agnès Pannier-Runacher

    Biographie
    Jeunesse et études

    Fille de Jean-Michel Runacher, ingénieur et dirigeant de société, et de Renée-Christine Lassave, Agnès Pannier-Runacher est née à Paris, où elle a grandi1.

    Après une classe préparatoire à Ipésup, Agnès Runacher sort diplômée d’HEC Paris en 1995 (cursus Grande École)2. Élève à Sciences Po Paris, elle intègre l’École nationale d’administration (ENA) au sein de la promotion Averroès (1998-2000)3. À l’ENA, elle a comme camarades de promotion Alexis Kohler, Fleur Pellerin ou encore Audrey Azoulay3. À sa sortie de l’ENA en 2000, elle devient inspectrice des finances4.
    Carrière de haute fonctionnaire

    Après avoir passé trois années au sein de l’Inspection des finances, Agnès Pannier-Runacher devient directrice de cabinet du directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et membre du comité de direction. Elle est spécifiquement chargée de la mise en œuvre de la réforme de la tarification à l’activité et assume par ailleurs les fonctions de cabinet et d’audit interne. Elle est également administratrice du SAMU social de Paris et de la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France5.

    En 2006, elle devient directrice adjointe de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), chargée de la stratégie et des finances. Elle est notamment chargée des acquisitions stratégiques, ainsi que du suivi actionnarial des filiales et participations stratégiques de la CDC (Accor, Veolia, Eiffage, Dexia, CNP Assurances, Icade, Transdev…). Elle est ainsi amenée à travailler à la préfiguration du Fonds stratégique d’investissement (FSI). En 2009, elle est nommée directrice exécutive du FSI dès sa création1.
    Carrière de dirigeante d’entreprise

    Agnès Pannier-Runacher rejoint le privé, en 2011, comme directrice de la division clients recherche et développement de Faurecia Interior Systems6 pour des clients comme Tata-Jaguar Land Rover, General Motors Europe et Volvo. Elle met en place des plans d’industrialisation, d’amélioration de la qualité et des performances financières.

    Deux ans plus tard, en 2013, elle rejoint la Compagnie des Alpes comme directrice générale déléguée chargée du développement à l’international et de la performance des domaines skiables et des centres de loisirs7,8.

    Elle est également administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe Bourbon de 2010 à 2018, notamment lors du placement en redressement judiciaire du groupe9 et de sa mise en examen en tant que personne morale pour « corruption d’agents publics étrangers »10. Elle occupe ces mêmes fonctions au sein du groupe Elis, et est membre de l’advisory board d’Ashoka France (2017), de la fondation Grameen Crédit agricole (2017) et de l’Observatoire de l’immatériel (2018).

    Elle met fin à ces mandats lors de sa nomination comme secrétaire d’État, et passe de plus de 500 000 euros de rémunération par an à 115 000 euros brut11.
    Carrière politique

    Agnès Pannier-Runacher rejoint En marche en 2016 et fait partie des premiers soutiens d’Emmanuel Macron lors de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2017. Elle confesse une culture politique « presque nulle » avant son engagement pour Emmanuel Macron, qu’elle juge « époustouflant » après l’avoir rencontré en 2007 au sein de l’Inspection des finances11. Référente du parti pour le 16e arrondissement de Paris, elle fait partie de la commission d’investiture des candidats aux législatives12.

    Le 16 octobre 2018, elle est nommée secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, en remplacement de Delphine Gény-Stephann13, malgré de potentiels conflits d’intérêts liés à son passé de dirigeante d’entreprises privées, à sa présence au sein de multiples conseils d’administration, et au poste de son époux14. Par un décret de janvier 201915 relatif à la prévention des conflits d’intérêts, elle se voit retirer certaines attributions liées à ces activités16.

    Chargée de la reconquête industrielle17, elle pilote le groupe de travail dédié au volet industriel du pacte productif 202518 et estime que, « en matière de transition écologique, l’industrie française n’est pas le problème, c’est la solution ! » car « les industriels s’adaptent à une demande et la demande, c’est nous »19. Son portefeuille ministériel comprend également l’artisanat et le commerce ; c’est à ce titre qu’elle a présenté le 11 octobre 2019 à Chartres, la stratégie nationale pour l’artisanat et le commerce de proximité20. Elle pilote au ministère de l’Économie et des Finances le processus des enchères pour l’attribution des fréquences 5G qui seront déployées à partir de 2020 en France21. Elle a piloté l’adoption d’un nouveau Code de la commande publique22.

    Lors de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, Agnès Pannier-Runacher est notamment en charge d’organiser et de renforcer la production et l’approvisionnement en matériels à destination des personnels et des établissements de santé (masques sanitaires, respirateurs, sur-blouses, écouvillons, etc.)23.

    Dans l’objectif de construire l’indépendance de la France voulue par le président de la République24, elle participe à la mise en place et à la structuration d’une filière industrielle française de production de masques de protection25. Il s’agit notamment de renforcer les capacités de production des quatre fabricants historiques implantés en France (Kolmi-Hopen, Paul Boyé, Valmy, Macopharma) et de susciter l’entrée de nouveaux acteurs de la filière26. La conjugaison de ces actions permet d’augmenter considérablement la capacité de production hebdomadaire nationale. La France passe ainsi d’une production de 3,5 millions de masques chirurgicaux et FFP2 par semaine avant la crise, à une production hebdomadaire de 10 millions de masques en avril 202027, pour un objectif de 20 millions de masques par semaine à fin mai28.

    Afin de faire face aux besoins de services de réanimation face l’afflux de patients atteints de formes sévères du coronavirus, elle suscite le consortium composé de quatre industriels (Air liquide, PSA, Schneider et Valeo) qui fabriqueront 10 000 respirateurs en cinquante jours. Soit autant que la production d’Air liquide, seul fabricant national, en trois ans29.

    Elle refuse en revanche, malgré les appels émanant des oppositions et des syndicats30, de nationaliser l’usine Luxfer de Gerzat fermée en 2019, la seule usine de fabrication de bouteilles liquides médicales d’Europe continentale, dont les salariés occupaient le site depuis sa fermeture pour exiger la reprise de l’activité31. Agnès Pannier-Runacher déclare ne pas voir un intérêt stratégique dans la nationalisation du site31, mais rappelle que l’Etat est engagé dans la recherche d’un repreneur avec un projet industriel incluant la production de bouteilles d’oxygène32. Un discours jugé par certains comme étant à rebours des objectifs d’indépendance industrielle de la France, et qui laisserait planer le doute sur de possibles interférences qui justifieraient de ménager la maison-mère britannique de l’usine, Luxfer Holdings33.

    Agnès Pannier-Runacher réagit aux propos du directeur général de Sanofi, Paul Hudson, selon lequel si Sanofi trouvait un vaccin contre la Covid-19, les États-Unis seraient les premiers servis. Elle juge « inacceptable » qu’il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte pécuniaire34.

    Elle est candidate dans le 16e arrondissement de Paris aux élections municipales de 202035 sur la liste LREM36.
    Polémiques

    Lors de la réforme des retraites de 2020, elle déclenche une polémique en comparant le marché français de la capitalisation à une « boîte de Smarties » pour la société BlackRock37, accusée d’influencer le gouvernement français en faveur d’un système de retraite par capitalisation38. Elle est recadrée quelques jours plus tard par Bruno Le Maire39.

    Pendant la pandémie de Covid-19, la veille du krach boursier de 2020, elle déclare sur CNews que « C’est plutôt le moment de faire des bonnes affaires en Bourse aujourd’hui »40, suscitant de vives critiques. Le PCF la qualifie alors de « secrétaire d’état à la spéculation »41, et le sénateur Bruno Retailleau (LR) estime qu’il « faut lui rappeler qu’elle est ministre, pas trader »42.

    Le 13 avril 2020, dans le contexte de crise financière, elle estime qu’il « faudra probablement travailler plus qu’on ne l’a fait avant » pour « rattraper ce mois perdu »43, se faisant ainsi l’écho de déclarations de Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef44. Ces déclarations sont vivement critiquées par les syndicats (CFDT, CGT, FO) et les oppositions45, Laurent Berger jugeant par exemple « grossier de dire aux gens qu’ils devront travailler plus alors qu’on ne sait même pas s’ils auront un boulot demain »46.
    Vie privée

    En 2001, elle épouse Marc Pannier (condisciple à l’ENA47), également Inspecteur des finances et actuellement directeur des opérations de Global Energy Management, entité du groupe ENGIE. Le couple a trois enfants.
    Distinctions

    Chevalier de l’ordre national du Mérite (2014)48
    Young Leader de la France – China Foundation

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  5. Agnès Pannier-Runacher BIS

    La secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher a estimé mercredi que des restructurations devaient être acceptées chez Renault, qui va bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat de 5 milliards d’euros.

    «Nous accompagnons Renault dans une des plus graves crises de son histoire, et pour ce faire, il faut accepter qu’il y ait une partie de restructurations», a-t-elle déclaré au micro de France Inter.

    «Ce sont des postes qui sont supprimés, c’est pas des personnes qui partent, c’est pas des personnes qui sont mises au chômage du jour au lendemain», a-t-elle précisé.

    «J’ai été trop marquée dans ma jeunesse par les suppressions d’emploi dans la sidérurgie, le textile, où on commençait par dire +il ne va rien se passer+ et finalement on regardait partir des pans entiers de l’économie», a rappelé la ministre.

    Interrogée pour savoir si le gouvernement prenait l’engagement qu’il n’y aurait pas de licenciements secs chez Renault, comme l’a promis son président Jean-Dominique Senard, Mme Pannier-Runacher a déclaré: «Surtout, je lui renvoie cet engagement».

    «Nous l’avons poussé dans ses retranchements et nous avons poussé Renault pour qu’il reconsidère de manière très claire par exemple la question de Maubeuge», a-t-elle ajouté.

    Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est félicité mardi d’avoir obtenu la préservation de l’emploi et des capacités industrielles sur le site de Maubeuge (Nord), menacé de fusion avec celui de Doua

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